A1{ HISTOIRE
moins. Les mâles dans cette tribu sont encore très-peur connus; on à regardé comme tels des individus un peu plus petits et moins gonflés que les femelles, mais du reste très-semblables.
Cependant , presque tous les auteurs depuis Linné ont regardé comme des mâles de Cocciniens de très-petits insectes privés de bec et n'ayant que deux ailes : quelques genres établis dans cette tribu ont été caractérisés d’a-w près ces prétendus mâles ; mais, dans ces dernières an-" nées, des observations faites par M. Costa tendent à établir que ce sont de petits Diptères parasites sur les Cochenilles, et dont les larves vivent dans le corps de ces dernières, et finissent par les faire périr. |
En présence de faits encore si peu constatés, nous nous * abstiendrons d'adopter ces quelques genres établis dans « cette tribu ; nous nous bornerons au genre Cochenille proprement dit (Coccus).
Tout le monde connaît la Cochenille; on sait qu’on en obtient une belle couleur rouge cramoisi, employée pour la peinture et pour les teintures. Cn connaît plusieurs espèces de ce genre.
La Cochenille fine (Coccus cacti, Lin.) est désignée aussi sous le nom de Cochenille d'Honduras. Elle est originaire ! au Mexique, dont elle fait une des principales richesses, C’est un insecte globuleux comme un pois, terminé en arrière par deux petits filets, très-courts. Pour nourrir cet insecte on cultive des champs immense de nopals { Opunlia coccinillifera), et les nègres en font la récolte à des époques fixées. Cet insecte sécrète une matière cotonneuse, mais peu abondante; il paraît seulement comme poudre.
Pendant longtemps la Cochenille fine fut élevée seulement au Mexlque ; peu à peu on étendit sa culture dans
d’autres parties de l'Amérique, ensuite dans le midi de l’Europe, puis aux îles Canaries et en Algérie.
La Cochenille sylvestre ( Coccus sylvestris, Blanch. }, très-voisine de la précédente, se recouvre d’une matière cotonneuse très-abondante. La couleur qu’elle fournit est | moins belle que celle de la Cochenille fine. | La Cochenille de Pologne | Coccus polonicus, Lin.), ré- | pandue dans une grande partie du nord de l’Europe, consti- | tuait pour la Pologne une industrie considérable avant l’in- | troduction de la Cochenille fine en Europe. On en a fait le type d’un nouveau genre, nommé Porphyrophora ; | elle vit sur les racines du scleranthus perennis.
On a établi avec la Cochenille du chéne vert ( Coccus ilicis) et quelques autres le genre Lecanium. Cet insecte, d’une couleur violacée, servait autrefois pour les teintures en cramoisi (1).
DEUXIÈME TRIBU
LES APHIDIENS.
Ces Hémiptères constituent un petite tribu dont les
genres sont peu nombreux. Les Aphidiens sont de très-
. petits insectes, souvent fort nuisibles aux végétaux. Les
différences d’habitudes existant entre les familles de cette
tribu nous obligent de renvoyer l'histoire de ces diverses familles à chacune d’elles séparément. |
TABLEAU DES DIVISIONS