ISTOIRE
ment. Corselet ayant une pelite pointe latérale.
Pattes courtes , épaisses, égales. Antennes peu longues. Corselet inerme.
Élytres oblongues, faiblement tronquées à l'extrémité.
Pattes grèles, très-longues dans les femelles, d’une longueur démesurée dans les mâles, surtout les antérieures, et ensuite les postérieures. Antennes très-longues.
Pattes assez longues, surtout les antérieures , avec les cuisses courbées à la base, et les jambes antérieures contournées vers l'extrémité. Corselet long, cylindrique, plissé transversalement. Antennes très-longues.
Pattes courtes, égales , à cuisses peu renflées. Corselet assez long, cylindrique. Antennes longues, frangées en dessous. Élytres longues, arrondies au bout.
Pattes égales , grêles , à jambes un peur sinueuses. Antennes grêles, très-longues. Corselet étroit, cylindrique.
Élytres atténuées vers l'extrémité et tronquées obliquement,
Pattes simples, égales. Antennes longues , à premier article épais. Élytres arrondies au bout.
Pattes courtes, épaisses, égales. Antennes assez fortes, un peu plus courtes que le corps. Élytres longues parallèles, arrondies à l’extrémité. Corselet cylindrique, à bords un peusinueux.
Pattes de médiocre longueur , à cuisses oblongues, à jambes un peu dila-
cia, Serv., Muls.)
Groupe 1. DESMOCÉRITES.
Genre {. DESMOCÈRE. Cast.
Gpe. 2. COMÉTITES.
Serv.
Gre. 2. PHELOCALOCERA.* Blanch.
Gre. 3. COMETES. Lep. et Serv.
Gpe. 3. STÉNODÉRITES.
Genre 1. STÉNODÈRE. Lalr.
Gpe. 4. VESPÉRITES.
Genre 1. VESPERUS. SCr D.
Gpe. 5. LEPTURITES.
tées à l'extrémité. Antennes dépassant rarement la longueur du corps. Corselet arrondi latéralement.
Labre grand. Tête rétrécie postérieurement à sa jonction avec le corselet.
Antennes inserées en avant des yeux.
Lèvre inférieure petite, entière, sans échancrure sensible. Palpes maxillaires guère plus longs que les labiaux.
Antennes à articles élargis vers le bout.
Lèvre inférieure petite, entière, sans échancrure.-Palpes maxillaires trois fois plus grands que les labiaux. Corselet unidenté latéralement.
Genre 1. nisreNta. Lep. et Antennes très-grèles et longues, à pre-
mier article épais. Palpes à dernier article triangulaire.
Antennes três-grèles, très-longnes, à premier article épais. Palpes à dernier article ovoide.
Antennes un peu plus longues que le corps, très épaisses, à premier article très-renflé.
Lèvre inférieure divisée en deux lobes.
Palpes maxillaires courts et grêles.
Corselet renflé et mamelonné latéralement.
Antennes à articles un peu épaissis vers l'extrémité. Corps étroit, linéaire.
Lèvre inférieure entièrement divisée en deux lobes. Palpes très-longs, les maxillaires beaucoup plus grands que les labiaux.
Élytres de consistance molle; plus courtes que le corps dans les femelles. Corselet mutique.
Lèvre inférieure entièrement divisée
en deux lobes. Palpes maxillaires médiocres, plus grands que les labiaux.
Antennes assez courtes.
Genre 1. RHAGIUM. Fabr. Corseletunidentélatéralement. Anten: (Rhamnusium, Serv.) nes épaisses, moitié plus courtes que le corps.
Gre. 2. TOXOTE. Serv. Corselet unituberculé latéralement.
Palpes à dernier article triangulaire.
Antennes assez grêles, aussi longues que le corps.
Gre.3.MAsTODODERA*. Blanc.Corselet mamelonné. Palpes à der-
nier article oblong.
Gre. 4. PACHYTA. Serv. Corselet unituberculé latéralement. Tête avancée en museau.
Gre. 5. LEPTURA. Fabr. Corselet conique, mutique. Tête
(Strangalia, Sltenura, avancée en museau.
Grammoptera,etc.,Serv., Muls.)
La famille des SPONDYLIDES ne comprend que quelques genres; celui de Spondylis est le seul européen. Le type du genre (S. buprestoïdes, Fabr.) se trouve dans le nord de l’Europe et dans les montagnes des parties méridionales ; sa larve attaque les pins.
Le genre Cantharocnemis a été trouvé au Sénégal; les Sypilus et Anoploderma dans la Bolivie.
La famille des TRICTÉNOTOMIDES est établie sur le seul cenre Trictenotoma, bien remarquable par ses tarses. On en connaît une seule espèce de l’île de Java ( 7. Childrenii, Gray ).
Les PRIONIDES constituent une famille très-étendue : on peut la diviser en plusieurs groupes.
Les NOTOPHYSITES comprennent le seul genre Notophysis, trouvé dans l’île des Kanguroos.
Le groupe des CYRTOGNATHITES renferme deux genres
» principaux ; l'un, Gyrtognathus , recueilli en Perse ; l’autre Dorysthenes , aux Indes orientales (1).
Les PSALIDOGNATHITES sont composés du seul genre » Psalidognathe, dont trois espèces connues et de la plus grande beauté habitent la Colombie.
Les PRIONITES constituent le groupe principal et le plus étendu de la famille.
Le genre Macrodontie, dont le type (M. cervicornis,
Lin. } se trouve à la Guyane au pied des arbres, est remarquable par le grand développement des mandibules.
Les genres Titan et Cténoscelis sont également américains et de couleur brune (Ti{anus giganteus, Lin.).
Le genre Ergates a pour type une espèce (£. faber, Fab.) qui habite l'Allemagne et l'Europe méridionale.
Les Ancistrotes sont américains. (À. kamaticollis, Serv.)
Les Énoplocères, dontla taille est considérable (Æ. armillatus, Lin.) , se trouvent aux Indes orientales comme les Acanthophores, qu’on rencontre aussi en Afrique.
Les Amallopodes et Mallodères sont particuliers au Chili; les Hoplidères, à lile de Madagascar.
Le genre Prione proprement dit a pour type une espèce denotre pays; c’est le P. chagriné (Prionus coriarius, Lin.), entièrement brun, avec les élytres fortement chagrinées; sa larve, figurée par Rœæsel, est blanchâtre et amincie graduellement vers l'extrémité. Avant de se métamorphoser en nympbhe, elle se forme une coque dans le bois même où elle a vécu.
Les Polyoza sont du Brésil, de même que les Anaco-
. lus, remarquables pas leurs élytres courtes et de consis-
(1) Voyez Dissosternus, Hope (Linn. Trans.); Baladeva, Walerhouse (Trans. of the Ent. Soc., t. 2); Guérin (/conographie du Règne anumal, texte).
tance assez molle, Le type du genre Chariea est de Cayenne” (. cyanea, Serv.). |
Les Polyarthrons ont été trouvés au Sénégal, et les Prio-. noptères à Cordova.
Le genre Tragosoma est établi sur une seule espèce. { T. depsarium , Lin. ) habitant l'Allemagne, la Suède.
Le genre Monodesmus n’a été rencontré que dans l’île de Cuba (M. callidioides, Chev.).
Le type du genre Ægosome (4. scabricorne, Lin.) est | commun en Bourgogne : sa larve détruit les tilleuls des promenades dans les environs de Dijon.
Le genre Raphipode a été recueilli dans l’île de Borneo.
Les Macrotomes et Aulacopes habitent les Indes orientales et la côte occidentale d'Afrique.
Les Orthosomes, Anacanthes et Navosomes , sont américains , ainsi que les Maliodons, Sténodontes.
Le genre Platygnathe est particulier à l'Ile-de-France.
Les Hoploscelis et Colpodères sont d'Afrique.
Les Callipogons sont remarquables par leur grande taille et les mandibules épaisses et laineuses des mâles. On en connaît deux espèces, l’une du Mexique, l’autre de Colombie (C. barbatum , Fabr.; Lemoïinei, Reiche).
Les Pyrodes et Solénoptères, de même que les Méroscélises, sont tous américains et ont souventdes couleurs vives et éclatantes (Pyrodes speciosus, Oliv.).
. La seule espèce connue du genre Chélodère, dont l'éclat des couleurs d’or, de feu, surpasse celui de pierreries, a été découvert au Chili (Ch. Childrenii, Gray).
Les Allocères, Métopocæles, Pœcilosomes, etc., sont américains.
Au contraire, les Tragocères sont particuliers à la Nouvelle-Hollande. (Type, 7. bidentatus, Donov.)
Le genre Calocome a des représentants au Paraguay et à la Colombie (1).
La famille des cÉRAMBYCIDES est plus nombreuse encore que celle des Prionides ; nous la subdivisons en dix groupes.
Les DisTicHOCÉRITES constituent le premier; il est composé du seul genre Distichocera, trouvé à la Nouvelle- Hollande ( D. maculicollis, Kirby).
Les TRACHYDÉRITES Composent un second groupe. Ce sont des Coléoptères de couleurs vives et très-variées, propres exclusivement à l'Amérique méridionale. On les trouve, au rapport de MM. Lacordaire et d'Orbigny , sur les troncs d'arbres , où ils se tiennent fixés, les antennes ramenées sur le dos, ou bien encore autour des plaies d'arbres; lorsqu'on veut les saisir, ils s’envolent aussitôt ou se laissent choir. Letype du genre Trachydère ( 7. succinctus, Lin.) est très-commun ; ilest brun, avec une bande transversale jaune sur les élytres ; ses nombreuses variétés ont été regardées comme autant d'espèces distinctes par quelques entomologistes (2).
Tous les autres Trachydérites sont également propres à l'Amérique et répandus surtout au Brésil, à la Guyane, quelques-uns aussi en Colombie. Les Lissonotes, Galisses, se font remarquer par leur corselet parfaitement lisse et leurs élytres également bien polies (Lissonotus flabellicornis, corallinus, Dup., ete.).
On connaît un seul Dorcacère, assez commun au Brésil, sur les feuilles etles troncs d'arbres ( D. barbatus , Oliv. ).
Les Lophonocères ont des antennes plus ou moins garnies de poils ( L. barbicornis, Lin. ).
(1) Foy. Guérin, Iconographie du Règne animal., ete.; Buquet., Maga-
zin de Zoologie, 1842.
(2) l’oy. Dupont, Magazin de Zoologie.
Les Sphænothæcus ont été recueillis au Mexique (1). Notre troisième groupe, celui des EBURIITES, estcomposés d'un petit nombre de genres. |
Les Amphidesmes habitent l’Afrique de quadridens, Serv.). |
Fous les autres Eburiites appartiennent à l'Amérique“ méridionale.
Les Pteroplatus ont presque complétement la forme de” certains Zycus (tribu des Lampyriens) (2). |
Les Eburies se font en général remarquer par des ta ches saillantes sur leurs élytres; ces taches sont d’un blane* jaunâtre imitant l'ivoire (Æ.4-maculata., Lin. ; 6-maculate el ab.;ete.) *
Il en est de même des Eurymères (Æ. eburioides, Serv.).
Les espèces que l’on en a distinguées sous le nom de Chlorida en sont privées; elles sont généralement verdätres, avec les élytres sillonnées (CA. festiva, Lin.).
Le groupe des PHORACANTHITES est très-voisia du précédent ; toutefois, les caractères fournis pour les antennes et les palpes l'en distinguent nettement.
Le genre Phoracantha est particulier à la Nouveile- Hollande ( P. biguttata, Donov. ). |
Les autres Phoracanthites sont américains ; on connait un nombre d'espèces peu considérable des genres Tricho-! phora, Elaphidion, Sphærion, etc.
Les XYSTROCÉRITES Ont pour représentant principal le genre Xystrocera, qui appartient aux régions intertropi-
(1) Le genre Leptocera, Latr., parait devoir se placer ici. Ses palpes terminés par un article long et très-grèle le distinguent de tous les autres Cérambycides. I1 faudra probablement en former un groupe particulier.
. (2) Voy. Buquet, Ann. de la Soc. Entom. de France, \841,
DES INSECTFS. 169
cales de l’ancien continent (X.vi{{ata, Fabr.; Senegalensis, Cast., du Sénégal) (1).
Le groupe des MALACOPTERITES est fondé spécialement
sur le genre Malacoptère, dont le type (M. pavidus, Germ.) | se trouve dans l'Amérique du Sud.
Le groupe des CÉRAMBYCITES est assez considérable. Legenre Capricorne proprement dit { Cerambyx)renferme | plusieurs espèces de notre pays. Le Capricorne héros (Cerambyæx heros, Lin.) en est le type; c’est un insecte | long de deux pouces environ, d’un brun foncé, avec les élytres plus rougeâtres , fortement chagrinées , surtout à leur base, et terminées à l’anglesutural par une épine. Ce beau Coléoptère se trouve dans la plus grande partie de l’Europe; sa larve vit dans les vieux chênes, dans lesquels elle perfore de longues galeries, d’une largeur en rapport avec son propre volume. Elle cause ainsi des dégâts considérables dans certaines forêts. (Fig. 7, pl. 11.)
Cettelarve, parfaitement représentée par M. Ratzeburg, est longue de trois à quatre pouces, d’un blanc jaunâtre, avec des plaques de rugosités sur chaque anneau, comme où l’observe chez la plupart deslarves de Cérambyciens. Les Phœnicocères, bien singuliers par la conformation deleurs antennes; les Trachélies, les Criodions n’habitent que l'Amérique.
Les Purpuricènes se trouvent en Europe, en Orient , en Afrique. Leur nom indique la couleur rouge des élytres de la plupart de ces insectes (P. Xeæleri, Lin.; Servillæi, Cast. ).
Les Eurycéphales se font remarquer pour le grand développement de la tête chez les mâles ; le type se trouve
[1) Le genre Œme, Newm. (Sclerocerus, Dej.), appartient très-probablement à ce groupe, ainsi que celui de Temnopis, Serv.
aux Philippines (E. maæxillosus , Oliv.). Le genre Rosalie | n'a pour représentant qu’une seule espèce (À. alpina, |
Serv.), communesur la plupart des hautes montagnes de Europe ; elle n’est pas rare en Suisse.
Les Polyschisis, Orthosthomes, Compsocères sant américains.
Le groupe des cALLICHROMITES est le plus étendu de la famille des Cérambycides.
Les Chrysoprasis sont des insectes élégants, et deu
petite taille, parés de couleurs métalliques vertes, dorées, violettes. [ls paraissent propres au nouveau monde. Onles rencontre sur les feuilles , les trones des arbres, ete.
Le genre Sericogaster est établi sur un insecte du Cap de Bonne-Espérance.
Nous avons formé le genre Euryarthrum sur un insecte nouveau de l’Ile de Singhapoore { Æ. albocinctum , BI.), entierement noir, avec une étroite ligne transversale blanche sur les élytres.
Le type du genre Pachyteria ( P. fasciata, Fabr.) provient des Indes orientales.
Les Callichromes constituent un genre considérable de beaux et grands Coléoptères, dispersés dans des régions du globe très-éloignées. Nous trouvons en France le Ç. musqué (Callichroma moschata, Lin.), qui exhale une odeur de rose très-prononcée ; sa larvé vit dans les saules.
Les Cordylomères (C. spinicornis, Fabr.), Litopes, Eupores, Promèces, sont en général particuliers à l'Afrique.
La seule espèce connue du genre Colobe habite l’île de Java (C. hemipterus,Fabr.). Les Hephæstions et Callisphyris ont été découverts au Chili.
Le genre Anteros est fondé sur une espèce inédite de la Nouvelle-Hollande.
Fu DES INSECTES. 171
Le genre Molorque ({Molorchus) a pour type un assez grand insecte de notre pays ( M. major, Lin. ), qui a beaucoupl’apparence d'un Hyménoptère de la tribu des Ichneu- | moniens.
MN Les Nécydalis ont pour type une espèce très-abondante dans nos environs pendant la belle saison; c’est la Nécydalis rousse {N. rufa, Lin.).
Les Tomoptères, Ondontocères, Rhinotragues , sont propres à l'Amérique.
Le genre Deilus a pour type un petit insecte de la France méridionale (D. fugax, Fabr.).
Les Corémies ont été recueillies dans le nouveau monde (C. hirlipes, Oliv).
Le groupe des RHOPALOPHORITES est très-restreint; il est composé de Coléoptères de médiocre taille, ayant des formes élégantes, des couleurs souvent vives, variées. Ils se font remarquer tous en général par leurs cuisses longues et plus ou moins renflées en massue. Ces insectes, tous habitants de l'Amérique , se trouvent, au rapport de MM. Lacordaire et d'Orbigny, sur les feuilles et les troncs d'arbres.
Le genre Rhopalophora renferme un certain nombre d'espèces de formes très-gracieuses (À. sanguinicollis, Serv.; axillaris, Klug).
Les Ozodes ont leur corselet tuberculeux (0. nodicollis, Serv.). Le type du genre Cycnodère (C. tenuatus, Serv.) habite le Brésil.
Les Ancy:ecères ont des représentants dans les deux Amériques ( À, cardinalis, Dalm. ).
Le genre Curius, Newm. (Plectromerus, Dei.) appartient probablement à ce groupe. Il se distingue des autres genres par ses cuisses dilatées et munies d’une épine,
Les cALLIDIITES ont des représentants dans les diversess régions du monde.
Les Stenygras et les Ibidions sont d’élégants insectes « propres à l'Amérique. |
La seule espèce connue du genre Cartallum (C. rufi-4 colle, Fab.) habite l’Europe méridionale et la Barbarie.
Les Obries sont peu nombreux en espèces; nous env connaissons deux européennes (©. cantharinum, Lin.;« brunneum , Fabr.). Les Clytus constituent un genre trèsnombreux en espèces, répandues dans les cinq parties du » monde, mais surtout en grande quantité en Europe. On » | les trouve sur les fleurs, les feuilles ou les troncs d’arbres, “ dans l’intérieur desquels ont vécu leurs larves.
Les plus communs dans notre pays sont les €. arietis, Lin.; arcuatus, Lin. :
Les Eriphus, très-voisins des précédents , sont particuliers au nouveau monde. |
Les Achrysons sont également américains. Les Stroma- M ties (S. sérepens, Fabr.), les Arhopales {A.mixtus, Fab.) M sont propres à l’ancien continent; de même que les Asèmes (4. striatum, Lin.) et Saphanes (S. spinosus, Fabr.).
Les Callidies forment un genre assez considérable; la plupart sont européens. Quelques-uns de ces insectes sont très-nuisibles aux arbres; leurs larves, vivant dans l'intérieur des troncs, déterminent fréquemment la perte de ces arbres (1). Les Callidium variabile, Lin., et sanguineuin, Lin., sont les plus abondants en France. Ce dernier en dessus est entièrement d’un rouge vermillon velouté , et en dessous d’un brun noirâtre, comme les pattes et les antennes (2).
(1) Foy. Ratzeburg, Die Forst-Insecten.
(2) Le genre T'mesisternus, Latreille (Ichthyosomus, Boisd.), a des rap-
La famille des LamMIIDES est aussi étendue que la précédente, et o!fre des formes au moins aussi variées. Nous la séparons en plusieurs groupes.
Le premier, celui des ACANTHOCINITES, est compose d'insectes en général de couleurs grisâtres ou brunâtres, abondants surtout dans l'Amérique méridionale. Les Acrocines sont des plus remarquables, par la grande dimen sion de leurs pattes antérieures chez les mâles; le type du genre (A. /ongimanus, Lin.), nommé Arlequin de Cayenne, à cause de ses belles couleurs noires et rouges sur un fond gris, est d'une taille qui atteint au moins trois | pouces. Ce Cérambycien , assez abondant à Cayenne, se | tient ordinairement sur le tronc des arbres ; sa démarche et son vol sont lourds. :
Les Oréodères, Megabasis, Polyrhaphis, Dryoctènes, Steirastomes, Anisopes, Desmiphores, Onychocères, ete., habitent tous l'Amérique.
Les Acanthocines, en général propres aux mêmes contrées, ont pour type une espèce commune dans certaines parties de l’Europe (A4. varius, Fab. ).
Le type du genre Astynome (A. ædilis, Lin.) (pl. 12, fig. 1) est extrêmement commun dans le nord de l'Europe ; sa larve (pl. 12, fig. 2), représentée, ainsi que la nymphe (pl. 12, fig. 3), par M. Ratzeburg, vit dans l'intérieur des pins.
Le type du genre Leiope se trouve dans nos environs {Leiopus nebulosus, Lin.).
Les genres inédits A/cidion et Amniscus, Dej., se distinguent peu des Leiopes. Ils sont américains.
Le genre Cosmotoma est fondé sur un insecte de Cayenne.
ports avec les Callidiites ; mais ses palpes ont leur dernier article ovoide comme dans les Lamiides. Il faudra probablement en former un groupe particulier,
Les Exocentres et Pogonochères sont également eurcpéens. Î
Le type du genre Cloniocère (C. kistryx, Fabr.) se { trouve au Cap de Bonne-Espérance. | Le groupe des MÉSOSITES est encore composé d’une À assez longue série de genres. :
Celui des Platysternes est établi sur une espèce de la M Guyane ( P. hebræus, Fabr.).
Les Crossotes et les Coptops sont propres à l’ancien continent, et surtout à l’Afrique australe ( Coptops œdificator, Fabr.). |
Les Sthenias sont répandus aux Indes orientales (S. grisator, Fabr.).
Les Lasiodactyles et les Ancylonotes (4. {ribulus, Fab.) n’ont été trouvés qu’au Sénégal. à
Les Mésoses appartiennent à l'Europe; on les trouve # sur les arbres dans les grandes forêts (AL. curculionoides, | nebulosa, Fab.). | |
Les Trachysomes sont américains, et se font remarquer par la gibbosité de leurs angles huméraux.
Les Rhytiphores, Penthées, sont particuliers à la Nouvelle-Hollande, etletype des Cératites(C.7aspidea, Serv.), au Sénégal.
Les Ceroplesis sont de grands et beaux insectes d’Afri. que, en généralornés de couleurs vives (C. æstuans, O.; æthiops, Fab. ete. ).
La seule espèce connue du genre Phymasterma (P. lacteoquitata) provient de Madagascar.
Le groupe des STELLOGNATHITES est composé du seul genre Stellognatha, ne renfermant lui-même qu'une seule | espèce de Madagascar (S. maculata. Oliv.).
Le groupe des LamtrrEs est le plus considérable de la famille des Lamiides.
rar bite de
Les Zographes, Sternotomis , Tragocéphales , Callima:
| tions, sont de beaux Cérambyciens des régions les plus chaudes de l'Afrique.
Les Cérosternes appartiennent aux Indes orientales,
et les Plectrodères à l'Amérique (P. scalator, Fab).
Les Batocères sont de la plus grande taille parmi les La-
miides ; le Batocère ronce (Batocera rubus , Fab.) (pl. 11,
fig. 4), letype du genre, est très-commun aux Indes orientales ; sa larve (pl. 11, fig. 5) n'offre pas de particularités caractéristiques ; sa nymphe (pl. 11, fig. 6) retrace déjà
les formes de l’insecte parfait.
Les Monochames sont européens et de l’ancien continent (M. sutor) ; tandis que les Tœniotes, qui en sont trèsvoisins, se trouvent seulement en Amérique.
Les Ptychodes habitent seulement cette partie du monde , de même que les Ptéroplies.
Les Gnomes, remarquables par leur long corselet, sont propres aux Indes orientales et à l’Australasie.
Les Morimes sont des insectes européens (#. lugubris, Fab.).
Le type du genre Lamia n’est pas très-rare non plus dans notre pays (L. textor, Lin.).
Les Agélastes sont indiens , et les Compsosomes habitent seulement le nouveau monde.
Les Dorcadions sont de petits Cérambyciens abondants en Europe et en Orient ; ils se tiennent à terre ; leurs couleurs sont généralement grisâtres ou noirâtres. Le Dorcadion fuliginator est très-commun dans nos environs. Comme presque tous les Cérambyciens il produit un bruit aigu avec son corselet (1).
(1) Le genre Cerægidion, Boisd. (C. horrens, Boisd., de la Nouvelle- Hollande), parait devoir se placer ici.
Les. Dorcacéphales au Mexique sont les représentants des précédents. 1
Les Parmènes, très-voisines des Dorcadions, sont d’une « taille inférieure, et beaucoup moins nombreuses en espèces ; « il en est une du midi de la France (P. pilosa, Serv.), ob-« servée par M. Solier, qui vit à l’état de larve dans les tiges 4 d’une euphorbe {(£uphorbia characias).
Les Callies sont de petits insectes américains, et les « Sophronices se trouvent en Afrique.
Le genre Oncidère est composé d'espèces du nouveau monde. Les larves de ces Coléoptères vivent dans les branches de divers mimoses ; elles creusent l’intérieur pour se nourrir et se loger, et, après avoir atteint leur entier développement , elles se forment un cocon avec des fragments de bois détachés par copeaux minces, et là se transforment en nymphe. L’'insecte parfait, dans le but d'arrêter le cours de la séve, entaille à sa base la branche circulairement, de maniere qu'elle se brise facilement quand le vent souffle avec un peu de force. Ces faits ont été observés par M. Guilding et revus plus récemment au Brésil par feu Guillemin. D. amputator, Fabr.; vomicosa, Germ.)
Les Prosopocères sont africains ( P. fronticornis OL
Le groupe des PÉTROGNATHITES renferme le seul genre Petrognatha(type, P.gigas, Fab., du Sénégal), qui diffère beaucoup des autres Lamiides par l’ensemble de ses caractères.
Les TÉTRAOPHTHALMITES sont peu nombreux, mais bien remarquables, à raison de la séparation de leurs yeux.
Les Eusthates et Tétraophthalmes habitent les Indes orientales et l’Australasie; au contraire, les Tetraopes et les Tapeines sont américains.
Les SAPERDITES forment un groupe assez étendu.
La plupart des genres qui composent cette tribu sont exotiques ; les Hémilophes, Colobothées, Pachypèzes, |etc., sont propres au nouveau monde. Les Géranies, | Gleas , etc., sont indiens.
Les genres Saperdes et Agapanthies seuls renferment une assez longue série d’européens.
| La Saperde chagrinée (S. carcharias , Lin.) , d’un jaune | clair pointillé de noir, est commune sur les peupliers; sa | larve vit dans l’intérieur de ces arbres.
Plusieurs autres Saperdes sont communes dans notre | pays (S. scalaris, Lin.; populnea, Lin.; oculata, Lin. ; vi- | rescens, Fab., etc.).
La famille des LEPTURIDES est moins considérable que les précédentes , mais elle offre néanmoins des types assez
tranchés.
| Un premier groupe, celui des Desmocérites, ne comprend que le genre Desmocère (D. cyaneus, Fab.), de l'Amérique | du Nord.
Les comÉTiTes sont d’élégants Coléoptères , faciles à | reconnaître au grand développement de leurs palpes | maxillaires. Les Comètes et les Disténies sont américains. | Les Phélocalocères habitent seulement l'Ile de Madagashear (1). | Les STÉNODÉRITES sont particuliers à la Nouvelle-Hollande.
- Les vESPÉRITES, comprenant le seul genre Vesperus, n'ont été rencontrés que dans le midi de F Europe et le nord de l’Afrique. Ce sont des insectes très-singuliers, par la mollesse de leurs téguments et la brièveté des élytres chez les femelles (V. Solieri, Cast.; strepens, Fabr.).
(1) Le genre Heteropalpus, Buquet {Mag. de Zool.), bien remarquable | par ses palpes énormes et bifurqués, appartient probablement à ce
SRG
Enfin , les LEPTURITES constituent le groupele plus etendu de la famille ; la plupart sont européennes. Les Rhagies se rencontrent sur les feuilles et les trones d’arbres (R. mor-« dax, Fabr. ; salicis, Fab., etc.).
Les Toxotes se trouvent en général dans les grandes forêts (7. meridianus, Fab..). | Les Mastododères sont propres à l’Ile de Madagascar. Les Pachytes sont surtout abondantes dans le midi de l'Europe. La P. à collier (P. collaris, Lin.) est la seule du genre qu’on rencontre quelquefois aux environs de
Paris.
Les Leptures forment un genre très-nombreux en es pèces, parmi lesquelles on observe de légères différences de formes {(L. calcarata, Fab.; virens, Lin.; hastata, Fab. tomentosa , Fab.; prœusla, Fab., ete. (1).
VINGT-QUATRIÈME TRIBU
LES CHRYSOMÉLIENS.
Les Chrysoméliens forment encore une nombreuse tribu d'insectes phytophages. Ce sont des Coléoptères de taille “ moyenne, quelquefois même assez petite, parés des plus“ vives couleurs, ayant des formes en général assez ramas-" sées. Les Chrysoméliens à l’état d'insectes parfaits fréquentent les fleurs. Certaines espèces sont pendant l'ét
groupe; mais comme M. Buquet n’a pas décrit la lèvre inférieure de cet insecte , il est impossible d’avoir quelque certitude à cet égard. |
(1) Voyez surtout pour la description des espèces de la tribu des Cérambyciens, Serville, Annales de la Société Entomologique de France, t. 1et2;, Castelnau, Histoire des Insectes, t.2; Mulsant, Coléoptères de France, pour les éspèces indigènes : Blanchard, ’oyage dans l’ Amérique méridionale @e d'Orbigny, pour les espèces américaines; Newman, Entomological Magazine et The Entomologist, où se trouve une série " de genres que nous ne'connaissions pas assez pour les inscrire dans notre tableau; Westwood, Arcana Entomologica, etc.
extrèmement communes sur toutes les plantes. Leurs larves sont pourvues de trois paires de pattes écailleuses qui leur permettent de marcher ou au moins de se cramponsur les feuilles ; ear leur corps est parfois très-renflé et -lourd. Les Chrysoméliens, pendant le premier état de le, rongent les feuilles des arbres et leur nuisent parfois s haut degré. Les larves se transforment en nymphes - plantes mêmes où elles ont vécu ou dans les enroits voisins, en se fixant par l'extrémité du corps. Les | Chrysoméliens sont répandus dans toutes les régions du globe, et ils ont en Europe un très-grand nombre de représentants.
Cette tribu offre de nombreuses subdivisions.
TABLEAU DES DIVISIONS