‹ Histoire naturelle des insectes, leurs moeurs, leurs métamorphoses et leur classification, ou Traité élémentaire d'entomologieChapitre 62 sur 152 · E HISTOIRE · texte numérisé non relu

E HISTOIRE

ces derniers temps ils ont été rapprochés bé ides par MM. Burmeister et Rambur, On n’a encore décrit que trois espèces de Coniopteryx ; le type du genre, le Coniopteryx lineiformis, est long d'environ troismillimètres, avec des ailes presque de la même longueur, couvertes “R d’une poussière blanchâtre ainsi que la plus grande partie 4 du corps. | e |

On a rencontré cet insecte en France, en Allemagne, en Angleterre, ete., où iln’est pas très-rare pendant l'été. I vole pendant la plus grande chaleur du soleil, et se pose souvent sur les troncs d'arbres. Sa larve est d'un rose rougeâtre,avecunetache noirestr ledos. M. Haliday présume qu'elle mange les feuilles , ce:que M. Burmeister regarde # comme douteux, à cause de la petitesse de ses mâchoires. On la trouve sur les troncs d’arbres.

Les psOcipEs ont été observés depuis longtemps. Le genre Afropos a pour type l’A. frappeur (À. pulsatorius, Lin.), petit insecte long de deux millimètres , d’un gris jaunâtre tacheté de roux ou de brunâtre, principale-" ment sur l'abdomen. Ce Psocide, connu vulgairement sous le nom de Pou, se trouve en abondance dans les collections d'histoire naturelle, dans les Bibliothèques , les vieux papiers, etc. ; il ronge surtout le papier, qu’ildétériore beaucoup. On a cru qu'il produisait un petit bruit à peu près analogue au battement d’une montre, comme les espèces du genre Vrillette (Anobiwm), de l’ordre des Coléoptères ; ce qui lui a fait partager le nom d'Horloge de la mort, et | donner scientifiquement le nom de Pu/satorius. bu

Le genre Psoque ( Psocus) renferme une assez longue série d'espèces, toutes indigènes, car hors de l’Europe on n’a recueilli aucun insecte de ce genre.

Du reste, dans notre pays même, il est pas douteux

Add 2 de

que beaucoup de Psoques n'aient pas encore été remarqués ; es Névroptères échappent facilement, à cause de leur petite taille, et d’ailleurs ils sont toujours difficiles à saisir. … On les trouve sous les écorces, sur-les troncs d'arbres, sur les vieilles murailles, ete. La différence qui existe en-

e les nervures des ailes permet de grouper les espèces dans plusieurs divisions, mais non pas d'en former des genres, comme l’a pensé M. Curtis en établissant le genre Cœcilius.

Le type est le Psoque biponctué ( Psocus bipunctatus, Lin.), long dequatre à cinq millimetres, varié de noir et de jaune, avec les ailes transparentes, pourvues d'une petite tache vers le bord marginal et d’une autre vers le bord opposé ; l’une et l’autre noirâtres ainsi que le stigma. On remarque en outre dans leur étendue quelques nébulosités noirâtres. Ce Psoque est assez commun dans presque toute l'Europe.

Le genre Thyrsophore ( Thyrsophorus) se compose actuellement d'espèces de l'Amérique méridionale. MM. Burmeister et Rambur en ont fait connaître trois.

QUATRIÈME TRIBU

LES PERLIENS.

Les insectes de cette tribu sont remarquables par la conformation de leur bouche, qui rappelle à un haut degré celle des Orthoptères, les mâchoires présentant, comme chez ces derniers, un lobe externe qui n’existe pas chez les autres Névroptères. Leurs palpes sont longs, grèles et composés de cinq articles, les palpes labiaux n’en présentent que trois. Le corps est aplati chez les Perliens et d’égale largeur dans toute son étendue. La tête est plane,

souvent plus large que le thorax, et munie de trois ocelles | disposés en triangle entreles yeux. Les ailes sont fort larges, surtout les postérieures, qui se replient sur elles-mêmes: pendant le repos. L’abdomen est terminé chez plusieurs par deux longs filets articulés. |

Les Perliens se rencontrent au bord des eaux, où ils se: tiennent sur les pierres, sur les bois , les ane etc. Les: femelles portent leurs œufs, qui sont brillants et de cou= leur noire, suspendus à l’extrémité de leur abdomen, dans: une sorte de petit sac.

Pendant les premiers temps de leur vie, cesinsectes demeurent constamment dans l'eau. Les larves des Perliens\ paraissent préférer les eaux courantes aux eaux stagnan-: tes : on les rencontre le plus ordinairement dans les rivières , surtout dans les endroits où ie courant est rapide et où l’eau se brise contre les pierres. Elles marchent trèslentement, en laissant traîner leur ventre sur le sol. Sou-. vent on les voit se fixer sur une pierre à l’aide de leurs: pattes, et y demeurer longtemps en se balançant, sans que! l’on connaisse le but de ce mouvement. Elles sont carnas-| sières; mais si on les prive de nourriture, elles peuvent! vivre encore pendant plusieurs jours. Les Perliens passent! l'hiver à l’état de larve ; c’est seulement au printemps ou en été qu’elles deviennent nymphes après un changement! de peau, et que bientôt après elles subissent leur dernière! transformation. Alors elles quittent leur retraite aquati-: que, et vont sur lerivage se fixer, soit sur une pierre, soit! une plante. Leur peau se dessèche bientôt, et se fend en} dessus. Après quelques efforts, l’insecte parfait en sort, etl abandonne cette dépouille. |

Les larves des Perliens ont des mâchoires et des mandi-| bules acérées. des antennes sétacées , des tarses de deux!

articles, peu distincts, terminés par deux crocnets, et un

} d'autres, au contraire, en sont dépourvues. C'est à M. Pictet que nous devons les premières notions exactes sur les larves des Perliens (1).

On avait cru, et tous les auteurs avaient répété jusque là, d’après une erreur de Réaumur, que ces Névroptères subissaient des métamorphoses complètes, et que leurs larves vivaient dans l'intérieur de fourreaux, comme les

Phryganiens. Cette tribu est peu nombreuse ; on en connaît encore fort peu d'espèces exotiques.

TABLEAU DES DIVISIONS

Page 1