T. II
Gre. 6. PARATROPE. Serv. Corselet laissant le front à découvert, Cuisses épineuses. Antennes s’épaississant de.la base au milieu, devenant ensuite très-grêles et sétacées. Abdomen muni de filets très-courts.
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Gre. 7. BRACHYCOLA. Serv. Corselet laissant le front très à découvert, ayant son bord postérieur épaissi. Antennes courtes, épaisses, un peu moniliformes. Cuisses sans épines, Tarses offrant une pelote entre leurs « crochets,
» à Bah
Gre. 8. PANESTHIA. Serv. Corselet laissant lefront très-à-décou- « vert, ayant son bord échancré et le bord postérieur épaissi. Antennes moitié moins longues que le corps et épaisses. Cuisses sans épines. Tarses sans pelote entre les crochets.
Gre.9.PoLYZOSTÉRIA. Burm. Ailes nulles dans les deux sexes. Antennes plus courtes que le corps.
Gre-10. POLYPHAGA. Brullé. Ailes nulles dans les femelles. Corse- (Heterogamia , Burm ) letanguleux antérieurement, Antennes plus courtes que le corps. Cuisses
sans épines.
Gpe 2. PHORASPITES. Ailes convexes, assez cornées, n’ayant pas de strie arquée autour de l’écusson.
Genre 1. CORYDIA. Serv. Antennes épaisses. Cuisses mutiques.
Corps orbiculaire.
Gre. 2. PHORASPIS. Serv. Antennes minces. Cuisses épineuses. Corps ovale.
Notre premier groupe, les BLATTITES, renferme toutes ces espèces si nuisibles et si essentiellement omnivores.
Le genre Blabère (Blabera) se compose d’un petit nombre d'espèces propres aux contrées les plus chaudes du globe. On les reconnaît aisément à leur corselet, formant |
un large bouclier, sous lequel la tête est complétement cachée.
- Le type du genre est la Blabère géante ( Blabera gigantea, Lin. }, l’une des plus grandes espèces de la tribu que l'on rencontre dans l'Amérique méridionale, au Brésil Let à la Guyane.
Les Panchlores sont répandus en Amérique, en Asie en | Afrique. Le Panchlore de Madère ( Panchlora Madere, | Lin.), assez commun dans les diverses parties du monde, | est le type du genre : on le reconnaît aisément à ses ély- | tres, couvertes de petites stries transversales noirâtres, sur un fond clair.
On rattache au genre Blatte proprement dit les petites espèces européennes. La Blatte germanique ( Blatta germanica), observée par M. Hummel, est du nombre : sa couleur jaunâtre en dessus , avec deux lignes noires longitudinales sur le corselet, la distingue de ses congénères.
La Blatte lapone ( Blatta laponica, Lin.) est aussi très-
pandue dans toute l’Europe.
Elle est, comme la précédente, longue de cinq à six li-
__gnes, d’une couleur pâle en dessus, avec une large tache médiane noire sur le corselet et quelques petits points de cette couleur sur les élytres.
On assure que cette espèce est très-nuisible dans le Nord, et qu'elle se trouve en abondance dans les huttes des Lapons, où elle dévore le poisson que les pauvres pécheurs font sécher pour leur nourriture.
Les Pseudomops (Tyrsocera, Burm.) sont aussi de petite taille, mais tous exotiques, la plupart américains ; leurs antennes renflées leur donnent un aspect étrange.
# Les Kakerlacs sont les plus nuisibles des Blattiens,
surtout deux espèces de ce genre. L'une, le Kakerlac orien-* tal (Kakerlac orientalis, Lin.), esttrès-commune souvent dans les cuisines, les boulangeries, etc. ; c’est un insecte | long de vingt-cinq millimètres, entièrement d’un brung foncé , avec des pattes et des dites plus claires, ces dernières ‘ue courtes que l'abdomen, surtout chez les femelles.
L'autre est le Kakerlac américain (Kakerlac ameri-\ cana , Lin.), qui est d’une taille un peu plus considérable, avec les ailes plus longues ; eelle-ci est très-nuisible à bord des navires et dans toutes les colonies. (PI. 13, fig. 3.)
On a décrit une seule espèce du genre Paratrope du haut Brésil. Cet insecte est remarquable par sa forme générale, qui est entièrement celle d’un Lycus.
Les Brachycoles et les Panesthies sont tous cotes et peu nombreux en espèces.
Il en est de même des Polyzostéries, dont toutes les espèces sont apteres.
Chez les Polyphagas les mâles seuls sont ailés. Le type est le Polyphaga d'Égypte (Polyphaga egyptiaca, Lin.), noirâtre, avec le corselet bordé de jaune pâle, desélytres®” très-ridées, ayant des stries transversales, et leur bord interne blanchâtre. On trouve ce Blattite dans l’Europe méridionale , la Barbarie, l'Égypte, les Indes orientales.
Les Blattiens, qui constituent notre deuxièmé groupe, les PHORASPITES , ont un genre de vie bien différent des précédents. Ceux-ci sont d’ailleurs fort peu nombreux , « mais ils ne sont aucunement nuisibles : ils se trouvent sur les végétaux , comme certains coléoptères.
Leur forme est un peu convexe et montre qu’ils ne doivent pas vivre cachés dans des fissures comme les Blattes. En outre, les couleurs vives dont ils sont revêtus annoncent qu’ils fréquentent la lumière.
Deux genres seulement se rattachent à ce groupe.
L'un, celui de Corydia, a pour type une espèce des Indes
Bts (Corydia petiveriana, Lin.) ; l’autre, celui de | Phoraspis, comprend actuellement une quinzaine d'espèces américaines et quelques-unes indiennes.
On trouve ces Blattiens blottis entre les feuilles, qui forment les spathes des mais, des cannes à sucre et des graminées ; mais aussitôt qu'on agite ces végétaux, ils se laissent choir ou s’envolent brusquement pour aller seréfugier dans une autre gerbe.
C’est au moins ce qui a été observé pour les espèces du Brésil et de la Guyane (1).
TROISIÈME TRIBU