‹ Histoire naturelle des insectes, leurs moeurs, leurs métamorphoses et leur classification, ou Traité élémentaire d'entomologieChapitre 79 sur 152 · SYNTOMIS. Illig · texte numérisé non relu

SYNTOMIS. Illig

Antennes bipectinées dans les mâles, simplement pectinées ou ciliées dans les femelles.

Antennes à double rang de dents allongées. Aïles étroites, allongées.

Antennes renflées en massue, pectinées dans les mâles, simplement dentées dans les femelles. Ailes assez larges.

Antennes terminées en pointe. Ailes

larges. Corps grêle.

Antennes renflées en massue à l’extrémité et courbées. Ailes étroites ; les postérieures courtes.

Antennes moniliformes, un peu épaissies au milieu. Corps large, un peu déprimé.

Antennes grêles, presque fusiformes.

Corps cylindrique.

DES INSECTES. 359 Gre. 3. 2YGÈNE. Fabr. Antennes fortes , renflées en une massue très-épaisse etarquée. Corps cylin-

drique.

Le groupe des PRoCRITES compte peu d'indigènes. Le genre Glaucopis est composé d'un grand nombre d’espèces “qui habitent les régions équatoriales.

Le genre Procris renferme seulement quelques espèces européennes , dont le type, le Procris de la statice (Procris statices, Lin.), d'un beau vert brillant, avec les ailes postérieures d'un griscendré, est commun dans notre pays. Le Procride de la vigne ( P. vitis.), entièrement noirâtre, est parfois très-nuisible dans les vignobles, à son état de

chenille (1).

Le genre Heterogynis est fondé sur des espèces découvertes récemment dans le midi de l'Espagne, dont les fe-

-melles demeurent privées d'ailes, et très-semblables à leurs chenilles (2).

- Le groupe des ZYGÉNITES a pour genre principal celui de Zygena, dont on connaît une longue série d’espèces ; la plus commune dans notre pays, le type du genre, la

/y gène de la filipendule (Z, filipendulæ , Lin.) (pl. 17,

Mig. 1), est très-abondante pendant tout l'été. Ses ailes antérieures, d’un bleu d’acier, sont ornées de six taches d’un

beau rouge carminé ; ses ailes postérieures sont de cette

dernière nuance, avec une bordure d'un bleu noirâtre.

La chenille est d’un jaune verdâtre, et marquée de quatre rangées de taches noires ; elle vit sur des légumineuses.

Les Syntomis, particulièrement répandus en Afrique, ont un seul représentant européen (S. phegea, Lin.); il

‘ Voyez Audouin, Histoire des Insectes de la Vigne. ? Voyez Rambur, Faune de l’ Andalousie.

“n’est pas rare dans la France méridionale. Le genre Psychotoe est établi sur une espèce du Bengale (2. Duvauceli, Boisd.). |

NEUVIÈME TRIBU

LES SPHINGIENS.

Les Sphingiens sont les Lépidoptères les plus robustes ;. leur corps est d’une épaisseur considérable; leurs ailes, assez étroites, sont parcourues par de fortes nervures, et leur partie membraneuse est plus épaisse que chez les autres insectes de cet ordre. Aussi ont-ils un vol puissant, et rapide; souvent ils planent au-dessus des fleurs ; leur! trompe, extrêmement longue chez beaucoup d’entre eux, leur permet de puiser dans le nectaire des fleurs sans se. poser. Les antennes de ces Lépidoptères sont des plusremarquables, par leur forme prismatique ou fusiforme, et, par leur épaisseur ; elles sont en général terminées par un petit filet, quelquefois garni de soies.

Les chediltes des Sphingiens sont très-massives, ayant! ordinairement une tête plus ou moins conique, et l’a-b vant-dernier anneau de leur corps muni d’une corne cau-#: dale. Lorsqu'on les touche elles redressent la partie anrieure de leur corps d’une manière menaçante; cette: attitude, rappelant un peu celle du sphinx de la fable , leur! a valu cette dénomination. Elles se métamorphosent dans! la terre. Les chrysalides sont oblongues; dans quelques! espèces où la trompe est fort longue, elle est déjà trèsdistincte et en partie détachée du corps. Quelques-unes cependant se forment avec des feuilles un cocon à la! surface de la terre, au pied des arbres.

Les Sphingiens évnetaont une tribu des plus naturel-

les ; elle est parfaitement limitée, et les divers genres qui la composent n’offrententre eux quede faibles modifications.

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