‹ Histoire naturelle des insectes, leurs moeurs, leurs métamorphoses et leur classification, ou Traité élémentaire d'entomologieChapitre 98 sur 152 · PeNTHiconEs Blanch. Front arrondi, à bord relevé. Élytres · texte numérisé non relu

PeNTHiconEs Blanch. Front arrondi, à bord relevé. Élytres

(4phcæna Guer.) réticulées,.

Gre. 7. PYROPS. Spinol. Front prolongé en une sorte de tube ( Hotinus, Am. et Serv.; allongé. Elytres réticulées. Omalocephala, Spin., etc.)

Gre. 8. FULGORA. Lin. Front prolongé en une sorte de vessie aussi large que la tête. Elvtres réticulées.

La famille des cERCOPIDES est très-étendue.

Les Typhlocybes sont de petits insectes, vivant spécialement sur diverses plantes : le T. de l’orme { 7. wlmi, in.), le T. de l’ortie (7. wrticæ, Fabr. ), etc.

Le type du genre Eurymela est de la Nouvelle-Hollande (C. fenestrata, Lep. et Serv. ).

Les Æthalions sont américains { Æ.reliculatum, Lin. ). Les genres Sélénocéphale, Acocéphale, Paropia, Eupe Hix, sont surtout répandus en Europe.

Les Célidies, Gypones, Scaris, habitent l'Amérique. Le type du genre Ledra ( L. aurita, Lin.) (pl 19, fig. 5) habite notre pays; il vit sur le chène, le coudrier, ete.

Le type du genre Penthimia (P. afra, Fabr.), petit insecte noir, plus ou moins varie de rouge, est nuisible à la vigne. .

Les Tettigonies forment un genre considérable. Ces hé- mipteres sont allongés, de forme élégante et de couleurs très-variées; ils sont surtout abondants en Amérique ; ce-

pendant le type du genre , la Tettigonie verte ( T. viridis), se trouve dans notre pays (pl 19, fig. 6).

Les Aphrophores ont des nuances grisâtres plus ou moins variées ; l'A. écumante (4. spumaria, Lin.) vit sur les saules ; elle sécrète une sorte d’écume blanche, surtout durant son état de larve.

Les Cercopis proprement dits sont abondants en espè-

ees ; le Cercope ensanglanté (C.sanguinolenta, Lin.), noir, 86,

avec trois taches rouges sur chaque élytre, n’est pas rareñ en Europe. |

Les MEMBRACIDES se font remarquer par la forme de 1 leur prothorax , par ses épines et ses dilatations. La plu-\ part habitent le nouveau monde. Beaucoup d’entre eux ont" la faculté de sauter. |

Le genre Centrote a pour type une espèce commune en Europe ( C. cornutus, Lin.), petit insecte d’un gris brunâtre, commun sur les plantes dans les endroits humides.

Les Combophores et Hétéronotes, tous de l'Amérique: méridionale, ont un corselet renflé en vessie. |

Chez les Smilies il est plus grand et vésiculeux dans toute son étendue (S. inflata, Fabr.).

Les Bocydies (pl. 19, fig. 3) sont bien reconnaissables: à leur corselet (B AE LE Stoll. ). À

Les Membracides se font remarquer par leur corselets comprimé , très-élevé, foliacé. Ces Hémiptères, tous américains , sont généralement noirs, tachetés de jaune et des rouge (pl. 49, fig. 4) (M. foliata, Fabr.).

Les FULGORIDES peuvent être divisés en plusieurs groupes.

Celui des TETTIGOMÉTRITES renferme le seul genres Tettigometra, dont on connaît seulement quelques espèces européennes. |

Les ISSITES sont peu nombreux. Ils se font remarquer” par des élytres larges , comme voütées. |

Le type du genre Issus (Z. coleoptratus, Fabr.) n’est pas rare dans notre pays.

Les Eurybrachis sontexotiques(Æ£. {omentosa, Fabr. ).

Les DERBITES, en général fort rares, sont de petite taille” et toutes étrangères à l'Europe.

Les DELPHACITES, également de petite dimension, ont”

es représentauts en Europe. Ils vivent dans les endroits aumides, principalement sur des joncées.

Les cix1ITES ne sont pas non plus très-abondants.

Les espèces, assez petites, du genre Cixie ont été reueillies surtout en Europe C. nervosa, Lin. , etc.

Le type du genre Pseudophana, P. europæa, Lin., entièrement d’un vert tendre, habite la France méridionale.

Les FULGORITES sont tous exotiques et les plus grands de la famille.

Les Ricanies, et surtout les Flates ( #. phalænodes, Fabr.}, ont des ailes larges, qui les font ressembler à des Papillons.

Les Phœnax et les Lystra sécrètent, par la partie posté- rieure de leur corps, une matière blanche cireuse, qu’on emploie aux Indes orientales et en Chine, mêlée avec de

l'huile, au lieu et place de la véritable cire.

Les Fulgores proprement dits ont la tête prolongée en un renflement vésiculeux très-considérable. Le Fulgore portelanterne ( #. laternaria, Lin.), letype du genre, n’est pas rare à la Guyane. Quelques voyageurs assurent que ce prolongement vésiculeux de la tête est le siége d’une lumière phosphorescente très-vive; mais d’autres nient le fait.

QUATRIÈME TRIBU

LES CICADIENS.

L'histoire de cette tribu est l’histoire d’un seul genre, car nous regardons seulement comme des coupes division paires, une série de genres établis récemment aux dépens du grand genre Cigale ( Cicada) (1).

(1). Foy. Amyot et Serville, Insectes ,Hémiptères. I faut peut-être en excepter le genre Hemidyctia, et quelques autres, que nous ne connaissons pas suffisamment.

Ces Hémiptères, très-semblables aux Fulgoriens d’après! l’ensemble de leurs caractères, en diffèrent bien notable ment par la présence d’un appareil de stridulation trèscompliqué. Cet appareil, situé à la base de l'abdomen, existe seulement chezles mâles ; il consisteen deux cavités,

recouvertes chacune par une plaque cartilagineuse en.

forme de volet. A l’intérieur, ces deux loges, séparées par

une cloison écailleuse de forme triangulaire, offrent en” avant une membrane plissée, et au-dessous une membrane mince et transparente connue sous le nom de miroir. On

distingue encore de chaque côté une membrane plissée,

qu’on appelle la {ymbale. Les muscles, se contractant et «

se dilatant avec force et rapidité, frappent sur les tymbales et produisent des sons pénétrants. |

Le chant des Cigales, regardé comme mélodieux par les poëtes grecs, n’est en réalité qu’une stridulation rauque , monotone , insupportable. Elles se tiennent sur des arbrisseaux exposés à la plus grande ardeur du soleil ; on les rencontre seulement dans les parties chaudes du globe; on les trouve dans le midi de l’Europe, mais jamais au nord.

Les femelles ont une tarière composée de trois pièces écailleuses, qui leur sert à entamer les tiges de bois mort pour y déposer leurs œufs. Les jeunes larves qui en naïissent quittent bientôt cette première demeure, et vont se réfugier au pied des arbres, où elles croissent et se métamorphosent en nymphes (pl. 19, fig. 2). L’insecte parfait abandonne la dépouille de la nymphe, qui est assez solide pour conserver sa forme après que l’insecte s’est, échappé.

Les Cigales, très-nombreuses en espèces, ont souvent de belles couleurs ; beaucoup d’entre elles cependant ont les ailes diaphanes ; tél est entre autres le type du genre, la

igale plébéienne ( Cicada plebeia, Seop. ) (pl. 19, fig. r), mmune dans le midi de la France.

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