Epistome non saiilant
4o°. Genre, Prise.
gg: Épistome saillant.
41°. Genre. PsiLorTE.
UU. Abdomen à base étroite. Corps petit.
r. Troisième article des antennes ovale.
42°, Genre, Ascrr,
rr. Troisième article des antennes orbiculaire ou carré arrondi.
s. Cuisses postérieures épaisses.
43°. Genre. SPHÉGINE.
ss. Cuisses postérieures menues.
4%. Genre. Baccua.
La tribu des Syrphides termine la série des Diptères Tétrachœtes, Elle nous offre encore la trompe munie de quatre soies et Îles palpes annexés aux deux maxillaires ; mais, ainsi que dans les Dolichopodes, les autres parties de l’organisation sont inférieures en composition , ou au moins elles ont plus de rapports avec celles de la division suivante. Les antennes et les nervures des ailes qui, après la trompe, représentent le mieux le degré d’organisation générale dans les Diptères , rapprochent cette tribu des Dichætes, de sorte qu’elle est le chainon
qui unit entre elles les deux grandes séries des Brachocères.
Les Syrphides sont au nombre des Diptères, remarquables par leur grandeur et par les couleurs dontelles sont ornées. L’éclat métallique qui les décore est trèssouvent rehaussé par des bandes ou des taches jaunesou blanches , diversement figurées, qui répandent de l’agrément sur la livrée de ces petits animaux. Appelés à vivre sur les fleurs, ils rivalisent souvent d’élésance avec elles, et, pour prix des sucs nourriciers qu'ils y puisent, leur beauté accroît celle des plus brillantes corolles, Nous les reconnaissons à leur parure plus facilement qu'aux marques distinctives . qu'offrent leurs organes. Elle supplée au peu de caractères qui leur sont propres, leur organisation n'offrant guères que ce qu’on retrouve dans l’une ou l'autre des familles entre lesquelles ils sont placés. La lèvre supérieure et les cellules des ailes ont seules une conformation particulière; la première par sa largeur , sa convexité et l’échancrure qui la termine ; les autres par la disposition des nervures qui se courbent avant l’extrémité et n’aboutissent pas ordinairement au bord de l’aile.
Comme toutes les tribus nombreuses, les Syrphides présentent dans leurs organes des modifications considérables , et l'on y reconnaît une gradation sensible qui parait les rapprocher encore des familles supérieures et inférieures, On peut les diviser en lonsicornes et en brévicornes. Les premières ont les antennes un peu plus longues que la tête ; les secondes se subdivisent en deux groupes principaux; l’un caractérisé par le corps large et les ailes ordinairement divergentes, l’autre par la forme plus étroite et par les ailes parallèles. Dans quelques-unes le type parait altéré, comme dans les Céries et les Callicères
dont lestyle des antennes est terminal. Plusieurs ont des rapports avec d’autres tribus : les Aphrites et les Temnocères sont munis de pointes à l’écusson comme les Stratiomydes ; les Milésies, les Criorhines, les Volucelles , ont dans la forme du corps et la disposition de leurs couleurs quelque analogie avec les Guêpes, les Abeilles et les Bourdons ; les Céries ressemblent singulièrement aux Conops. Les partiesles plus variables de l’organisation sont les antennes, la face, les nervures des aïles et les pieds. Les premières, outre les modifications dont nous avons déjà parlé, ont leur insertion tantôt immédiatement surle front, tantôt sur une saillie plus ou moins forte, conique dans les Milésies, les Xylotes et quelques autres, cylindrique dans les Céries et les Psares ; le dernier article prend toutes les dimensions depuis la forme plus large que longue dans les Mallotes et les Criorhines , jusqu'à la linéaire dans les Orthonèvres et les Cératophyes. Le style, ordinairement sétacé, se dilate en élégant panache dans les Volucelles , les Séricomyies ; il se distingue dans les Pélécocères par les trois articles courts et épais dont il est composé, et par son insertion terminale.
La face est diversifiée dans sa forme. Tour à tour plane, concave, convexe, carénée, une proéminence en occupe souvent le milieu ; le bord inférieur avance quelquefois ; il se prolonge singulièrement dans les Rhingies, et sert de gaîne à la trompe qui est allongée dans la même proportion , et dont les palpes sont modifiés d’une manière inusitée : soudés aux soies maxillaires depuis leur base jusque près de leur extrémité, ils ne semblent consister qu'en un petit article ovale inséré sur ces soies. Ces organes
présentent quelques autres mo lifications, particulièrement dans la longueur respective des soies et des palpes.
Les ailes, le plus souvent parallèles, divergentes dans la plupart des Syrphides dont le corps est large, fort allongées dans les Rhingies et les Brachyopes, varient surtout dans la disposition de leurs nervures : la cellule marginale est ouverte dans le plus grand nombre ; elle se ferme avant l'extrémité dans les Volucelles et les Éristales. Les ailes divergentes ont ordinairement la cellule sous-marginale fort sinueuse et en forme de pied; la première, postérieure, se termine par une nervure souvent parallèle au bord de l'aile , et qui ne paraît être alors que le prolongement de l’externo-médiaire. Dans les Aphrites, les Ascies, cette nervure est perpendiculaire à la sousmarginale. La cellule discoïdale postérieure prend à son extrémité presque toujours les mêmes directions que la précédente ; l’une et l’autre émettent quelquefois de petites nervures qui atteignent le bord de l’aile.
Les pieds des Syrphides se modifient particulièrement dans la conformation des cuisses postérieures. Remarquables dans quelques genres par leur épaisseur, elles sont armées d’une pointe dans les Mérodons, les Tropidies, d’un rang d’épines dans les Eumères, les Xylotes. Les jambes se courbent suivant le renflement des cuisses ; elles présentent un tubercule dans les Mérodons mâles. Les pieds antérieurs de quelques Syrphes se singularisent par la dilatation des jambes et du premier article des tarses ; c'est aussi lattribut des mâles.
La diversité qu'offre l'organisation des Syrphides
se manifeste encore dans la forme de l'abdomen plus ou moins allongé, très-large dans les Volucelles, étroit dans les Sphærophories, cylindrique dans les Géries, rétréci à la base dans les Sphégines, les Baccha, les Ascies, et surtout dans le Doros Conopsoïde , l’une des espèces les plus singulières de Îa tribu.
Si les habitudes des Syrphides étaient mieux con nues, nous pouriions sans doute y signaler autant de variétés que dans les organes ; mais les plus sail- Jantes ont seules été observées. L'époque de lapparition à l’état ailé est très-différente, et comme le sort de ces jolis insectes est lié à celui des fleurs qui leur donnent la subsistance, chacune d'elles semble éclore en faveur d’une Syrphide ; et, quoique les mêmes fleurs attirent différentes espèces, il y à cependant des préférences marquées : c'est ainsi que, dès les premiers beaux jours du printemps, la Volucelle transparente ; les Mallotes, les Milesies recherchent les châtons des saules, les corolles des prunelliers et des aubépines; qu'ensuite les Chrysogasires se fixent sur la renoncule des prés, les Sphærophories sur la menthe et la mélisse, et œue, dans l’arrière-saison , les Éristales s’abattent sur les sypanthérées. 1] y a des espèces, telles que les Xylotes, qui fréquentent les bois ; d’autres, comine les Chéïlosies, que nous ne rencontrons guères que dans les prairies. Quoique les Syrphides se tiennent habituellement sur les fleurs , nous trouvons aussi des Éristales sur les fruits et sur les ulcères des arbres : les Xylotes se posent souvent sur le feuillage ou sur le bois, les Céries sur la terre.
Le vol de ces insectes présenté aussi quelque va-
DES DIPTÈRES: 4860 riété , il est pesant ou rapide, ondlulé où saccidé: nous avons vu des troupes nombreuses d’Ascies tourbillonner autour des plantes labiées , des Volucciles, également rassemblées, voltisér autour dés buissons ; les Éristales, et surtout les mâles, à l'époque de leurs amours , ont un vol impétueux. Ils guettent les femelles en planant immobiles dans les airs ; et se précipitent sur elles avec toute la violence de leurs désirs. C'est en volant que celles-ci font leur ponte dans des substances liquides ; elles s’abaissent à Ja surface pour déposer un ou plusieurs œufs, s'élèvent ensuite pour s’abaisser et se relever encore.
Une observation fort intéressante a été faite pat M. de St.-Fargeau sur l’accouplément des Volucelles, Des six espèces rétonnues en Europe, chacune à des rapports de conformation ét d'habitucdes avec une ähtre, actompagnés de différences qui laissaient peu dé doute surf leur spécialité. Notre savant ento- Hologisle a découvert que cette aflinité binaire ne st bortie pas à ces rappôrts; il a observé des accouples mens, rares à la vérité, entre ces prélendues es: pècés voisines , et il a trouvé des individus qui, par leur conformation, participent des uns et dés autres, et paraissent démontrer Ja fécondité de ces unions. Il faut donc réduire ces six espèces à trois, enñ àdméltant pour chacune d'elles une variété cofstante ; mais l'existence de cette variété paraît fort singulière lorsque l’on se rappelle qu'il n’y a entre les deux sortes d'individus aucune différence de demeure ou d'habitudes qui ait pu produire celles de conformas tion.
La diversité qui règne dans l'instinet des Sÿrphides se manifeste surtout dans le choix qu'elles font
du berceau de leur progéniture. Quoique les observations faites ne s'étendent que sur un petit nombre d'espèces, on a trouvé leurs œufs dans la terre , dans le fumier , dans le détritus du bois, dans les bulbes des liliacées , sur le feuillage des plantes, dans les nids des bourdons et des guêpes, dans les substances en putréfaction et dans les eaux. Les larves viennent au jour avec des organes modifiés selon ces diverses situations ; cependant elles offrent entre elles plusieurs rapports généraux ; elles ont toutes la tête charnue et de forme variable, des stigmates antérieurs et postérieurs ; et lors de la transformation, leur peau devient la coque des nymphes. Ces caractères principaux distinguent les Syrphides d’avec tous les Diptères précédens, et sont un desliens qui les rattachent aux tribus inférieures.
Les larves qui habitent la terre sont sans doute en grand nombre; cependant aucune n’a encore été observée ; mais la nymphe de la Chéilosie ruficorne a été trouvée à la racine d’un arbre, suivant Fallen qui ne l'a pas décrite.
Celle des Syrittes ont été découvertes par Degeer dans le fumier de cheval. Elles sont brunes, plus épaisses en avant qu'en arrière, la tête est armée d’une petite pointe.
Celles des Rhingies paraissent habiter les bouzes. Réaumur a trouvé des individus adultes dans un poudrier rempli de cette matière.
Le détritus du bois nourrit les larves des Milésies , des Criorhines et des Xylotes. Celle de la Milésie vespiforme a été observée par Baumhauer ; elle est épaisse , presque ovale, d’un gris rougeâtre. Schrank a trouvé la nymphe de la Criorhine bourdon; elle
DES DIPTÈRES. 481 est brune, convexe en dessus, plane en dessous, la tèle munie de deux tumeurs mamillaires , le dos marqué d'une tache blanche, et le corps terminé par une petite queue. Elle ressemble fort à celle de la Xylote Paresseuse, dont ladépouilleseule a été observée, et qui probablement se trouve aussi dans le bois décomposé.
Les larves du MérodonClavipèdeont été découvertes par Réaumur dans les ognons de narcisse, dont elles rongent l'intérieur. On n'en trouve jamais qu’une ou deux dans chaque bulbe. Elles ont le corpsblanchitre, épais, cylindrique, pointu aux deux extrémités. La bouche est munie de deux crochets écailleux dont la pointe est dirigée en dessous. Au-dessus de ces crochets l’on aperçoit deux cornes bifides , charnues et mobiles. L’extrémité du corps offre les stigmates postérieurs insérés sur un pédicule et deux mamelons pointus, dont la larve se sert peut-être pour se cramponner ; la nymphe est ovale; deux cornes antérieures aboutissent intérieurement à deux vésicules qui communiquent aux stigmates. MM. de Saint-Farseau et Serville ont vérifié ces observations.
Toutes les larves dont nous avons fait mention se nourrissent de substances végétales. Nous pourrions
y joindre celles des Sphærophories qui, selon Roesel , habitent les champignons , ce qui est con-
testé par Meigen; d’autres vivent aux dépens des animaux ; celles des Syrphes, ou au moins d’une partie du genre, éclosent sur des tiges, ou des feuilles couvertes de pucerons dont elles sont des ennemis aussi redoutables que les larves des Hémerobes, quoiqu’elles soient conformées d'une manière bien moins hostile en apparence. Semblables à celles des autres Diptères , elles sont sans pieds el sans yeux; mais, nées au DIPTÈRES, TOME I. 31
482 HISTOIRE NATURELLE milieu des groupes d’une race stupide, il leur sufit d’allonger le corps et de porter la tête de côté et d'autre pour trouver leur proie; et quand elles ont dévoré tout ce qui était à leur portée , eiles avancent en rampant, et en rencontrent de nouvelles. Leur bouche est armée d’un organe de succion qui a été décrit avec beaucoup de développement par Réaumur. Il est composé extérieurement d'un dard à trois pointes. Munie d’une ouverture à l'extrémité, et en dedans d’une trompe. Le dard perce le puceron ; la trompe se remplit d’une partie de sa substance, se retire vers l’œsophage pour s'y décharger, vient se remplir de nouveau, et continue ce mouvement de piston jusqu'au moment où il ne reste de la victime que la dépouille desséchée. Lorsque le développement des larves est arrivé à son terme, elles se fixent sur les tiges ou les feuilles, en s’y collant au moyen d’une liqueur visqueuse qu’elles font sortir de la bouche. Le corps se raccourcit, la peau durcit, et elles passent ainsi à l’état de nymphes.
Également voraces, les larves des Volucelles exercent leurs ravages dans les nids des bourdons et des guêpes. Elles sont allongées, étroites en avant, larges postérieurement. Le corps est ridé, les côtés sont munis de pointes. En avant de la tête se trouvent deux petites cornes charnues. La bouche est armée de deux mandibules bifides ; elle est bordée de trois tentacules de chaque côté. L’extrémité du corps est pourvue de six pointes disposées en rayons. Cest Réaumur qui a découvert celles de la #olucella bombylans dans les nids de bourdons. MM. de Saint- Fargeau et Serville ont trouvé celles de la Y’olucella
sonaria dans les œuûêniers. Elles détruisent un erard
nombre de larves de ces Hyménoptères. Leurs nymphes n'ont point été observées.
Enfin, les larves des Éristales et des Hélophiles habitent les eaux croupissantes, et leurs organes, appropriés à ce séjour. diffèrent de ceux des autres seures. Celui de Ja respiration surtout se distingue extérieurement par sa longueur excessive. Sous la forme d’un tube situé à la partie postérieure du corps, il se met en contact avec l'air atmosphérique, en restant appliqué à la surface de l’eau par son extrémité, et il laisse aux larves, par l'extension qu'il peut prendre, la faculté de descendre à quelque profondeur sans cesser de respirer. Vivant habituellement dans la vase ou dans des immondices , elles se nourrissent du détritus de substances animales ou vésétales. Leur bouche consiste dans une ouverture entourée d’un rebord cartilagineux, et laisse quelquefois apercevoir un corps conique et charnu. En avant de la bouche se trouvent deux petites cornes. Sous le rapport de Ja locomotion, elles sont plus favorisées qu'aucune des autres larves de Diptères : le dessous du corps est muni de sept paires de pieds membraneux garnis de crochets , seuls organes de cette nature qui aient été observés dans cet ordre d'insectes. Avant de passer à l’état de nymphes, les larves sortent des eaux ; elles cherchent, en rampant, un abri souterrain ; une liqueur visqueuse qui transsude du corps les colle dans leur retraite ; leur tube respiratoire cesse ses fonctions ; leur peau se durcit, se dessèche, et devient la coque de la nymphe. Dans ce nouvel état, l'organe de la respiration se montre sous la forme de quatre petites cornes situées à la partie antéricure du corps.
DL
sr. Genre, CÉRIE.. — C£RIA, Fab. S. Antl., Lat., Meig., Fall. — Ausca, Linn.
Caracitres. Tête plus large que le thorax. Antennes plus longues que la tête, insérées sur un pétiole ; deuxième et ! troisième article formant une massue ovale; style terminal, court. Abdomen cylindrique. Nervure sous-marginale des ailes très-sinuée, émettant un rudiment de nervure. (PI. rr, fé de )
1. C. coxopsoïine. — Ceria conopsoides, Meig. no. 2, tab. 26, f. 22, 24, 25. — Lat. Gen. 4, 328. — Ceria clavicornis, Fab. S. Antl. n°. r. — Fall. 6. — Musca conopsoides , Linn. F,. $. 1790.
Long. 5-6 lig. Noire. Face jaune , à bande noire. Front jaune", noir, à base et extrémité jaunes 9. Pétiole des an tennes allongé, Jaune en dessous. Côtés du thorax à taches jaunes; écusson jaune, à extrémité noire. Deuxième, troisième et quatrième segment de l'abdomen à bord jaune. Jambes et tarses fauves. Bord extérieur des ailes brun.
Assez rare, depuis le mois de mai jusqu’au mois d'octobre.
2. C. sussessiLE. — Ceria subsessilis , I1.— Meig. tab. 26, £ 26, n°. 1. — Last. Gen. 4, 328.
Long. 5-6 lig. Semblable à la précédente, Pétiole des aniennes court, entierement noir ; antennes un peu plus allon-
gées ; Mmassue moins épaisse.
Du nord de l’Allemagne jusqu’en Italie.
3. C. vespirormE. —Ceria vespiformis , Lat. Gen. 4, 528. — Meig. n°. 3.
Lone. 5 lig. Semblable à la première. Pétiole des antennes fauve. Écusson entièrement fauve. Pieds jaunes.
De l'Italie et de la Barbarie.
(ex À
2. Genre. CALLICÈRE. — CALLICERA, Meis., Lat. — Bibio, Fab. S. Antl.
Caractères. Tète plus large que le thorax. Antennes sans pétiole, plus longues que la tête; deuxième et troisième article formant une massue allongée; style terminal. Yeux velus g. Abdomen élargi. Nervure sous-marginale des ailes droite. (PI. 11, fig. 2.)
ErymoLoaie : Callicera, belles antennes.
1. GC. cuivREUSE, — Callicera œænea, Meig. n°. 1. — Lat, Gen. 4, 329. — Bibio id. Fab. S. Antl. n°. 2.
Long. 5 :, 6: lig. Tête et thorax noirs. Style des antennes blanc. Abdomen cuivreux. Pieds fauves ; cuisses noires, Ailes jaunâtres.
Rare, depuis le nord de l'Allemagne jusqu’en Italie.
3°. Genre. CHYMOPHILE. — CAFZHOPHILA, Servill.
Caractères. Trompe menue, cylindrique, plus longue que la tête. Face sillonnée pour recevoir la trompe. Front large. Premier article des antennes un peu allongé, cylindrique ; deuxième une fois plus long, renflé à l'extrémité ; troisième fusiforme ; style terminal, à premier article petit, saillant en dessous. Écusson muni de deux pointes. Abdomen ovale, de cinq segmens distincts. Pieds épais ; premier article des tarses postérieurs un peu élargi. Cellule médiastine des ailes divisée par une nervure transversale ; première postérieure presque divisée par une nervure transversale. CEE TE te 3.2) ‘
Une Syrphide de Philadelphie appartenant à la collection de M. Serville, à Paris, présente à la fois les antennes à style apical des genres précédens et lécusson armé, les nervures des ailes ainsi que le facies des Aphrites. Un autre caractère important la distingue des autres Biptères de cette
tribu ; c’est la trompe longue, menue, dirigée en avant ,sem-
Hate à celle des Conops, avec lesquels cette avrnbide r'esseIn-
ble aussi par la conformation des antennes.
Une telle organisation exigeait la formation d'un genre particulier, voisin des Aphrites dont il diffère , indépendamment des caractères que nous avons mentionnés, par les pointes de lécusson beaucoup plus écartées, par les pieds postérieurs moins longs, et par les jambes arqu'es.
El parait que ce Brillant insecte hume avec sa trompe les fluides répandus sur les fleurs et le feuillage, ce 1 a determiné son nom générique.
03, EX NN6 243, -retc 146, Led) 4 E- 1. C. BRILLANT. — Ch; nb UAilE splendens , NS. J ? Long. 5 :lig. D'un vert doré. Face d’un jaune fanve. Front
et antennes noirs. Écussor et abdomen à reflets bleus , partieu-
liérement aux deux segmens ; quatrième paraissant sde et fauve
à travers le vert; bord postérieur et cinquième fauves. Pieds
noirs , à reflets bleus. Ailes un peu brunätres.
De Philadelphie ; cabinet de M. Serville.
4°, Genre. APHRITE. — 4PHRITIS, Lat. — Microdon, Meig., Fall., Wied. — Mulio, Fab. — Musca, Linn.
Caractères. Palpes très-petits. Antennes plus longues que la tête; deuxième et troisième article formant une massue allongée. Écusson muni de deux pointes. Abdomen ovale. Cellule médiastine et quelquefois première postérieure des ailes divisées par une nervure transversale. (PI. 11,
(fig. 4)