‹ Histoire naturelle des insectes, leurs moeurs, leurs métamorphoses et leur classification, ou Traité élémentaire d'entomologieChapitre 13 sur 152 · S4 ; HISTOIRE · texte numérisé non relu

S4 ; HISTOIRE

Groupe 2. DASYTITES.

Gre. 1. DASYTES Fabr.

Gre. 2. PÉLÉCOPGAORE. Lalr.

Fam. 2. CLÉRIDES.

Groupe 1. TILLITES.

Antennes grêles, plus longues que la « | tête et le corselet réunis.

Antennes longues, grêles, presque fi- 4 liformes. L

Antennes grêles, un pen renflées vers M l'extrémité. Palpes maxillaires à der- | nier article très-sécuriforme,

Palpes grands; les labiaux ordinairemené à dernier article très-sécuriforme. Mandibules dentées. Crochets

des tarses simples. Tarses de cinq articles.

Genre 1. cyLibrE. Latr. (De- Antennes en dents de scie à partir du »

nops, Spin.)

Gre. 2. PRIOCERA. Kirby.

Gre. 3. TILLUS. Oliv.

Gre. 4. EURYCRANE. Blanch.

cinquième article. Mandibules longues, croisées. Palpes labiaux cylindriques.

Antennes presque filiformes, légèrement épaissies vers l’extrémité.

Antennes en dents de scie à partir du quatrième article. Mandibules courtes.

Antennes grêles, avec les trois derniers

(Eurymetopum, BI. olim.) articles formant une massue ovoide.

Gre. 5. CLAIRON. (Clerus, Fabr.)

Tête très-large. Yeux proéminents.

Antennes filiformes, avec leurs trois derniers articles très-élargis.

Gre. 6. PTYCHOPTÈRE. Æ{ug.Antennes extrêmement épaisses et en

Gre. 7. AXINA. Kirby.

Gpe. 2. TRICHODITES.

Gre. {. ÉRYMANTUE. Aug.

dents de scie à partir du troisième article, le dernier arrondi.

Antennes en dents de scie. Palpes maxillaires à dernier article sécuriforme.

Tarses seulement de quatre articles distincts.

Antennes ayant leurs trois derniers articles élargis formant une massue, Cuisses renflées.

DES

Gre. 2. oPiLo. Lalr.

Gre. 3. TRICHODES. labr.

Gre. 4. ÉNoruium. Latr.

Gre.5. NECROBIA. Lalr.

Fam. 3. LYMEXYLONIDES.

Gpe. 1. ATRACTOCÉRITES.

Genre {. ATRACTOCÈRE. Pall.

Gpe. 2. LYMEXYLONITES.

Genre 1. LYMEXYLON. Fabr.

Gre. 2. HYLECOETE. Lalr.

Gpe. 3. CUPITES.

Genre 1. cuPEs. Fabr.

Fam. 4. PTINIDES.

Genre 1. ANoBIUM. Fabr.

Antennes en dents de scie. Palpes maxillaires à dernier article sécuriforme.

Antennes grèles, avec les trois derniers arlicles larges formant une massue.

Antennes ayant leurs huit premiers articles très-petits, les trois derniers plus grands que tous les précédents réunis.

Antennes ayant leurs derniers articles élargis et écartés, formant une massue. Palpes labiaux cylindriques.

Palpes courts , terminés par un article assezgrand. Tête entièrement dégagée du thorax.

Élytres rudimentaires en forme d’écailles..

Antennes fusiformes.

Élytres couvrant l'abdomen. Palpes maxillaires ayant dans les mâles leur dernier article terminé en plusieurs lobes élargis.

Antennes filiformes.

Antennes un peu en dents de scie.

Élytres couvrant l'abdomen. Palpes courts et simples dans les deux sexes.

Corselet presqu’en carré large. Antennes cylindriques.

Palpes courts, grêles. Tête enfoncée dans le thorax.

Antennes presque filiformes avec leurs trois derniers articles grêles, presque aussi longs que les précédents réunis.

Gre. 2. porcaroMa. Herbst.Antennes ayant leurs trois derniers

Gre. 3. PTILIN. Geoff.

articles larges et dilates, beaucoup

plus longs que le reste de l'antenne.

Antennes ayant leur troisième article

denté et tous les suivants prolongés en un long rameau. ;

Gre. 4. XYLÉTINE. Lalr. Antennes à articles presque égaux, en __ dents de scie à partir du troisième,

avec le deuxième très-court.

Gre. 5. ocHiNA. Zicgl. Antennes faiblement en dents de scie à partir du troisième article, le” deuxième et le troisième égaux.

Gre. 6. PTINE. Lin. Antennes filiformes, presque aussi longues que le corselet. Corselet étroit.

Ge. 7. GIBBIUM. SCOp. Antennes filiformes aussi longues que le corps. Corselet court et large, uni avec les élytres. Celles-ci gibbeuses. ”

La famille des MéLcyriDes est très-limitée; nous la di-" visons en deux deux groupes, les MÉLYRITES et les DA- SYTITES.

Les premiers sont presque tous exotiques , et leurs habitudes nous sont inconnues. Les Mélyris sont d'Afrique et d'Orient.

La seule espèce connue du genre Zygia (Z. oblonga,* Fabr.) se trouve dans la France méridionale.

Les DAsyTITES composent essentiellement le genre! Dasyte, qui est très-nombreux en espèces répandues dans presque toutes les régions du monde. M. Waterhouse a# fait connaître la larve du Dasyte serricorne ( D. serricor-M} nis ): elle est un peu allongée, pubescente, et un peu élargie vers l'extrémité, qui est munie de deux petites pointes aiguës : elle est blanchâtre, avec des taches obscures; elle M vit dans le poirier. |

Latreille regarde les larves de Dasytes comme carnas-* sières.

Les Pélécophores ont été découverts à l'Ile de France.

La famille des cLéripes peut être divisée en deux groupes : les TILLITES et les TRICHODITES.

Tous ceux-ci paraissent être carnassiers , surtout dans leur premier état.

Peu de genres se rattachent au groupe des TILLITES. Le genre Tille ( Ti/lus) renferme plusieurs espèces indigènes et un plus grand nombre d’exotiques : le type du genre , le T. à une bande ( 7°. unifasciatus), noir, avec la | base des élytres rousse et une bande blanchâtre vers leur milieu, se trouve dans nos environs.

Les Cylidres sont d'Afrique, à l’exception d’une seule espèce ( C. albofasciatus, Charp.) ra trouve dans le midi de l’Europe.

Les Priocères sont américains, de même que les Axines.

Le genre Clairon (C/erus) est nombreux en espèces exotiques et indigènes. Plusieurs genres, formés à ses dépens par divers auteurs, sont regardés par M. Klug, et avec raison selon nous, comme de simples divisions (1).

Le genre Clairon a pour type une espèce commune dans la plus grande partie de l’Europe, c’est le Clairon fourmi (Clerus formicarius , Fab.) ; roux, avec la tête, la partie antérieure du corselet, les pattes et les élytres , sauf leur base, de couleur noire. La larve observée par M. Ratzeburg est d’une couleur brune foncée; elle vit aux dépens des larves de Curculioniens.

Le genre Ptychoptère est fondé sur une seule espèce du cap de Bonne-Espérance.

Les Eurycranes ( Eurycranium) sont du Chili (2).

Le groupe des TricHobitEs n’est pas plus étendu. Le genre Erymanthe est établi sur une espèce du cap de Bonne-Espérance.

(1) Abhandlungen der Akademie des Wissenshaften, zu Berlin 1840, | (2) Voy. Blanchard. Voyage d’Orbigny. Genre Eurymetopum.

Les Opilos sont dispersés dans des régions du globe très-w éloignées. Le type du genre (O. mollis)se trouve en France,» mais il n’y est pas commun. Ces insectes passent les pre-« miers états de leur vie dans le bois; et il paraît probable qu'ils se nourrissent de larves lignivores.

Les Trichodes sont répandus en Europe eten Orient. « Le Trichode des abeilles (Trichodes apiarius, Lin.) (pl. 9,4 fig. 18.), qui est blanchâtre, avec les élytres rouges, ayant deux bandes transversales et leur extrémité d’un noir” bleuâtre, est le plus commun en France. Ce Clairien se | trouve sur les fleurs; il dépose ses œufs dans les nids ; d’Apiens et peut-être aussi de Vespiens ; les larves qui en naissent dévorent les vers contenus dans les cellules , et passent ainsi de l’un à l’autre jusqu’à ce qu'elles aient atteint leur entier développement. Au moment de se métamorphoser elles se filent un petit cocon dans lequel elles subissent ieur transformation. Ces larves sont d’un rouge assez vif et munies de six petites pattes écailleuses.

Les Énoplies sont presque tous exotiques ; une seule es- # pèce (E. serraticorne) est européenne. |

Les Nécrobies, dont les espèces de petite taille sont très-« cosmopolites, vivent de matières animales, comme de peaux desséchées, d'os, ete. : on les rencontre sur les baies, ou courant dans les chemins, les maisons, etc. : L leurs larves ressemblent assez à celles des Clairons # et des Trichodes. Une espèce qui a acquis une grande célébrité, à raison d’un incident fort curieux, est la Nécrobie M à cou rouge (Vecrobia ruficollis, Fabr.); petit insecte M d’un noir violacé, avec le corselet et la base des élytres de M couleur roussâtre.

Cette Nécrobie fut littéralement, à une certaine époque, le sauveur de Latreille, le plus célèbre entomologiste de

notresiècle. Pendant l'époque révolutionnaire, se trouvant en prison et condamné à la déportation , il ne dut de rester en France qu'à son petit insecte qu’il envoya à M. Bory de Saint-Vincent, et qui, avec M. Dargelas, put parvenir à lui faire rendre sa liberté. Voici ce que dit Latreille lui-même dans son Histoire naturelle des Insectes. « À l’époque de ces jours affreux que firent éclore en France et l'ambition de quelques hommes et le fanatisme révolutionnaire, l’insecte que je viens de décrire se trouvait à Bordeaux sur les murs de la prison où j'étais détenu. Renfermé dans un bouchon de liége cacheté, et envoyé à M. Bory de Saint-Vincent, cet insecte devint l’occasion de ma délivrance. »

La larve de cette Nécrobie, représentée par M. Westwood, est plus allongée et plus atténuée antérieurement que les autres larves de Clérides.

La famille des LyMExYLONIDES est bien restreinte, mais elle renferme des insectes très-curieux, qui different considérablement de tous les autres Coléopteres, quoiqu'ils aient des affinités bien évidentes avec les | Clérides : leur tête est portée sur une sorte de cou; leur corps est long et linéaire et de consistance médiocrement solide. Les mâles ont des palpes qui supportent des appendices très-développés dont l'usage est

| inconnu. Nous séparons cette famille en trois groupes, | les ATRACTOCÉRITES , LYMEXYLONITES , et CUPITES. & Le premier ne renferme que le genre Atractocère, | dont nous ne connaissons que quelques espèces exotiques, | bien remarquables par leurs antennes courtes et épaisses et leurs élytres très-rudimentaires.

On rattache deux genres aux LYMEXYLONITES : Ce SON | les Lymex ylons etles Hylécætes. Les premiers ont pour type

une espèce ( L. navale, Lin.) très-commune dans les forêts de chênes du nord de l'Europe, mais fort rare en France. Elle est très-nuisible aux arbres, mais elle l’est davantage encore pour nos constructions navales; car des bois employés dans de telles constructions, et qui recelent dans leur intérieur des Lymexylons, sont bientôt complétement détériorés. La larve de cet insecte, décrite et figurée par M. Ratzeburg , est longue et grêle, avec le premier anneau du corps fortement dilaté, et le dernier prolongé en un lobe obtus.

Le genre Hylécæte, très-voisin du précédent , vit dans ses premiers états dans les trones des chênes ; la larve de l’'H. Dermestoide (Hylecætus dermestoides, Lin.), décrite et figurée par plusieurs auteurs, ressemble beaucoup à celle du Lymexylon navale, seulement le dernier anneau de son corps supporte une longue corne.

Le groupe des cuPITEs se compose du seul genre Cu- 4 pès, dont nous ne connaissons que quelques espèces À de l'Amérique du Nord et de Madagascar ; ce genre diffère beaucoup des autres Lymexylonides.

La famille des prINIDES est composée d'insectes de très-petite dimension, mais très-nuisibles aux bois em- | ployés dans les constructions ; ils sont la plupart d’une couleur grisâtre ou brunâtre, et leurs larves, qui ressemblent à de petits vers, vivent dans les bois morts. Ces Ptinides ont en général d’assez longues antennes filiformes et une tête très-enfoncée dans le thorax; ils contrefont le mort dès qu’on les inquiète, et se laissent choir en contractant toutes leurs pattes : on les trouve très-fréquemment dans les maisons. Il n’est pas rare de voir des chambranles de fenêtres, de portes, ou de vieilles chaises, ou de M vieux meubles, présentant une foule de petits trous cireu-

laires qui annoncent que des Ptinides y ont vécu et en sont sortis : car ces trous sont formés par l’insecte parfait, lorsqu'il quitte la retraite de sa larve et ensuite de sa nymphe. Quelques-uns attaquent aussi des collections de

| plantes et sont très-nuisibles dans les herbiers; ils atta-

quent également des livres, des biscuits de mer, etc.

Les genres qui se rattachent à la famille des Ptinides re sont pas fort nombreux. Il faut mentionner en première ligne les Anobies ( Anobium), dont les espèces sont assez nombreuses ; le type ( À. pertinax), brunâtre, avec une pubescence plus grise, les antennes et les tarses plus pâles, et le corselet gibbeux, est très-commun dans nos maisons ; sa larve, qui vit dans nos boiseries, finit par les détériorer complétement ; elles deviennent, selon l’expression générale, vermoulues. Une autre espèce du même genre ( À. paniceum) attaque plus particulièrement les collections de plantes, les biscuits de mer, etc., |

Plusieurs Anobies, en frappant avecleurs mandibules sur les boiseries, font entendreun petit bruit répété, ayant pour but de s’avertir entre les sexes de leur présence mutuelle, ce qui a été regardé par le vulgaire comme un signe de mauvais augure; et de là le nom d’Æorloges de la mort qui leur a été appliqué.

‘Les Dorcatomes vivent de la même manière, ainsi que les Ptilins (Ptilinus pectinicornis, Lin.).

Le type du genre Ochina (0. hederæ, Germ.) vit dans le lierre, au rapport de plusieurs observateurs.

Les Ptines ont des habitudes entièrement analogues à celles des Anobies ; leurs larves sont aussi très-semblables. Il existe souvent une différence très-grande entre les mâles et les femelles ; les premiers sont beaucoup plus

élancés que les dernières. Le type du genre a reçu le nom de Ptine voleur (Ptinus fur, Lin.).

Les Gibbiums sont de très-singuliers insectes; ils ressemblent à une petite graine arrondie et luisante plus ou * moins brunâtre ou rougeâtre, On rencontre ces insectes assez rarement, mais le plus ordinairement parmi de vieux papiers ou de vieux livres.

M. Audouin avait obtenu , il y a quelques années, un vase antique découvert à Thèbes contenant une matière résineuse sémifluide, et une quantité innombrable de Gibbiums (Gibbium scotias). On a supposé qu’ils avaient été attirés par la substance résineuse. Un voyageur anglais, M. Wiükinsen, a fait, au rapport de M. Westwood, une découverte semblable en Égypte.

DIX-SEPTIÈME TRIBU

LES BOSTRICHIENS.

Cette tribu, qui est d'une étendue très-restreinte, offre des caractères particuliers qui ne permettraient pas de la regarder comme dépendant d'une tribu plus importante. C’est avec les Ptinides que les Bostrichiens présentent les plus grandes affinités. Dans la forme des parties de la bouche, dans l’ensemble général du corps, aussi bien que dans les métamorphoses et le genre de vie, il existe de grandes ressemblances. Néanmoins, par la forme particulière des antennes et le nombre des articles des tarses, les Bostrichiens se distinguent très-nettement des Clériens en général, et des Ptinides en particulier.

Les Bostrichiens se trouvent dans l’ancien et le nouveau Continent : nous Les séparons en deux petites familles.

TABLEAU DES DIVISIONS

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