DE LA TRIBU DES SÉSIENS
CHIMERIDES.
Genre 1. chimère.
Fam. 2. SÉSIIDES.
Ochs.
Antennes courtes, un peu pectinées dans les mâles. Ailes courtes, non transparentes. Tête sans ocelles distincts.
Antennes fusiformes. Ailes plus on moins transparentes. Tête pourvue de deux ocelles distincts. Jambes postérieures munies de très-fortes épines.
Genre 1. THyms. IlUy. Ailes courtes, dentelées. Abdomen conique.
Gre.2.sÉsiE.Zfl5/).(,<E'g'en'a. Ailes longues, étroites. Abdomen Fabr.; Trochilium, Scop.) cylindro-conique.
La famille des chimérides est composée du seul genre Chimère, dont le type habite l'Europe méridionale; c'est la Ch. appendiculée [Chimœra appendiciilata, Esp.).
La famille des sésiides renferme le genre Sésie , dont nous connaissons une nombreuse série d'espèces européennes. Le type et la plus grande espèce est la Sésie apiforme [Sesia apiformis, Lin.), qui pendant ses premiers états vit dans les tiges des peupliers. M. Ratzeburg a bien représenté cet insecte dans ses divers états (1).
Le genre Thyris ne renferme actuellement que deux espèces, dont la plus commune dans l'Europe méridionale est la Thijrisfenestrina, Fabr. Leurs mœurs sont analogues à celles des Sésies.
IIUITIÈ3IE TRIBU.
LES ZYGÉNIENS.
Ceux-ci forment encore une tribu très-limitée sous le rapport de la quantité de types qu'ils renferment, mais assez nombreuse cependant en espèces. Les Zygéniens, répandus dans la plupart des régions du globe, ressemblent à plusieurs égards aux Sésiens, dont toutefois ils sont fort différents par l'ensemble de leurs caractères aussi bien que par leur genre de vie. A l'état d'insecte parfait, les Zygéniens, dont le corps est assez lourd et les ailes un peu étroites, en général ornées de couleurs brillantes, ont un vol pesant et peu prolongé. Le plus ordinairement
(I) Die Forst-Insecten, t. 2.
on trouve ces Lépidoptères posés sur les plantes basses, pendant la plus grande chaleur du jour.
Leurs larves sont épaisses, comme boursouflées , trèsfiîénéralement de couleur jaunâtre, avec des taches noires. Elles sont plus ou moins pubescentes, très-lentes dans leurs mouvements. Elles vivent surtout sur des plantes basses, telles que certaines légumineuses. Pour se métamorphoser en nymphe , elles se forment un cocon allongé , fixé à la tige même de la plante où elles ont vécu. Ce cocon, aminci aux deux extrémités, est lisse, comme vernissé et jaunâtre ou blanchâtre. La Chrysalide est oblongue.
Nous séparons en deux groupes cette petite tribu.
TABLEAU DES DIVISIONS