‹ Histoire naturelle des insectes (volume 2)Chapitre 104 sur 121 · TRIBU XL · texte numérisé non relu

TRIBU XL

ANTHONOMIDES.

Sous-menton muni d’un pédoncule grêle et assez saillant. — Mandibules très-courtes, en tenailles ou en pinces. — Tête presque toujours brièvement conique ou subeylindrique ; rostre peu robuste, souvent grêle, cylindrique, de longueur variable; ses scrobes commençant vers son milieu ou son tiers antérieur, linéaires et atteignant sa base. — Antennes de longueur variable; leur funicule de sept où six articles. — Yeux arrondis (PnacecLorrenus excepté). — Prothorax sans lobes oculaires, coupé obliquement en avant, avec le prosternum

(1) Cureul. VIE, 2, p. 276. On sait qu'il a divisé le genre en deux grandes sections qui sont réellement naturelles, mais à la caractéristique desquelles on peut ajouter quelques particularités qu'il a omises :

Dans la première, celle des BazaNNUS vrais, la forme générale est ordinairement plus allongée et plus rhomboïdale; les antennes sont allongées et les articles 4-7 de leur funicule sont beaucoup plus longs que larges ; leur massue est longue; les élytres laissent plus ou moins, mais jamais en totalité, le pygidinm à découvert; enfin les crochets des tarses sont épaissis à leur base et très-distinctement appendiculés où dentés. lei viennent loutes les grandes espèces du genre: elephas, pellilus, venosus, nucum, etc. Je n’en connais de nouvellement décrites que : B. mastodon, Jekel, The Journ. of Entom. I, p. 268: Espagne,

Celles de la seconde section, ou les BALANINUS ABERRANTS, ont le corps plus court et plus ovale; ieurs antennes sont médiocres, avec les art. 4-7 de leur funicule presque aussi larges que longs, et leur massue simplement ovale; les élytres recouvrent entièrement le pygidium, et les crochets des tarses, n'étant pas épaissis à leur base, sont à peine distinctemeut appendiculés. Toutes les espèces sont de petite taille et l’Europe en possède plusieurs : B. cruæ, ochrealus (Var. rufosignatus L. Fairm.), pyrrhoceras, brassicæ. M. Jekel (loc. cit. p.267) à proposé récemment d’en faire un genre à part, sous le nom de Bara- NoBius, et en décrit une espèce nouvelle : B. troglodytes, de l'Anatolie. — Aj. : B. rhælicus, Transylvanie; crucifer, Tyrol; pedemontanus, Piémont; W. Fuchs, Berlin. entom, Zeit, VE, 1862, p. 423.

“échancré et plus ou moins court en avant des hanches antérieures, très-rarement (AcALyPTUS) coupé carrément, avec le prosternum de longueur normale, mais alors les crochets des tarses simples et libres. — Un écusson. — Elytres laissant légèrement le pygidium à découvert ou le recouvrant en entier. — Jambes inermes ou très-brièvement mucronées au bout; leurs corbeiïlles ouvertes; 1° article des tarses en général court; leurs crochets variables. — Saillie intercoxale large,

rarement ogivale. — Métasternum de lungueur variable, ainsi que la largeur de ses épisternums. — Corps ailé, pubescent, rarement glabre.

Je réunis dans cette Tribu tous les Erirhinides de Schænherr dont l’organisation se rapproche de celle des Anrmonomus. Ce serait on groupe très-naturel sans les AcazyPrus, qui sont privés d’un des principaux caractères inscrits dans la formule qui précède, à savoir la brièveté du prosternum en avant des hanches antérieures; mais n6 trouvant, à part cela, rien d’assez tranché à ces insectes pour en faire un groupe à part, j'ai eru pouvoir les laisser dans celui-ci. J'y come prends également les Orcuesres, ne voyant rien chez eux, sauf leurs pattes postérieures saltatoires, qui s'éloigne de la structure des autres espèces. Ainsi que je lai dit ailleurs ({), la faculté saltatoire n’a, dans mon opinion, une importance réelle que lorsqu'elle s'exécute à l’aide d’un mécanisme spécial et non à la suite d’une légère modification aux pattes postérieures qui n’a amené aucun changement sensible dans le reste de l’organisation. La présence du genre en question dans la Tribu me paraît tout au plus suffisante pour diviser celle-ci en deux groupes secondaires.

I. Pattes postérieures non saltatoires. ANTHONOMIDES VRAIS: IL. —— saltatoires. ORCHESTIDES.

GROUPE I. Anthonomides vrais.

Pattes postérieures non saltatoires. — Yeux latéraux, en général médiocrement séparés supérieurement, jamais contigus.

Sauf les LoncHopnorus qui sont assez grands, ces insectes sont tous au-dessous de la taille moyenne et souvent forts petits ; ils n'ont rien de remarquable non plus sous le rapport de leur livrée. Mais les conditions dans lesquelles ils passent les premiers temps de leur exis= tence en font des insectes nuisibles et leur ont valu une certaine notoriété.

Quelques ANrmonomus sont, du reste, les seuls dont les habitudes aient été observées ; elles présentent la même variété que celles des Bazanius. Plusieurs de leurs espèces s'attaquent aux bourgeons à

(1) Mon. d. Col. Phytoph. LE, p. XXVI.

ANTHONOMIDES VRAIS. 577

fleurs de divers arbres, et parmi elles figure la mieux connue de toutes, l'A. pomorum (1), qui est parfois très-nuisible aux pommiers. Après avoir hiverné, les deux sexes s’accouplent au printemps et la femelle, après avoir percé avec son rostre un bourgeon, introduit dans ce dernier un œuf. La larve qui en sort ronge les parties intérieures du bourgeon et arrête son développement, ou, s’il s'épanouit, elle rassemble les pétales et en forme une sorte de coque qui la protège jusqu'à l’achèvement de ses métamorphoses que, à la différence des BALANINUS, elle ne subit pas dans le sol. Les poiriers et les pruniers sont également sujets à être attaqués par cet insecte. D'autres espèces sur lesquelles on à des renseignements moins précis, se comportent de même à l'égard des fleurs de divers arbres, ou bien leurs larves vivent dans l'intérieur des fruits à noyau (2).

Les dix genres qui suivent sont tous, à l'exception des Axrnoo- Mus, composés d’un très-petit nombre d'espèces et souvent d’une sèule. Trois seulement d’entre eux (ANTHONOMUS, BRADYBATUS, ACA-

LYPTUS) existent en Europe; les autres sont disséminés au loin sur le globe.

I. Prosternum largement échancré en are, plus où moins court. a Elytres allongées, naviculaires, arquées en dessus : Lonchophorus.

a& — de forme varieble, non naviculaires.

b Funicule antennaire à art. 1-3 allongés : Cnemopachus. bb —— 1-2 —

ce Segment abdominaux tous libres.

d Funicule antennaire de 6 articles : Botanebius. da —— 7 —

Crochets des tarses appendiculés et libres : Anthonomus.

—— soudés à ieur base : Bradybatus.

ce Les deux 1ers segments abdominaux soudés ensemble : Thamnobius. * bbb Funicule antennaire à art. 1 seul allongé.

e — de 7 articles: Minyrus.

ee —— 6 —

(1) La connaissance de ses mœurs remonte jusqu'à Frisch, Beschreib. v. allerl, Insekt. part. I, p. 32, pl. 8, f. 1-4. Voyez en outre : Bouché, Naturg. d. los. p. 200; Ratzeb. Die Forstins. L, p. 151, pl. 5, f. 8 Bet 8 G; Lyonnet, OEuvres posthum. p.120, pl. 12, f. 14-19; Kollar, Naturg. d. schædi. Ins. p. 254. Un anonyme, sous le nom de Rusticus, a également publié une intéressante Rolice sur cet inscete dans l'Entom. Maguz. 1, p. 34.

(2) A. pyri, Kollur, loc. cit. p.257; dans les fleurs du poirier. — pedicularius, Westw. in Garden. Magaz. 1838, p. 469; sur les pommiers. — ulmi, De Geer, Mém. V, p. 215, pl. 6, f. 26-27; dans les bourgeons de l’orme. — rubi, Bach, Verhandi. d. nat. Ver. d. preussich. Rheinl. VIII; sur la Rosu canina. — druparum, incurvus, Ratzeb. Die Fortins. Supplem. p. 33; dans les noyaux des fruits du Prunus padus et espèces voisines,

Coléoptéres. Tome VI. 37

Crochets des tarses appendiculés et soudés : Phacellopterus. —— simples, petits et grêles : Latiphronus.

IL. Prosternum non échancré, de longueur normale en avant des hanches antérieures; crochets des tarses simples : Acalyptus.

Genre incertæ sedis : Diapelmus.

LONCHOPHORUS.

Cuevroz. Ann. d. L. Soc. entom. I, p. 215.

Tète brièvement conique; rostre de la longueur de la moitié du corps (o) ou presque aussi long que lui (9), grêle, fiiforme, plusou moins arqué; ses scrobes commençant vers son tiers antérieur (o) ou son milieu (©), rectilignes. — Antennes longues ettrès-grêles; scape plus long que le funicule et la massue réunis, épaissi au bout; funicule à articles 1 très-long, 227 beaucoup plus courts, décroissant peu à peu, 7 pluslong et plus gros; massue allongée, acuminée, très-distinctement articulée. — Yeux assez grands, arrondis, médiocrement convexes. — Prothorax transversal, peu convexe, rétréci en avant, bisinué à sa base, brièvement rétréci en avant; prostermum médiocrement échancré et assez long. — Ecusson assez grand, en carré long, arrondi en arrière. — Elytres plus ou moins allongées, comprimées latéralement, graduellement rétrécies en arrière, arquées en dessus, un peu plus larges que le prothorax et chacune légèrement saillante à sa base, avec les épaules coupées obliquement. — Pattes longues, les antérieures plus que les autres, toutes munies en dessous d’une assez forte dent triangulaire; jambes droites, mucronées au bout, sauf les postérieures; tarses longs, à articles 4-2 étroits, celui-là trèsgrand, 3 large, 4 long; ses crochets bifides. — 2° segment abdominal un peu plus long que chacun des deux suivants, séparé du 1% par une suture droite; saillie intercoxale ogivale ou triangulaire, aiguë en avant. — Métathorax médiocrement long; ses épisternums assez larges. — Corps plus ou moins allongé, ailé, pubescent.

Insectes propres à l'Amérique du Sud, d'assez grande taille pour la plupart et facilement reconnaissables à leur facies particulier. Leurs téguments sont revêtus de poils gris, blancs et fauves, peu abondants etqui, en se condensant, forment sur les élytres des bandes ou des taches mal limitées. 5

On n’a encore décrit que les quatre meutionnées par Schœnherr (4).

(1) Cureul. Ti, p. 392 : L. obliquus Chevrol., Chevrolati Schh., du Brésil; parasita Fab., de Cayenne ; humeralis Chevrol., patrie inconnue ; petimnino= sus Linné (?), de Cuba.

ds.

ANTHONOMIDES VRAIS. 579

CNEMOPACHUS.

ScHoexn. Curcul., VII, 2, p. 296.

Tête conique, assez saillante; rostre du double plus long qu’elle, grèle, cylindrique, droit, oblique; ses scrobes commençant dans son milieu, superficielles, rectilignes. — Antennes médiocres, grêles; scape à peine épaissi au bout, n’atteignant pas tout-à-fait les yeux; funicule à articles 1-3 allongés, décroissant peu à peu, 4-7 courts, subturbinés; massue oblongo-ovale, articulée. — Yeux petits, subarrondis, légèrement saillants. — Prothorax aussi long que large, conique, un peu arrondi sur les côtés, à peine bisinué à sa base, obliquement tronqué en avant; prosternum très-court. — Ecusson petit, allungé, arrondi en arrière. — Elytres graduellement élargies et trèsconvexes au-delà de leur milieu, s’arrondissant pour former leur déclivité postérieure qui est très-Jongue et verticale, un peu plus larges que le prothorax et subtronquées à leur base, avec les épaules calleuses. — Pattes assez longues; cuisses fortement en massue, surtout les antérieures, inermes, échancrées à leur extrémité en dessous ; jambes droites, inermes au bout; tarses assez courts et assez larges, spongieux en dessous, à articles 4-2 triangulaires, subégaux, 3 bilobé; 4 court; ses crochets dentés (1). — Métasternum court. — Corps ovale, faiblement pubescent.

L'unique espèce (castaneus Schh.) de Madagascar qui compose ce genre n’a, en aucune façon, le f'acies d’un BALANINUS que lui attribue Schœnherr, mais plutôt celui de l'Anthonomus druparum; elle est seulement plus convexe en arrière et deux fois plus grande. Sa livrée est d’un brun rougeâtre uniforme et ses élytres sont assez fortement

striées, avec les intervalles entre les stries criblés de petits points enfoncés.

BOTANEBIUS.

ScHoeNx, Curcul., IL, p. 358.

Rostre assez robuste, du double au moins plus long que la tête, cylindrique, à peine arqué. — Antennes insérées près de son tiers antérieur, grêles; leur funicule de 6 articles. — Prothorax transversal, assez convexe et inégal en dessus, tubuleux dans son tiers antérieur, bisinué à sa base, avec un lobe médian saillant et triangulaire, coupé obliquement en avant; prosternum réduit à un mince filet en avant des hanches antérieures. — Elytres amples, très-convexes, brièvement ovales et parallèles sur les côtés, beaucoup plus larges que le prothorax et trisinuées à leur base, avec les épaules obliquement

(1) Je ne puis rien dire de l'abdomen, l'exemplaire en assez mauvais état que j'ai à ma disposition étant collé sur du papier.

tronquées et anguleuses. — Pattes assez courtes et robustes; cuisses en massue, dentées en dessous; jambes comprimées, arquées à leur base, les antérieures anguleuses dans leur milieu au côté interne; toutes obliquement tronquées et brièvement mucronées au bout; tarses médiocres; le 1® article de tous pas beaucoup plus long que le 2e, — Le surplus comme chez les ANTHONOMUS.

Schænherr a comparé au Cionus scrophulariæ l'insecte (tuberculatus Schh.) de Cuba sur laquelle il a fondé ce genre. Il en a, en effet, complètement le fucies; mais il ressemble aussi beaucoup à quelques ANTHONOMUS américains de forme courte et à téguments tuberculeux dont il sera question plus bas. L'ensemble des partieularités qui précèdent, notamment son funicule antennaire composé seulement de six articles, l’en font distinguer sans peine.

ANTHONOMUS.

German, Magaz., IV, p. 320.

Tète très-brièvement obconique; rostre plus ou moins long, grêle, filiforme, médiocrement arqué; ses scrobes commençant Vers sa moitié ou son tiers antérieur, rectilignes. — Antennes de longueur variable, gréles; scape légèrement en massue au bout; funicule à articles 1-2 allongés, celui-là le plus grand (1), 3-7 courts, subégaux, obconiques ou subarrondis; massue oblongue, acuminée, articulée. — Yeux médiocres, arrondis, légèrement convexes. — Prothorax transversal, rétréci et brièvement tubuleux en avant, bisinué à sa base, obliquement tronqué antérieurement; prosternum très-court.— Ecusson plus ou moins allongé, rarement subarrondi. — Elytres ovales ou oblongo-ovales, plus ou moins convexes, un peu plus larges que le prothorax et tronquées, un peu échancrées ou sinuées à leur base, avec les épaules obtuses. — Pattes assez longues, les antérieures plus grandes que les autres; cuisses assez fortement en massue, surtout les antérieures, dentées en dessous, la dent parfois triangulaire; jambes presque droites, plus ou moins renflées dans leur milieu en dedans, obliquement arrondies et brièvement mucronées ou inermes au bout ; tarses médiocres, spongieux en dessous, à articles 1-2 triangulaires, celui-là un peu allongé aux tarses antérieurs, plus court aux autres, 3 large; crochets hifides ou appendiculés. — 2° segment abdominal un peu plus long que chacun des deux suivants, séparé du 4e par une suture droite; saillie intercoxale de largeur variable, ar= rondie ou tronquée en avant. — Métasternum au plus médioerement long. — Corps ovale, plus ou moins convexe, ailé, pubescent.

(1) Ces deux articles varient beaucoup sous le rapport de la longueur ; chez les grandes espèces amméricuines, le 1er est parfois, toute proportion de taille gardée, aussi long que celui des LoncaorHonus.

ANTHONOMIDES VRAIS. s8t

Genre riche en espèces et qui paraît trerépandu sur tout le globe, mais mieux représenté en Amérique que partout ailleurs. Celles d’Europe sont toutes assez petites, de forme régulièrement ovale ou oblongue, et leurs élytres présentent constamment des stries ou des rangées de points enfoncés régulières. Parmi celles américaines , il en est de plus grandes, de formes plus courtes et dont les élytres sont parfois (par ex. fuberosus, quadrigibbus) munies de tubercules plus ou moins nombreux. Chez presque toutes, la livrée consiste en un mélange de couleurs qui ne forment aueun dessin bien arrôté. Ces insectes vivent sur les feuilles des arbres; on les trouve plusrarement sur les fleurs (1).

BRADYBATUS.

GERmar, Jns. Spec. nov., p. 305.

Tête brièvement conique; rostre assez long, médiocrement robuste, cylindrique, légèrement arqué; ses scrobes commencant vers son tiers antérieur. — Antennes assez courtes, peu robustes; scape en massue au bout; funicule à articles 4-2 allongés, celui-là plus long et plus gros, 3-7 très-couris, graduellement plus épais, 7 contigu à la massue; celle-ci oblongo-ovale, articulée. — Yeux petits, légèrement conyexes, arrondis. — Prothorax transversal, subeylindrique, un peu arrondi sur les côtés, faiblement bisinué à sa base, coupé obliquement en avant; prostérnum très-court. — Ecusson en triangle allongé. — Elytres convexes, plus ou moins longues, subparallèles dans leurs deux tiers antérieurs, rétrécies en arrière, un peu plus larges que le prothorax et légèrement échancrées à leur base, avec les épaules ob-

(1) Schœnherr (Cureul. VI, 2, p. 213, en mentionne 55 espèces qu'il divise en deux sections, selon que lés cuisses anlérieures sont unidentées ou bidentées, La première est la plus nombreuse (ulmi, pyri, nomorum, etc,) en Europe; la seconde n’y est représentée, duns Schœnherr, que par le druparum. — Aj. : Esp. européennes : À. brunnipennis (rubi var.), Curtis, Ann. a. Mag. of Nat. Hist, V, p. 280. — oxyacanth®, Buhem. Kongl. Wetensck. Acad. Handling, 1849; Suède. — ruber, Ed. Perris, Ann, d. 1, Soc. Linn. d, Lyon, sér. 2, IV, p. 141; France (Landes). — Roberti, Wencker, Ann. d. 1. Soc. entom, 1858, Bullet. p. CCXXXVI; France (Var). — ornatus, Reiche, ibid. 1860, p. 732; Sicile, — spilotus (incurvus var.?), L. Redtenb, Faun, Austr. ed. 1, p. 406, ed, 2, p. 768. — Esp. de l'Algérie : À. juniperi, Chevrol. Rev. et Mag. d. Zool. 1860, p. 210. — Esp. asiatique : À. helopioides, Kolenoti, Bull. Mosce. 1859, I, p. 340; Perse occ. — Esp. américaines : À. brunnipennis, Maunerh. Bull, Mose. 1843, p. 292; Californie, — varipes, Jacquel.-Duv. in Ramon de la Sagra, Hist, fisic. etc, de Cuba; Entom. p. 83; Cuba. — fulvus, scutellaris, 3. L. Le Conte, Procced. of the Acad, of Philad, X, 1898, p. 79; Texas, — vestitus, Pérou; sparsus, Montevideo; rubricosus, Rio Janciro; inermis, Californie; Bohem. Voy. d. l’Eugénie; Entom. p. 130. — Esp. de la Polynésie : À. gracilipes, Bohem. ibid. p. 132; Taïty.

Pour des observations synonymiques sur quelqnes espèces européennes, voyez Walton, Ann. a. Mag. of Nat. Hist. Ser. 2, 1, p. 416,

tuses. — Pattes assez courtes, robustes ; cuisses fortement en massue, inermes ; jambes comprimées, onguiculées au bout, les antérieures anguleuses dans leur milieu en dedans; tarses courts, à articles 4 un peu allongé, noueux au bout, 2 triangulaire, 3 large, 4 le dépassant peu; ses crochets petits, appendiculés et soudés à leur base (1). — 2° segment abdominal plus court que chacun des deux suivants, séparé du 4° par une suture droite; saillie intercoxale assez large, arrondie en avant.—Métasternum assez long; ses épisternums étroits. — Corps oblong, faiblement pubescent.

Petits insectes de la taille des Anrnonomus de seconde grandeur et voisins de ce genre dont ils diffèrent par leur rostre, leurs antennes et leurs crochets des tarses. On en connaît trois espèces dont deux avaient été confondues ensemble par Schænherr et dont la synonymie a été déhrouillée par M. Gerstæcker (2). Ces insectes.sont sujets à varier du noir au brun rougeâtre et au ferrugineux; leur prothorax est finement rugueux, et leurs élytres présentent des rangées régulières d'assez gros points enfoncés; la pubescence peu abondante qui revêt le corps forme parfois sur ces organes, en se condensant, des bandes ou des taches plus ou moins apparentes. Les trois espèces en question sont propres à l’Europe ot paraissent être fort rares partout.

THAMNOBIUS.

Scnoenn. Curcul., IT, p. 465.

Tête subglobuleuse; rostre assez long, assez robuste, cylindrique, médiocrement arqué ; ses scrobes commençant versson tiers antérieur, obliques. — Antennes médiocres, grêles; scape en massue au bout; funicule à articles 1-2 allongés, celui-là plus long et plus gros, 3-7 courts, subégaux; massue oblongo-ovale, acuminée, articulée.—Veux médiocres, subarrondis, peu saillants. — Prothorax transversal, ars rondi latéralement, très-légèrement bisinué à sa base, obliquement tronqué en avant ; prosternum assez long. — Ecusson très-petit, ponetiforme. — Elytres assez convexes, régulièrement ovales, un peu plus larges que le prothorax et tronquées à leur base, avec les épaules

(1) Jacquelin-Duval (Gener. d. Col. d'Eur. Curcul. p. 44) et M. L. Redtenbacher (Faun. Austr. ed. 2, p. 767) s'accordent pour assigner au 4e article un appendice faisant saillie entre les crochots; le premier ajoute que ces derniers sont soudés à leur base. Je crois voir distinctement que ce soi-disant ap= pendice n’est pas autre chose que les divisions basilaires des deux crochets qui, en se soudant ensemble, ont pris cette apparence.

(2) Voyez la monographie quo ce savant entomologiste a donnée du genre dans la Stettin. entom. Zeit. 1855, p. 167. Les trois espèces sont : B. Creutseri, Germar, loc. cit. (Creutzeri var. y, Schœnh.) — subfasciatus , Gerstæck. (Creutzeri var. « Schœnh.) — Kellneri, Bach, Kæferfaun, d. Nord,-u.-Mittel= deutschl. If, p. 306.

ANTHONOMIDES VRAIS. 583

rectangulaires. — Pattes assez courtes; cuisses en massue, armées d’une dent aiguë en dessous ; jambes arquées et amincies à leur base, très-brièvement mucronées au bout; tarses médiocres, spongieux en dessous, à articles 1-2 étroits, celui-là un peu allongé, 3 beaucoup plus large, 4 médiocre; ses crochetsappendiculés.—Les deux 4°": segments abdominaux soudés ensemble, séparés par une très-fine suture droite; saillie intercoxale assez large, tronquée en avant. — Métasternum assez Court; ses épisternums médiocrement larges. — Corps ovale, finement pubescent.

Petits insectes de la Caffrerie, très-voisins du Minyrus exaratus qui suit et dont ils ne diffèrent que par leurs antennes et leurs tarses un peu autrement faits, ainsique par la soudure de leurs deux premiers segments abdominaux. Leur sculpture est pareille et leur livrée, toujours uniforme, est noire, bleue ou testacée, Ils ont aussi beaucoup de rapports avec les AcazyPrus par suite de la Jongueur relative de leur prosternum, mais il est visiblement échancré, quoique assez faiblement.

MINYRUS.

SoHoENu, Curcul., I, p. 326.

Tète courte, subeylindrique ; rostre du double plus long qu’elle, assez robuste, cylindrique, légèrement arqué; ses serobes commençant un peu au-delà de son milieu, obliques. — Antennes assez courtes; scape en massue au bout; funicule à articles 4 allongé, gros, obconique, 2-7 très-courts, très-serrés, graduellement plus larges ; massue assez petite, ovale, acuminée, articulée. — Yeux médiocres, arrondis, assez saillants. — Prothorax transversal, cylindrique, un peu arrondi sur les côtés, tronqué à sa base, légèrement rétréci et obliquement coupé en avant; prosternum fortement échancré, assez long. — Ecusson petit, en triangle rectiligne allongé. — Elytres assez convexes, régulièrement oblongo-ovales, un peu plus larges que le prothorax et légèrement échancrées à leur base, avec les épaules obtuses. — Pattes courtes; cuisses fortement en massue, dentées en dessous; jambes arquées et amincies à leur base, inermes au bout; tarses courts, étroits, spongieux en dessous, à articles 1-2 égaux, 3 un peu plus large qu'eux, 4 médiocre; ses crochets appendiculés. — 2° segment abdominal un peu plus court que 3-4 réunis, séparé du 4% par une suture droite; saillie intercoxale assez large, tronquée en avant. — Métasternum court; ses épisternums étroits. — Corps oblongo-ovale, presque glabre.

La seule espèce connue (ewaratus Schh.) est des îles Philippines et a le facies de l’Erérhinus dorsalis d'Europe, mais elle est un pou plus petite. Sa livrée est d’un noir profond mat et elle est partout, y compris le rostre, couverte de petits points enfoncés très-serrés, avec les élytres fortement striées,

bu

PHACELLOPTERUS.

Scuoenu. Mantis, sec. Curcul., p. 66.

Tête globuleuse; rostre médiocrement allongé, peu robuste, cylindrique et légèrement arqué; ses scrcbes commencant au milieu de sa longueur, rectilignes et superficielles. — Antennes courtes, assez grèles; leur funicule, réuni à la massue, à peine aussi long que le scape; celui-ci en massue au bout; funicule de 6 articles : 1 un peu allongé et assez gros, 2-6 très-courts, serrés, grossissant peu à peu, 6 contigu à la massue; celle-ci ovale, acuminée; son 1® article très-grand, en cône renversé. — Yeux petits, déprimés, brièvement ovales, obliques. — Prothorax subtransversal, légèrement arrondi sur les côtés, un peu rétréci et obliquement tronqué en avant, irès-faihlement bisinué à sa base; prosternum très-court, — Ecusson très-petit. — Elytres médiocrement convexes, oblongo-ovales, un peu plus larges que le prothorax et chacune légèrement saillante à sa base, avec les épaules obtuses. — Pattes courtes, assez robustes; cuisses fortement en massue, inermes; jambes plus courtes qu’elles, comprimées, obliquement tronquées et inermes au bout; tarses médiocres, assez étroits, graduellement élargis, à articles 4 peu allongé, 4 long; ses crochets appendiculés et soudés à ieur base, — 2° segment abdominal aussilong que 3-4 réunis, séparé du 1% par une suture légèrement arquée; saillie intercoxale large, arrondie en avant. — Métathorax médiocrement allongé. — Corps oblong, finement pubescent.

Ces caractères, très-prononcés, s’observent chez un petit insecte inédit de la Caffrerie que Schænherr a nommé rufulus. I] n’est guère plus grand que les plus petits Ar1on, et en entier d’un jaune testacé assez vif. On remarque sur son prothorax trois fines lignes saïllantes et longitudinales dont la médiane est droîte et les latérales arquées. Les élytres sont régulièrement et assez fortement ponctuées en stries et, outre quelques faibles touffes de poils, sont pourvues, au sommet de leur déclivité, de deux tubercules obtus, voisins de la suture et fasciculés,

LATIPHRONUS (1).

Scnoenn. Cureul., VII, 2, p. 192.

Tête assez saillante, cylindrique; rostre à peine plus long qu'elle, médiocrement robuste, cylindrique, arqué; ses scrobes commençant presque dans son milieu, obliques. — Antennes courtes; scape épaissi

(4) Syn. Apezus, Schœnh. Cureul. III, p. 328; olim; nom employé, dès 1796, par Latreille, avec la désinence féminine, pour un genre de Lépidop= tères du groupe des Tinéides. — Apuroies, Blanch. Hist. nat. d. lns. UN, p. 108.

ANTHONOMIDES VRAIS. 585

et arqué au bout; funicule de six articles : 4 gros, subovalaire, allongé, 2 beaucoup plus court, obconique, 3-6 transversaux, serrés, graduellement élargis, 6 contigu à la massue; celle-ci ovale, acuminée, à peine articulée. — Yeux gros, saillants, brièvement ovales, médiocrement séparés en dessus. — Prothorax transversal, cylindrique, légèrement arrondi sur les côtés, faiblement bisinué à sa base, muni d’un sillon circulaire près de son bord antérieur; celui-ci obliquement tronqué; prosternum court. — Ecusson très-petit, triangulaire. — Elytres régulièrement ovales, laissant le pygidium à découvert, à peine plus larges que le prothorax et légèrement échancrées à leur base. — Pattes assez courtes; cuisses en massue; jambes droites, inermes au bout; tarses courts, étroits, finement villeux en dessous, ! à article 4 médiocre; ses crochets simples, petits et grêles. — 2° segment abdominal plus court que 3-4 réunis, séparé du 1° par une suture faiblement anguleuse ; saillie intercoxale médiocrement large, tronquée en avant. — Métasternum assez court; ses épisternums étroits. — Corps oblongo-ovale, presque glabre.

Le genre a pour type un insecte de Java, ayant le facies d'un Arion, et de la taille des grandes espèces de ce genre. Le nom de cupreus, que lui a imposé Schænhorr, est assez peu exact, Car il est d’un rouge-brun uniforme, avec quelques reflets métalliques qui sont parfois si faibles, qu'à peine les aperçoit-on à la première vue.

ACALYPTUS.

Scuoënu. Curcul., UI, p.446.

Tête globuleuse ; rostre allongé, peu robuste, cylindrique, légèrement arqué; ses scrobes commençant presque au milieu de sa longueur, rectilignes et atteignant les yeux. — Antennes médiocres, grêles; scape graduellement en massue; funieule à articles 1 allongé, obconique, 2 de moitié plus petit, 3-7 courts, grossissant peu à peu ; massue assez forte, ovale, acuminée, articulée. — Yeux médiocres, arrondis. — Prothorax transversal, cylindrique, légèrement arrondi sur les côtés, coupé obliquement de chaque côté de sa base, un peu rétréci et tronqué en avant; prosternum entier et de longueur normale. — Ecusson oblong. — Elytres peu convexes, oblongo-ovales, recouvrant imparfaitement le pygidium et isolément arrondies en arrière, un peu plus larges que le prothorax et faiblement échancrées à leur base, — Pattes assez courtes; cuisses en massue; jambes droites, inermes au bout; tarses courts, de longueur moyenne, spongieux en dessous, à article 4 médiocre, ainsi que ses crochets. — 2° segment abdominal sensiblement plus court que 3-4 réunis, séparé du 4°: par une suture presque droite; saillie intercoxale médiocrement large, tronquée en avant. — Mélasternum assez long; ses épisternums de largeur moyenne. — Corps oblong, pubescent.

Insectes de très-pelite taille, propres à l’Europe et revêtus d’une livrée insignifiante variant du testacé au brunâtre ; on les trouvé ordinairement sur les arbres. Schœænherr n’en décrit que trois espèces (1), que quelques auteurs réduisent à deux. ;

= Note.

Erichson place le genre suivant dans le voisinage des ANTHONOMUS ; il semble en effet, d’après les caractères qui suivent, appartenir au groupe actuel,

DIAPELMUS.

Enicus. Archiv, 1842, L, p. 201.

Rostre un pen plus long que le prothorax, linéaire, presque droit. — Antennes médiocres, insérées non loin du sommet du rostre; scape presque droit, légèrement épaissi au bout, atteignant les yeux; funicule de 7 articles : 4 allongé, assez gros, obconique, 2 médiocre, 3-7 courts; massue assez épaisse, ovale, quadriarticulée. — Yeux latéraux, non saillants. — Prothorax de moitié plus étroit que les élytres, un peu moins long que large, un peu arrondi sur les côtés, fortement rétréci en avant, tronqué à sa base. — Elytres oblongues, recouvrant l'abdomen. — Pattes assez courtes; cuisses en massue ; les postérieures seules munies d’une dent presque obsolète ; jambes antérieures finement mucronées au bout; tarses à articles 1-2 triangulaires, le 497 plus long, 3 fortement bilobé, ses lobes étroits, divariqués, 4 légèrement allongé; ses crochets dentés.

Le petit insecte (mendax) de la Tasmanie sur lequel Erichson a fondé ce genre, est très-petit, de couleur testacée, revêtu d’une fine pubescence grise et a presque le facies de l'Erirhinus tæniatus.

GROUPE II. Orchestides,

Pattes postérieures saltatoires. — Yeux très-rapprochés supérieurement, le plus souvent contigus.

A part ces deux points, qui n’ont pas l'importance nécessaire pour servir de base à l'établissement d’une Tribu distincte, les OncHEsrRs ont tous les traits essentiels des autres Anthonomides. Dans ces derniers temps (2), on leur à associé les Rampaus, insectes orthocères, types du groupe des Ramphides de Schœnherr; mais ceux-ci ont les

(1) À. sericeus Schh., carpini Herbst, rufipennis, Schœnh. Cureul. loc. cit. et VIL, 2, p. 327. Jacquelin-Duval (Gener. d. Col. d’Eur.; Cureul. Catal.) regarde le premier comme une variété du second; M. L, Redtenbacher (Faun. Austr. ed. 2, p. 777) adopte l'opinion de Schœnherr.

(2) G. Thoms. Skandinav. Col. I, p. 142.

ORCHESTIDES. 3 587

hanches antérieures séparées, et leur place me paraît être dans la Légion suivante, non loin des Cœr1vpes et genres voisins (1).

Sous leur première forme, les Orcaestes ont des habitudes bien différentes de celles des Cureulionides précédents (2). Leurs larves sont mineuses et rongent le parenchyme des feuilles de différentes espèces d'arbres. L’étroit espace dans lequel elles sont condamnées à vivre, néoessitait que leur forme générale füt différente de celles des larves ordinaires de la Famille. Aussi leur corps est-il plus allongé que celui de ces dernières, graduellement atténué en arrière, presque plan, tant en dessus qu’en dessous, et dépourvu de mamelons; les segments abdominaux présentent seulement de chaque côté un lobe arrondi; le dernier est pourvu d’un prolongement conique. Leur croissance achevée, elles se renferment dans une coque ovale d’un tissu soyeux, dont l'organe producteur n’est pas encore bien connu. La nymphe a un aspect assez singulier, dû principalement au prothorax qui déborde la tête en avant et présente en dessus deux fortes saillies antérieures. L'abdomen est terminé par deux saillies, composées chacune de deux articles, dont le dernier très-court, et son dernier segment est muni en dessous de huit mamelons aigus, placés sur un renflement de forme ovale. L'insecte parfait paraît ordinairement en automne.

ORCHESTES.

Icuc. Magaz., WI, p. 105 (3).

Tête un peu saillante; rostre plus ou moins long, peu robuste,

(1) Les Tacuyconus, que Schœnherr a compris dans ses Ramphides, n'ont de commun avec les RamPaus que des antennes droites et me paraissent n'être qu'une forme aberrante des Zxcops, Prazunus et Coprurus.

(2) Les habitudes d’un assez grand nombre d'espèces ont déjà été observées, à savoir : 0. ulmi, Réaumur, Mém. HI, p. 31, pl. 3, f. 17; De Geer, Mém. V, p. 260, pl. 8, £. 7, la larve, f. 9, la uymphe; sur l’orme. — alni. De Geer, ibid. V, p: 262; Herbst, Die Kæfer, VI, p. 425 (copié de De Geer); Bertoloni, Nov. Comment. Acad. Bonon. VI, p. 460; sur l'aune. — fagi, Ratzeb. Die Forstins. E, p. 153, pl. 4, f. 14 B et 14 C; copié dans Westw. an Introd. etc., I, p. 386, f. 41, n° 19; sur le hêtre; aussi sur les cerisiers, selon Bach, Verbhandl. d. Nat. Ver. d. preuss. Rheinl. VAL. -— quercus, Herbst, loc. cit. VI, p. 420; Ratzeb. Die Fortins. Supplém. p.39; Nœrdling. Stettin. entom. Zeit. 1848, p. 233; pl. 1, f. 6, 7; sur le chène. — seufellaris, Bouché, Naturg. d. Ins. p. 198; sur le bouleau. — populi, Heeger, Sitzungsber. d. Wien. Acad. XI, p. 42, pl. 6; Letzner, Verhandi. d. Schless. Gesellsch. 1856, p. 98; sur le peuplier et les saules. — pratensis, Letzner, loc. cit. 1851, p.93; Heeger, loc. cit. XXXIV, p. 212, pl. 1; sur la Campanula montana et la Centaurea scabiosa. — rufus, Laboulbène, Ann. d. 1. Soc, entom. 1858, p. 286; pl. 7, II, £ 4-9; sur l’orine.

(3) Syn. Tacuyerces, Schœnh. Cureul. Disp. meth, p. 256. — EurHonon,

subeylindrique, replié en dessous au repos; ses serobes commençant près de son milieu, rectilignes. — Antennes au plus médiocres; funicule de six, plus rarement de sept articles : 1-3 ubconiques, allongés, celui-là plus long et plus gros: les suivants très-couris, noueux et serrés; massue assez forte, oblongo-ovale, articulée. — Yeux en général grands, brièvement ovales et subcontigus en dessus, plus petits et un peu évartés supérieurement chez quelques-uns (par ex. rufüs, scutellaris, pratensis). — Prothorax petit, plus ou moins rétréci en avant, légèrement bisinué ou coupé carrément à sa base; prosternum trèscourt. — Ecusson en triangle curviligne ou subarrondi. — Elytres médiocrement convexes, ovales ou oblongo-ovales, conjointement arrondies en arrière, et laissant plus ou moins (en général peu) le pygidium à découvert, plus larges que le prothorax et légèrement échancrées à leur base, avec les épaules arrondies. — Pattes médiocres 5 cuisses en massue; les postérieures plus robustes que les autres, denticulées ou inermes en dessous; jambes inermes au bout (1), les quatre antérieures droites et obliquement tronquées au bout, les postérieures plus longues, souvent arquées et élargies en dedans à leur extrémité ; tarses médiocres, à articles 4-2 triangulaires, celui-là plus long, 3 assez large; crochets appendiculés, — 2° segment abdominal un peu plus grand que chacun des deux suivants, séparé du 1% par une suture droite; saillie intercoxale assez large, tronquée en avant. — Métathorax assez long, longitudinalement sillonné dans son milieu; ses épisternums de largeur moyenne. — Corps ovale ou oblongo-ovale, pubescent, parfois presque glabre.

Les Orcuesres sont de petite taille, et la faculté saltatoire que les Raweaus seuls possèdent en commun avec eux parmi tous les Curculionides d'Europe, les rendent aisés à reconnaitre. Il y a du reste de grandes différences dans la grosseur de leurs cuisses postérieures. Enormes chez un assez grand nombre d’entre eux (quercus et espèces voisines), elles sont relativement médiocres chez beaucoup d’autres, et de brièvement ovales qu’elles sont chez les premiers, reprennent alors une forme normale.

Dès l’origine, Schœnherr a divisé ces insectes en deux sections qui ne me paraissent pas en effet avoir plus de valeur : les ORCHESTES proprement dits, dont le funicule antennaire ne compte que six articles, et les Tacuverces chez lesquels il en a sept. Les premiers sont les plus nombreux.

Récemment, M. G. Thomson, du genre en a fait six (2), dont un

Tarecnicus, Isocunus, ALycrus, G. Thoms. Skandinav, Col. I, p. 141. — Sa- LIUS Schranck. — Ruyncnænus Clairv.

(1) La plupart des auteurs récents assignent aux antérieures un petit éperon que je ne parviens pas à découvrir.

(2) Comme tous ceux établis par M. G. Thomson dans la Famille, ils ne sont

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examen ultérieur, portant sur toutes les espèces, déterminera la valeur. Leurs caractères me semblent trop faibles et pas toujours exacts (1).

Il y a de ces insectes dans l’ancien et le nouveau continent , mais le plus grand nombre d’entre eux habite l’Europe (2).

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