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CC. Tête de grandeur ordinaire, à peu près hémisphérique

F. Trompe dirigée sous le corps,

Ge. Trisu. NÉMESTERINIDES.

FF. Trompe dirigée en avant.

G. ‘Trompe longue, antennes rapprochées.

7e. Trisu. BOMBYL'ERS.

GG. Trompe ordinairement courte et cachée. Antennes ordinairement distantes.

8°. Trisu. ANTHRACIENS

M. Latreille, dans ses familles naturelles, à institué celle des Tanystomes, en y comprenant tous les Diptères dont la trompe saillante renferme quatre ou six soies. Nous croyons devoir la réduire, d’après la sienification du nom, à ceux qui ont la trompe plus ou moins allongée et coriace, à lèvres peu distinctes. Nous en séparons donc les Hexachætes et la famille que nous composons de tous les T'étraciætes à trompe

courte, membraneuse, à lèvres épaisses , et à laquelle nous donnerons le nom de Brachystomes. Outre Île caractère que présente la trompe, nos Tanystomes se distinguent des autres Tétrachætes par les antennes, dont le troisième article est sans divisions et à style terminal, et par les ailes à deux ceilules sous-marginales et quatre ou cinq postérieures. Formant une série nombreuse de tribus très - diversifiées de conformations et d'instincts, ils se lient plus ou moins aux familles voisines. Les Mydasiens, que nous y avons compris à cause de leur aflinité avec les Asi- Jiques, se rapprochent des Notacanthes, comme les Anthraciens des premiers Brachystomes. Les tribus s'unissent également entre elles et forment d’autres anneaux à la chaîne des êtres : aux Asiliques, dont l’organisation est forte et l'instinct sanguinaire , succèdent les Hybotides et les Empides, qui offrent ces qualités dans un degré inférieur; de ceux-ci, par l'intermédiaire des Vésicuieux et des Némestrinides, on arrive aux Bombyliers et aux Anthraciens, qui ne prennent plus que le suc des fleurs.

La forme du corps et les divers organes présentent un grand nombre de modifications. La tête, le plus souvent hémisphérique et de Ia largeur du thorax, est petite et globuleuse dans les Empides et les Hybotides ; elle se réduit à des dimensions extrêmement exiguës dans les Vésiculeux. Le thorax s'élève en bosse dans ces mêmes tribus. L’abdomen est déprimé dans les Bombyliers et les Anthraciens ; il s’allonge et prend une forme conique dans les Asiliques et les Empides. La trompe, très-variable dans les dimenorand nom-

bre, en dessous dans les Empides, en arrière dans

sions, se dirige en avant dans le plus

les Vésiculeux et les Némestrinides. Les antennes, par la diversité de leurs formes, de leur insertion et du nombre apparent de leurs articles, fournissent des caractères à tous les senres. Les ailes sont tantôt couchées, tantôt fort écartées ; leurs nervures, fidèles auxiliaires des antennes dans la classification, se modifient dans la même proportion. Elles sont en apparence fort anomales dans les Mydasiens et les Némestrinides. Enfin les pieds présentent aussi quelques variations. Ils sont robustes, hérissés de pointes dans les Asiliques ct dans les Empides, faibles et menus dans les Bombyliers et les Anthraciens ; les tarses sont munis de trois pelotes dans les Némestrinides et les Vésiculeux.

Les modifications dans les mœurs sont analogues à celles des organes. La guerre est l'instinct des premières tribus ; les dernières vivent au sein des fleurs. Quelques espèces se réunissent en troupes nombreuses dans les airs. Les larves sont peu connues; celles des Asiliques, les seules qui aient été observées, on£ Ja tête écailleuse et vivent dans la terre.

1e, Trisu. MY DASIENS.— Wydasii, Lat.

Caractères. Trompe ordinairement courte; lèvres terminales, irianguiaires, comprimées ; palpes trèspetits, subulés. Face convexe, couverte de longues soies. Front enfoncé. Antennes ordinairement beaucoup plus longues que la tête, de cinq articles dis: tincts; troisième très-long ; quatrième moins long ; cinquième en massue, excavé à l'extrémité. Point d’oceli:s. Guisses postérieures fortes, ordinairement garnies de petites pointes. Cellule médiastine des aï-

les assez large; marginale fermée ainsi que les sousmarginales ; deuxième appeudiculée à sa base; quatre postérieures ; troisième fermée.

A. Trompe longue et saillante.

1°. Genre. CÉPHALOCÈRE.

AA. Trompe courte.

2°, Genre. Mypas.

Les Mydasiens, que je réduis à ces deux genres, sont les Piptères les plus remarquables de l’ordre entier par leur taille et en même temps par l'ambicuité de leur conformation. Sous ce dernier rapport, quelle que soit la place qu’on leur assigne dans la classification, ils y semblent étrangers, et tout ce qui résulte d’une première investigation, c’est qu'ils sont à la tête de l’une des principales familles des Brachocères, soit des Notachantes, soit des Tanystomes, en restant fort éloignés de toutes les tribus de l’une ou de l’autre. À ne considérer que les antennes composées de cinq articles, il semble qu’elles aient de l’analogie avec celles des Notacanthes, où la troisième est subdivisée en plusieurs segmens, et que Îles Mydasiens appartiennent à cette famille; mais les tarses, munis de deux pelotes seulement, l'absence des pointes de l’écusson et tout le facies, réprouvent cette espèce d'afhliation. Si nous comparons ces iptères aux Tanystomes , et particulièrement aux Asiliques, nous trouvons des rapports dans la forme du corps; la tête est également déprimée, le front creusé, la face barbue; mais la

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trompe et les antennes semblent n’offrir aucune analogie , et ce rapprochement ne paraît pas plus heureux que le premier. Cependant nous nous persuadons que les Mydasiens sont réellement voisins des Asiliques, et que, dans l’ordre naturel, ils commencent la série des Tanystomes. Leurs antennes, composées de cinq articles, se rapportent, suivant nous, au même type que celles des Asiliques, dont les trois articles ordinaires sont suivis de deux autres qui sont considérés comme le style, mais dont la forme, particulièrement dans le genre Dioctrie, indique plutôt un quatrième et un cinquième article; de sorte que, considérées de cette manière, les antennes des Mydasiens et des Asiliques sont formées des mêmes parties intégrantes, et ne diffèrent que par les proportions. Quant à la trompe, elle est terminée par deux lèvres épaisses dans les premiers, elle en semble dépourvue dans les seconds; mais cette différence n’est également que dans la forme; car les lèvres existent réellement aussi dans les Asiliques.

Les Mydasiens présentent encore une anomalie apparente sous le rapport des nervures des ailes ; mais un peu d'attention fait reconnaître les cellules ordinaires, la plupart fermées à leurs extrémités ; cependant il n’y en a que quatre postérieures au lieu de cinq que nous trouvons dans les familles supérieures des Brachocères.

Ces Diptères vivent de proie; ils font la guerre aux autres insectes; ils les attaquent avec violence, même les plus redoutables, les saisissent au vol, les serrent de leurs pieds robustes et en font leur pâture. Ges habitudes de brigandage sont un der-

DES DIPTÈRES. 273 nier trait de ressemblance qui nous démontre leur afinité avec les Asiliques.

Parmi le petit nombre d'espèces connues une seule a été trouvée en Europe, dans le Portugal, par le comte de Hoffmansess ; une autre a été observée en Égypte ; d’autres au cap de Bonne-Espérance et dans l'Amérique méridionale. Leurs larves sont inconnues.

1, Genre. CEPHALOCÈRE. — CÆPHALOCERA, Lat. Reg. anim.

Caractères. Trompe en forme de siphon, longue et avancée.

ErymoLoaie : Cephalocera, antennes en forme de tête.

1. C. LoncrrosTRE.— Cephalocera longirostris.—Mydas id. Wied. Auss. Zweif. Suppl. n°. 36.

Long, 6 = lig. Noir. Face et front à poils blancs; le premier à proéminence rougeûtre. Antennes à massue fauve. Thorax à deux bandes et bords latéraux jaunâtres ; les angles et le bord postérieur rougeâtres ; métathorax jaune. Abdomen très-grêle , à incisions blanches @, large à incisions jaunes 9. Pieds james; cuisses postérieures à partie supérieure noire. Bord extérieur des ailes à bande brune, bifide vers l'extrémité.

Du Cap.

2°, GEevre. MYDAS. — MFDAS, Fab., Lat., Meig. — Nemotelus, Degeer.

Caractères. Trompe courte ; lèvres terminales triangulaires , comprimées. (PI. 7, fig. 1.)

ErymoLocir : Le nom de #ydas fait allusion à la longueur des antennes.

À. Antennes longues.

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