CC. Style des antennes paraissant dorsal
5°. Genre. ATHÉRIX.
AA. Trois cellules jostérieures aux ailes.
6’. Genre. CLINOCÈRE.
Les Leptides, quoique peu nombreuses, sont assez remarquables, soit par l’ensemble de l'organisalion et la disposition Te pat soit par l’instinct de l’un de ces Diptères dans Let de larve. Elles offrent des caractères qui se retrouvent disséminés dans les différentes tribus de cette famille, et qui les en rapprochent ou éloignent plus ou moins ; mais c'est avec les Xylotomes qu'elles ont le plus de rapports.
Le genre Leptis, qui renferme les espèces les plus saillantes, est caractérisé par les palpes couchés sur la trompe ; l'abdomen est transparent et le plus souvent orné de taches noires sur un fond jaune. Les Ghrysopiles, que nous avons cru devoir en détacher, en diffèrent par les palpes relevés ; ils ont de plus (ee pieds très-grêles et le corps couvert d’une épaisse toison.
Les Athérix se singularisent par la disposition du troisième article des antennes qui est ovale et paraît dirigé en bas et muni d’un style dorsal, ce dont on ne trouve pas d'exemple dans les Diptères des tribus précédentes. Cependant , si l’on décet que cet article n'est pas incliné, mais dilaté inférieurement,
le styie doit être considéré comme terminal , et il rentre dans la disposition ordinaire. Cette supposition nous paraît d'autant plus vraisemblable, que dans l’Athérix bicolore , où cet article n’est point dilaté en dessous , le style est entièrement terminal. Une autre espèce se fait remarquer par l'épaisseur du premier article des antennes.
Le genre Clinocère n’est pas proprement de cette tribu ; il y est étranger par l’insertion des antennes, par la trompe cachée, par le port et les nervures assez anomales des ailes; mais il s’en rapproche plus que d'aucune autre, surtout par les trois pelotes des tarses ; il fait céder la rigueur de la méthode à la nécessité de ne pas multiplier le nombre des tribus.
Les Leptides n'offrent rien de remarquable sous le rapport des habitudes. Nous les voyons rarement prendre de la nourriture; cependant on les surprend quelquefois occupées à sucer de petits insectes; d’autres fois, mais aussi rarement, sur les fleurs. Les unes aiment les bois , les autres les prairies. Les Leptis fréquentent les troncs des arbres, surtout à l'exposition du soleil dont elles recherchent la chaleur. Leur premier mouvement en s’y posant est de se placer verticalement la tête en bas ; elles y restent long-temps immobiles, et s'y réunissent quelquefois en grand nombre. Les Chrysopiles ne se trouvent guères que sur les plantes herbacées. Parmi les Athérix, les uns se tiennent également sur les graminées, d'autres sur les arbres. J’ai observé souvent l’Athérix bordé voltigeant sur les rives de la Lys et se posant sur les bateaux.
Le développement de plusieurs Leptis a été décrit par Deceer. Les œufs sont déposés dans la terre ou le
DES DIPTÈRES. 429 terreau; ils sont blancs , allongés et arqués. Les larves de la Leptis bécasse ontle corps long , cylindrique, rétréci antérieurement, composé de douze segmens ; muni de mamelons en dessous et de deux stigmates à l'extrémité. La bouche est petite, cornée , et porte deux petites antennes. Les nymphes ont le bord des seomens garni de pointes. La larve du Verlion est fort singulière par son instinct semblable à celui du Myrméléon. Le corps est cylindrique, amineci comme dans le précédent, et susceptible de toutes sortes d’inflexions. La tête est conique et armée de deux pointes cornées ; le dernier segment est allongé , aplati, relevé et terminé par quatre tentacules velus. Sur les côtés du cinquième segment, on découvre une petite saillie d’où sort une pointe cornée et rétractile. Cette larve, qui vit de proie, se fait dans le sable de petits enfoncemens coniques. Pour y parvenir, elle lance le sable en courbant son corps et le débandant comme un ressort ; ensuite, cachée au fond de ce piége, elle y attend le moment où quelque insecte y tombe , lève brusquement la tête, serre sa proie dans les replis de son corps et la dévore ; puis elle en rejette la dépouille. Elle vit de cette manitre pendant au moins trois ans. La nymphe est nue et simplement couverte de sable. M. de Romans à vérifié récemment en Touraine l'observation de Degeer.
1, GENRE. LEPTIS.—ZEÆPTIS , Fab. S. Antl., Meig., Fall. , Lat, Fam. nat. — Rhagio, Lat. Gen. — Musca. Linn.
Caractères. Tète déprimée ; palpes ordinairement couchés ; deuxième article conique ; troisième article des anten-
nes court, ordinairement conique. Thorax à tuberecule distinct ; poitrine proéminente. Abdomen transparent. Cellule anale des ailes ouverte. ( PL. ro, fig. 11.)
Erymoroces : Le nom de Leptis paraît faire allusion à la forme grêle du corps.
1. L. BÉcAssE, — Leptis scolopacea, Meig. no. 2.— Fab. 5: Antl nous Fall nos 1.— Rhagio id. Lat. Gen. 4, 258. — Musca id. Linn. F.S8. 1780.
Long. 6-7 lig. Palpes fauves. Face et front gris. Premier et deuxième article des antennes brunätres ; troisième fauve. Thorax ardoisé, à bandes obscures. Abdomen ferrugineux , à taches dorsales noires et bandes sur les côtés; septième segment noir. Pieds jaunes ; cuisses postérieures à extrémité noire, Extrémité des ailes brunes; nervures transvérses bordées de brun ; stigmate noirâtre,
Commun.