‹ Histoire naturelle des insectes, leurs moeurs, leurs métamorphoses et leur classification, ou Traité élémentaire d'entomologieChapitre 77 sur 152 · DE LA TRIBU DES CASTNIENS · texte numérisé non relu

DE LA TRIBU DES CASTNIENS

Groupe 1. AGARISTITES. Antennes renflées au delà de leur par. tie moyenne et terminées en pointe.

Genre 1. cocvria. Boisd. Corps très-épais. Antennes terminées" en pointe recourbée en dehors. Palpes* grands , à deuxième article relevé con tre la tête , le dernier long, cylindrique

Gre. 2. AGARISTA. Leach. Corps peu épais. Antennes légèrement renflées et recourbées à l’extrémité Palpes longs, aplatis, avec le dernier 4 article grêle. Ailes arrondies. \

Gre. 3. corRoNIS. ZLatr. Corps peu épais. Antennes droites. Ai-" les postérieures pourvues d’un petits prolongement caudiforme. #

. CASTNITES. Antennes fortement renflées vers

Gpe. 2 : l'extrémité et terminées par un petit crochet. ñ Genre {. cAsrnia. Fabr. Antennes renflées en une grosse Mas

sue, et terminées par un petit Cro« chet soyeux. Palpes ne dépassant pas 4 le bord du chaperon.

Gre. 2. HECATESIA. Boisd. Antennes hérissées, en massue fusi- És forme très-épaisse. Palpes très-velus À ne dépassant pas le bord du chaperon, Ailes antérieures un peu bombées , et 1 comme voñtées près de leur bord an" térieur. ; Gre. 3. æcocera. Latr. Antennes fusiformes. Palpes ayant leur second article garni d’un faisceau de poils, avancé en forme de bec. #

Les AGARISTITES ont pour genre principal les Agaristes, dont le nombre d’espèces connues est assez considé-. rable. Ce sont des Lépidoptères de taille moyenne, géné-" é

alementnoirâtres, avecdes taches rouges, jaunes, etc., sur eurs ailes. Ils habitent principalement les Indes or fentes es et POcéanie; on en trouve aussi quelques-uns dans le ud de l'Afrique. La chenille d’une Agariste de la Nouelle-Hollande (4. Glycinæ), observée par Lewis, est trèselue ; son cocon est allongé et attaché aux tiges comme eux de nos Zygènes.

Le genre Cocytia (C. Durvillei, Bd.) est établi sur une elle espèce découverte à la côte de Guinée. Le type du enre Coronis habite le Brésil (C. Leachii, God.).

Les CASTNITES ne sont guère plus nombreux que les précédents.

| Les Castnies sont de grands et beaux Lépidoptères qu'on rencontre seulement dans les régions intertropicales du globe.

Le type du genre Hecatesia ( H. fenestrata, Boisd.) se trouve à la Nouvelle-Hollande.

Le type du genre Ægocère (Æ. Venulia, Cram.) n’est pas rare dans l’île de Madagascar.

SEPTIÈME TRIBU

LES SÉSIENS.

Les Sésiens sont de singuliers Lépidoptères, à abdomen allongé, souvent terminé par une brosse de poils, au moins dans les mâles; à ailes étroites, plus ou moins transparentes et dépourvues d'écailles. Leur ressemblance avec certains Hyménoptères est tres-grande; ce qui a valu à un grand nombre d'espèces des noms qui rappellent cette ressemblance, comme ceux de Vespiformis, Crabroniformis, Apiformis, elc.

Les Sésiens ont des antennes épaisses et souvent cre-

leil, autour des troncs d'arbres, se posant rarement sur les fleurs. Leurs chenilles vivent dans l’intérieur des arbress elles ont la forme de vers mous, cylindriques et décolo-« rés, comme toutes les larves vivant dans l’obscurité. Di. vers arbres sont attaqués par ces Lépidoptères, selon leurs: 3 espèces, et souvent ils sont très-endommagés. Les larves des Sésiens se construisent une coque dans l’intérieur des tiges mêmes, formée de parcelles et de détritus de boiss elles subissent alors dans ce cocon leur transformation en. nymphe. Cette dernière est munie sur chaque anneau de l'abdomen d’une rangée de petites épines recourbées, qui l’aident à sortir de son cocon, et même en partie de la tige, au moment de l’éclosion du Papillon. ;

Cette tribu est très-peu considérable, et les espèces européennes sont encore presque les seules connues.

Par leurs métamor phoses et leurs habitudes, les Sésiens ont des rapports avec les Hépialides ; mais l’ensemble. de leurs caractères ne permet pas de les rapprocher de cette famille.

Page 1