‹ Histoire naturelle des insectesChapitre 130 sur 435 · S. FLAVICOLLE. — Scathopse flavicollis, Meig. n · texte numérisé non relu

S. FLAVICOLLE. — Scathopse flavicollis, Meig. n

Long. 1 lig. Ferrugineux. Front noir, Antennes brunes , à base jaune. Abdomen noir en dessus. Nervures des ailes jaunes.

Rare , aux environs de Paris et en Allemagne.

DES DIPTÈKES. 183

2*. nivision. BRACHOCÈRES.

BRACHOCERA, Nob.

Caractères. Corps ordinairement assez large et peu allongé. Tête ordinairement hémisphérique, de la largeur du thorax. Trompe tantôt longue, menue, saillante, coriacée ; tantôt courte, épaisse, charnue, et retirée dans la bouche; suçoir de six, quatre ou deux soies ; palpes d’un ou de deux articles. Antennes courtes, de trois articles au plus; troisième ordinairement accompagné d'un style. Thorax peu convexe. Abdomen souvent assez large. Pieds ordinairement de longueur médiocre. Ailes le plus souvent assez larges ; cellules basilaires assez courtes.

À. Suçoir de six soies /. Palpes ovales et relevés g', coniques et couchés ©, adhérens à la base des soies maxillaires. Troisième article des antennes annelé.

1". Subdivision. HExXACHŒTES.

AA. Sucoir de quatre soies. Palpes ordinairement adhérens à la base des soies maxillaires. Troisième article des antennes ou annelé, ou simple, à style ordinairement terminal. Assez souvent trois pelotes aux tarses. Ordinairement quatre ou cinq cellules postérieures aux ailes.

2°. Subdivision. ‘TÉTRACHOŒTES,

AAA. Sucçoir de deux soies. Palpes insérés sur la base de ia trompe. Troisième article des antennes

simple, à style dorsal. Deux pelotes aux tarses. Trois cellules postérieures aux ailes.

3e. Subdivision. Drcnoœres.

Les Brachocères, dont le nom exprime la brièveté des antennes comparée à la longueur de celles des Némocères, forment la seconde division principale de cet ordre, celle qui en comprend la pluralité.

Ils présentent généralement une modification trèsconsidérable dans le type des Diptères, et d’un rang supérieur à celles qui caractérisent ordinairement les familles naturelles des autres ordres, Ils sont en quelque sorte aux Némocères ce que les Gicadaires, par exemple, sont aux Cimicides. Leur organisation est généralement inférieure à celles des précédens, et elleindique un degré de décroissance dans la série que forme les Diptères. Cette infériorité se manifeste particulièrement dans les palpes et lesantennes.Les premiers, composés dans les Némocèëres de quatre ou cinq articles mobiles, ne le sont dans les Brachocères que d’un ou de deux, sans mouvement connu, et ils paraissent remplir fort imparfaitement la destination générale de cet organe. Les antennes, si développées dans la division précédente, n'offrent dans celle-ci que trois articles, dont les deux premiers ne sont même qu'une base souvent très-courte du troisième. Il existe encore de l’infériorité dans l’organisation des larves des Brachocères ; la tête en est le plus souvent charnue comme le corps, tandis que dans les Némocères elle est de substance cornée, et que la bouche est plus développée. Indépendamment de ces différences dans Îles degrés de composition , les Brachoctres se distinguent des précédens par le corps souvent

DES DIPTÈRES. 189 large , la tête grande, les pieds moins grêles, et les ailes plus courtes , à cellules basilaires moins allongées.

Ces Diptères forment, comme la division précédente , une suite de groupes très-diversifiés dans lesquels l’organisation se montre plus ou moins compliquée. Nous les classons dans trois subdivisions principales, dont les dénominations dérivent du nombre des soies renfermées dans la trompe; mais qui, outre ce caractère, se distinguent entre elles par des différences analogues au degré de composition de cet organe.

Les /exachætes joignent à la puissance que leur donne cette arme si souvent teinte de sang, la srandeur et la vigueur du corps; des antennes dont le troisième article , divisé en plusieurs seomens annulaires , indique une supériorité de perception , et en même temps une espèce de transition qui les lie aux Némocères ; les tarses munis de trois pelotes ; les ailes offrant toujours deux cellules sous-marginales et cinq postérieures , c'est-à-dire le plus grand degré de complication.

Les Tétrachætes , qui manquent des soies mandibulaires, ont ordinairement le troisième article des antennes simple, deux pelotes aux tarses, et les cellules postérieures des ailes se réduisent assez souvent à quatre. Îls sont encore caractérisés par un style ordinairement apical aux antennes , assez souvent composé de trois articles, qui semblent quelquefois être un complément oblitéré de ces mêmes organes.

Dans les Dicheætes , les soies maxillaires disparaissent, ainsi que les mandibulaires , et il ne reste que la lèvre supérieure et la langue. Les palpes qui adhé-

raient à la base des mâchoires se retrouvent sur le support de la trompe. Le troisième article des antennes, le plus souvent patelliforme, porte un style dorsal quine parait plus qu’un simple appendice. Les ailes n'offrent plus qu'une seule cellule sous-marginale et deux ou trois postérieures ; la grandeur du corps décroît de même, et la série se termine parles Diptères réduits au Cernier degré d’exiguité et de faiblesse.

me. Supnivisiox. HEXACHŒTES. — Hexachœta, Nob.

3°. Fame. TABANIENS, T'ABANIT, ILat., Meig.

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