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CC. Antennes insérées à la base de la trompe

3e, Genre. PuiLorore,

AA. Point de trompe apparente.

D. Antennes de trois articles distincts.

4°. Genre. ASTOMELLE.

DD. Antennes de deux articles distincts.

E. Antennes insérées au bas de la tête.

5e, Genre. OGcone.

EE. Antennes insérées sur le haut du front

Ge. Genre. AcrocÈRE.

Aucune tribu de Diptèresne nous présente une conformation plus singulière qne les Vésiculeux. La disproportion entre la tête et le corps est telle, que le nom d’Acéphale, qui a été employé pour désigner l’une

des premières espèces observées, exprime l’idée qui se présente d’: bord. La grandeur et élévation du torax relativement à la tête sont excessives, ainsi que l'épaisseur de l'abdomen , qui, par sa transparence, est souvent semblable à une vésicule boursouflée.

Cette bizarrerie de conformation est encore augmen-

tée par d’autres singularilés dans quelques organes. Tandis qu'une partie de la tribu est munie d'une trompe allongée, l’autre en présente une si peu distincte, que parmi les entomologistes qui en ont fail l’investigation, Fabricius est le seul qui lait aperçue et décrite, eu exprimant toutefois du doute sur la réalité de ses observations. Le genre Astomelle doit son nom à la nullité apparente de cet organe. D'un autre côté, les yeux occupent presque toute la tête, ne laissant ni front ni face, et les antennes n'ayant leur insertion qu'au bord de la bouche ou à l'extrémité du vertex, «’où vient le nom de Panops donné à un autre genre.

Cette conformation extraorihinaire offre assez de diversité, quoique la tribu soit peu nombreuse. Outre les mo iifications dont nous avons déjà parlé, il y ena encore, dans le nombre d'articles , dont les antennes sont composées , dans la forme de ces articles et dans la présence ou labsence du style. Les yeux sont tantôt nus et Lantôt couverts de poils. Les nervures des ailes varient beaucoup aussi , non-seulemeut dans chaque genre, mais quelquefois parmi des espèces voisines. Îlrésulte de ces modifications, queles Vésiculeux se divisent en deux sections très-distinctes . surtout par l’organisation dela trompe, et qu'iis sembleraient constituer deux tribus appartenant à des familles très-diflérentes ; cependant l’habitus est teile-

DES DIPTÈRES. 363 ment commun à l’une et à l’autre, qu'il est impossible de les séparer.

Il est difficile de déterminer la place qu'occupent les Vésiculeux dans la série des Diptères, tant leur conformation les éloisne de tous les autres; cependant il nous semble que c’est entre les Empides et les Bombyliers qu'ils se montrent le moins étrangers, surtout si l'on considère les genres Gyrte et Panops, dont la trompe est allongée, comme le lype de la tribu.

Les Vésiculeux vivent du suc des fleurs. Les Cyrtes voltisent à l’entour, sur les coteaux et à l’ardeur du solei!. Ils font entendre un lézer bourdonnement. Les Ogcodes passent leur vie sur les corolles, au voisinase des eaux, et montrent de la lenteur dans leurs mouvemens. Les larves de ces Diptères ne sont pas connue.

1e, GENRE. PANOPS. — PANOPS, Lam., Lat., Wied.

— Lasia, Wied., Lat. Regn. anim.

Caractères. Tête un peu élargie. Trompe plus longue que le corps ; base engaînée dans un demi-tube; palpes petits, filiformes , de deux articles peu distincts. Antennes insérees près de la base de la trompe; les deux premiers articles courts; troisième allongé, comprimé ; point de style. Yeux velus. Guillerons grands. Ailes écartées ; deux cellules sous-marginales ; première très-grande; cinq postérieures ; première fort étroite, longue , fermée ; troisième formée de nervures incomplètes; quatrième fermée; anale grande (PL 9; fig. r ):

ErvuoLocrr : Le nom générique fait allusion à la grandeur des yeux qui semblent former toute la tête.

Les Panops nappartiennent qu'imparfaitement à cette

tribu , et ne se placent convenablement dans aucune autre. La tête est moins petite et insérée moins bas que dans les Vésiculeux proprement dits. Le facies se rapproche de celui des Bombyliers ; la trompe dirigée en arrière et les trois pelotes des tarses leur donnent de Panalogie avec les Némestrinides ; etles cellules des ailes offrent une modification particulière dans laquelle on reconnaît difficilement les nervures normales des familles supérieures.

Nous considérons ce genre comme identique avec celui que M. Wiedemann a établi sous le nom de Zasia , et nous pensons que c’est par inadvertance que ce savant entomolosisteles a non-seulement distingués , mais placés, l’un parmi les Vésiculeux , l'autre parmi les Bombyliers. Les caractères qu'il leur a assignés , etles figures qu'il en a données dans les Diptères exotiques , nous paraissent les mêmes, à l’exception de la trompe , qu'il dit être dirigée en avant dans les Lasia ; mais, comme elle est entièrement conformée comme celle des Panops , je ne doute pas que la direction naturelle ne soit aussi la même, et que les individus de nos collections, qui ont la trompe dirigée en avant, ne laient ainsi que parce que les naturalistes qui les ont récoltés l'ont disposée de cette manière , et comme elle se montre dans l'action. De plus, le Lasia splendens , l'unique espèce de ce genre, ne nous paraît pas différer spécifiquement du Panops flavitarsis ; au moins, il ne s’en distingue que par les pieds entièrement noirs, à genoux jaunes.

Le Cyrtus bipunctatus , de M. Wiedemann , est aussi un

Panops.

A. Point d’ocelles.

1. P. A TaRses sAUNES.—Panops flavitarsis, Wied. Auss. Zeit. no TEE, at splendens > Wied. Auss. Zweif. 2 L SAMI

Long. 5 be. D'un vert bleuâtre. Antennes jaunâtres. Tho-

rax à poils jaunes. Abdomen d’un pourpre violet. Pieds noirs : tarses jaunes. Aiïles jaunûtres , 9.

De l’île Sainte-Catherine.

2. P. pe Baunin. — Panops Baudinii, Lam. Ann. du Mus. d’hist. nat. t. 3, 263.— Lat. Gen. 4, 316. — Wied. Auss. Zweif. no, 2.

Long. 6 lig. Noir, à duvet gris. Troisième article des antennes terminé en pointe. Thorax à deux lignes dorsales enfoncées. Deuxième et troisième segment de l’abdomen à tache jaunâtre de chaque côté. Genoux et extrémité des jambes blanchâtres, Ailes un peu brunâtres.

De la Nouvelie-Hollande.

ÂA. Trois ocelles.

3. P. oceLLiGÈèRE. — Panops ocelliger, Wied, Auss. Zweïf. n°. 3.

Long. 21 4lig. Cuivreux. Antennes noires. T'horax à poils gris Abdomen à poils jaunes. Pieds jaunes; hanches noires. Ailes hyalines æ.

Du Brésil.

2°, GENRE. CYRTE. — CFRTUS, Lat., Meig. — Acrocera , Fab. S. Anitl.

Caractères. Trompe longue. Palpes petits, subulés. Antennes insérées sur le haut du front, de deux articles distincts; le dernier ovale, conique, à style allongé. Yeux velus. Deux cellules sous-marginales aux ailes ; cellule discoïdale; cinq postérieures , la premiere divisée en deux par une nervure transverse (Pl outre

ÉxymoLocie : Cyrtus , bossu.

Dans ce genre, les nervures des ailes en présentent une de plus que dans les Tanystomes où elles sont le plus nom-

breuses , tels que les asiliques : c’est une nervure transverse qui divise la première cellule postérieure en deux.

1. CO. sossu. — Cyrtus gibbosus, Meig. n°. 1, tab. 24, f.3,4.— C. acephalus, Lat. Gen. 4, 317. — Acrocera gibba, Fab, S. Antk n°. 1.

Long. 2-4 lg. Noir. Trompe jaune. Thorax à bande jaune, anguleuse, quelquefois interrompue de chaque côté; éeusson à tache jaune. Segmens de l'abdomen à bande jaune, interrompue au milieu, et anuncie sur les côtés; ventre jaune à taches latérales noires. Pieds jaunes, Ailes un peu brunâtres ; deuxième cellule sous-marginale à pédicule allongé.

Depuis le nord de l’Afrique jusque dans l'intérieur de la

France.

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