LL. Articles des antennes olobuleux
11°. Genre. Limnoruire.
KK. Quatre cellules postérieures aux ailes.
M. Ailes nues.
N. Nervure axillaire des ailes droite.
O. Articles des antennes globuleux.
12°. Genre. Limnogre.
O0. Articles des antennes cylindriques.
13°. Genre. CyLINDROTOME.
NN. Nervure axillaire sinueuse.
14e. Genre. SYMPLECTE.
MM. Ailes velues.
15°. Genre. ErIoPTÈRE.
JJ. Antennes de vingt-huit articles.
16°. Genre, PoLymire.
FF. Antennes sétacées ou capillaires, de douze articles au plus.
P. Des ailes.
Q. Une cellule discoïdale aux ailes.
R. Antennes beaucoup plus longues que le corps.
17°. Genre. MoœŒGiSTOcÈrE.
RR. Antennes plus courtes que le corps.
18°. Genre. TRICHOCÈRE.
QQ. Point de cellule discoïdale aux ailes.
S. Antennes de douze articles.
T. Cinq cellules postérieures aux ailes.
19°. Genre. DoricnoPrze.
TT Quatre cellules postérieures.
20°. Genre. Dixe.
SS. Antennes de six articles.
21°. Genre. ANISOMÈRE.
PP. Point d'ailes.
22e, (renre. CnioNÉE.
DES DIPTÈRES. 73 La grande tribu des Tipulaires terricoles, caracté- risée particulièrement par le prolongement de la tête, est la plus considérable de la famille, tant par le nombre des genres, que par la grandeur des espèces qu'elle renferme. Elle présente une organisation plus forte que la première, et elle devrait la précéder dans la série, s’il était possible d’éloigner cette dernière des Culicides. Les antennes, les palpes, les nervures des ailes paraissent généralement plus développés ; les palpes surtout ont souvent le dernier article trèslong et flexible, comme s’il était lui-même composé de plusieurs parties unies entre elles par des articulations , et l’on en aperçoit, en effet, des indices dans quelques-uns , tandis que dans d’autres le microscope même n'offre aucune discontinuité; de sorte que cette partie des palpes ne paraît pas cornée comme les autres, mais membraneuse, et probablement douée d’un tact plus fin. La tête est prolongée par une espèce de museau plus ou moins long et épais, quelquefois peu distinct, à l'extrémité duquel la trompe est insérée, et qui a été parfois confondue avec elle. Les antennes sont très-diversifiées par leur conformation et par le nombre des articles. Les plus remarquables sont celles qui se ramifient, comme dans les Cténophores, et celles dont la longueur est excessive, comme dans le genre exotique des Mœægistocères. Les ailes, indépendamment des modifications nombreuses qu’elles offrent dans leurs nervures, varient aussi dans leurs dimensions; une grande anomalie se présente même dans le genre Ghionée, qui est Aptère, et à qui la privation d'ailes donne l’apparence d’une araignée. Quoique les Tipulaires terricoles n'aient pas leur berceau dans les eaux, elles ne recherchent guères
moins que les Culiciformes les sites frais et humides. Les Tipules proprement dites fréquentent les prairies, où nous les voyons par milliers, surtout en automne, voleter à la surface des herbes ; les Limnobies et tous les senres voisins quittent peu les bois aquatiques, les Trichocères se réunissent dans les airs, comme les Chironomes , et se font remarquer par les époques de leurs apparitions : les unes à la fin de l'automne, Îles autres au commencement du printemps, et même au milieu de l'hiver lorsque la température se radoucit pendant quelques jours ; elles voltigent surtout dans le voisinage des eaux. La Chionée , dont nous venons de signaler la conformation anomale , est plus extraordinaire encore par son habitation ; elle ne s’est encore trouvée que sur la neige, et elle y marche avec facilité. Lorsque Dalman la découvrit dans les forêts de la Suède, son étonnement ne fut sans doute pas moins orand que celui du botaniste qui trouva pour la première fois l'Uredo nivalis. C’est pendant tout l'hiver, et particulièrement sur la neige nouvellement tombée, que l’on rencontre la Chionée.
Le développement des Tipulaires terricoles n’a encore été observé que dans un petit nombre d'espèces. Les œufs sont déposés dans la terre au moyen d’une taricre écailleuse dont les femelles sont pourvues. Les Cténophores choisissent le plus souvent le terreau des vieux saules ; les Tipules, le sol humide des prairies ; les Limnobies et les Trichocères paraissent accorder la préférence au limon du bord des eaux. Les larves des Tipules ont la bouche composée de parties qui ont de l’analogie avec celles des insectes masticateurs ; deux organes doubles représentent assez bien les mandibules et les mâchoires ; cependant les uns, sous la forme
DES DIPTÈRES. 75 de crochets arqués, se joignent à peine par l’extrémité, et ne peuvent guères agir l’un contre l’autre, comme les mandibules; et les autres, placés sous ceux-ci, sont fixes, et par là fort différens des màchoires. « La surface extérieure de ces dernières est » convexe, dit Réaumur, et l’intérieur est concave, » leur bord supérieur est dentelé ; il semble que cha- » cun des crochets soit fait pour presser contre une » suite de dents les matières qui doivent être coupées » et broyées ; que cette suite de dents soit une mû- » choire fixe, et que le crochet soit une espèce de » mâchoire mobile. » Il y a en outre une partie charnue, de figure triangulaire , qui sépare les précédentes, et qui semble tenir de la lèvre supérieure. Cependant tout cet appareil ne paraît servir qu'à triturer l'humus de la terre et à exprimer les parties alimentaires qui s’y trouvent. L’extrémité de la larve est munie de quatre tentacules qui servent au mouvement , et de deux stigmates très-distincts.
Les nymphes sont inactives ; leurs stigmates sont situés au haut du thorax et à l'extrémité de deux petits tubes en forme de cornes. Elles ont les segmens de l'abdomen garnis de pointes qui, par les contractions du corps, leur servent à se rendre à la surface de la terre, lorsque le moment de la transformation est venu.
Les Ptychoptères forment une exception singulière dans le mode de développement des Tipulaires de cette tribu. Des nymphes observées par Réaumur, et qui paraissent appartenir à ce genre, sont aquatiques, velues, de forme allongée. De la partie antérieure du corps part un long tube filiforme , dont l'extrémité est appliquée à la surface de l’eau, servant ainsi de
conduit à l'air pour se rendre aux stismates thoraciques. |
ue. Gever. PTYCHOPTÈRE.— PTYCHOPTERA, Meis., Fab., Lat., Fall. — T'pula , Linn.
Caractères. Trompe à lèvres allongées et inclinées. Deuxième article des palpes allongé; troisième, un peu moins; quatrième long et flexible. Antennes filiformes, presque sétacées , de seize articles : premier, court, cylindrique; troisième, long, surtout dans les mâles; les autres, oblongs. Ailes écartées, pliées à la nervure anale; point de cellule discoïdale ; ordinairement quatre postérieures. (PL. r, fig. 9. )
Eryuorocre : Ptychoptera, ailes pliées.
1. P. racuerTÉée. — Péychoptera contaminata, Neis. no. 1. — Fab. $S. Antl. no. 1. — Tipula id. Linn. F.S$. 1743. — Encyc. Meth. PI. 584, f. 27-20.
Long. 3: lig. Noire. Trompe, palpes, écusson, anus et pieds fauves, Côtés du thorax à duvet argenté. Abdomen à deux bandes «, ou à deux taches latérales fauves 9. Aïles à trois demi-bandes transversales et quatre points noirs.
Commune.