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CC. Troisième article des antennes élargi à l'extrémité

2°. Genre. CorsoMYzE.

BB. Tête arrondie antérieurement.

3e. Genre. Exice.

AA. Trompe courte.

D. Deux pelotes aux tarses; ocelles à égale distance.

E. Abdomen large. Antennes distantes.

4e. Genre. AxraRax

EE. Abdomen allongé. Antennes rap prochées.

F. Trois cellules sous-marginales aux ailes

5°, Genre. ToMOMYZE.

FF. Deux cellules sous-marginales aux ailes.

6°. Genre. LOMATIE.

Le

DD. Trois pelotes aux tarses. Ocelle antérieur éloioné des autres.

Cf

7°. Genre. HirMONÈVRE.

Cette tribu a des rapports avec la précédente, et nous avions cru devoir l’y réunir dans l’ouvrage sur les Diptères du nord de la France, à l'exemple de Meigen et Wiedemann. Cependant, en comparant les genres Anthrax et Bombyle, qui sont respectivement les types de l’une et de l’autre, les différences qui les distinguent paraissent d’un ordre supérieur à de simples différences génériques, etlorsque Linnée, dont la plupart des senres devinrent des familles ou destribus, institua Îe troisième Bombyle , il n’y comprit nullement les Anthrax qui restèrent parmi les Mouches, jusqu'à ce que Scopoli les en détachât. En eflet, le facies de ces derniers a un caractère particulier ; la tête presque sphérique, placée à la hauteur du thorax ; la trompe courte et cachée dans la bouche ; le corps beaucoup moins velu; les ailes très-grandes et ordinairement remarquables par leur livrée de deuil , donnent aux Anthrax une physionomie différente de celles des Bombyles. Ils ne s’en distinguent pas moins par la plupart des organes en particulier. Les antennes sont éloignées l’une de l’autre , les yeux séparés dans les deux sexes; la trompe a ses lèvres terminales distinctes, et les palpes sont insérés sur sa base. Par ce dernier caractère , ils diffèrent , ainsi que les Stratiomyces , de sautres Tétrachætes , dont l'insertion des palpes est annexée à la base des soies maxillaires.

Cette organisation des Anthrax est commune à toute la tribu, à peu d’exceptions près, où elle se rap-

proche de celle des Bombyliers. C'est ainsi que les Mulions et les Corsomyzes ont la trompe allongée, et que les Lomaties ont les antennes rapprochées. D'autres modifications affectent les organes , et présentent des caractères génériques. Les yeux , ordinairement ovales, sont réniformes dans les Anthrax ; les oceiles sont à distance très-inégale dans les Hirmonèvres. Ce même genre se distingue des autres par les tarses munis de trois pelotes, et surtout par les nervures des ailes, dont ies marginales s’écartent de manière à occuper la moitié de la surface. Le dernier articie des antennes est tantôt allongé et tantôt fort court. Dans Île plus grand nombre des Anthrax, il prend la figure d’une ciboule ou d’une cornue, dont le long cou ne doit pas être confondu avec Île style qui se manifeste sous la forme d’une pointe peu distincte, ou même d'une petite couronne de poils. Ce genre, fort nombreux en espèces , se divise en plusieurs sections par des caractères qui pourraient bien être considérés comme génériques. Il présente surtout une grande diversité dans les combinaisons du noir et du blanc de ses grandes ailes : ici la ligne qui sépare les deux couleurs est droite, là elle figure des degrés , ailleurs elle est profondément sinuée ; quelquefois la partie obscure présente des points transparens , ou Ïa partie hyaline, des taches ténébreuses. Gette sombre parure, jointe au noir velouté du corps, souvent orné de bandes argentées, donne aux Anthrax une élégance remarquable. Lorsqu'ils se fixent sur les corolles de l’églantier et de l’aubépine pour en ravir les sucs , ils produisent Îe contraste le plus piquant, et ne font pas moins ressortir leur propre beauté que celle de ces aimables fleurs.

Les Anthraciens se trouvent partout, mas bien plus fréquemment dans les contrées méridionales. Les larves ne sont pas encore connues. Suivant M. Latreille, leurs nymphes sont nues, incomplètes, avec les segmens du corps munis de petites pointes.

1, GENRE. MULION. — HULIO, Lat., Meig. — Cytherea, Fab.

Caracières. Tète déprimée. Trompe plus longue que la tête. Troisième article des antennes conique , allongé ; style fort court. Abdomen cylindrique. Deux ou trois cellules sous-marginales aux ailes. ( PI. 10, fig. 1.)

Erymorocre : Latreille a appliqué à ce genre le nom de

Mulio, que les Romains donnaient à une mouche qui tourmentait les mulets.

1. M. oscur. — ulio obscurus , Lat, Gen. 4, 308. — Meig. n°. 1. — Cytherea obseura, Fab, $S. Ant]. n°. 1.

Long. 5 lig. Noirâtre, Face et partie inférieure du front à poils blanes; partie supérieure noire. Thorax à poils noirs en dessus , blanchätres surles côtés. Abdomen à poils ferrugineux ; bords des segmens garni de soies élevées. Aïles d’un brun clair; tiers postérieur hyalin ; trois cellules sous marginales 9.

Baumhauer l’a trouvé dansle midi de la France,

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