LEIOMYZA. Macq
frant une ligne enfoncée sur chaqu segment.
Face soyeuse, déprimée. Abdomen filiforme.
Face nue.® Abdomen Doomé, ovalaire.
Face déprimée, bordée de soies. Abdomen large, déprimé.'" Jambes droites.
Face soyeuse, proéminente. Anepes à troisième article ovalaire.
se ds sédenbE said :
Face nue, bombée. Abdomen large , déprimé. Jambes arquées. Antennes” à troisième article ovalaire.
Face nue. Antennes insérées sous une saillie du front. Jambes postérieures.
un peu élargies.
Face soyeuse, plane, canaliculée. An-" tennes à deuxième article presque carré ; le troisième aussi court.
Face un peu soyeuse. Antennes à troisième article oblong ; le style glabre, très-long. (Cuisses antérieures renflées.
Face soyeuse. Front proéminent. Antennes à troisième article oblong, cuisses postérieures renflées , jambes arquées.
Face nue. Antennes à style biarticulé.
Abdomen ovalaire.
Face glabre. Antennes à troisième article oblong , le style pubescent. Pattes simples.
Face glabre. Antennes à troisième article oblong. Pattes simples. Abdomen allongé. 4
a CE
Gre. 15. AGROMYZA.F'all. Face soyeuse. Antennes à troisième article oblong. Pattes simples.
Gre. 16. 0DONTOCERA. Macq. Face soyeuse. Antennes à troisième article offrant en dessus une petite pointe.
Gre. 17. payrromyza. Fall, Face soyeuse. Antennes à troisième article très-grand , le style velu. Ab-
| domen oblong.
| re 18. ELACHIPTERA. Macq. Face courte soyeuse. Antennes à style
épais. Ailes courtes dans les mâles,
rudimentaires dans les femelles.
Gre. 19. myrmecomonpua. Face déprimée. Antennes seulement
Duf. de deux articles distincts. Ailes rudimentaires.
Gpe. 23. PHORITES. Antennes insérées près de l’épistome,
à troisième article globuleux, avec un long style. Pattes épaisses , les cuis- ‘9 ses postérieures dilatées.
Genre 1. PnorA. Lalr. Antennes à troisième article globuleux. Front soyeux. Ailes ciliées.
Gre. 2. Gymnopuora. Macq. Antennes à troisième article globuleux. Front glabre. Ailes non ciliées.
Gre. 3. CONICERA. Meig. Antennes à troisième article long, nt conique.
La famille des PLATYPÉZIDES a peu d’étendue, Ces petits insectes établissent un passage entre les Dolichopodiens et les autres Musciens. Leurs larves vivent dans les champignons et les bois pourris.
Les conopsipes, remarquables par leur grosse tête et leur abdomen cylindrique, vivent, dans leurs premiers états, aux dépens des Bourdons et autres Apiens.
Les conopsites subissent leurs métamorphoses dans l'abdomen de certains Bourdons.
1 Les myop1Tes ont des habitudes analogues.
> : à ‘be
Les Myopes ( M. ferruginea) volent souvent dans les endroits sablonneux , et semblent rechercher les nids d’A-" piens. ; Tous ces Conopsides , à l’état d’insectes parfaits, fréquentent les fleurs.
Les ŒSTRIDES constituent une petite famille bien in- "téressante, sous le rapport de leur genre de vie. Ces Diptères, très- eco able à leur corps gros et velu, avec. de Des -petites antennes, voltigent souvent autour des animaux ruminants et des chevaux ; ils déposent leurs œufs, les uns sur le poitrail de ces animaux, qui, venant à se lécher, les avalent, et les larves, venant à éclore, se fixent aux parois de leur estomac. D’autres OEstrides déposent leurs œufs sur différentes parties du corps , lorsque leurs larves doivent vivre sous la peau de ces Mammifères. " On assure encore que quelques-unes pénètrent dans le cerveau.
Les Curtérèbres sont tous d'Amérique. ( C. Buccata ;
Fab.) Les Hypodermes, dans leur premier état, vivent sous la peau des bœufs (H, bovis , Clark. ) s
Le type du genre Ædémagène, à l’état de larve, vit sous la peau des Rennes en Laponie ( Æ. tarandi, Lin. ); de même que les Céphénémyes. La larve de la Céphalémye des brebis (C. ovis, Lin.) dépose ses œufs dans le nez des moutons.
Letype du genre OEstre ( Œstrus equi, Lin.) se trouve fréquemment , à l’état de larve, dans l’estomac des chevaux. Cette larve est ovalaire et garnie d’épines. Elle se dessèche lors de sa transformation en nymphe, et sa peau lui sert de coque. (PI. 20, fig. 12 et 13.)
La famille des muscipes renferme une quantité im-
| mense d’espèces, très-généralement d’une taille fort mimime. On les a classées dans des genres nombreux, que nous répartissons actuellement dans vingt-trois groupes, qui paraissent être assez naturels. C’est dans cette famille queles naturalistes placent les mouches véritables, la mou- | che de nos maisons. Le genre de vie n’est pas le même | pour tous ces Diptères , il paraît être au contraire assez varié; mais trop peu de faits sur leurs métamorphoses sont encore connus, pour qu'on puisse les appliquer à la classification.
La plupart des muscides décrites sont européennes.
Le groupe des TACHINITES est composé d'assez grosses mouches , généralement hérissées de soies roides. Pendant leur état de larve, elles vivent dans le corps de certaines
. chenilles et s’y transforment en nymphes. C'est ainsi qu'on a nommé les espèces les plus répandues du genre Tachina, 7. larvarum, Lin.; bombycivora, Macq. M. L. Dufour a obtenu une Tachina d’une larve vivant dans le corps d’une Cassida viridis.
Les Némorées , Myobies, etc., ont des habitudes analocues.
Les Échinomyies ( £. fera, grossa, Lin., etc.) sont les plus grosses Muscides, hérissées de poils roides.
Les ocYPTERITES offrent peu de faits particuliers.
Le type du genre Ocyptera | O. bicolor, Oliv.) a été observé vivant dans son premier état aux dépens d’un Hémiptère, le Pentatoma grisea.
Les GYMNOSOMITES sont peu nombreux. Le type du genre Gymnosoma (G. rolundata, Lin.) (pl. 20,. fig. 1#) est une jolie espèce, commune dans toute l'Europe.
Nous n’avons rien de bien particulier à mentionner sur les PHASIITES et les DEXIITES.
Les muscites sont plus nombreux. Le genre Mouche | proprement dit (Wusca) a pour type la mouche domestique (M. domestica, Lin.), si désagréable dans nos | appartements pendant toute la belle saison. (PI. 20,
fig. 16.)
Le type du genre Sarcophage (S. carnaria, Lin.) est nommé vulgairement Mouche de la Viande. On sait | que ce Diptère a l'instinct de rechercher la viande pour
y déposer ses œufs, d’où sortent des larves ayant la forme de vers mous, apodes, blanchâtres.
Les Lucilies (ZL. Cæsar, Lin., pl. 20, fig. 15 ) ont les mêmes habitudes.
Les ANTOMYZITES sont de petits Diptères dont les larves en général vivent dans les fientes. M. Bouché a fait connaître les premiers états de beaucoup de ces insectes. L’Anthomyia pluvialis, Lin., d’un gris de perle ponctué de noir, est très-commune dans toute l’Europe.
Les TÉTANOCÉRITES, LOXOCÉRITES , CORDYLURITES SONt de petits Diptères dont les habitudes ne sont pas encore parfaitement connues.
Les SCATOPHAGITES à leur état de larve, et même à leur état d’insecte parfait fréquentent, les matières excrémentitielles. Le Scatophage du fumier (Scatophaga stercoraria, Lin.,) (pl. 20, fig. 17) est des plus communs dans toute l'Europe.
Parmi les ORTALIDITES et les TÉPHRIDITES, On en compte beaucoup qui sont nuisibles aux végétaux.
La larve de l'Ortalis du cerisier (Ortaëis cerasi, Lin.), observée par Réaumur, vit de la pulpe des cerises. Le Dacus de l'olivier { D. oleæ, Fabr.) occasionne souvent des dégâts considérables aux oliviers dans le midi de l’Europe.
Les Téphritis sont de jolis Diptéres dont les ailes trans-
parentes sont ornées de bandes ou de taches brunes ou noirâtres. (7°, /ychnidis, Fabr.)
On place près de ceux-ci un genre : Ceratilis de Mac-
Leay (1).
Les sePsiTEs ont un nombre de représentants peu considérable.
Le type du genre Sepsis, observé par M. Bouché pendant ses premiers états, vit par myriades dans les excréments humains (S. cynipsea, Lin. ).
Les Diopsis sont de singuliers insectes, bien remar-
quables par leurs yeux pédonculés; tous sont exotiques. { Voyez Westwood, Transact. of the Linnean Soc. of London.) Parmi les MICROPEZITES, ULIDITES, NOTIPHI-
LITES, PIOPHILITES, etc., tous de la plus petite taille, il
en est un grand nombre qui vivent dans leurs premiers
états, soit dans des champignons en décomposition, soit dans d’autres matières plus ou moins décomposées, soit dans l’eau (2).
Le type du genre Piophila, le P. du fromage ( P. casei, Lin.), vit dans le fromage.
Les osciNITEs déposent généralement leurs œufs sur des plantes herbacées, et leurs larves sont souvent fort nuisibles à ces végétaux.
Les Chlorops constituent un genre nombreux, dont les espèces en général sont jaunâtres avec des bandes ou des taches noires. Une espèce de Chlorops est très-nuisible aux céréales (CA. Cereris, Meig. ; Ch. lineata, Fabr.) (3).
(1) Voy. Guér., Rev. Cuv., 1843 p. 197.
(2) Voy. L. Dufour, Mém. sur plusieurs larves fongivores appartenant à des Diptères, Ann des Sc. nat., deuxième série,t. XII.
(3) Voy. Guérin , Mém. de la Soc. roy. et cent. d’Agricult., 1842.
Une espèce très-commune du genre Cscinis (0. Free Fall.) est fort nuisible aux grains d’orge.
Les PHORITES sont très-peu nombreux.
SEPTIÈME TRIBU
LES ORNITHOMYIENS.
Ce sont de singuliers insectes, s’éloignant beaucoup de tous les autres Diptères par l’ensemble de leur organisation. Leur bouche, ayant entièrement la forme d’un sucoir, paraît se rapprocher notablement de celle des Anoplures. Leurs antennes deviennent complétement rudimentaires. Leurs pattes sont robustes et armées de crochets dentés, qui permettent à ces insectes de se cramponner solidement aux animaux sur lesquels ils vivent. Car les Ornithomyiens sont des êtres parasites sur des mammifères ou des oiseaux. Chez ces Diptères les ailes s’oblitèrent . plus ou moins, et l’on ne retrouve même plus les balanciers.
Mais ce qu’il y a de plus singulier, c’est le développement de ces insectes. Les Ornithomyiens ne pondent pas d'œufs ; ils produisent des nymphes , d'où bientôt sortent les insectes parfaits. Ce qui leur a fait donner par Latreille le nom de pupipares. Les femelles ont une sorte de matrice, consistant en une grande poche musculo-membraneuse, et des ovaires remplis d’une pulpe blanche. Là se forment les jeunes, qui atteignent une grosseur considérable, donnant ainsi à l'abdomen de la mère une dimension énorme. Les larves éclosent , grossissent et se transforment en nymphe dans cette espèce de matrice propre aux femelles des Ornithomyiens. Les nymphes sont expulsées sous la forme d’un œuf mou, blanchôtre ; leur peau ne tarde pas à
DES
se durcir et à former une
coque solide , d’où sort ensuite
un insecte parfait. C’est à Réaumur, à Degéer, et ensuite à M. Léon Dufour (1), qu’on doit les observations les plus intéressantes sur ces curieux Diptères.
TABLEAU DES DIVISIONS