‹ Histoire naturelle des insectesChapitre 315 sur 435 · L. caLoPTÈRE. — Lomatia caloptera , Nob · texte numérisé non relu

L. caLoPTÈRE. — Lomatia caloptera , Nob

Long. 6 lig. Noire, à duvet épais. Thorax à deux lignes dorsales testacées , obscures ; côtés bruns. Abdomen bordé de poils épais. Ailes d’un brun noirâtre, à reflets violets; une grande tache d’un beau blanc, non transparent, traversant les cellules marginale, première sous-marginale et première posté : rieure ; une petite tache blanchätre , allongée , à l’extrémité de la basilaire intérieure ; première cellule sous-marginale contournée à l’extrémité ; deuxième fort grande ; quatrième postérieure ayant sa base à la base de la discoïdale; anale trèsouverte.

Du Brésil ; cabinet de M. Percheron.

7e. Genre. HIRMONÈVRE. — ZIRMONEURA, Wied., Meig., Lat.

Caractères. Téte hémisphérique. Articles des antennes presque sphériques, égaux ; troisième à style un peu allongé. Front étroit. Ocelle intermédiaire éloignée des autres. T'arses à trois pelotes. Cellules médiastine, marginale et sous-marginale occupant la moitié de la largeur des ailes; cinq postérieures ; quatrième fermée. (PI. 10, fig. 7.)

Ervmorocre : Le nom d’Æirmoneura fait allusion aux rangs qui forment les nervures des ailes.

1. H, osscure. — Airmoneura obscura, Meig. n°, 1, tab. 16, f. 7-11.

Long. 7 : lig. Face ochracée, Front gris. Thorax noirâtre , à

PERS Fa M Es poils jaunâtres sur les côtés. Abdomen jaunâtre à poils gris sur le dos, jaunâtre sur les côtés, terminé par deux appendices obtus. Pieds ochracés. Ailes d’un gris brunätre,

De Dalmatie.

2. H. ExoTiQuE. — Âirmoneura exotica, Wied. Auss. Zweif. n°, 5r.

Long. 9 lig. Cendrée. Antennes et pieds rougeâtres. Abdo-

men à bandes transverses noirâtres, Bord extérieur des ailes brun D.

De Montevideo.

6°. Fame. BRACHYSTOMES. — BRACHYS- TOMWMA , Nob.

Caractères. Trompe courte, membraneuse ; lèvres terminales épaisses. Troisième article des antennes simple, souvent en palette; style souvent dorsal. Abdomen ordinairement de cinq segmens distincts.

414 HISTOIRE NATURELLE Ordinairement une cellule sous-maroinale el trois postérieures aux ailes.

A. ‘Troisième article des antennes conique. Deux cellules sous-marginales aux ailes.

B. Tarses munis de deux pelotes.

re, Taisu. XYLOTOMES.

BB. Tarses munis de trois pelotes.

2e, Trisu. LEPTIDES.

AA. Troisième article des antennes ordinairement en palette ou ovale. Une seule cellule sousmarginale aux ailes.

GC. Palpes aplatis. Point de cellule discoïdale aux ailes.

3°. Trisu. BOLICHOPODES.

CC Palpes renflés. Une cellule discoïdale.

le. Trisu. SYRPHIES.

Nous composons cetie famille des Diptères Tétrachætes dont la trompe est courte, membraneuse, et à lèvres terminales épaisses. Elle se distingue des Tanystomes par ce caractère, et en diffère encore par la conformation des antennes, dont Île troisième article est le plus souvent accompagné d'un style dorsal. Elle s’en éloisne également par les ailes qui ne présentent ordinairement qu'une cellule sous-marginale et trois postérieures. Par cette organisation évidemment inférieure à celle des familles précédentes, les Brachystomes forment une transition pour arriver aux Dichætes.

Des diverses tribus dont elleest composée, les X ylotomes et les Leptides se lient aux Tanystomes par la conformation des antennes et la disposition des nervures des ailes. Les Dolichopodes et les Syrphies se rapprochent des familles suivantes par des caractères tirés des mêmes organes.

Plusieurs modifications importantes affectent les diverses parties du corps de ces Diptères : l'abdomen cylindrique ou conique dans les deux premières tribus, est généralement déprimé dans celle des Syrphies. ta trompe se caractérise dans les Dolichopodes par la dépression des palpes , dans les Syrphies, par l’échancrure de la lèvre supérieure; et les antennes prennent dans ces dernières la forme de palette que nous retrouvons généralement dans les Dichætes. Les pieds s’allongent dans les Dolichopodes; les tarses sont munis de trois pelotes dans les Leptides. Les ailes passent, sous le rapport des nervures, de la disposition qu'elles présentent, dans les T'étrachætes précédens à celle des Diptères inférieurs.

Une évale diversité se manifeste dans les habitudes de ces insectes. Les premières tribus cherchent leur subsistance sur le feuillase ou sur le tronc des arbres ; les Syrphies se nourrissent du suc des fleurs. Quelques Dolichopodes vivent de proie. Les femelles déposent leurs œufs, tantôt dans le détritus du bois, comme les Xylotomes, tantôt dans la terre, sur les plantes et même dans les eaux, comme plusieurs Syrphies. Les larves trouvent dans ces diverses situations les alimens nécessaires à leur développement. Quelques-unes sont parasites et vivent de la substance d’autres insectes, comme celles des Syrphies

qui dévorent les pucerons et celles qui dévastent les nids des Bourdons.

L'organisation de ces larves présente les deux modes principaux qu'elle affecte dans les Diptères : celles des Xylotomes et des Thérèves ont la tête cornée ; celles des Syrphies et des Dolichopodes l’ont charnue et de forme variable.

ie, Trisu. XYLOTOMES. — Xylotomæ , Meig. — Leptides, Lat. Reg. anim. — Mydasii, Lat. Gen. — Anthracini, Fall.

Caractères. Trompe retirée dans la bouche. Palpes cachés, cylindriques , terminés en massue. Style des antennes apical. Abdomen conique. Ordinairement cinq cellules postérieures aux ailes.

À. Cinq cellules postérieures aux ailes.

B. Antennes de la longueur de la tête; style de deux articles.

1 Genre. THÉRÈVE.

BB. Antennes plus longues que la tête ; style de trois articles.

2e, Genre. RUPPELLIE.

AA. Quatre cellules postérieures aux ailes.

3°. Genre. CHiROMYZE.

Le genre Thérève, qui a donné lieu à la formation de cette tribu, présente de l’analosie avec les Tanystomes , et n'en diffère que par l'épaisseur de la trompe. Ia été compris parmi les Anthraciens, es Tabamiens, les Mydasiens, avant que Meigen l'ait isolé,

de même que les espèces qui le composent avaient été confondues avec les Anthrax et les Taons avant que Fabricins les en eût séparées sous le nom de Bibions, et M. Latreille sous celui qui leur est resté.

Les Thérèves , quoique leur nom fasse allusion à la chasse, vivent beaucoup moins de proie que du suc des fleurs sur lesquelles nous les voyons souvent. Plusieurs espèces sont remarquables par le duvet argenté qui les décore. Elles se réunissent quelquefois en voltigeant en troupes nombreuses, sans doute pour se livrer à leurs amours. Les femelles déposent leurs œufs dans le terreau. Les larves sont vermiformes, très-allongées; la tête est petite; le corps, composé de vingt segmens distincts, se contourne dans tous les sens ; il est terminé par deux tubes respiratoires. Les nymphes sont oblongues. Nous devons à Frisch la première observation sur le développement de la Thérève plébéienne ; Meigena fait ensuite connaître celui de la Thérève anoblie.

Le genre Chiromyze a été formé par Wiedemann en faveur de quelques Diptères de l'Amérique méridionale, qui diffèrent des Thérèves , surtout par le port et ti nervures des ailes.

Le genre Ruppellie est caractérisé surtout par la PR des antennes.

æ, Gevre, THÉRÈVE. — THEREVA, Lat., Meig. — Bibio, Fab., Fall. — Musca , Linn.

Caractères. Palpes cylindriques, terminés par un renflement arrondi, Premier article des antennes allongé , cylindrique ; troisième conique , un peu renfié au milieu ; style court, de deux articles. ( PL. 10, fig. 8.)

L18 =: 41d HISTOIRE NATURELLE

1. À. A DEUX 110Nrs. —-7'hereva bilineata, Wied. Auss. Zweif. no. 1. — Zibio id. Fab. S. Antl. n°. r.

Long. 8! lig. Noire. Thorax à deux lignes blanches. Pieds noirs ; base des jambes ferrugineuse. Ailes presque hyalines ; bord extérieur obscur 9.

De la Nouvelle-Zélande.

2. L. anoBLre. — T'hereva nobilitata, Lat. Gen. 4, 296. — Meig. n°. 1. — Bibio id. Fab. S. Antl. n°. 6. — Bibio plebeia, Fall. n°, tr.

Long. 6 lig. Corps à poils fauves. Face d’un gris noirâtre 7, fauve 9 ; poils fauves , entourés de noirs. Bord antérieur des yeux blanchâtre, Front fauve, à tache cordiforme d’un noir luisant ©. Antennes brunes. Thorax noirâtre , sans bande «7, à trois bandes d’un gris brunâtre 9. Abdomen ferrugineux ; base des segmens noire; bord postérieur d'un jaune vif, à l’exception du premier ; tarière d’un noir luisant 9. Cuisses noirätres ; jambes et farses testacés. Aïles brunâtres à la base des nervures.

Sur les haies, peu commune.

3. À. PLÉBÉIENNE. — T'hereva plebeia , Lat. Gen. 4, 206. — Meig. n°. 3. — Bibio id. et strigata, Fab. S, Anil. n°°.3 et 8. — Bibio rustica, Fall. n°. 2.— Â{usca plebeia, Linn. FA S. r700:

Long. 5-6 lig. Face à poils bruns g', blancs, jaunâtres en dessus ©. Front d’un jaune brunâtre , à tache noire 9. Thorax d’un brun grisätre , à bandes obscures et poils noirâtres '; d’un jaune brunâtre , à bandes obscures ,9. Abdomen noir, à poils noirâtres ; segmens à bord postérieur Jaune et taches latérales fauves ; bord postérieur bianchätre et une bande intermédiaire ardoisée D : les taches latérales de l'abdomen disparaissent quelquefois. Pieds bruns. Ailes hyalines.

Commune.

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