TRIBU XXVI
ÉRIRHINIDES.
Les caractères du geare suivant n’ont pas encore été publiés. Il appartient, sans aucun doute, aux Erirhinides, tels que je les ai restreints, et la formule que j'ai donnée du groupe des Hydronomides lui est parfaitement applicable. Je suis donc obligé de l’y comprendre, bien que le facies de l’unique espèce qui le compose soit celui d’un insecte qui fréquente les fleurs (1).
GERANORHINUS.
CuevroL. Rev. et Mag. d. Zool. p. 456 (2).
Rostre vertical, de longueur moyenne, peu robuste, cylindrique, à peine arqué ; ses scrobes commençant dans son milieu, rectilignes et atteignant les yeux. — Antennes médianes, assez courtes; scape un peu arqué, brusquement en massue au bout, empiétant légèrement sur les yeux; funicule de 7 articles : 1 gros et allongé, 2 de même forme, plus grêle, 3-7 extrêmement courts et serrés; massue petite, ovale, sabcompacte. — Yeux petits, déprimés, brièvement ovales et obliques. — Prothorax transversal, cylindrique, légèrement rétrécei en arrière, tronqué à sa base et en avant. — Ecusson nul. — Elytres allongées, subeylindriques, pas plus larges que le prothorax et faiblement échancrées en arc à leur base. — Pattes longues; cuisses antérieures fortement (surtout chez les mäles), les autres médiocrement en massue ; jambes grèles, droites, inermes au bout; tarses longs, grèles, à articles 3 à peine plus large que 1-2 et entier, 4 plus long
(1) Ce n’est pas une raison rigoureuse pour que cet insecte n'appartienne pas aux Hydronemides. Outre que son facies peut induire en erreur sur ses habitudes, on a vu plus haut (p. 485, note 3) qu'il existe un Bacous qui vit dans les fourmilières.
(2) Syn. Tres, Motsch.
628 ADDITIONS ET COHRECTIONS.
que les précédents réunis; ses crochets médiocres. — 2° segment ahdominal aussi long que 3-4 réunis, séparé du 4% par une suture droite; saillie intercoxale assez large, tronquée en avant. — Métasternum court. — Saillie mésosternale très-fortement comprimée, lamelliforme. — Corps allongé, densément écailleux.
Le type du genre, nommé par M. Chevrolat G. rufinasus, avait été décrit antérieurement par M. de Motschoulsky, sous le nom de Tychius suturalis. C'est un très-petit insecte, originaire d'Egypte et entièrement revéta d’écailles d’un vert doré en dessous, d’un vert blanchâtre en dessus, parfois tout-à-fait blanches sur le prothorax et la tête, avec le rostre d’un rouge ferrugineux. Cette livrée paraît être assez variable.
Le senre me paraît devoir être placé à la suite des autres genresdu groupe des Hydronomides.