‹ Histoire naturelle des insectes, leurs moeurs, leurs métamorphoses et leur classification, ou Traité élémentaire d'entomologieChapitre 75 sur 152 · DE LA TRIBU DES HESPÉRIENS · texte numérisé non relu

DE LA TRIBU DES HESPÉRIENS

| Genre 1. EUDAMUS. Boisd. Antennes en massne ovalaire, allongée, formant un coude avec la tige de l’antenne. Palpes épais, hérissés, à dernier article très-petit, pointu.

Gre. 2. pAMPHILA. Fabr. Antennes à massue ovalaire, sans ero-

Stleropes, Boisd.) chet. Palpes à dernier article assez long et grêle.

Gre,. 3. HESPÉRIE. Lin. Antennes à massue ovalaire, ayant

ordinairement un petit crocket à l'extrémité. Palpes très-hérissés de poils roides ; à dernier article trèspetit, pointu.

Gre. 4. sYRICTHUS. Boisd. Antennes en massue forte, oblongue , obtuse, un peu arquée. Palpes à dernier article plus long que dans le genre Hespérie.

Gre. 5. THYMELE. Fabr. Antennes assez grêles, à massue al-

(Thanaos, Boisd.) longée et arquée en dehors.

Les faibles modifications existant entre les divers genres de cette tribu ne permettent pas de les rattacher à | plusieurs groupes.

Les Eudamus sont les Hespériens de la plus grande taille; on en connaît un nombre considérable d'espèces toutes exotiques et surtout très-répandues dans le nou- Veau monde.

Lesautres renferment tous plusieurs espèces indigènes.

Le type du genre, Pamphila ( P. aracinthus, Lin.), désigné vulgairement sous le nom de Hiroir, habite les grandes forêts de notre pays.

Les Hespéries proprement dites ont pour la plupart les“ ailes jaunâtres. L’Hespérie Sylvain (7. Sylvanus, Fabr. }. a les ailes d’un jaune fauve, avec plusieurs taches jaunes pâles, une isolée et les autres en séries transversales. Cet insecte est commun dans toute l’Europe. Le type du genre Syrichte{S. malvæ, Hubn.) est commun dans toute l'Eusi | rope, vit sur lesmauves dans son premier état; pour sem transformer en chrysalide, cette chenille réunit des E feuilles en une sorte de paquet ovalaire, au milieu duquel elle subit sa transformatien.

Les Tanaos sont très-voisins des précédents ; le typeest" le Tanaos tages, Lin., très-commun dans toute l'Europe

CINQUIÈME TRIBU

LES CYDIMONIENS.

Les insectes de cette tribu, par la forme de leurs ailes et par leur grand développement, ressemblent aux Papilionides ; mais leurs antennes grêles, plus grêles que chez les Hespériens, les rapprochent de ces derniers, et établissent | entre eux et les tribus suivantes un lien direct. Les che= nilles des Cydimoniens sont épaisses et atténuées aux deux" extrémités ; elles ressemblent considérablement à celles y des Hespériens, et, comme celles-ci, elles se filent entreles feuilles une coque à réseau lâche.

Ces Lépidoptères ont un petit nombre de représentants, propres à l'Amérique méridionale et aux archipels du grand} Océan pacifique. Pendant longtemps on lesconfondit, sous la dénomination d'Uranies, avec des insectes tres-semblas" bles sous le rapport de l'aspect général, mais très-différentsh sous celui des caractères ; c’est seulement depuis quelques années que la distinction a été bien établie.

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