‹ Histoire naturelle des insectes, leurs moeurs, leurs métamorphoses et leur classification, ou Traité élémentaire d'entomologieChapitre 113 sur 152 · DE LA TRIBU DES TIPULIENS · texte numérisé non relu

DE LA TRIBU DES TIPULIENS

Famille 1. CULICIDES. Frompe grêle, saillante. Palpes fili. formes’, de quatre ou cinq articles. M Genre 1. COUSIN. Palpes beaucoup plus longs que la ( Culex , Lin.) trompe, dans les mâles.

Gre. 2. ANOPHELES. Meig. Palpes de la longueur de la trompe ,« dans les deux sexes.

Gre. 3. ÆDes. Hoffm. Palpes beaucoup plus courts que la trompe , dans les deux sexes. + Fam. 2. TIPULIDES. Trompe courte, épaisse, terminée par M

deux grandes lèvres. Palpes recourbés- "

Groupe {. CHIRONOMITES. Antennes plumeuses, grêles, ordinai-m

Ë rement de quatorze articles.

Genre 1.CORETHRA. Meig. Antennesde quatorze articles, garnies dans les mâles de longs poils verticillés.

Gre. 2 CHIRONOME. Meig. Antennes de treize articles dans les mâles et de six dans les femelles; le M dernier très-long , les autres poilus.

{xre. 3. TANYPE. Weig. Antennes de quatorze articles dans les

deux sexes ; le dernier très-long dans les mâles, les autres globuleux.

Gre. 4. CERATOPOGON. Meig. Antennes de treize articles ; les huit (Sphæromyas , Prio- premiers globuleux, les autres sétanomyia, etc., Steph.) cés. Tête prolongée.

Gre. 5. MACROPEZA. Meig. Antennes de quatorze articles, le deuxième trèslong, les suivants courts ; les cinq derniers grèles, longs.

Gpe. 2. TIPULITES. Antennes filiformes, de treize à seize articles, pectinées ou garnies de poils verticillés.

Genre {. PTYCHOPTÈRE. Meig. Antennes sétacées, de seize articles,

Gre, 2. CTÉNOPHORE. Meig. Antennes de treize articles, coniques dans les femelles, garnis de rameaux dans les mâles.

Gre. 3. TIPULE. Linn. Antennes sétacées, de treize articles ; (Pachyrhina, Macq.) le deuxième très-petit.

Gre. 4. NEPHROTOMA. Meig. Antennes de dix-neuf articles dans les mâles , dont les premiers cylindriques et les autres réniformes ; de quinze seulement dans les femelles.

Gre. 5. PEDICIA. Latr. Antennes courtes, filiformes, de seize articles; les sept derniers cylindriques, les quatre précédents globuleux..

Gre. 6. ozopicERA. Macq. Antennes de treize articles; le quatrième et les cinq suivants munis chacun d’une longue dent.

Gre.7. RIPHIDIA. Meig. Antennes de quatorze articles, pectinées dans les mâles. Palpes à dernier article aussi court que le précédent.

Gre. 8. RHAMPHIDIA. Meig. Antennessimples, deseize articles. Tête prolongée en museau.

Gre. 9. Limxopuis. Meig. Antennes généralement de seize ar-

{ Limnephila, Macq.) ticles ; ces articles globuleux à partir du troisième , les derniers oblongs.

Gre. 10.cyLiNprotoma. Hacq.Antennes de treize articles , tous cylindriques.

Gre. 11. SYMPLECTA. A/eig. Antennes filiformes, de seize articles: Palpes à premier article court et plu grêle quele suivant ; le dernier oblong.

Gre. 12. ERIOPTERA. Meig. Antennes de seize articles , obiongs à: partir du troisième. Ailes velues, fran:

gées, à nervures poilues.

Gre. 13. MOLOPHILE. Curé. Antênnes courtes, moniliformes, de dix-sept articles. Ailes velues. Abdo-

men des mâles terminé par deux larges lobes.

Gre. 14. POLYMERA. Wied. Antennes de vingt-huit articles ; le. deuxième allongé, les autres courts ,!

garnis de poils verticillés.

Gre. 15 MæÆciSToGERA. Wied. Antennes très-longues, de dix articles, « cylindriques.

Gre. 16. TRICHOCERA. HMeig. Antennes gréles, pubescentes, ayant. leur premier article long, le deuxième

cyathiforme, les nn oblongs, el les derniers confondus.

Gre. 17. DoLICHGPEZA. Meig. Antennes sétacées, velues, de douze articles.

Gre. 18. nixA. Meig. Antennes très-grêles, ayant leur pre- « mier article court, les derniers confondus.

| Gre. 19. ANISOMERA. Latr. Antennes de six articles, très-longues 1 dans les mâles. 4

Gre. 20. CHIONEA. Dalm. Antennes de dix articles, les deux premiers longs et cylindriques, letroi- « sième court, les autres grêles, allongés.

Gpe. 3. MYCÉTOPHILITES. Antennes filiformes, ordinairement de seize articles. Tête pourvue de trois «

ocelles. &

Genre Î. BOLETOPHILA. Hoffm. Antennes moins longues que le corps.

Ocelles en ligne droite. ;

Gre. 2. MACROCERA. Meig. Antennes plus longues que le corps. M Ocelles en triangle.

DES Gre. 3. MYCETOPHILA. Meig.

Gre. 4. LEIA. Meig.

Gre. 5. sctopuiLa. Hoffm.

- Gre. 6. cNorisTa. Hoffm.

Gre. 7. ASINDULUM. Latr.

Gre. 8. CÉROPLATE. Bosc.

Gre 9. PLATYURA. Meig.

Gre. 10. PACHYPALPE. Hacq.

Gre. 11. SYNAPHA, Meig.

Gre. 12. MYCETOBIA. Meig.

Gre. 13. MACRONEVRA. Macg.

Gre. 14.scrara. Fabr.

Gre. 15. CAMPYLOMYZA.

Wied.

Gpe. 4. CÉCIDOMYITES.

Genre 1. LESTREMIA. Macq.

Antennes courtes. Ocelles seulement au nombre de deux. Pattes garnies de deux rangées d'épines.

Antennes courtes. Ocelle médian beaucoup plus petit que les autres,

Antennes courtes, velues, un peu comprimées. Ocelles écartés, le médian plus petit que les autres.

Antennes courtes. Tête prolongée en une sorte de rostre une fois plus long qu’elle-même.

Antennes un peu comprimées, à articles peu distincts. Tête un peu avancée.

Antennes comprimées, en forme de fuseau. Ocelles presque en ligne droite.

Antennes comprimées. Corps grêle, déprimé, étranglé à la base.

Autennes grêles. Paipes de trois articles; le premier très-épais, les deux derniers très-grêles.

Antennes assez courtes, filiformes.

Ocelles presque en ligne droite.

Antennes courtes, filiformes, Yeux échancrés. Jambes renflées.

Antennes courtes, filiformes. Yeux échancrés. Jambes minces, terminées par de longues épines.

Antennes filiformes. Yeux réniformes, très-rapprochés.

Antennes seulement de quatorze articles. Aïles velues.

Antennes garnies de poils verticillés.

Tête sphérique. Trompe peu saillante.

Antennes de quinze articles, globuleux et verticillés dans les mâles,

cylindriques dans les femelles.

Gre. 2. ANARETE. HGl. Antennes courtes, de neuf articles. Yeux échancrés.

Gre.3.zYcoNEvRA. Meig. Antennes verticillées, de quatorze articles. Ailes à cellule marginale di- « visée par une nervure transversale.

Gre. 4. cecinomyia. Latr. Antennes longues, de vingt-quatre ar- M ticles dans les mâles, et de quatorze !

dansles femelles. Ailes frangées, ayant # trois nervures longitudinales.

Gre. 5. LASIOPTERA. Lafr. Antennes longues. Ailes ayant deux # (Lasiopteryx, Steph. ; Dio- nervures longitudinales. Paipes épais. myza, Meig.)

Gre. 6. PsycHopA, Latr. Antennes verlicillées, de quatorze à (Saccopteryx, Sycorax, quinze articles. Aïles larges, frangées, etc., Halid.) ayant de nombreuses nervures longi-

tudinales.

Gpe. 5. BIBIONITES. Antennes plus courtes que la tête et

le thorax réunis. Yeux contigus dans les mâles.

Genre {. RHYPHUS. £Latr, Antennes de quatorze articles, globu- (Anisops, Meig.) leux , à partir du troisième.

Gre. 2. GLOCHINA. Meig. Antennes de quatre articles. Palpes de cinq articles, dont le troisième dilaté.

Gre. 3. SIMULIE. Latr. Antennes cylindriques, de onze articles, Palpes de quatre articles, le dernier grêle. L

Gre. 4. PENTHETRIA. Zfeig. Antennes perfoliées, de onze articles. Palpes de quatre articles.

Gre. 5. PLECIA. Hoffm. Antennes perfoliées, de onze articles Tête très-petite. Palpes decinqarticles.

Gre. 6. piLoPnE. Meig. Antennes cylindriques, de onze articies. Palpes de cinq articles, dont le troisième dilaté. Jambes antérieures terminées par une couronne de huit pointes.

Gre. 7. BIBl0. Geoff. Antennes perfoliées, de neuf articles.

DES INSECTES. 459 Palpes de cinq articles, Yeux occupant presque toute la tête dans les mâles.

Gre. 8. AsPitEs. Hoffm. Antennes de huit articles, dont le dernier en massue ovoide.

Gre. 9. scarTuopse. Geoff. Antennes cylindriques, de onze articles, Palpes très-petits, paraissant n'avoir qu'un seul article.

La famille des cuLICIDES a pour type le genre Cousin ( Culex, Lin.). Ces insectes sont bien connus de tout le monde. [ls sont extrêmement avides du sang de l'homme, et le poursuivent jusque dans ses habitations ; ils percent la

peau de leur sucoir, qui est extrêmement délié et garni à l'extrémité de dentelures ; en même temps, ils laissent échapper un liquide qui fait gonfler la partie atteinte et détermine ces vives douleurs si tourmentantes pendant l'été.

Les espèces de Cousins ne sont pas fort nombreuses : le type du genre, celui qui, dans notre pays, s'attache à l’homme avec tant de tenacité, est le Cousin piquant (Culex pipiens, Lin.). (pl. 20. fig. 1.)

On trouve en Amérique plusieurs espèces du même

genre, appartenant en général à la division des Mégarhines ; on les désigne sous les noms de Moustiques et de .Maragouins. Tous les voyageurs parlent des souffrances que font endurer ces Diptères, surtout dans les premiers temps qu’on habite le pays. Pendant son sommeil on s’en préserve au moyen de gazes connues sous le nom de moustiquaires.

Le Cousin de notre pays a été bien observé dans ses habitudes , depuis fort longtemps. Les femelles déposent leurs œufs à la surface de l’eau, tous auprès les uns des autres,

de manière à en former une petite masse flottante. Les petites larves éclosent promptement ; aussi celles-ci four= millent-elles dans les eaux stagnantes durant toute la belle saison. On les voit souvent venir à la surface pour respirer; leur thorax est à cet effet muni de sortes d’aigrettes. Leur tête est arrondie et pourvue de petites antennes. Ces’ larves ont une grande agilité : dès qu’on agite l'eau, elles fuient de tous côtés, en faisant de nombreux soubre-w sauts. Chez les nymphes, on distingue des rudiments d'ail les appliqués sur les parties latérales du corps. Celles-cim sont actives comme les larves; quand le moment de l’éclosion de l’insecte parfait approche, elles se tiennent à la surface de l’eau ; leur peau ne tarde pas à se dessécher et à se rompre longitudinalement. C’est alors un moment | critique pour le Cousin : car cette dépouille va lui servir de M nacelle jusqu’à ce que ses ailes aient pris assez de rs tance pour lui permettre de prendre son essor; si un Coup * de vent vient à le faire chavirer, ses ailes se alt il | s’en retire rarement. (Voy.Réaumur, Hist. des Insectes.) *

Les Anopheles et les Ædes, très-voisins des vrais Cou- 3 sins, sont peu nombreux en espèces. |

La famille des riPuLipes est beaucoup plus considérable que la précédente ; aussi pouvons-nous la diviser s plusieurs groupes. Tous ces insectes sucent seulement des fluides végétaux , ils n’attaquent jamais ni l’homme ni les animaux.

Les CHIRONOMITES ressemblent considérablement aux Culicides, par l'aspect général; on les reconnaît aisément " à leurs antennes toutes plumeuses. |

Les Corèthres sont assez abondants (€. culiciformis, Deoéer).

Les Chironomes ont pour type le Ch. plumeux ( CA. plu-

mosus, Lin.), dont les larves, observées par Réaumur, sont d’un rouge de sang,

Les Tanvpes se rapprochent des précédents ; les femelles, d’après l'observation de Fries, déposent leurs œufs sur les plantes aquatiques.

Les Cératopogons sont fort différents dans leurs premiers états; leurs larves, observées par MM. Guérin , Bouché, ete., sont épaissies antérieurement, avec la tête rétractile.

Les TIPULITES sont fort nombreuses. Leur corps est très-

| mince, et leurs pattes d'une longueur et d’une ténuité extrêmes. Elles vivent dans les endroits marécageux , déposant leurs œufs dans la terre, au moyen de leur tarière acérée. Les larves vivent sur les racines de certaines plantes, et souvent sont ainsi fort nuisibles.

Le type du genre Tipule, la T. du chou (7. oleracea, Lin.) (pl. 20, fig. 2.) est des plus communs.

Les Cténophores, bien remarquables par leurs antennes pectinées, ont souvent des couleurs très-variées.

La plupart des Limnobies vivent, dans leurs premiers états, dans des champignons.

La seule espèce connue du genre Chionea (C. ara-

Bois. Dalm.,) trouvée fréquemment en Suède, sur la neige pendant l'hiver, est remarquable par l'absence d’ailes.

Les MYCÉTOPHILITES vivent en général dans les champignons, durant leurs premiers états; quelques-unes y vivent en société, et se forment un léger tissu soyeux pour se métamorphoser en nymphes.

Les cécypomyiTEs sont des Tipulides en général de fort petite taille, vivant, à leur état de larve, comme les

Cynipsiens, dans des excroissanees qu’elles déterminentsur 59,

certaines plantes ; les unes pondent leurs œufs sur des tiges, d’autres dans des fleurs ou sur des feuilles. |

Le genre Psychoda est composé de très-petites espèces, garnies de poils fins, et ressemblant à de très-petites Pha ienes ; elles se trouvent fréquemment dans les maisons.” Leurs larves paraissent vivre en général dans les bouses.”

Les 81B10N1TES, pendant leur état de larves, vivent dans! la terre, où elles se creusent des galeries. (pl. 20. fig. 3.)

DEUXIÈME SECTION

LES BRACHOCÈRES.

Cette section est beaucoup plus nombreuse que la pré-" eédente, et renferme plusieurs types tranchés. |

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