‹ Histoire naturelle des insectes, leurs moeurs, leurs métamorphoses et leur classification, ou Traité élémentaire d'entomologieChapitre 71 sur 152 · URANIENS · texte numérisé non relu

URANIENS

Antennes sétacées, recourbées en dehors, nullement pectinées. Palpes épais, contigus, assez courts , avec le second article presque nu. Corps médiocre. Ailes très-grandes.

PHALÉNIENS.

Antennes sétacées, simples ou pectinées. Palpes très-pelits , presque cylindriques. Trompe très-rudimentaire, souvent membraneuse. Corps grêle.

PYRALIENS.

Antennes sétacées, simples, quelquefois crénelées dans les mâles. Palpes saillants. Trompe assez longue. Corps grêle. Abbomen cylindro-conique.

PREMIERE SECTION

LES ACHALINOPTÈRES.

La dénomination que nous avons appliquée à ce que les anciens auteurs appellent les Lépidoptères Diurnes ou

les Papillons de Jour indique un caractère négatif, il est vrai, mais qui est en opposition avec un caractère qui existe constamment, à très-peu d’exceptions près, dans les Lépidoptères composant la seconde section. | Le mot d’Achalinoptères indique qu’ils sont privés d’un crin ou soie roide à la partie inférieure des secondes ailes, passant dans un anneau des premières ailes, pour les maintenir dans la même position. Les Achalinoptères ont | toujours une trompe assez développée , des antennes plus“ ou moins renflées en massue vers le bout, des ailes très" crandes par rapport à la dimension du corps. | Leurs chenilles en général ne se forment pas de D soyeuse pour se métamorphoser en nymphe; les unes se” À passent un fil au travers du corps pour s'attacher contre des murailles, des feuilles ou des tiges; d'autres se sus-" pendent par l’extrémité postérieure. Les chrysalides des Lépidoptères de cette section ont souvent des couleurs vives, quelquefois métalliques ; elles présentent aussi des” éminences ou des parties anguleuses plus ou moins nombreuses. |

PREMIÈRE TRIBU

LES PAPILIONIENS.

Cette tribu renferme de grandes et belles espèces, dont” les couleurs, très-variées, sont parfois très-vives. Les Papilioniens ont leurs pattes antérieures propres à la marche, aussi bien que les intermédiaires et les postérieures, Leurs chenilles sont allongées, cylindriques, et leurs chrysalides sont attachées en travers du corps par un ou plusieurs fils qui les fixent soit contre des murailles, soit contre des feuilles ou des tiges, Comme chez la plupart des Lépidoptères de la section des Achalinopteres, l’insecte ; arfait

DES

clot peu de temps après n nymphe.

4 pes.

DE LA TRIBU

Famille {. PAPILIONIDES.

Genre {. GRNITHOPTERA. Boisd.

Gre. 2. PAPILLON.

(Papilio, Lin.)

Gre. 3. LEPTOCIRCUS. SWains

Gre. 4. THAIS. Fabr.

Gre. 5. DORITIS. Fabr.

Gre. 6. EURYCUS. Boisd.

Gre. 7, PARNASSIEN. Lalr.

la métamorphose de la chenille

On sépare généralement cette tribu en deux familles, ui ne devraient peut-être être élevées qu'au rang de

TABLEAU DES DIVISIONS

DES PAPILIONIENS.

Ailes postérieures ayant leur bord abdominal replié, ne formant pas de gouttière pour recevoir l'abdomen.

Antennes fort longnes, à massue allongée. Ailes très-grandes, les postérieures dentelées. Abdomen long, presque cylindrique, ayant deux valves ovales dans les mâles.

Antennes assez longues, à massue ar:

quée. Aïles postérieures non plissées, dentelées ou prolongées en forme de queue. Palpes courts.

Antennes assez longues , à massue arquée. Ailes postérieures plissées longitudinalement et terminées insensiblement en une queue très-longue.

Antennes assez courtes, à massue arquée. Ailes dentelées. Palpes droits, très-laineux, dépassant la tête.

Antennes assez courtes, à massue arquée et allongée. Aïles arrondies.

Palpes ne dépassant pas la tête.

Antennes longues, à massue droite, ovoide. Ailes postérieures un peu dentelées. Palpes courts,

Antennes courtes, à massue droite,

ovoide. Ailes arrondies. Palpes dépas-

Fam. 2. PIÉRIDES.

Genre 1. EUTERPE. Boisd.

Gre. 9. LEPTALIS. Boisd.

Gre. 3. riEris. Schrank.

Gre. 4. ipMaIS. Boisd.

Gre. 5. LEUCOPHASIA. S{eph.

Gre. 6. PONTIA. Fabr.

Gre. 7. NATHALIS. Boisd.

Gre. 8. TERIAS. SWains.,

Gre. 9. THESTIAS. Boisd.

Gre. 10. RHODOCERA. Boisd.

sant la tête, et couverts de longs poils.

Ailes postérieures ayant leur bord abdominal aplati, et formant une gout tière pour recevoir l’abdomen.

Antennes assez longues, à massué oblongue, comprimée. Palpes hérissés, à dernier article très-grêle. Ailes larges.

Antennes longues, à massue grêle, allongée. Palpes très-courts, pointus.

Ailes étroites, lancéolées.

Antennes assez longues, à massue comprimée, un peu conique. Palpes:

assez longs, un peu écartés, très-héris-" sés, à dernier article fort grêle. Ailes, arrondies. à Antennes à massue comprimée. Pal-“ pes presque contigus et£ourts. 4 Antennes à massue Comprimée. Pal- à pes assez longs. Ailes étroites, oblon-m gues. Abdomen très-long, et trèsgrêle. | Antennes en massue fusiforme. Palpes ‘| assez longs. Aïles arrondies. Abdomen médiocrement allongé. 3 Antennes courtes, à massue ovalaire, * aplatie. Palpes longs et écartés.

Antennes grêles, à massue COniCo-0va= laire, un peu comprimée. Palpes courts, garnis de poils écailleux; le dernier article très-court, presque nu. À Antennes terminées par une massüew | presque conique et comprimée. Palpes un peu relevés et contigus.

Antennes assez courtes, arquées et en massue allongée. Ailes antérieures formant à leur extrémité un angle plus ou moins aigu. |

Gre. 11. coLias. Fabr. Antennes assez Courtes, grossissant depuis leur milieu, formant une massue allongée. Ailes arrondies.

Gre. 12. rpRIAS. Boisd. Antennes très-longues, renflées insensiblement en massue et tronquées à l'extrémité.

La famille des PAPILIONIDES est assez étendue ; elle comprend le genre Papillon proprement dit ( Papilio), dont les espèces connues s'élèvent déjà à plus de deux cent cinquante. Tous les insectes de ce genre ont une grande | taille ; le prolongement qui existe ordinairement à leurs

| ailes postérieures les a fait nommer les Porte-queues.

Linné les appelle les Chevaliers. Leurs chenilles supportent sur le premier anneau du corps deux tentacules rétractiles.

La nourriture de ces chenilles varie beaucoup, suivant les espèces.

On trouve assez communément dans notre pays deux espèces bien connues, le Papillon Machaon, jaune avec des

. taches noires et sur ses ailes postérieures une rangée de ta-

ches ocellées bleuâtres ; sa chenille, verte avec des taches jaunes, mange surtout les feuilles de la carotte : et le Papilio podalirius, appelé vulgairement /e Flambé, d'un jaune très-pâle, avec les ailes traversées par des bandes uoires, les postérieures ayant des queues très-longues-

Les Ornithoptères ont une taille supérieure à celle des Papillons ; leurs ailes postérieures ne sont pas prolongées en forme de queue : ils habitent seulement les îles des archipels indiens et australasiens (O, priamus. Lin.).

Les deux espèces connues du genre Leplocircus proviennent de Java (L. curius, Swains).

Les Eurycus se trouvent à la Nouvelle-Hollande. Les

Thais, remarquables par leurs ailes délicates, ont des ai" les agréablement colorées de rouge et de noir sur un fond d’un blanc jaunâtre; on les trouve dans le midi de l'Eu-s | rope( 7. Hypsipyle, Fab.; Medesicaste, God.). L

Le genre Doritis (D. Apollina , Ochs. ), qui en est très-\ voisin, se trouve en Orient. à

Les Parnassiens sont propres aux montagnes ; on trouve communément dans les Alpes, l’Apollon ( Parnassius Apollo, Lin.); sa chenille est épaisse, d’un noir velouté, avec des points oranges et des mamelons bleuâtres. À

La famille des PIÉRIDES se lie étroitement avec la. précédente par les Parnassiens. Les Euterpes et les Lep-« talis sont des Piérides américaines dont Les ailes allongées et les couleurs les font ressembler étonnamment aux Héli= conies.

Les Piérides constituent un genre nombreux; plusieurs espèces sont très-communes dans notre pays. La grande Piéride du chou {Pieris brassicæ, Lin.), dont les ailes sont blanches avec une bordure noire, et en outre trois ta- | ches dans les femelles, cause de grands dégâts à l'état de chenille. Celle-ci, tres-poilue, jaunâtre, avec trois bandes noires, se trouve par masses sur les choux. Les Ichneumoniens et Chalcidiens en détruisent heureusement une très-grande quantité. Tout le monde connaît l’Aurore ( Pieris cardamines, Lin.) (pl. 16, fig. 1), dont les ailes antérieures offrent chez le mâle une grande tache aurore, et dont les ailes postérieures dans les deux sexes sont parsemées de taches vertes.

Quelques autres espèces ne sont pas moins communes. Les Idmais sont de petits Lépidoptères jaunâtres habitants de l'Arabie.

Les Leucophasies, également d’assez petite taille, ont des ,

ailes blanches d’une délicatesse extrême ; on trouve communément dans les bois la L. de la moutarde (Leucopha- sia sinapis, Lin.).

Les Ponties, qui en sont très-voisines, se trouvent en | Afrique et aux Indes orientales.

Les Therias, les Nathalis, les Thestias sont tous exotiques et decouleur jaunâtre.

Les Rhodocères se font remarquer entre tous par la forme de leurs ailes. Le Citron (Rhodocera rhamni, Lin.), le mâle d’un jaune citron, la femelle d’un blanc | jaune verdâtre, est commun dans une grande partie de l’Europe; sa chenille, qui vit sur le nerprun, est verdâtre et atténuée aux deux extrémités.

Le genre Colias est nombreux en espèces ; on en trouve plusieurs dans notre pays : le Soufre {Colias hyale, Lin.) , le Souci ( Colias edusa , Lin. ). Les Coliasde la division des Callidryas sont tous exotiques.

Les Iphias ont été trouvés en Chine et aux Indes orientales.

DEUXIÈME TRIBU

LES NYMPHALIENS.

Cette tribu est beaucoup plus étendue que la précédente, et offre en même temps un nombre de types plus considérable. Les espèces exotiques sont extrêmement . nombreuses, tandis que les indigènes le sont peu.

Les Nymphaliens ont leurs pattes antérieures rudimentaires , complétement impropres à la marche. Leurs chenilles, en se transformant en chrysalide, ne s’attachent pas au moyen d'un lien transversal, comme les Papilioniens ; elles se fixent seulement par l'extrémité postérieure,

et la chrysalide demeure ainsi suspendue, la tête en bas.

Les chrysalides où nymphes des Nymphaliens ont sou-. vent des taches métalliques qui ressemblent complétement à de petites plaques d'argent ou d’or.

TABLEAU DES DIVISIONS

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