‹ Histoire naturelle des insectes (volume 2)Chapitre 14 sur 121 · L. Fan. Ann. d. 1, Soc. entom., 1859, p · texte numérisé non relu

L. Fan. Ann. d. 1, Soc. entom., 1859, p

Ce genre ne diffère des BracaypEREs que par les caractères suivants :

Rostre plus fortement et angulairement échancré au bout, longitudinalement sillonné à sa base; ses scrobes profondes, étroites, nettement limitées, obliques et atteignant le bord infériour des yeux. — Antennes un peu plus courtes. — Prothorax transversal, cylindrique, arrondi sur les côtés. — Ecusson nul. — Elytres régulièrement ovales. — Corbeilles des jambes postérieures remontant beaucoup moins le long de la tranche externe de ces dernières. — Corps ovale, densément écailleux et hispide.

Il a été établi sur une espèce (Delarouzei) de la France méridionale; un peu plus grand que le Sciaphilus muricatus, et lui ressemblant complètement pour la forme générale, la vestiture des téguments et le système de coloration. Depuis, M. L. Fairmaire en a fait connaitre une seconde (2).

Ce genre, dont M. Jacquelin-Duval a contesté la légitimité (3), me paraît aussi valable qu’une foule d’autres de la famille.

(1) Schœnherr (Cureul. V, p. 932) en décrit onze espèces qu’il répartit dans deux sections, selon que le 2e article du funicule antennaire est plus long (lusilanicus, gracilis, incanus) ou plus court (murinus, albidus, constrictus) que le 1er, Je ne connais aucune des trois de cette dernière ; elles semblent s'écarter assez sensiblement des autres, et je suis porté à croire qu’elles sont étrangères au genre. — Aj.: B. longicollis, Hochbuth, Bull. Mose. 1851, I, p.17; Turcomênie, — suturalis, Graells, Mem. d. 1. Acad. d. Madrid ; Ciene, SI, pl. 8, f, 7; Espagne, —narginellus, Graells, Mem. d. 1. Commis, d. Mapa gcol. d. Espan. p. 81, pl. 4, f. 11; même pays, — sabandus, L. Fairm. Aun. d, la Soc. entom. 1861, p, 649; Savoie.

(2) C. ottomanus, L, Fairm. Ann. d. 1. Soc, entom. 1859, Bullet. p. CIV ; Constantinople,

(3) Voyez ses « Glanures entomologiques, » fase. I, p. 52. Son opinion a été adoptée par M, Schaum dans son Cat. éd. 1862, p. 86. Elle est basée sur ce

ç2 SURCHHIOMIPES-

STENOTHERIUM.

Wozzasr. Journ. of Entom., I, p. 143.

Tête un peu allongée; rostre aussi large et du double au moins plus long qu’elle, séparé du front par une dépression transversale, et un peu gibbeux à sa base, arqué, arrondi aux angles, convexe et bicaréné en dessus, brusquement fléchi et rétréci au niveau de ses serobes, entier au bout; serobes étroites, profondes, brusquement obliques et subconniventes sous le rostre à une très-grande distance des yeux. — Antennes subterminales, longues, très-grêles et finement velues; scape n’atteignant pas, à beaucoup près, la base du rostre, arqué à sa base, brusquement renflé au bout en un bouton ovale; funicule à articles obconiques : 4 un peu plus long que 2-7, ceux-ci décroissant peu à peu; massue grêle et très-allongée, formée de trois articles lâchement unis. — Yeux situés au-dessous du niveau du front, petits, déprimés, ovales et obliques. — Prothorax plus long que large, cylindrique, largement et fortement canaliculé en dessus. — Elytres allongées, oblongo-ovales, assez convexes au-delà de leur milieu, rétrécies dans leur tiers postérieur et légèrement déhiscentes à leur extrémité. — Pattes assez longues, subégales, médiocrement robustes; cuisses en massue; jambes droites, les corbeïlles des postérieures très-petites; tarses courts, linéaires, à articles 3 à peine plus large que 1-2, 4 assez long; sès crochets libres, divariqués. — 2° segment abdominal un peu plus long que chacun des deux suivants, séparé du 1° par une suture faiblement arquée., — Métasternum allongé. — Corps svelte, densément écailleux.

Ces caractères, très-singuliers, sont empruntés à un petit insecte du Cap qui, au premier coup-d'œil, ressemble plus à un Ténébrionide du groupe des Molurides et du genre Tracaynorus qu'à un Curculionide. M. Wollaston, qui a bien voulu me le communiquer, l’a placé, avec raison, parmi les Brachydérides de Schœnherr (1). La

qu'il y a des transitions entre les espèces du genre et les Bracayperes. Cela est vrai, mais ces transitions sont de même nature que celles qui existent entre les Foucanria, par exemple, et les Srropnosomus, ainsi qu'entre une foule ce genres de Ja famille.

(1) M. Wollaston ajoute que le Rhadinosomus acuminatus de la Nouvelle- Zélande sera peut-être reconnu comme figurant parmi ses alliés les plus proches. En comparant les deux genres, on voit que les RuapiNosomus sont encore plus aberrants que celui-ci. Chez ce dernier, il n’y a réellement d’absolument insolite que le rostre, taudis que chez ceux-là l’anomalie porte sur la tôle, le prothorax, l'insertion des pattes antérieures, etc. Aussi m'a-t-il paru impossible de les laisser dans aucun des groupes que j'ai établis parmi les Brachydérides. Du reste, les deux genres se trouvent placés près l’un de l’autre, les Rhadiaosomides venant immédiatement à la suite du groupe actuel.

RHADINOSOMIDES. 63

forme insolite de son rostre ne me paraît pas suffisante pour le constituer en un groupe à part, et je crois qu’il doit rester dans celui-ci,

au même titre que quelques autres genres aberrants (MiropHoRus,

TANYCERUS) qu’on à vus plus haut.

Cet insecte que M. Wollaston à nommé S. Tapirus (1), est long d’environ trois lignes, d’un gris foncé uniforme, légèrement marqueté de brunâtre, rugueux sur la tête et le prothorax; ses élytres sont munies de plusieurs côtes longitudinales, dont les deux voisines de la suture sont plus saillantes que les autres; la suture elle-même est relevée.

Groupe V. Rhadinosomides.

Rostre beaucoup plus court que la tête, dilaté au bout. — Tête très-allongée, cylindrique. — Antennes un peu plus longues qu’elle; leur scape dépassant assez fortement le bord postérieur des yeux. — Prothorax très-long, cylindrique, sans vibrisses. — Elytres très-allongées, pas plus larges que le prothorax à leur base ; leurs épaules nulles. — Hanches antérieures contiguës, les intermédiaires très-faiblement séparées; corbeilles des jambes postérieures ouvertes; crochets des tarses libres. — Les deux 1°" segments abdominaux très-longs, soudés et presque confondus ensemble. — Corps linéaire, ailé.

Le genre Ræaniosonus de Schœnherr forme à lui seul ce groupe. Au premier coup-d'œil, ses espèces ressemhlent plutôt aux Brenthides qu'aux Cureculionides; elles ont même en commun, avec les premiers, l'allongement et la soudure des deux premiers segments abdominaux. Mais, malgré la forme extraordinaire de leur tête et de leur prothorax, ce sont bien des Brachydérides, comme Schænherr l’a pensé, et leur prothorax sans vibrisses, leurs élytres ne débordant pas le prothorax, enfin, leurs corbeilles ouvertes, indiquent que leur place est immédiatement à la suite du groupe précédent.

RHADINOSOMUS.

Scmoenu, Curcul., VE, 1, p. 473 (2).

Tête horizontale, cylindrique, très-allongée, munie d’un col épais et très-court; rostre de moitié moins long et aussi large qu'elle, arrondi aux angles, un pou déprimé en dessus, brusquement déclive au bout et entier; scrobes visibles d'en haut en avant, brusquement arquées et finissant au niveau du bord inférieur des yeux. — Antennes un pou plus longues que la tôte, médiocrement robustes; scape en massue

(1) Loc. cit. p. 144, pl. 11, £. 4, avec des détails.

(2) Syn. Lvrosomus, Schænh. Curoul. Disp. meth., p. 143, olim; nom imposé longtemps auparavant par Vieïllot, à un genre d'Oiseaux de l'ordre des Grimpeurs, le Vouroudriou de Madagascar,

au bout, un peu arqué, dépassant assez fortement les yeux en arrière; funicule à articles 1-7 décroissant et s’épaississant peu à peu; massue ovale, acuminée, faiblement articulée. — Yeux médiocres, peu convexes, ovales, subverticaux. — Prothorax aussi long que la tête et le rostre réunis, cylindrique, longuement et médiocrement rétréci dans son milieu, tronqué à ses deux extrémités. — Ecusson très-petit, ponctiforme.— Elytres très-allongées, brièvement et brusquement rétrécies à leur base, qui n’est pas plus large que le prothorax, en ellipse étroite et très-longue, terminée chacune par une assez longue épine.— Pattes grèles et relativement médiocres, les antérieures situées au tiers antérieur du prothorax; cuisses en massue, les quatre postérieures longuement pédonculées; jambes droites; tarses courts, spongieux en dessus, à articles 1-2 presque aussi larges que 3, 4 médiocre; ses crochets petits, divariqués, très-arqués. — Saillie intercoxale assez large, fortement anguleuse en avant. — Mésostermum très-étroit, lamelliforme. — Corps presque glabre.

Il paraît exister de ce genre singulier deux espèces très-voisines l’une de l'autre : l’une (1), originaire de la Nouvelle-Zélande, décrite par tous les auteurs qui ont parlé du genre et qui m'est inconnue; l'autre inédite, provenant de l'Australie, et dont j'ai plusieurs exemplaires sous les yeux. À en juger par les descriptions et les figures qu’on a de la première, elle ne diffèrerait de la seconde qu’en ce que les épines qui terminent ses élytres sont divergentes, tandis que chez celle-ci elles sont parallèles.

L'espèce australienne est un insecte de taille moyenne, d’un ferrugineux foncé, passant çà et là au noir, rugueux et ponctué sur la tête et le prothorax qui est en outre finement ridé transversalement, et présentant, sur les élytres, de fines côtes très-régulières dont les intervalles sont divisés par des cloisons transversales. Vers le milieu de chacun de ces organes, se voit une petite bande maculaire, déchirée sur ses bords, formée par des écailles d’un jaune doré et parfois réduite à une simple tache. Dans ces derniers temps, cet insecte s’est assez répandu dans les collections.

GROUPE VI. Naupactides.

Rostre court, au plus médiocre, tantôt presque aussi large, tantôt plus étroit que la tête, anguleux ou non, parallèle ou cuntiforme, très-rarement séparé du front par un sillon transversal. — Antennes

(1) Curc. acuminatus, Fab. Syst. EL. I, p. 535. Outre les figures d'Olivier (Entom. V, 83, pl. 11, f. 139) et de Herbst (Col. VI, pl. 95, f. 8), voyez celle au trait donnée par M. Waterhouse dans les Trans. of the entom. Soc. II, pl. 17, f. 2, Ce savaut entomologiste (ibid. p. 193) semble douter que cet insecte soit de la Nouvelle-Zélande, et il est le seul auteur qui ait signalé l'existence du genre dans l’Australie,

NAUPACTIDES, 65

de longueur variable, leur scape dépassant très-souvent le bord postérieur des yeux. — Prothorax sans vibrisses. — Elytres débordant plus ou moins le prothorax ou, au moins, isolément saillantes à leur base, présentant (rès-souvent ces deux caractères à la fois; leurs épaules en général calleuses. — Hanches antérieures contiguës, les intermédiaires faiblement séparées; corbeïlles des jambes postérieures ouvertes. — Abdomen normal. — Métasternum de longueur variable, — Corps souvent allongé, en général aïlé.

Ainsi que je l'ai dit plus haut (p. 44), ces insectes ne diffèrent des Brachydérides vrais que par la forme des élytres qui débordent le prothorax. Quelques Nauracrus faisant exception à cet égard , il n’y a pas, rigoureusement parlant, de distinction réelle entre les deux groupes; mais ce genre à besoin d’être remanié, et ces espèces de passage pourraient en être exclues et être reportées parmi les Brachydérides vrais. Je conviens toutefois que, même cela fait, le caractère en question, bien qu'il modifie sensiblement le facies des espèces qui le possèdent, est assez léger. On réunirait, du reste, les deux groupes, que cela ne changerait rien à l’ordre relatif de leurs genres.

Quatre seulement (Mesacroïcus, Sirones, METALLITES, POLYDROSUS) des dix-huit qui suivent existent en Europe; la plupart des autres sont propres à l'Amérique.

I. Tête non étranglée en arrière des yeux, À Crochets des tarses libres.

a Scape des antennes dépassant les yeux en arrière,

d Funicule antennaire à article 2 plus long que 1 ; jambes antérieures presque toujours mucronéss au bout,

* Massue antennaire allongée; art, 2 du funicule très-long: Naupactus. —— ovale; —— assez court: Pantoplanes.

bb Funicule antennaire à articles 1-2 subégaux ; jambes inermes au bout, c Rostre anguleux, parallèle.

d Antennes terminales : Amphiderilus.

dd — submédianes.

Elytres débordant fortement le prothorax, anguleuses aux épaules : Mimographus.

Elytres débordant faiblement le prothorax, à épaules presque nulles: Pantomorus.

ec Rostre cunciforme, renflé latéralement près des yeux : Plectrophorus. cce — arrondi, terminé par une plaque en fer à cheval : Anypotactus,

aa Scape des antennes atteignant au plus le bord postérieur des yeux (1). e Saillie intercoxale extrémement large : Amitrus. ee —— médiocrement large.

(2) I Le dépasse légèrement chez une espèce de Mesagnorous (piliferus); c'est la seule exception que je connaisse,

Coléoptéres. Tome VI. 5

f Antennes robustes : Mesagroicus.

ff — grêles.

g Massue artennaire de grosseur normale,

Jambes antérieures droites : Sifones.

— anguleuses au bout : Pandeleteius.

gg Massue añtennaire très-grosse : Polydacris. B Crochets des tarses soudés. d

k Article 7 du funicule antennaire non contigu à la massue. î Jambes antér. tucronées au bout : Ischnotrachelus. ii —— inermes — % Yeux pédonculés : Podionops.

1 — sessiles.

Serobes rostrales non conniventes en dessous : Mefallites.

—— conniventes — Polydrosus.

hh Art, 7 du funicule antennaire contigu à la massue : Lissorhinus.

IL, Tète étranglée en arrière des yeux; crochets des tarses libres : Apo{omoderes.

NAUPACTUS, (Mecence) Scuoënu, Curcul., 1, p. 567 (1).

Rostre plus ou moins penché, au plus de la longueur de la tête, parallèle, plus rarement eunéiforme, épais, anguleux, plan et canaliculé en dessus, échancré en triangle au bout; scrobes assez profondes, bien limitées, parfois (par ex. perpustus) évasées en arrière, obliques et atteignant le bord inférieur des yeux. — Antennes antérieures, longues, très-grèles chez presque tous; scape renflé au bout, dépassant les yeux en arrière et atteignant très-souvent le prothorax ; funicule à articles { allongé, 2 au moins du double et parfois du triple plus long que lui, 3-7 presque aussi longs que 1, renflés à leur sommet ou cylindriques, subégaux; massue allongée, acuminée, très-distinctement articulée. — Yeux assez grands, arrondis ou subovales, saillants. — Prothorax variable, en général bisinué à sa base, moins souvent tronqué, avec ses angles postérieurs saillants. — Ecusson bien disünct, en triangle curviligne. — Elytres variables, isolément et plus ou moins saillantes à leur base, avec les épaules anguleuses ou obtusément arrondies. — Pattes antérieures plus longues que les autres; leurs cuisses notablement plus grosses, renflées et fusiformes ; leurs jambes assez fortement arquées, mucronées au bout, presque toujours denticulées en dedans; tarses assez longs, de forme variable, spongieux en dessous, à articles { toujours beaucoup plus long que 2, 3 large, 4 long ; crochets bien développés, libres. — Saillie intercoxale

(1) Syn. Leprocenus, Germar, Ins. Spec. nov. p, 417; nom antérieurement employé avec la désinence féminine, pour un genre de Longicornes,

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large, tronquée ou subarrondie en avant. —"Métasternum court ou de longueur médiocre. — Corps polymorphe, ailé ou aptère, plus ou moins écailleux.

L'un des grands genres de la famille et en même temps l’un des moins homogènes, Tel que Schœnherr l'a composé, il est impossible de comprendre toutes ses espèces dans une définition commune, et il y aura lieu de l'épurer (1).

La plupart de ces insectes sont allongés et très-peu convexes ; d’autres (par ex. Sommeri), courts, convexes et pareils à des Cypxus. Leur taille est, en général, fort au-dessus de la moyenne et ne descend jamais beaucoup au-dessous, a chez les plus petites espèces (sparsus, bellus, tibialis, ete.). Leur livrée subit de très-nombreuses variations, et quand elle n’est pas uniforme, le dessin dont elle est ornée est presque toujours mal arrêté et inconstant dans la même espèce. Outre leurs formes plus sveltes, les mâles diffèrent quelquefois de leurs femelles par leurs tarses antérieurs fortement dilatés (par ex. tarsalis), ou qui le sont davantage si ces dernières les ont-également élargis (par ex. Klugüi, vittatus, perpastus, ete.).

Les Naupacrus sont exclusivement propres à l’Amérique et abondent dans les parties chaudes de ce continent, surtout au Brésil où ils figurent parmi Jes insectes les plus communs. Il en existe jusqu’à Buenos-Ayres et au Chili. On les trouve uniquement sur les arbres et les broussailles (2).

(1) I me parait surtout nécessaire d'en exclure toutes les espèces dont le prothorax est coupé carrément à sa base, et dont les élytres ne sont en avant pas plus lapges que lui, tronquées ou échancrées, sans aucune trace de saillie anguleuse aux épaules. Dans la méthode que je suis, elles rentreraient dans le groupe précédent. Le genre ne comprendrait plus alors que celles qui ont le prothorax bisinué en arrière, et es élytres isolément saillantes à leur base, avec les épaules plus ou moins anguleuses, Dans ces limites, il prèterait encore mütière à une division ultérieure. Il y a, par exemple, des espèces de forme lrès-différente (par ex. : Germari, Sommeri, virens, roseiventris, Sparsus,

. decolor, etc.), qui sont privées du mucro très-développé dont sont armées orditairement les jambes antérieures.

(2) Depuis Schœnherr, qui en a décrit (Cureul. VL, 1. p. 1) 137 espèces, on a publié les suivantes : N. leporinus, chloraspis, pœdatus, lacertosus, Erichs. Archiv, 1847, I, p. 128; Pérou. — sulphureosignatus, glauciviltatus, rubri- Colis, Blanch. in D'Orbign. Voy.; Entom. p. 202; Bolivia. — Bridgesii, Curtis, Ann, and Mag, of nat. Hist. XIII, p. 54; Chili. — roscidus, faustus, Erichs. iu Schomb, Guyana, I, p. 568; Guyane anglaise. — minimus, Blanch. in Gay, Hist. d, Chile; Zool. V, p. 317; Col. pl. 23, f.7; Chili, — cinerascens, de Gualimala ; Mulsanti, albidus, du Brésil; Perroud, Ann. d. 1. Soc. Linn. d. Lyon, Sér. 2, I, p. 454. — propinquus,, Bohem. Voy. d. l'Eugénie; Eutom. p. 21; Pérou (ile Puna). — fulgereus, elegans, angulicollis, 6-maculatus, plagiatus, H. Lucas in Castoln. Voy. dans l’Amér. d, Sud ; Entom. p. 151; Brésil intérieur, L

PANTOPLANES.

Souoenu, Curcul., VL 1, p. 111 (1).

Tète courte, large, régulièrement convexe ; rostre pas plus long qu’elle et continuant sa courbe, penché, très-épais, graduellement rétréei en avant, anguleux, plan en dessus et parcouru par un fin sillon prolongé sur le vertex, triangulairement échancré au bout; scrobes profondes, étroites, arquées, obliques et inira-oculaires. — Antennes médianes, médiocres et grêles ; scape en massue allongée, atteignant le bord antérieur du prothorax; funicule à articles obconiques : 4-2 allongés, celui-ci le plus long, 3-7 subégaux ; massue médiocre, ovale, articulée. — Yeux médiocres, ovalaires, longitudinaux, saillants. — Prothorax transversal, cylindrique, légèrement arrondi sur les côtés, tronqué en avant et à sa base. — Ecusson bien distinct, en {riangle rectiligne. — Elytres régulièrement oblongo-ovales , courtes, un peu plus larges que le prothorax en avant, avec leur base légèrement échancrée dans son milieu et leurs épaules obliquement obtuses, — Pattes courtes, assez robustes, subégales ; cuisses antérieures fortement en massue, les autres moins; jambes de la même paire denticulées en dedans, un peu arquées et très-brièvement mucronées au bout ; corbeiïlles petites, terminales ; tarses assez courts, médiocrement larges, leurs articles 1-2 subégaux, 4 médiocre, ainsi que ses crochets; ceux-ci libres. — Saillie intercoxale assez large, ur peu arrondie en avant. — Métasternum très-court. — Corps assez court, massif, densément écailleux.

Genre ayant pour type un assez petit insecte du Brésil que Schœnherr avait placé, dans l’origine, parmi les Naupacrus, sous le nom de NN, anthribiformis. Sa livrée, mélangée de brun et de grisâtre, n’a rien qui attire les regards; mais il existe une autre espèce de Buenos- Ayres, publiée par M. Bohemann (2), qui est d’un vert clair.

AMPHIDERITUS.

Scnognu. Curcul., VI, 1, p. 117.

Tète large et plane sur le front ; rostre pas plus long et un peu plus étroit qu’elle, penché, épais, parallèle, anguleux, très-plan et canaliculé à sa base en dessus, faiblement échancré au bout; serobes assez profondes, nettement limitées, flexueuses et infra - oculaires. — Antennes terminales, assez courtes, médiocrement robustes ; scape grossissant graduellement, dépassant un peu le bord postérieur des yeux; funicule à articles obconiques : 1-2 allongés, celui-ci à peine plus

(1) Syn. Naupacrus, Schœab, ibid. I, p. 601; olim. (2) P. viridisquamosus, Bohem. Voy. d. Eugénie; Entom. p. 121.

NAUPACTIDES. 69

long, 3-7 décroissant peu à peu; massue oblongo-ovale, articulée. — Yeux médiocres, arrondis, saillants. — Prothorax transversal, cylindrique, un peu arrondi sur les côtés, tronqué en avant, bisinué à sa base. — Ecusson médiocre, en triangle curviligne. — Elytres subparallèles (#) ou oblongo-ovales (@), notablement plus larges que le prothorax, et chacune un peu saillante à sa base, avec les épaules arrondies où obtusément anguleuses. — Pattes médiocres, subégales ; cuisses antérieures plus renflées que les autres ; jambes un peu arquées au bout, les antérieures denticulées en dedans; corbeilles triangulaires; tarses médiocres, spongieux en dessous, leurs articles 4-2 étroits, un peu allongés, 4 assez grand; crochets médiocres, libres. — Saillie intercoxale large, arrondie en avant. — Métasternum de longueur moyenne. — Corps oblong, revètu d’une villosité en partie redressée et peu serrée, où écailleux,

L'espèce typique (vilis Schh.) du genre est un assez petit insecte de Colombie qui, au premier coup-à’œil, ressemble beaucoup à quelques Naupacrus de petite taille; mais qui se distingue des espèces de ce genre par ses antennes beaucoup plus courtes, moins grêles, tout-àfait apicales, et dont les deux articles basilaires du funicule sont presque égaux. Il est d’un bronzé obscur brillant, avec des rangées d’assez gros points enfoncés sur les élytres, et la pubescence dont il est revêtu est en partie roussâtre, en partie de couleur cuivreuse. Les collections en renferment quelques autres espèces dont plusieurs sont écailleuses et vrnées de couleurs métalliques.

MIMOGRAPHUS.

SCHOEN. Mantis. sec. Curcul., p. 34.

Genre mal défini et mal composé par Schœnherr, qui y a compris des espèces dont l'association n’est pas naturelle (1). Celles qu’on peut y laisser et qui sont toutes inédites, peuvent se définir des AMPHIDERtrus, dont les antennes, au lieu d’être apicales, sont submédianes. Tout ce qu'ajoute Schœnherr à ce caractère, tel que le prothorax bisinué à sa base, les élytres isolément saillantes en avant, etc., se retrouve chez les Awpsipenirus. Ces insectes sont de la Colombie.

(1) J'ai sous les yeux deux des cinq espèces inédites qu'il indique comme rentrant dans le genre, àsavoir : M. lœsicollis et Amandus ; les trois autres (ingenuus, levidensis, argutulus) me sont inconnues. C’est par conséquent aux deux premières que s'applique ce qui est dit dans le texte, — Quant à son Nawpactus decolor (Cureul. VI, 4, p.106) que Schænherr comprend aussi dans le genre, ila de véritables antennes de Naupracrus, et ne s'éloigne de ce gonre que par ses jambes antérieures non mucronées au bout.— Si la différence dans le mode d'insertion des anténnes, signalée dans le texte, ne paraît pas suflisamment générique, le genre doit être supprimé et réuni au précédent.

PANTOMORUS.

Scnoenu. Curcul., V, p. 942 (1). "

Genre également voisin des AmPminemrus et n’en différant que par les caractères qui suivent :

Antennes submédianes.— Prothorax coupé carrément et sans aucun vestige de sinus à sa base. — Elytres oblongo-ovales, à peine plus larges que le prothorax et faiblement échancrées à leur base, avec les épaules obtuses.

Schænherr a fondé ce genre sur une petite espèce du Mexique qu'il nomme albosignatus; il y en a dans les collections plusieurs autres inédites du même pays et de Colombie. C’est sur l’une d’elles que Schænherr à créé son genre Prenorroris. Mais comme elle ne diffère absolument des autres qu’en ce que ses élytres sont carénées latéralement dans le quart de leur longueur, à partir de leur base, et pourvues chacune d’une faible callosité sur leur déclivité postérieure, ce genre me paraît inadmissible. En examinant avec attention d’autres espèces, on aperçoit un vestige de la carène en question. Le type de ce genre Prenorroris est désigné, mais non décrit, par Schænherr, sous le nom de P. setosus.

PLECYTROPHORUS.

SCHOENH. Curcul. Disp. meth., p.106 (2).

Tête munie d’un col très-court et très-épais, régulièrement et faiblement convexe sur le front, celui-ci large; rostre très-court, épais, renflé sur les côtés à sa base, rétréci et fortement échancré en triangle au bout, parcouru par trois fins sillons ; le médian remontant sur le vertex, les latéraux contournant les yeux en arrière; sorobes linéaires, flexueuses et obliques, arrivant au niveau du hord inférieur des yeux. — Antennes longues, très-grèles; scape renflé au bout, atteignant le prothorax; funicule à articles 1-2 allongés, subégaux, celui-là plus gros, 3-7 décroissant peu à peu; massue oblongo-ovale, acuminée, articulée. — Prothorax subtransversal, cylindrique, tronqué en avant et en arrière. — Ecusson très-petit. — Elytres médiocrement allongées, subparallèles, rétrécies dans leur tiers postérieur, un peu plus larges que le prothorax et légèrement échancrées ‘en triangle à leur base, avec les épaules droites et arrondies. — Pattes assez longues; cuisses antérieures renflées dans leur milieu et un peu arquées, les autres en massue; jambes de la mème paire arquées, denticulées en dedans et

(1) Syn. Prenorroris, Schœnh. Mantis. sec. Cureul. p. 28.

(2) Quelques années auparavant (1821), Férussac a employé le nom de PLec- TROPHORUS pour uu gcure de Mollusques gastéropodes,

NAUPACTIDES. 71

terminées par un court mucro; tarses assez longs, assez étroits, spongieux en dessous, à 4° article médiocre; crochets très-petits, libres. — Saillie inlercoxale assez large, arrondie en avant. — Métasternum assez allongé. — Corps oblong, écailleux.

Schænberr en décrit deux espèces (4) qui me paraissent n’être que les deux sexes d’une seule, comme il le présumait lui-même. L’une (lutra), qui est le mâle, a les hanches antérieures prolongées inférieurement en une lame allongée, etles cuisses intermédiaires munies en dessous, près de leur base, d’un fort tubercule, tandis que chez l’autre (serrimanus) où la femelle, ces parties sont inermes.

Cet insecte est fort petit, et sa livrée, jaune ou blanchâtre, est marquetée de taches brunâtres irrégulières; ses élytres sont finement et régulièrement ponctuées en stries. Les exemplaires que J'ai sous les yeux proviennent de Cayenne et du nord du Brésil.

ANYPOTACTUS.

Senoenn. Curcul., VI, 1, p. 299.

Rostre penché, pas plus long que la tête, atténué d’arrière en ayant, arrondi anx angles et présentant deux sillons transversaux : l’un à sa base, arqué; l’autre au niveau des antennes, droit; ce dernier limitant une plaque terminale lisse en fer à cheval; scrobes peu profondes, brusquement arquées, verticales et restant à une grande distance des yeux. — Antennes longues et grêles; scape en massue au bout, atteigoant le bord antérieur du prothorax; funicule à articles 1-2 allongés, subégaux, 3-7 plus courts, obconiques, décroissant peu à peu; massue assez forte, ovalaire, acuminée, articulée. — Yeux petits, ovales, longitudinäux, peu convexes. — Prothorax subtransversal, cylindrique, faiblement arrondi sur les côtés, tronqué en avant et à sa base. — Ecusson presque nul. — Elytres assez cuurtes el assez convexes, parallèles, notablement plus larges que le prothorax, assez largement, mais faiblement échancrées à leur base, avec les épaules obtuses, — Pattes longues, assez grèles, subégales; cuisses en massue; jambes antérieures légèrement arquées; tarses courts et étroits, finement villeux en dessous; leurs crochets extrêmement petits, libres. — Saillie intorcoxale courte, étroite et largement arrondie en avant. — Métasternum très-court. — Corps oblong, écailleux et très-brièvement hispide.

Le genre ne comprend qu'une très-petite espèce (exilis Schh.) de Colombie, aisément reconnaissable à la structure de son rostre. La livrée de cet insecte est brunâtre et variée de gris plus ou moins clair; une assez large bande de cette couleur traverse ses élytres aux deux tiers de leur longueur.

(1) P. lutra, serrimanus, Sthœnh, Cureul. I, p. 612, ct VI, 1, p. 109.

AMITRUS.

Senoenn, Curcul., V, p. 929 (1).

Tête assez convexe sur le vertex, plane sur le front; rostre pas plus long qu’elle, épais, anguleux, très-plan en dessus, faiblement échancré au bout; serobes profondes, arquées, graduellement évasées et atteiguant les yeux. — Antennes médiocres, robustes; scape épais, grossissant peu à peu, atteignant à peine le bord postérieur des yeux; funicule à articles obconiques : 4-2 un peu allongés, égaux, 3-7 plus courts, égaux, peu à peu plus gros; massue ohlongo-ovale, acuminée, articulée. — Yeux assez gros, arrondis, saillants. — Prothorax inparfaitement contigu aux élytres, subtransversal, cylindrique, faiblement arrondi sur les côtés, tronqué à ses deux extrémités. — Ecusson assez petit, en triangle rectiligne. — Elytres régulièrement oblongo-ovales, un peu plus larges que le prothorax et faiblement échancrées à leur base, avec les épaules arrondies. — Pattes courtes, robustes, subégales; cuisses en massue ; jambes antérieures un peu arquées à leur sommet; tarses médiocres, larges, spongieux en dessous, leur 4° article grand, ainsi que ses crochets; ceux-ci fortement arqués, libres. — Les deux 12% segments abdominaux presque confondus entre eux, séparés par une très-fine suture fortement arquée. — Saillie intercoxale extrêmement large, arrondie en ayant. — Métasternum court. — Corps allongé, presque glabre.

Genre établi sur le Naupactus alutuceus d’Erichson, assez grand insecte du Pérou, très-distinct des Naupacrus et que Schænherr en a séparé avec raison. Depuis, Erichson en a décrit une seconde espèce (2) du même pays et presque de la même taille. Toutes deux sont presque glabres et chagrinées en dessus, surtout sur les élytres qui sont faiblement sillonnées, et leur couleur est d’un noir profond et mat; l'alutaceus a seulement les cuisses d’un rouge ferrugineux.

MESAGROICUS.

Scnoenx. Cuwrcul., VI, 1, p. 281.

Rostre à peine aussi long que la tête, penché, épais, subparallèle, anguleux, plan en dessus et parcouru par un sillon bifurqué en avant et circonscrivant une petite plaque terminale, presque entier à son extrémité; scrobes profondes, brusquement arquées et un peu évasées inférieurement,infra-oculaires. — Antennes médiocres, assez robustes, hispides; scape en massue au bout, dépassant un peu les yeux en arrière; funicule à articles 4-2 allongés, obconiques, ceki-là le plus

(1) Syn, Nauracrus, Erichs. Nov. act. Acad. nat, Gur. XVI, Suppl. I, p. 380. (2) A. coriaceus, Erichs. Archiv, 1847, I, p. 128.

NAUPACTIDES, " 73

long, 3-7 très-courts, transversaux; massue ovale, articulée. — Yeux médiocres, arrondis et assez saillants. — Prothorax transversal, cylindrique, légèrement arrondi sur les côtés, tronqué en avant et à sa base. — Ecusson à peine distinct. — Elytres ovalaires, un peu plus larges que le prothorax et faiblement échancrées en arc à leur base, avec les épaules rectangulaires ou obtuses. — Pattes courtes et robustes; cuisses fortement en massue; jambes droites; larses courts, spongieux en dessous; leur 4° article assez long; les deux 4° étroits et courts; crochets médiocres, libres. — Saillie intercoxale médiocrement large, arrondie en avant. — Métasternum court, — Corps oblongo-ovale, faiblement écailleux, hispide et sétigère.

Ces insectes ressemblent beaucoup, sous le rapport du facies, aux Sirons de forme courte et robuste. On n'en connait que trois espèces (1) originaires des parties orientales de l’Europe, d’un noir sele, et présentant, sur les élytres, des rangées régulières de points enfoncés de chacun desquels part un cil redressé. Des cils semblables se voient sur tout le corps, et le prothorax est couvert de petits tubercules trèsserrés,

SITONES.

German, /ns. Spec. nov., p. #14 (2).

Tète régulièrement convexe sur le front; rostre au plus aussi long et un peu plus étroit qu’elle, penché, parallèle ou peu à peu atténué en avant, plan et, en général, finement sillonné en dessus, faiblement et étroitement échaneré au bout; serobes assez profondes, brusquement arquées, infra-oculaires. — Antennes courtes ou médiocres, peu robustes; scape grossissant peu à peu ou noueux au bout, atteignant au plus le bord postérieur des yeux ; funicule à artieles 1-2 obconiques, allongés, celui-là plus long, 3-7 courts, subturbinés ou submoniliformes; massue ovale, acuminée au bout, articulée. — Yeux brièvement ovales, longitudinaux, plus ou moins saillants. — Prothorax transversal ou non, cylindrique, souvent un peu renflé sur les côtés, tronqué en avant et à sa base. — Ecusson très-petit. — Elytres oblongues ou oblongo-ovales, sensiblement -plus larges que le prothorax, faiblement échancrées dans leur milieu ou tronquées à leur base, avec leurs épaules calleuses. — Paltes médiocres, peu robustes, subégales ; jambes droites; tarses médioerement larges, spongieux en dessous; leur 4° article assez long; crochets assez grands, libres. — Saillie

(1) M, piliferus, du Caucase; obscurus, de la Crimée; Schœænb. loc. cit, P: 282. — Aj.: M. occipitalis, Germar, Faun. Ins. Europ. XXIV, 11-12; Dalmatie.

(2) Germar a écrit Srrona, orthographe que Schœnherr avait primitivement admise (Cureul. Disp. meth. p. 134, et Cureul. IT, p. 96), et qu'il a changée plus tard en celle adoptée dans le texte.

intercoxale large, arrondie en avant. — Métasternum plus ou moins. allongé. — Corps oblong ou ovale, écailleux et brièvement hispide.

Genre riche en espèces (1), la plupart propres à l’Europe, aux parties voisines de lAsie et au nord de l’Afrique; les autres, en pefit nombre, habitent l'Amérique du Nord. Presque toutes sont très-petites, et les plus grandes restent au-dessous de la taille moyenne. Leur livrée n’a rien de bien remarquable et varie du gris cendré au brun, au jaune lerreux ou au cuivreux obscur; souvent elle est relevée par de petites taches formant une sorte de marqueterie.

PANDELETEIUS.

Scnoexu. Curcul., IL, p. 129 (1).

Tète un peu renflée sur le vertex ; rostre penché, à peine aussi long qu’elle, très-épais, anguleux, plan en dessus, échancré ou entier au bout; serobes étroites, bien limitées, arquées et infra-oculaires. — Antennes médiocres, grêles; scape grossissant peu à peu, atteignant le bord postérieur des yeux; funicule à articles 4-2 allongés, subégaux, 3-7 très-courts, subglobuleux, serrés; massue médiocre, oblongo-ovale, acuminée et articulée. — Yeux assez petits, arrondis, peu saillants, — Prothorax au moins aussi long que large, cylindrique, renflé sur les côtés, rétréci et tronqué à ses deux extrémités. — Ecusson très-petit, triangulaire. — Elytres plus ou moins allongées, peu convexes, rétrécies dans leur tiers postérieur, beaucoup plus larges que le prothorax et rectilignes à leur base, avec les épaules obtuses, — Pattes antérieures beaucoup plus longues que les autres ; leurs cuisses trèsrenflées dans leur milieu; leurs jambes un peu arquées au bout, anguleuses et denticukées en dedans; tarses assez longs, finement vil-

(1) Schœnherr (Cureul. VE, 1, p. 253) en mentionne 68 espèces, dont 54 décrites et visu. — Aj.: Esp. européennes : S. Meliloti, Waterhousei, Walton, Añn. and Mag. of nat. Hist. XVII, p 232 sq. — tenuis, Rosenh. Beitr. z. Insektenf, Europ. p. 39; Tyrol.— vestitus, lincatus, Waltl, Reise n. Span. IL, p.79; Andalousie, — intermedius, Küster, Die Kæf. Europ. IX, 66, Raguse; ocellatus, XVII, 60; Espagne. — fallax, Rosenh. Die Thier. Andalus. p. 248; Espagne mér, — setosus, L. Redtenb. Faun, Austr. éd. 2, p.705; Autriche, — dispersus, Muls. Opusc. entom. IX, p. 17 ; France (Hyères). — Esp. africaines : S. verrucosus, Brullé in Webb ct Berthel. Canar. ; Entom. p. 71 ; Canaries. — albovittatus, Chevrol. Rey. et Mag. d. Zool. 1860, p. 4485 Algérie. — interruplus, Chevrol. ibid. 1861, p. 118; même pays. — Esp. asiatiques : S. ovipennis, rasilis, concavirostris, Hochbuth, Bull. Mose. 1854, I, p. 23; Sibérie. — bisphæricus, Reiche et De Sauley, Ann. d. 1. Soc. entom. 1857, p. 669; Syrie. — Esp de l’Amér, du Nord : $. seniculus, Mannerh. Bull. Mosc. 1843, p. 290; Californie, — viflatus, sordidus, 3. L. Le Conte, Rep. on a railr, to the Pacif, Oc. IX, Append. I, p. 54; même pays.

(2) Syn. Hapnomenus, Say, Curcul. of N, Amer, p. 10.

NAUPACTIDES. 75

leux en dessous, leurs articles 1-2 étroits, 4 allongé; crochets médiocres, libres. — Saillie intercoxale assez large, arrondie en avant. — Métasternum assez long. — Corps plus ou moins allongé, écailleux.

Le genre a pour type le Curc. hilaris de Herbst, petit insecte commun aux Etats-Unis, d’un noir sale, et ressemblant beaucoup à une SironEs, au premier aspect. Son caractère générique le plus apparent réside dans le développement qu'ont pris ses pattes antérieures, ce qui avait engagé Say à le placer parmi les Haprowerus, qui appartiennent au groupe des Tanymécides. Schœnherr en décrit deux autres espèces (1) du Mexique qui me sont inconnues.

POLYDACRIS, Scuoenx. Curcul., Il, p. 130.

Rostre penché, à peine aussi long que la tôte et séparé d'elle par un fin sillon presque droit, parallèle, épais, anguleux, plan en dessus, fortement échancré en triangle au bout; scrobes étroites, peu profondes, brusquement arquées, distantes des yeux. — Antennes médianes, courtes, grêles; scape renflé au bout, arrivant à la moitié des yeux; funicule à articles 1-2 allongés, olcouiques, celui-là plus gros et plus long, 3-7 transversaux, très-serrés, grossissant peu à peu; massue grosse, ovalaire, articulée, — Yeux médiocres, subovales, obliques, peu convexes, — Prothorax transversal, cylindrique, un peu atténué en arrière, tronqué à ses deux extrémités. — Ecusson à peine distinet.— Elytres presque du double plus larges que le prothorax, assez courtes, parallèles, rétrécies dans leur tiers postérieur, à peine échancrées dans leur milieu à leur base, avec les épaules obtuses. — Pattes assez longues, les antérieures un peu plus que les autres; cuisses, surtout les antérieures, en massue ; jambes antérieures faiblement arquées; tarses médiocres, étroits, finement spongieux en dessous, leur 4° article médiocre ; crochets petits, libres.—Saillie intercoxale assez étroite, anguleuse en avant, — Métasternum légèrement allongé. — Corps assez court, écailleux, brièvement hispide.

Cette formule ne s'applique qu'à l’une (modestus) des deux espèces que Schænherr a décrites; l'autre (2) appartient à la Légion suivante, et me paraît pouvoir rentrer dans le genre Euexaraus dont elle a tous les caractères essentiels.

Le P. modestus est un petit insecte de Cuba, très-voisin, pour la forme générale, de l'Eugnathus viridanus de Java, et qui n’a rien de

remarquable sçus le rapport de sa livrée, qui est d’un gris sale uniforme.

(1) P. nubilosus, tibialis, Schœuh. loc. cit. VI, 1, p. 296. (2) P. depressifrons, Schœnh. loc. cit. VE, 1, p. 298; du Mexique.

ISCHNOTRACHELUS.

Scnoënn. Curoul., VI, 1, p. 287.

Tête très-souvent renflée entre les yeux, avec une dépression transversale en arrière de ceux-ci; rostre penché, aussi long qu’elle, un peu atténué en avant, épais, subanguleux, légèrement convexe en dessus et parcouru par un très-fin sillon prolongé sur le front, faiblement échancré au bout; serobes profondes, nettement limitées, obliques, flexueuses, en général prolongées sous les yeux. — Antennes subterminales, courtes, peu robustes; scape renflé au bout, arrivant au plus à la moitié des yeux; funicule à articles obconiques : 4 plus gros et notablement plus long que les suivants, 2 encore assez long, 3-7 très-courts, serrés, grossissant peu à peu; massue oyalaire, faiblement articulée. — Yeux médiocres, arrondis ou subovales, peu convexes. — Prothorax presque de moitié plus étroit que les élytres, au moins aussi long que large, cylindrique, un peu arrondi sur les côtés, tronqué à sa base, plus ou moins saillant au milieu de son bord antérieur. — Ecusson très-petit, de forme variable. — Elytres assez convexes, ovales où oblongo-ovales, faiblement échancrées dans leur milieu à leur base, avec les épaules un peu calleuses. — Pattes médiocrement robustes, les antérieures plus longues que les autres, anguleuses et brièvement mucronées à leur sommet interne; cuisses renilées dans leur milieu; jambes antérieures, et parfois les intermédiaires, un peu arquées, avec leur angle apical interne assez saillant ; tarses médiocres, spongieux en dessous, à articles 4-2 étroits, triangulaires, 3 transversal, 4 assez court ; crochets petits, soudés. — Saillie intercoxale ogivale. — Métasternum un peu allongé. — Corps oblong, écailleux.

Petits insectes propres à la côte occidentale d'Afrique, et ressem- Plant beaucoup, non aux SieronacryLus auxquels Schœnherr les a comparés, mais au Scythropus mustela d'Europe. Leur livrée n’oftre rien de remarquable, et il est rare (par ex. déssimulator, viridanus) qu’elle soit relevée par des nuances métalliques. Tous ont les élytres finement stiées et ponctuées. Huit espèces sont décrites en ce moment, dont une seule a été connue de Schænherr (1).

PODIONOPS.

SCHOËNH. Mantis. sec. Curcul., p. 37.

Tète prolongée sur les côtés en deux pédonceules assez longs, cylindriques, redressés, divergents et portant les yeux ; rostre formant un

(1) 2: granulicollis, Schæh. loc. cit. p. 289; Sénégal. — ligneus, uniformis, viridanus, dissimulator, cinerarius, submaculosus,fastidiosus, 3. Thoms. Archiv. entom. II, p. 123; Gabon.

NAUPACTIDES, 71

angle obtus avec la tête, aussi long qu’elle, parallèle, anguleux, trèsplan en dessus et parcouru par un sillon bien marqué remontant sur le front, fortement et triangulairement échancré au bout; scrobes courtes, médiocrement profondes, régulièrement arquées et restant à une grande distance des pédoncules oculaires. — Antennes médiocres; scape atteignant à peine les pédoncules des yeux, noueux au bout; funicule à articles 1-2 allongés, obconiques, subégaux, celui-là plus gros, 3-1 courts et très-serrés; massue assez forte, ovale, articulée. — Yeux assez grands, arrondis, saillants. — Prothorax presque du double plus long que large, cylindrique, un peu atténué en arrière, tronqué à ses deux extrémités. — Ecusson très-petit. — Elytres oblongues, brièvement atténuées et épineuses en arrière, notablement plus larges que le prothorax à leur base, et légèrement échancrées dans leur milieu, avec les épaules coupées obliquement.— Pattes assez longues ; cuisses eamassue, jambes droites; tarses assez étroits, spongieux en dessous, leur article 3 pas beaucoup plus large que 1-2, 4 médiocre ; crochets petits, soudés. — Saillie intercoxale médiocrement large, un peu atténuée et arrondie en avant. — Métasternum légèrement allongé. — Corps oblong, faiblement écailleux.

L’unique espèce (Wahlbergi Schh.) de ce genre singulier est inédite, et de la taille du Scyfhropus mustela d'Europe, mais un peu plus étroite. Son prothorax est canaliculé dans son milieu, et ses élytres sont assez fortement ponctuées en stries. Elle est d’un gris uniforme èn dessous, et variée de la même couleur et de brunâtre en dessus, sans que ces deux nuances forment un dessin bien arrèté, Ce rare et remarquable insecte, dont je dois la connaissance à mon sayant ami M. Dobro, est originaire de l’intérieur de Natal.

METALLITES.

German, Ins. Spec. nov., p. 455 (1).

Genre très-voisin des Poryprosus qui suivent, et n’en différant que par les particularités suivantes :

Rostre très-court, parallèle, anguleux, plan en dessus, faiblement échancré ou entier au bout; scrobes brusquement arquées, infra-oeulaires, mais toujours fortement séparées en dessous, — Antennes médiocres; leur scape souvent arqué, dépassant un peu le bord postérieur des yeux; funicule à articles 1-2 allongés, obconiques, celui-là plus long et plus gros, 3-7 courts, plus où moins noueux. — Jambes souvent dentées.

Ces insectes reproduisent la petite taille, les formes et la livrée des Pozyorosus dont ils ont les habitudes, et en compagnie desquels on

(1) Syn. Howarrenus, L. Fairm, Ann. d. 1. Soc. entom, 1857; Bullet, p. LX.

les trouve ordinairement sur les feuilles dans les bois. Quelques-uns (par ex. murinus) sont aptères et, par suite, ont, comme de coutume, les épaules des élytres moins saillantes età peine anguleuses. Le genre Howaprerus de M. L. Fairmaire a été établi sur une espèce nouvelle qui est dans ce cas, et que ce savant entomologiste avait, dans l’origine, placée parmi les Srropnosomus (1). Je crois, avec M. Jacquelin- Duval (2), qu'aucune différence essentielle ne la distingue génériquement des autres METALLITES.

Le genre paraît jusqu'ici propre aux parties froides et tempérées de l’ancien continent. Ses espèces, bien moins nombreuses que celles des Porxprosus, ne s'élèvent qu’à une quinzaine (3) à l'heure qu’il est.

POLYDROSUS.

Genmar, /ns. Spec. nov., p. 451 (4).

Tête un peu allongée et obconique; rostre plus court et un peu plus étroit qu’elle, assez épais, parallèle, subarrondi aux angles, faiblement convexe en dessus, presque entier ou médiocrement échancré au bout; serobes étroites, brusquement arquées, confondues, ou peu s'en faut, en dessous. — Antennes médianes, de longueur variable, peu robustes; scape grossissant peu à peu, dépassant le plus souvent et, eu £énéral beaucoup, le bord postérieur des yeux ; funieule à articles 1-2 allongés, de grandeur relative variable, 3-7 brièvement obconiques, ou submoniliformes ; massue oblongo-ovale, acuminée, articulée, — Prothorax transversal ou non, cylindrique, un peu arrondi sur les côtés, tronqué en avant et à sa base, — Ecusson très-petit, en triangle curviligne. — Elytres oblongues, rétrécies dans leur tiers postérieur, débordant plus ou moins le prothorax et légèrement échancrées en arc à leur base, avec les épaules obtusément calleuses. — Pattes médiocres ; cuisses en massue, dentées ou non en dessous ; jambes droites, faiblement élargies au bout; tarses de longueur variable, fine-

(1) Séroph. subnudus, L. Fairm. loc. cit. 1836, p. 537; Pyrénées.

(2) Voyez ses observations à ce sujet, dans les Ann. d. 1. Soc. entom. 1857, Bullet. p. LU, et ses Glanur. entom. J, p. 50; M. L. Fairmüire a répondu aux premières, loc. cit, 1857, Bullet. p. LIX.

(3) Aux huit décrites par Schœnberr (Cureul. VL, 1, p. 457), aj.: M. Fairmairei, Kiesenwet. Ann. d. 1. Soc. entom. 1851, p. 633; Catalogne. — cristatus, Graells, Memor. d. 1. Acad. d. Madrid, Il; Cienc. p. 146, pl. 8, f. 8. — Pirrazoli, Slierlin, Stettin, entom. Zeit. 1857, p. 62; Italie. — sicanus, Sicile; soutellaris, Naples; paralletus, Corse; Chevrol. Ann. d. 1. Soc. entom. 1860, p.905. — anchoralifer, Chevrol. Rev. et Mag. d. Zool. 1859, p. 386; Algérie.

(4) Germar à écrit Pozyorusus; Schœnh. (Cureul. Disp. meth. p. 138) a rectifié eette orthographe. — Syn. Cnænopnys, Jacquel.-Duv. Gener. d. Col. d’Europ.; Cureul. p. 18. — Euienus, Eusrozus, G. Thoms. Skandin. Coleopt. I, p. 131.

NAUPACTIDES. 19

ment velus en dessous, à articles 1-2 étroits, 4 médiocre; crochets très-petits, soudés à leur base. — Saillie intercoxale assez large, arrondie en avant où subogivale. — Métasternum assez allongé, — Corps oblong, parfois oblongo-ovale, écailleux ou revêtu d’une fine pubescence couchée, rarement hispide, en général ailé.

La structure de leurs scrobes rostrales distingue éminemment ces insectes dans le groupe actuel (1). Ils présentent, du reste, dans plusieurs de leurs organes, des modifications sensibles, et Schænherr s’est servi de celles qui existent dans les antennes pour les diviser en quatre sections (2). Récemment, M. G. Thomson en a séparé deux genres pour des espèces anciennement connues, et en signalant seulement celle qu'il leur donne pour type.

L'un d'eux, qu'il nomme Eunipnus (type : P. micans Fab.), se reconnaît à ses antennes, dont le scape n’atteint pas le bord postérieur des yeux et dont le funicule a son article { plus court que 2; à ses yeux subdéprimés, à ses cuisses inermes, et enfin, à ses jambes bicarénées sur leur tranche externe.

L'autre (Eusrozus), ayant pour type le Curc. flavipes de De Geer et Gyllenhal, est caractérisé comme suit : corps écailleux et pubescent; serobes rostrales non fléchies, abruptes (3); yeux semi-globuleux; antennes dépassant presque la base de la tête, à 197 article de leur funicule plus long que le 2°; cuisses mutiques.

Un troisième a été fondé par M. Jacguelin - Duval, sous le nom de CuÆRoDRyYS, sur une petite espèce découverte par lui aux environs de Montpellier, et qu'il nomme depressi/rons. Sauf ses antennes un peu plus courtes et dont le 4° article du funicule est un peu plus gros que de coutume, je ne vois pas en quoi cet insecte diffère des espèces de la seconde section de Schœnherr. Sd

(1) Assez souvent ces serobes deviennent superficielles sous le rostre, peu distinctes, et il faut y regarder de très-près pour voir qu’elles sont réellement conniventes.

(2) 1° Scape des antennes dépassant lés yeux en arrière ; leur funicule à urlicles 3-7 subnoueux : P. undatus, intermedius, fulvicornis,

2 Scape des antennes dépassant les yeux en arrière; leur funicule à articles 3-7 obconiques : P. planifrons, flavipes, plerygomalis, cervinus, ete.

30 Scupe des antennes dépassant un peu les yeux en arrière; leur funicule à articles 3-7 obconiques : P. sericeus, micans, etc.

4 Scape des antennes dépassant un peu les yeux en arrière; leur funicule à articles 3-7 subarrondis : P, rubi.

(3) Ce dernier mot est celui dont M. G. Thomson se sert (loc. cit. p. 132) pour décrire les serobes des Puyzcopius, ce qui impliquerait que le Cure. flavipes de Gyllenhal serait un Phyllobiide, Si c’est bien lui que j'ai, comme je le crois, sous les yeux, c’est bien un Pocyprosus, comme le pensent Schœnherr et tous les auteurs récents.

M. G. Thomson donne pout type au genre Poryprosus, le P. cervinus de la 2e section de Schœnherr, et caractérise ce genre en ce peu de mots : « Jambes

s0 CURCULIONIDES.

Les Pozyprosus sont de petits insectes à téguments peu solides et dont la livrée, souvent ornée de reflets métalliques, est uniforme et ne présente jamais un dessin proprement dit. La sculpture de leurs élytres consiste toujours en stries régulières plus ou moins ponctuées. Ils se trouvent principalement dans les bois, sur les feuilles et les plantes basses. La plupart sont confinés dans l'hémisphère boréal de l’ancien continent; un très-petit nombre sont indiqués comme originaires des Etats-Unis et de l'Amérique du Sud (1).

LISSORHINUS.

Souoenx. Curcul. Disp. meth., p. 130.

Rostre penché, de la longueur de la tête et continu avec elle, épais, parallèle, anguleux, plan en dessus et parcouru par un sillon prolongé sur le front, fortement échancré en triangle au bout; serobes trèsprofondes, graduellement évasées, fortement arquées et arrivant au niveau du bord inférieur des yeux. — Antennes antérieures, médiocres, assez robustes, finement et densément pubescentes; scape grossissant peu à peu, empiétant un peu sur les yeux; funicule à articles 1-2 allongés, obconiques, subégaux, 3-6 de même forme, plus courts, 7 plus long, contigu à la massue; celle-ci oblongo-ovale, acuminée, articulée. — Yeux assez grands, brièvement ovalaires, saillants et longitudinaux. — Prothorax transversal, cylindrique, un peu déprimé en dessus, tronqué à ses deux extrémités. — Ecusson allongé et arrondi en arrière. — Elytres allongées, oblongo-ovales, atténuées en arrière, isolément mucronées au bout, à peine plus larges que le prothorax et légèrement échancrées à leur base, avec leurs épaules obliques. — Pattes assez longues, les intermédiaires plus courtes que les autres; cuisses graduellement en massue; jambes antérieures un peu

arrondies; hanches postérieures fortement séparées; scrobes rostrales recourbées sous les yeux. » Quand des insectes sont, comme ceux-ci, reliés entre eux par un caractère aussi saillant que celui de la connivence des serobes sous le rostre, les modifications que peuvent présenter leurs autres organes n’ont plus la même importance que lorsqu'elles sont isolées, D'après cela, les trois genres nouveaux mentionnés dans le texte me paraissent n'avoir qu’une valeur de sections.

(1) Aux 42 espèces mentionnées par Schœnkerr (Cureul. VE, 1, p. 442), aj.: P. piliferus, rufulus, Hochhuth, Ball. Mosc. 1847, I, p. 477; Caucase, —- dilutus, Motsch. ibid. 1849, IL, p. 141; Espagne mér.— sibiricus, Hochhuth, ibid. 1851, 1, p.31; Sibérie, — Bohemanni, Kiesenwet. Aun. d, 1, Soc, entom. 1851, p. 632; Catalogne. — salsicola, L. Fairm. ibid. 1852, p. 689 ; France (Picardie). — pallipes, Lucas, Explor, d. l’'Algér.; Entom. p. 419; Algérie. — suturellus, Chevrol. Ann. d. 1, Soc. entom. 1860, p.507; Corse.— chrysocephalus, Chevrol. Rev. et Mag. d. Zool. 1859, p. 298; Algérie, — paradoæus, Stierl. Berlin. entom. Zeit. HE, p. 270 ; Tyrol. — J1 a été dit plus haut (p.53, note 2) que quelques Scrarwizus de Schœnherr doivent être rapportés ici.

NAUPACTIDES, 81

arquées au bout; tarses larges, spongieux en dessous; leur 4° article assez long; ses crochets soudés. — Saillie intercoxale médiocrement large, subogivale en avant. — Métasternum allongé. — Corps allongé, écailleux.

Le type du genre (1) est un assez grand insecte de la côte occidentale d'Afrique, revêtu en entier d’écailles très-serrées, d’un blanc jauntre uniforme, et à reflets opalins et cuivreux sous un certain jour. Ses élytres présentent de très-fines stries, à peine visiblement ponctuées. Il a beaucoup plus le faces d'un Herpismicus où d’un Crn- Bus du groupe des Tanymécides que des espèces de celui-ci ; mais son prothorax complètement dépourvu de vibrisses oblige de le comprendre dans ce dernier.

APOTOMODERES.

(Manvenu.) Scnoënu. Curcut., VI, 1 p.402 (2).

Tête courte, munie d’un profond sillon transversal en arrière des yeux; rostre un peu plus long qu’elle, graduellement élargi d’arrière en ayant, épais, anguleux, presque plan et canaliculé en dessus, avec une impression allongée de chaque côté, fortement échancré en triangle à son extrémité; scrobes profondes, arquées, peu à peu évasées en arrière et atteignant les yeux. — Antennes antérieures, médiocres et assez robustes; scape grossissant peu à peu, légèrement arqué, atteignant presque le prothorax; funicule à articles 1-2 allongés, obconiques, celui-ci plus long, 3-7 très-courts, subturbinés; massue oblongo-ovaie, articulée. — Yeux assez grands, ovales, saillants, à sommet dirigé en arrière. — Prothorax un peu plus long que large, régulièrement convexe, droit sur les côtés en arrière, arrondi et rétréci en avant, fortement bisinué en arc à sa base, avec ses angles postérieurs rectilignes, tronqué en avant, fortement échancré en arc sur son bord inféro-antérieur. — Ecusson bien distinct, subarrondi. — Elytres allongées, très-régulièrement elliptiques, pas plus larges que lo prothorax et isolément saillantes à leur base. — Pattes médiocres, subégales; cuisses antérieures très-renflées, atténuées à leur base, armées d’une forte dent crochue en dessous, les autres en massue F jambes antérieures bisinuées en dedans, terminées, ainsi que les intermédiaires, par un court mucro; corbeilles petites; tarses médiocres, Spongieux on dessous, à articles 3 beaucoup plus large que 1-2, 4 assez grand ; crochets médiocres, libres. — Saillie intercoxale large, subarrondie en avant. — Métasternum un peu allongé. — Corps oblong, densément écailleux.

(1) L. Eryæ, Schh. Curcul. If, p. 98.

(2) Syn. Arorowus, Schænh. Cureul, IL, p. 44; olim; nom déjà appliqué à Un genre de Carabiques par Iilliger; voyez tome I, p, 172.

Coléoptéres. Tome VI. 6

La seule espèce connue (lateralis Schh.) de ce genre très-distinot est un assez grand insecte de Haïty, d’un gris opalin uniforme, avec les épipleures des élytres d’un blanc crétacé; ces organes présentent des rangées régulières de points enfoncés, peu profonds et distants. Elle tranche aussi fortement que le Lissorhinus Eryx sur les autres espèces du groupe actuel, et c'est des MeGALOSTYLUS de celui des Cyphides qu’elle se rapproche le plus par sa forme générale; mais les corbeilles de ses jambes postérieures, qui sont complètement ouvertes, s'opposent à ce qu’elle soit introduite dans ce dernier.

Groupe VII Tanymécides,

Rostre au plus médiocre, presque toujours aussi large que la tête, continu avec elle, parallèle et anguleux. — Antennes médiocres; leur scape dépassant très-rarement le bord postérieur des yeux et n’aiteignant jamais le prothorax. — Celui-ci pourvu de vibrisses. — Ecusson en général distinct. — Elytres variables. — Hanches antérieures contiguës (Sineronacryzus excepté); les intermédiaires faiblement séparées; corbeilles des jamhes postérieuves tantôt ouvertes, tantôt caverneuses. — Abdomen normal. — Métasternum souvent allongé. — Corps allongé chez la plupart, ailé ou aptère.

Le caractère essentiel de ce groupe réside dans la présence de vibrisses au prothorax. J'ai expliqué dans les généralités de la famille ce que j'entends par ce mot, et j'ai ajouté que ces faisceaux de cils rigides sont parfois accompagnés d’une saillie anguleuse qui est un dernier vestige des lobes oculaires qui existent dans la seconde cohorte de la Légion actuelle (1).

La forme des corbeilles des jambes postérieures, qui joue un si grand rôle dans les groupes qui précèdent, n’a plus ici la même valeur. Elle ne conduirait qu'à une classification tout-à-fait artificielle, et il en est de même, à plus forte raison, de la forme des élytres. J'ai pris pour point de départ, dans celle qui suit, la structure des tarses, Ïl existe en elfet ici quelques genres chez lesquels ces organes, surtout les postérieurs, sont linéaires ou peu s’en faut, imparfaitement spongieux en dessous, en un mot pareils à ceux des CLEONUS et genres voisins; ce sont los seuls Brachydrides qui en aient de tels. Le rostre et les antennes varient peu, de premier sous le rapport de sa forme, les secondes sous celui de leur longueur, qui reste toujours au plus médiocre. Le dernier article de leur funicule a une tendance fréquente

(4) I semblerait, d’après cela, que ces insectes devraient être placés à Ja fin de la Coborte actuelle comme formant le passage entre elle et la suivante. Mais cette transposition ubligeroit de placer la tribu des Otiorhynchides en tête de la famille, prééminence à laquelle les scrobes rostrales plus ou moins impar= laites de ses espèces ne lui donnent aucun droit.

TANYMÉCIDES, 63

à devenir contigu à la massue et même à $e confondre avec elle. Il va de soi que dans ce dernier cas il né compte plus que six articles, tandis que la massue en a cinq, un de plus que de coutume.

L'ancien continent possède exclusivement la plus grande partie des genres de ce groupe. Sur les 24 qui suivent, 19 lui sont propres, 4 (TA- NYMECUS) lui ést commun avec l'Amérique, 3 seulement (HaDrOMERUS, PLATYASPISTES, PACHNÆUS) n’ont encore été observés que dans cette dernière, Quant à l’Europe, elle n’a des représentants que de 4 seulement (THYLACITES, AMOMPHUS, TANYMECUS, CHLOROPHANUS).

I. Art. 3 des tarses postér. à peine ou pas plus large que 1-2; 76 art, du funicule antennaire presque toujours annexé ou contigu à la massue, & Mélasternum allongé ; corbeilles ouvertes.

Aït. 7 du funicule annexé à la massue ; crochets des tarses doubles, sondés : Anœæmerus.

Art. 7 du funicule contigu à la massue; crochets des tarses uniques : Almelonychus.

aa Métasternum très-court,.

bd Corbeilles fortement caverneuses, Angles antérieurs du rostre non saillants : Protenomus.

—— saillants et redressés : Diglossotroz.

bb Corbeilles ouvertes.

Art. 3 des tarses postérieurs très-court : Phacephorus. —— assez grand : T'hylacites.

II. Art. 3 des tarses postér. beaucoup plus large que 1-2. A Elytres pas plus larges que le prothorax, échancrées et presque toujours rebordées à leur base ; leurs épaules nulles; écusson nul ou très-petit. € Funicule antennaire de 6 art; corbeilles ouvertes : Herpisticus.

ce —— de7 — d Corbeilles caverneuses ; crochets des tarses soudés : Piazomias. Ad — ouvertes; —— libres.

Métasternum long; rostre arrondi aux angles : Enaptorhinus. — très-court ; rostre anguleux : Amomphus.

B Elytres débordant plus où moins le prothorax et calleuses aux épaules (1), Mais jamais isolément saillantes à leur base, e Jambes antérieures de grandeur relative normale (2). f Corbeilles caverneuses.

(1) Chez les SIDERODACTYLUS, elles sont comme dans la division À, mais alors les hanches antérieures ne sont pas contiguës, et les jambes de la même paire Où pris un développement considérable.

(2) Les Asrycus et les Bracuyasrisres font une exception assez notable à cel égard ; toutefois, leurs jambes antérieures sont bien moins longues et ont

les cuisses moins grosses que chez les SIDERODAGTYLUS, HapRoMENUS et MacRo- PTERUS,

84 CURGULIONIDES.

g Corbeilles terminales.

Ecusson allongé : Astycus.

— transversal : Brachyaspistes.

gg Corbeilles remontant le long des jambes postérieures (1). h Funicule antennaire de 6 art. : Prospelales.

hh — de 7 — i Crochets des tarses libres : Tanymecus.

ii —— soudés.

Prothorax cylindrique, tronqué à sa base : Cimbus. trapéziforme, bisinué — Polyclæis.

ff Corbeilles ouvertes.

Prothorax dépourvu de dent au niveau des yeux : Hypomeces. — muni d'une dent au niveau des yeux : Dereodus. ee Jambes antér. beaucoup plus longues que les autres; leurs cuisses très-grosses, fusiformes.

% Antennes plus ou moins longues; les denx 16r# segments abdominaux de longueur normale.

Elytres pas plus larges que le prothorax à leur base : Siderodaclylus. — débordant fortement — — Hudromerus.

ke Antennes très-courtes; les deux 1ers segments abdominaux excessivement longs : Macropierus.

G Elytres débordant le prothorax, anguleuses aux épaules et isolément sail- Jantes à leur base; celle du prothorax bisinuée. 1 Corbeilles ouvertes ou très-faiblement cayerneuses : Chlorophanus.

ul — fortement caverneuses.

Ecusson transversal ou trapéziforme; crochets des tarses soudés : Platyaspistes. .

Ecusson arrondi; crochets des tarses libres: Pachnœus.

ANÆMERUS.

Scuoenu. Curcul. Disp. meth., p. 126.

Front plan, dilaté au-dessus des yeux; rostre un peu plus long que la tête, parallèle, anguleux, très-plan en dessus, parcouru par un sillon bien marqué et prolongé sur le vertex, triangulairement échanoré au bout; serobes profondes, évasées en arrière, arquées, flexueuses et infra-oculaires. — Antennes submédianes, médiocres, écailleuses, assez robustes; scape grossissant peu à peu, empiôtant légèrement sur les yeux; funicule à articles obconiques : 1-2 un peu allongés, celui-là plus long, 3-6 courts, serrés, 7 annexé à la massue; celle-ci ovale, acuminée. — Yeux assez grands, subarrondis, débordant à peine leurs

(4) On, si l’on veut : « Jambes postérieures plus ou moins longuement amins cies, tranchantes et ciliées en dehors, à leur extrémité, » Quelquefois cet amin= cissement occupe plus du tiers de leur lougueur,

TANYMÉCIDES, 85

orbites. — Prothorax plus long que large, cylindrique, tronqué à ses deux extrémités. — Ecusson en triangle allongé. — Elytres allongées, parallèles, rétrécies dans leur tiers postérieur, brièvement et isolément mucronées en arrière, débordant assez fortement le prothorax, et faiblement échancrées en arc à leur base, avec leurs épaules calleuses. — Pattes assez longues, peu robustes; cuisses graduellement en massue; jambes antérieures un peu arquées au bout; corbeilles ouvertes, médiocres, obliques; tarses écailleux, longs, linéaires, subparallèles, ciliés partout, à articles 3 à peine plus large que 2, surtout aux postérieurs, 4 allongé ; crochets doubles, soudés. — Saillie intercoxale plus ou moins large, arrondie en avant. — Métasternum assez long. — Corps allongé, densément écailleux, brièvement hispide.

Le recouvrement des yeux par des orbites et la structure des antennes et des tarses rendent ce genre très-distinct et aisé à reconnaître. Il ne comprend que trois espèces africaines (1), de grande taïlle, d’un blanc jaunâtre et plus ou moins marquetées de brun. Leurs élytres sont assez fortement striées et ponctuées, avec les intervalles entre les stries un peu costiformes.

ATMETONYCHUS.

Senoenn. Curcul., VI, 1, p. 213.

Genre très-voisin des ANÆmERUs qui précèdent et ne s’en éloïgnant que par les particularités que voici :

Dernier article du funicule antennaire contigu à la massue, mais non confondu avec elle. — Yeux plus saillants, débordant sensiblement leurs orbites. — Prothorax trapéziforme, faiblement bisinué à sa base, avec les angles de celle-ci aigus. — Elytres plus courtes et plus larges. — Tarses plus courts et plus larges, avec leur 3e article un peu moins étroit, munis d’un seul crochet, l’externe étant atrophié et à peine distinct.

La sculpture des téguments n’est pas non plus la même que chez les ANæmerus. Le prothorax est couvert de rides irrégulières qui le rendent rugueux, et les élytres, au lieu de stries régulières, présentent des rangées de points enfoncés, peu apparents sur leur surface qui est inégale. On n'en connaît que deux espèces (2) recouvertes d’un

(1) À. fusous, tomentosus, du Sénégal; variegatus, de Madagascar ; Schœnh. Cureul. VI, 1, p. 211. :

(2) A. peregrinus, inæqualis, Schœnh. loc. cit. — Il existe à la côte de Guinée, dans le Vieux-Calabar, un insecte qui s’est répandu dans les collections, sous les noms d’Atmetonychus fabinosus Murray et Atmet. latinasus Chevrolat, Sa tête, son rostre et ses yeux ressemblent en effet beaucoup aux Parties analogues des deux espèces précédentes, mais il n'appartient pas même 4 groupe actuel et doit former un genre à part dans celui des Cnéorhinides,

enduit écailleux, de couleur jaunâtre uniforme, et qui représentent au Bengale, d’où elles sont originaires, les ANÆmeRus de l'Afrique.

PROTENOMUS, Souoenu. Curcul. Disp. meth., p. 131.

Rostre penché, court, très-6pais, parallèle, caréné latéralement, légèrement concave en dessus, triangulairement échancré au bout; serobes courtes, profondes, arquées et s’arrètant loin des yeux. — Antennes submédianes, courtes, écailleuses, assez robustes; scape grossissant peu à peu, atteignant le milieu des yeux; funicule à articles vbconiques : 1 notablement plus long que 2, 3-6 courts, égaux, 7 plus gros et subcontigu à la massue; celle-ci ovalaire, subobtuse, articulée. — Yeux assez grands, peu convexes, ovalaires et obliques. — Prothorax presque aussi long que large, cylindrique, un peu déprimé sur le disque, tronqué à ses deux extrémités, avec ses angles postérieurs coupés obliquement; ses vibrisses accompagnées d’une petite dent triangulaire très-distincte.— Ecusson en triangle rectiligne. — Elytres médiocrement convexes, très-régulièrement ovales, rétrécies et brièvement déhiscentes en arrière, coupées carrément à leur base, avec leurs épaules sailiantes et embrassant un peu le prothorax. — Pattes assez longues; cuisses graduellement en massue ; jambes droites, les antérieures mucronées au bout, ainsi que les intermédiaires; corbeïlles caverneuses, prolongées en haut; tarses assez longs, médiocrement larges, linéaires, spongieux en dessous, avec une ligne médiane lisse, à articles 4 plus large que 2-3, # grêle et long, ainsi que ses crochets; ceux-ci libres. — Saillie intercoxale large, anguleuse en avant. — Métasternum très-court. — Corps ovalaire, en partie densément écailleux.

Ce genre ne comprend qu’une grande, belle et rare espèce (1) de la Mongolie aux environs du lac Nor-Saisan, ce qui lui a valu le nom qui lui a& été imposé. Elle est revêtue d’écailles d’un blanc jaunâtre, avec trois bandes longitudinales sur le prothorax, la suture des élytres, ét une large bande sur chacun de ces organes, dénudées et d’un noir profond et brillant.

DIGLOSSOTROX (2).

Tête large, régulièrement convexe sur le vertex et le front; rostre plus court qu’elle, faiblement atténué en avant, très-6pais, subanguleux, plan et finement canaliculé en dessus, triangulairement échancré au bout, avec les bords de l’échancrure saillants, redressés et tronqués

(1) P. suisanensis, Schœnh. Cureul. IE, p. 94.

(2) Ce genre paraît avoir été fondé par M. De Motschoulsky, mais je n'en trouve pas de trace dans les écrits de cet auteur ni dans aucun ouvrage.

RL

TANYMÉCIDES. 81

en avant; scrobes courtes, profondes en avant, un peu aïquées et évanestentes en arrièré, — Antennes médianes, médiocres, assez robustés, écailleuses; Scape grossissant peu à peu, arrivant à la moitié des yeux; funicule à articles 1 obconique, plus long et plus gros que 2, 3-6 très-courts, égaux, 7 transversal, subcontigu à la massue; celle-ci ovalaire, acuminée, à peine articulée. — Veux assez grands, ovales, obliques, peu saillants. — Prothorax médiocrement transvérsul et convexe, arrondi sur les côtés, tronqué et sinué dans son milieu, en avant et à sa base. — Ecusson en triangle rectiligne. — Elytres convexes, ovales, un peu plus larges que le prothorax et presque recti- 1.gnes à leur base, avec les épaules arrondies. — Paties assez courtes, peu robustes; cuisses en massue ; jambes droites, dilatées au bout, les antérieures brièvement mucronées; corbeïlles cavernenses, prolongées en haut; tarses assez longs, étroits, sublinéaires, écailleux, hérissés, surtout en dessous, de longs poils, à articles 1 très-allongé, rétréci à sa base, 8 à peine plus large que 2, 4 long, ainsi que ses crochets; ceux-ci libres. — Saillie intercoxalé large, arrondie en avant. — Métasternum très-court. — Corps oblongo-ovale, densément écailleux, aptère.

Genre inédit, ayant pour type une remarquable espèce de la Mongolie, assez répandue dans les collections et connue Sous le nom de D. Mannerheïmi que lui a imposé M. Popoff. Elle est de taille uni peu au-dessus de là moyenne, en entier d’un blanc crétacé à reflets opalins et cuivreux, avec des taches médiocres, plus ou moins confluentes, d'un gris noirâtre sur les élytres, qui sont très-finement striées; trois bandés longitudinales de la mème couleur ornent le prothorax. C’est un genre voisin des THyLACITES, et que, dans quelques collections, on trouve mème réuni à ces derniers, mais qui en est très-distinct par les corbeïlles de ses jambes postérieures qui sont fortement cavernéuses. Il est encore plus rapproché du Proténomus saïsanensis, et n’est évidemment qu'uné modification du même type.

PHACEPHORUS.

Scnoenx. Curcul., VI, 1, p. 244.

Tête courte; rostre pas plus long qu'elle et un peu plus étroit, penché, légèrement rétréci en avant, anguleux, plan en dessus et faiblement échancré au bout; scrobes courtes, assez profondes, l6gèrement arquées, évasées en arrière et atteignant les yeux. — Antennes courtes, assez robustes, hispides; scape gros, peu à peu épaissi, un peu arqué ét atteignant presque le bord postérieur des yeux; funieule à articles 1 allongé, obconique et assez gros, 2-7 très-courts, transversaux, grossissant peu à peu, 7 subcontigu à la massue; celle-ci ovale, à peine articulée. — Youx subcontigus au prothorax, assez grands, oblongo-ovales, déprimés et longitudinaux. — Prothorax

court, peu convexe, régulièrement arrondi sur les côtés, tronqué à ses deux extrémités. — Ecusson bien distinct, triangulaire. — Elytres oblongues, médiocrement convexes, légèrement atténuées et très-brièvement déhiscentes en arrière, un peu plus larges que le prothorax et légèrement échancrées à leur base, avec leurs épaules arrondies. — Pattes médiocres; jambes antérieures légèrement arquées au bout ; corbeilles ouvertes, petites; tarses assez courts, linéaires, imparfaitement spongieux et ciliés en dessous, à articles 3 très-petit, 4 assez robuste, médiocre ainsi que ses crochets; ceux-ci libres. — Saillie intercoxale large, parallèle, tronquée au bout. — Métasternum court. — Corps oblong, densément écailleux et hispide.

L’unique espèce (vilis Schh.) du genre ressemble beaucoup, au premier coup-d’œil, à un TaANyMECus de petite taille (par ex. nebulosus), mais en réalité, elle est très-voisine des Tayracires. Cet insecte est d’un gris blanchâtre uniforme, et originaire de la Mongolie.

THYLACITES.

Genmar, Ins. Spec. nov., p. 410.

Rostre penché, épais, aussi long que la tête, parallèle ou légèrement atténué en avant, anguleux ou subanguleux, plan en dessus et muni, chez la plupart, d’uu fin sillon abrégé, faiblement échancré ou entier au bout; scrobes profondes, évasées en arrière, tantôt brusquement arquées, tantôt obliques, arrivant au niveau du bord inférieur des yeux. — Antennes médiocres, assez robustes chez la plupart, ciliées; scape en massue allongée, arrivant à la moitié environ des yeux; funicule à articles 1-2 allengés, obconiques, celui-là plus long et plus gros, 3-7 subturbinés ou graduellement arrondis, dans le 4e cas 7 subcontigu à la massue; celle-ci assez forte, oblongo-ovale, acu-

. minée et articulée. — Yeux de grosseur variable, arrondis ou subovales, verticaux ou obliques, rarement (par ex. us) très-saillants. — Prothorax imparfaitement contigu aux élytres, transversal, médiocrement convexe, assez fortement et régulièrement arrondi sur les côtés, tronqué à ses deux extrémités. — Ecusson très-petit ou nul. — Elytres régulièrement oblongo-ovales, assez convexes, non ou à peine échancrées à leur base, avec leurs épaules arrondies. — Pattes médiocres, assez robustes; cuisses graduellement en massue; jambes antérieures un peu arquées au bout; corbeilles ouvertes, assez grandes, triangulaires; tarses écailleux, assez étroits, spongieux en dessous, àe articles 1-2 courts, égaux, 3 des postérieurs pas plus large que 2, 4 de tous médiocre, ainsi que ses crochets; ceux-ci libres (1). — Saillie in-

(1) Selon M. Suffrian (Stettin. entom. Zeit. 1848, p. 58), ces crochets seraient soudés, sauf chez les T. fritillum et pilosus. W'ai examiné onze des espèces décrites dans les auteurs, et chez Loutes, sans exception, je les ai trouvés libres,

; TANYMÉCIDES. 89

tercoxale large, anguleuse en avant. — Métasternum un peu allongé. — Corps oblong, écailleux, aptère.

Tous les auteurs sont d'accord pour regarder ce genre comme trèsvoisin des CNrormnus et des Srropæosomus qui y étaient même compris dans l’origine; mais, outre que ses espèces ressemblent fort peu à ces derniers, leur prothorax pourvu de vibrisses prouve qu'elles appartiennent au groupe actuel. Quant à la place qu'elles doivent occuper dans celui-ci, leurs antennes et leurs tarses, construits sur le même type que chez les Dierossorrox et les PROTENOMUS, montrent à l'évidence qu’elle est à côté d’eux. s

Ce sont des insectes de taille au plus moyenne et, sauf quelques rares exceptions, très-homogènes sous le rapport des couleurs. Presque tous en effet sont d’un bronzé plus ou moins obseur ét marquetés de petites taches noires auxquelles s'ajoutent assez souvent un petit nombre d’ocelles blancs. Les écailles qui recouvrent leurs téguments sont arrondies et remarquables par leur grosseur relative.

Le genre est plus particulièrement méditerranéen et asiatique ; trois espèces seulement, dont deux connues de Schænherr, le représentent au Cap (setosus Schh.), dans l'Amérique du Nord (microsus Say) et au Pérou (1); mais appartiennent-elles réellement au genre, surtout les deux dernières? »

HERPISTICUS.

German, ns. Spec. nov., p. 413.

Rostre penché, presque aussi long que la tête, robuste, parallèle, anguleux, très-plan et longitudinalement sillonné en dessus, fortement échancré en triangle au bout; scrobes profondes, nettement limitées, arquées et arrivant au niveau du bord inférieur des yeux. — Antennes médiocres, assez robustes; scape grossissant peu à peu, arrivant à la moitié des yeux; funicule de six articles : 1-2 allongés, obconiques, égaux, 3-6 de même forme, graduellement plus courts; massue allongée, acuminée au bout, articulée. — Yeux arrondis, médiocres et assez saillants (d'), ou grands et déprimés (@).— Prothorax transversal, subeylindrique, un peu atténué en avant, tronqué à ses deux extrémités. — Ecusson petit, triangulaire. — Elytres allongées, oblongo-ovales, atténuées en arrière, pas plus larges que le prothorax,

(1) Aux 13 espèces décrites par Schœnherr (Cureul. V, p. 854), aj. : Esp. curopéenues : T, oblongus, Graells, Ann. à. I. Soc. entom. 1851, p. 22, pl. 1, f. 7; Espagne, — Guinardi, Jacquel.-Duv. ibid. 1852, p. 708; Montpellier. — insidiosus, L. Fairm. ibid. 1859, Bullet. p. CLI; Galice. — Esp. asiatiques : T. seriepunclatus, Reiche et De Saulcy, ibid. 1897, p. 666; Syrie. — scobinatus, Kolenati, Bu. Mose. 1858, I, p. 177; Perse bor. — Esp. africaines : T. fullo, comatus, Erichs. in Wagners Reise, IL, p. 186; Algérie, — variegatus, Lucas, Explor. d. l'Aïgér.; Entom. p. 116. — Esp. du Pérou : £. puberulus, Boherta. Voy. d. l’Eugénie; Entom. p. 120; Callao,

90 CURCOULTÔNIDES:

échanctées en arc et rebordées à leur base, avec leurs épaules rectan gulaires. — Pattes longues; cuisses en massüe; jambes denticulées au côté interne, les antérieures arquées et brièvement mucronées à leur extrémité; corbeilles ouvertes, grandes, fortement prolongées en haut; tarses assez longs, spongieux en dessous, à articles 3 beaucoup plus large que 1-2, 4 long; ses crochets soudés à leur base. — Saillie intercoxale large, arrondie en avant. — Métasternum très-court. — Corps allongé, oblougo-ovale, écailleux.

On n’én connaît qu’une espèce (1), originaire de l'ile de Ténérifte, noirâtre, revêtue de grandes écailles arrondies de couleur cuivreuse, et dont les élytres sont ponctuées en stries. Le mâle est de la taille du Brachyderes lusitanicus, la femelle souvent trois fois plus grande. Cet insecte tient de près aux genres précédents par la structure de ses antennes, mais s’en distingue fortement par celle de ses tarses. Son écaillure a la plus grande analogie avec celle des TayLaGITES.

PIAZOMIAS.

Scnoent. Curcul., V, p. 936 (2).

Rostre penché, au plus de la longueur de la tête, robuste, parallèle où un peu atténué en avant, anguleux, plan, longitudinalement sillonné et souvent rugueux em dessus, ce sillon parfois peu distinct, assez fortement échancré en triangle au bout; serohes assez profondes, étroites, brusquement arquées et arrivant au niveau du bord inférieur des yeux. — Antennes antérieures, médiocres, peu robustes; scape grêle, noueux au hout, atteignant la moitié et parfois presque le bord postérieur des yeux; funicule à articles 1-2 allongés, obconiques, égaux, ou celui-là un peu plus long, 3-7 plus courts, subturbinés, grossissant peu à peu; massue médiocre, ovale, acuminée, articulée. — Yeux grands, ovales, assez convexes, longitudinaux, — Prothorax transversal, rarement (globuticotlis) subglobuleux, le plus souvent cylindrique, faiblement arrondi sur les côtés, tronqué à ses deux extrémités. — Ecusson très-petit ou nul. — Elytres oblongo-ovales, assez courtes, pas plus larges que le prothorax, échancrées en arc et rebordées à leur base, avec leurs épaules nulles et souvent précédées d’un rétrécissement, parfois (acutipennis) brièvement et isolément dé-

(1) Elle doit reprendre le nom d’eremita, sous lequel Olivier (Entom. V, p. 321, pl. 24, f. 338) l’a décrite longtemps avant que Germar, la croyant nouvelle, lui imposàt celui de Zæsicollis, qui a 616 adopté par Schœnherr (Curcul. I, p. 556).

(2} Syn. Nacpacrus pars, Schh. Cureul. VI, 1,p. 109; olim.— Bracryasris- TES pars, Sch@nh. ibid. VIL, 2, p. 415; olim ; Chevrol. Rev. zoot. 1845, p. 98. — Groriucus, Schœnh. Cureul. VI, 2, p. 411. — Tarunonuyneuus, Sch@nh. Mantis. sec. Cureul. p. 33, — Pacuynonus, Kollar u. L. Redtenb, in Hügels Kashmir, IV, 2, p. 541.

TANYMÉCIDES. gt

hiscontes en arrière, = Pattes médiocres, lesantérieures plus longués et plus fortes que les autres; cuisses en massue; jambes un pou arquées et denticulées au côté interne, brièvement mucronées au bout; corbeilles caverneuses, grandes, triangulaires; tarses médiocrement larges, assez longs, spongieux en dessous; leur 3° article beaucoup plus large que 1-2, le 4° grand ; crochets soudés à leur base. — Saillie intercoxale assez large, arrondie en avant. — Métasternum très court. — Corps oblongo-ovale, écailleux, aptère.

Insectes de taille au plus moyenne, parfois assez petits et, sauf quelques espèces originaires de l’Afrique, propres à l’Asie où ils sont répandus depuis la Sibérie jusqu’à Ceylan. Tous ont les élytres plus ou moins sillonnées, avec les intervalles entre les sillons assez souvent costiformes. Leur livrée est très-variable, mais consiste ordinairement en taches où banäes blanches sur un fond noir; quelques-uns (wirescens, prasinus) sont d’un vert uniforme (4). 1ls sont assez nombreux et pour là plupart inédits (2).

Je cherche en vain un seul caractère qui permette de séparer de celui-ci le genre Grorrnacus de Schœænherr, fondé sur une espèce (himalayanus Schh.) du nord de l’Hindostan. Cet insecte ne diffère des autres que par ses formes plus sveltes, surtout chez le mâle, et des pattes plus longues.

Une autre espèce inédite (assamensis Schh.) de l’Assam, sur laquelle Schænherr a fondé son genre Taparorgyneaus, ne diffère de la précédente que par une assez grande dépression en carré allongé, parfois peu marquée, sur le rostre, caractère purement spécifique.

Enfin, le genre Pacayworus de MM. Kollar et L. Reûtenbacher me

(1) Ces derniers ressemblent complètement aux Amompnus au premier as= pect, mais ce sont bien des Piazomras,

(2) Schœnherr, après en avoir décrit cinq espèces (Naup. globulicollis, de la Mongolie; Piazom. virescens, de la Chine boréale; Schrenkii, de Turcoménie; Brachyasp. aculipennis, Peroteti, prasinus, &u plateau des Nielghervies), a donné, en dernier lieu (Mautis. sec. Cureul. p. 25), la liste de celles qu'il comprenait dans le genre. Elles sont au nombre de 10, dont trois (egenus, de la Songarie; viridanus, pullatus, de Natal) inédites, et divisées en deux sections, selon qu'elles n’ont pas d’écusson ou qu’elles en possèdent un, Il place à tort le Peroteti dans la prernière de ces divisions, car il en possède un. Le prasinus s'écarte également des autres espèces du genre, en ce que ses jambes autérienres ne sont pas denticulées au côté interne. — La seule espèce nouvelle décrite est; P. Welwilschit, Wollast. Ann. 8. Mag. of nat. Hist, Ser, 3, IX, p. 22 ; Angola.

Le Brachyaspistes velatus de M. Chevrolat (Revue zool. 1845, p. 98) ne diffère des espèces typiques que par son rostre un peu plus long ot plus rugueux en dessus, et ses antennes un peu plus robustes; il doit évidemment rentrer dans le genre. Cet insecte est un peu plus allongé que les autres espèces et fait le passage entre elles et les genres GEorraGus ob TaPHRORHYNcuus de Schœnherr. Et est driginaire de là Chine méridionale.

paraît, d’après les caractères que ces savants entomologistes lui assignent, complètement identique avec celui-ci. L'espèce (1) du Cachemire sur laquelle il a été fondé, a le prothorax globuleux. Il y a déjà dans le genre un exemple de cette forme chez le P. globulicollis de Schænhberr.

ENAPTORHINUS,.

Wareru. Trans. of the entom. Soc., Ser. 2, IL, p. 179,

Müle : Rostre penché, un peu plus long que la tête et séparé d’elle par un sillon transversal très-marqué, robuste, un peu arqué, arrondi aux angles, légèrement renflé latéralement et en dessus à sa base, assez fortement échancré au bout; scrobes profondes, nettement limitées, un peu évasées en arrière, obliques, s’arrêtant au-dessous et à distance des yeux. — Ceux-ci assez grands, ovales, longitudinaux et médiocrement saillants. — Antennes assez longues et assez robustes, hispides; scape grossissant peu à peu, atteignant presque le bord postérieur des yeux; funicule à articles obconiques : 1-2 allongés, celui-là plus long, 3-7 courts et grossissant peu à peu; massue oblongo-ovale, articulée. — Prothorax plus long que large, régulièrement arrondi sur les côtés, tronqué à ses deux extrémités; ses vibrisses petites. — Ecusson à peine distinct. — Elytres allongées, planes en dessus, un peu arrondies sur les côtés, suhverticalement déclives, un peu comprimées et atténuées en arrière; pas plus larges que le prothorax et échancrées en arc à leur base. — Pattes longues; cuisses en massue; jambes antérieures siuuées au côté interne dans leur moitié terminale, les autres droites; corbeilles ouvertes, assez grandes, un peu prolongées en haut; tarses assez longs et assez larges, spongieux en dessous, à articles 3 plus large que 1-2, 4 assez grand ; ses crochets libres. — Saillie intercoxale large, arrondie en avant.— Métasternum assez long. — Corps allongé, faiblement écailleux. :

Femelle : Rostre moins arrondi aux angles et plus plan en dessus. — Antennes plus courtes. — Elytres moins allongées, régulièrement oblongo-ovales, obliquement déclives et brièvement déhiscentes en arrière. — Pattes plus courtes.

Le type de ce genre est un assez grand insecte (sinensis Waterh.) du nord de ia Chine, d’un brun rougeûtre, et dont les denx sexes, outre les caractères exposés plus haut, diffèrent par leur vestiture, Le mâle est saupoudré d’écailles blanches, et la partie postérieure de ses

(1) P. globulicollis, loc. cit, p. 541, pl. 26, f. 5. Le P. angustatus décrit à la suite, n’en est très-probablement que le mâle. Cet insecte ressemble, peur les couleurs, au Brachyaspistes velatus mentionné dans la note précédente.

J'ai dit précédemment (p. 35, note 2) que les Cneorhinus pictus, lituratus et obscurus dn Cachemire, décrits dans le même ouvrage par MM. Kollar et L. Redtenbacher, me paraissaient égalemc.l être des Piazomas.

TANYMÉCIDES. 93

élytres, ainsi que ses jambes postérieures, est hérissée de longs poils fins; ces parties ne présentent rien de particulier chez la femelle, et elle est presque entièrement dépourvue d’écailles.

M. Waterhouse, à qui je dois la connaissance de ce rare insecte, a très-bien saisi ses analogies avec l'espèce de Prazomras dont Schæœnherr à fait son genre GrorraGus. Il s’en distingue fortement par ses corbeilles postérieures ouvertes, ses crochets des tarses libres, son métasternum allongé, caractères dont les deux premiers lui sont communs avec les AmomPHUs qui suivent.

AMOMPHUS.

Scnoenn. Slettin. entom. Zeit., 1848, p. 359 (1).

Mandibules plus ou moins prolongées en une saillie courte, robuste et tronquée au bout (2). — Rostre penché, droit, un peu plus étroit et plus long que la tête, séparé du front par un sillon transversal, parallèle ou subparallèle, plan et sillonné en dessus, le sillon parfois peu distinct, triangulairement échancré au bout; scrobes assez profondes, linéaires, arquées et obliques, arrivant au niveau du bord inférieur des yeux. — Antennes antérieures, médiocres, peu robustes; scape grossissant peu à peu au bout, atteignant presque le bord postérieur des yeux ; funicule à articles obconiques : 4-2 allongés, celui-là plus long, 3-1 égaux; massue ovale, acuminée, articulée. — Yeux médiocres, brièvement ovales, obliques. — Prothorax transversal (fhalassinus) où non, cylindrique, tronqué à ses deux extrémités. — Ecusson très-petit. — Elytres ovales, plus ou moins arrondies dans leur milieu, rétrécies en arrière, pas plus larges que le prothorax et légèrement échancrées en arc à leur base. — Pattes médiocres; cuisses en massue; jambes droites, les antérieures très-brièvement mucronées ou inermes à leur sommet interne; corbeïlles ouvertes, grandes, ovales, obliques; tarses des Prazomras, avec les crochets assez grands et libres. — Saillie intercoxale ogivale, assez large. — Métasternum très-court. — Corps oblongo-ovale, écailleux et brièvement hispide.

Schœnherr a fondé sur ces insectes deux genres qui, bien que généralement adoptés, ne diffèrent en rien d’essentiel. Dans tous deux,

(1) Syn. PaæNoënarnus, Sehœnh. Mantis. see. Cureul. p. 29; nom déjà employé par M. Hope, avec la désinence féminine, pour un genre de Lamellicornes ; voyez tome AU, p. 218. — AsrinioTes, Schœnh. ibid. p. 26 (olim) ; comme il existait déjà un genre Asriniorus parmi les Hémiptères du groupe des Gallinsectes (voyez Burmeister, Handb. d, Entom. Il, p. 66), Schœnherr lui-même à remplacé ce nom par celui adopté dans le texte.

(2) Ces saillies ne sont pas autre chose que les supports des tiges mandibulaires mentioncées dans les Généralités de la famille, supports qui existent dans l'immense majorité des genres de sa tribu actuelle; mais comme ils sont ici plus développés que de coutume, il est convenable d'en tenir compte.

les mandibules sont pouryues d’une tige qui est seulement un peu plus développée chez les Prænocnaraus que ehez les AMOMPHUS; l'6cusson que Schænherr refuse à ceux-là existe tout aussi distinet que chez ceux-ci. En un mot, les deux genres ne diffèrent qu'en ce que les espèces du premier ont le rostre plus distinetement sillonné, le prothorax transversal et non oblong, enfin une forme générale plus robuste, et les jambes antérieures inermes au bout. Tout le reste, seulpture des téguments, système de coloration et habitat, est identique dans les deux genres.

Les Awowpaus sont de taille médiocre, d’un vert uniforme doré ou non, et finement striés sur les élytres; l’Europe méridionale et le nord de l’Afrique sont leur patrie. Ils ressemblent au plus haut degré à certains PrazomiAs, ainsi que je lai dit plus haut. On en connaît quatre espèces (1).

ASTYCUS.

ScuoENx. Curcul, Disp. meth., p. 129 (2).

Rostre penché, un peu plus long et plus étroit que la tête, parallèle, robuste, anguleux, avec une dépression latérale en triangle allongé au-devant de chaque œil, plan et fortement sillonné en dessus, profondément échancré en triangle à son extrémité; scrobes profondes, nettement limitées, arquées, un peu évasées en arrière, et arrivant au niveau du bord inférieur des yeux. — Antennes médiocres, peu robustes; scape renflé au bout, arrivant à la moitié des yeux (3); funicule à articles 1-2 allongés, noueux au bout, celui-ci presque du double plus long, 3-6 courts, obconiques, 7 plus grand et plus gros; massue oblongo-ovale, acuminée, à peine articulée. — Yeux grands, oblongs, longitudinaux, assez saillants. — Prothorax presque aussi long que large, assez convexe, assez fortement arrondi sur les côtés, tronqué en avant et à sa base, celle-ci rebordée. — Ecusson petit, en triangle allongé. — Elytres plus ou moins allongées, médiocrement convexes, assez étroitement échancrées en are à leur base, avec leurs épaules obliques et calleuses en dehors. — Pattes antérieures sensiblement plus longues et plus robustes que les autres; leurs cuisses fusiformes 3 jambes antérieures arquées et mucronées à leur extrémité, denticulées

(1) Phœn, Dohrnii, Küster, die Kæf, Europ. XVIII, 753; Grèce (thalassinus Scbh.; nom sans description). — 4m. Westringii, concinnus, Küster, ibid, 76, 77; Espagne. — Am, Cotiyi, Lucas, Ann. d. 1. Soc. entom. 1857; Bullet. p. CXXIV ; Algérie.

(2) Syn. Lernorus, Schh. Cureul. Disp. meth. P. 155, olim.; genre établi sur le Curc. adullus d'Olivier, qui u’est qu'une variété de V’Asé. chrysochlo= rus cité plus bas,

(3) Schœnherr (Curcul. VI, 1, p. 249) dit : « Scapo oculos subattingente, » ce qui signifie que c'est à peine s’il atteint le bord antérieur des yeux; il le dépasse fortement.

TANYMÉCIDES. 95

en dedans, les postérieures élargies au bout; leurs corbeilles caverneuses, grandes, terminales; tarses assez longs, médiocrement larges, spongieux, à articles 3 beaucoup plus large que 1-2, 4 long; crochets soudés à leur base seulement. — Saillie intercoxale assez large, subogivale. — Métasternum médiocrement long. — Corps allongé, écailleux.

Les deux espèces typiques (1) sont d'assez grande taille et vevêtues d'écailles d’un vert doré ou cuivreuses, mais sujettes à devenir grisâtres où noirâtres. Chez quelques espèces inédites, à cette livrée s'ajoutent des bandes longitudinales d’un beau bleu ou dorées sur les élytres. Ces dernières sont assez finement sillonnées, avec les sillons ponctués; le prothorax est couvert de petits tubercules arrondis et très-serrés.

Ces insectes sont propres aux Indes orientales. Autant que j’en puis juger par les exemplaires que j'ai sous les yeux, les femelles, outre leurs formes plus robustes, comme de coutume, diffèrent des mâles par leurs deux premiers segments abdominaux longitudinalement excavés.

BRACHYASPISTES, Scnoenu. Curcul., NI, 1, p. 249.

Genre très-voisin des Asrycus qui précèdent et n’en différant que par les assez faibles caractères qui suivent :

Funicule des antennes à articles 1-2 allongés, obconiques, subégaux, 3-1 arrondis, 7 plus gros et plus long, subturbiné. — Prothorax de même forme, avec sa base légèrement bisinuée. — Ecusson petit, transversal. — Elytres plus courtes, mais ayant de même leur échancrure basilaire assez étroite, avec les épaules distinctes et obtuses.

Schœnherr n’en décrit qu’une espèce (femoralis) des Indes orientales, de moyenne taille, de forme plus courte que les Asrycus, revêtue d’écailles vertes, avec le dessous du corps et quelques taches sur le prothorax d’un jaune virescent. J'en ai sous les yeux un exemplaire qui est presque en entier de cette dernière couleur.

Le genre est peu tranché et pourrait être réuni au précédent à titre de section.

PROSPELATES.

Senoenu. Curoul., VI, 1, p. 246.

Rostre penché, à peine plus long que la tête, assez robuste, parallle, anguleux et caréné sur ses bords, avec une dépression latérale en triangle très-allongé au-devyant de chaque œil, bicaréné sur la

(1) 4.chrysochlorus Wiedem. (variabilis, Schh. olim; Var, €. adultus, Oliv.), lateralis Fab., Oliv., ete. Schœnh. Curceul. VI, 1, p. 249.— Aj.: À. ebeninus, immunis, , Walker, Ann. and Mag. of nat. Hist. Sér, 3, IL, p. 263; Ceylan.

ligne médiane en dessus, à peine échancré à son extrémité; scrobes profondes, nettement limitées, brusquement arquées et un peu prolongées sous le rostre. — Antennes médiocres, assez robustes; scape renflé au bout, empiétant un peu sur les yeux; funicule de 6 articles : 1-2 obconiques, allongés, celui-ci le plus long, 3-6 de mème forme, courts, égaux, serrés; massue allongée, acuminée, articulée. — Yeux assez grands et assez convexes, oblongs et longitudinaux. — Prothorax transversal, cylindrique, faiblement arrondi sur les côtés, tronqué en avant et à sa base. — Ecusson assez grand, en triangle curviligne. — Elytres allongées, assez convexes, atténuées en arrière, un peu plus larges que le prothorax et largement échancrées à leur base, avec les épaules saillantes, obliques et obtuses. — Pattes médiocres; jambes droites, les antérieures légèrement bisinuées en dedans, avec leur angle apical interne saillant; corbeilles légèrement caverneuses, médiocrement prolongées en haut; tarses assez longs et assez larges, spongieux en dessous, à articles 3 beaucoup plus large que 2, 4 assez long; crochets petits, soudés. — Saillie intercoxale assez large, tronquée au bout. — Métasternum médiocrement long. — Corps allongé, faiblement écailleux en dessus.

L'espèce unique (vittatus Schh.) du genre ressemble presque complètement au Panymecus palliatus d'Europe, sous le rapport de la forme générale, avec une taille presque de moitié plus grande. Elle est noire, presque glabre en dessus, avec le dessous du corps, les côtés du prothorax et deux bandes latérales sur les élytres, d’un beau jaune; ces parties seules, ainsi que les pattes, sont densément écailleuses. Elle est originaire de Sumatra.

TANYMECUS.

(German) Scnoenn. Curcul, Disp. meth., p. 127.

Rostre incliné, au plus de la longueur de la tête, épais, parallèle ou subparallèle, anguleux, plan et assez souvent caréné ou sillonné sur la ligne médiane, triangulairement échancré ou presque entier (par ex. palliatus) au bout; scrobes courtes, arquées, évasées en arrière, en général n’atteignant pas les yeux. — Antennes médianes ou antérieures, assez longues et assez grêles; scape en massue au bout, dépassant plus où moins les yeux; funicule à articles obconiques : 1-2 allongés, égaux où non, 3-7 plus courts, subégaux; massue allongée, acuminée au bout, articulée. — Yeux au moins médiocres, ovales, assez saillants et longitudinaux. — Prothorax plus long que large, subcylindrique ou arrondi sur les côtés, tronqué à ses deux extrémités. — Ecusson en triangle allongé. — Elytres tantôt (palliatus, nebulosus, confertus, ete.) oblongues, subparallèles et brièvement rétrécies en arrière, tantôt (wiloticus, lateralis, acutus, ete.) allongées, graduellement rétrécies en arrière et aiguës au bout, débordant plus

TANYMÉCIDES. 97

ou moins, parfois très-peu, le prothorax à leur base; celle-ci médioerement échancrée en are, avec les épaules calleuses ou obliquement arrondies, — Pattes assez longues; jambes antérieures à peine arquées au bout; corbeilles médiocrement, parfois à peine caverneuses, fortement prolongées en triangle aigu; tarses plus ou moins larges, spongieux en dessous; leur 4° article long; ses crochets assez grands, libres. — Saillie intercoxale assez large, arrondie en avant. — Métasternum plus où moins allongé, — Corps oblong ou allongé, souvent très-atténué en arrière, écailleux et finement pubescent,

Le genre est riche en espèces, mais ne devrait peut-être pas conserver toutes celles que Sthænherr y a comprises (1). Sauf un petit nombre (lateralis, acutus, etc.) qui sont assez grandes, leur taille est médiocre et même petite. Leurs couleurs assoz variées n’ont rien de remarquable et n’offrent jamais de nuances métalliques; presque toutes ont les élytres si finement striées ou ponctuées en rangées régulières, que cette sculpture n’est que médiocrement visible à l’œil nu.

L'Europe possède le type (palliatus) du genre, qui n’est pas bien rare dans la plupart de ses régions; les autres espèces sont répandues

dans toute l'étendue de l’ancien continent, dans l'Amérique du Nord et même au Brésil (2).

(1) J'entends parler de celles qui composent sa seconde section du genre : T. chloroleucus Wiedem., Chevrolatii, protervus, longulus, Schœnh. Cureul. VI, p. 242. Leurs mandibules s’éloignent beaucoup de celles propres aux au: tres espèces. Au lieu d'être en tenailles et munies de supports pour les tiges mandibulaires, elles sont très-grandes, un peu voûtées, déclives, en un mot, pareilles à celles des Amycrenus, par exemple, En outre, si j’en juge par la seule espèce (Chevrolati) que j'ai sous les yeux, le scape des äntennres atteint à peine le bord postérieur des yeux; ceux-ci sont petits et le prothorax est à peine débordé par les élytres. Schœnherr avait, dans l’origine (Cureul. Disp. meth, p. 129), fait, de ces espèces, un sous-genre de celui-ci, qu'il avait

nommé Asemus, Ces insectes sont tous allongés, acuminés en arrière et origi= naires du Bengale,

(2) Abstraction faite de celles mentionnées dans la note précédente, Schœnberr (Guroul. VI, 4, p. 221) en décrit trente-huit espèces. — Aj. : Esp. européennes : T. albicans, Rosenh. die Thier, Andal. p. 246. — siculus, Tournier, Ann. d, 1. Soc. entom. 1860, Bullet. p. xxxr; Sicile. — Esp. africaines : T, humilis, Erichs. Archiv, 1843, I, p. 259; Angola. — brevis, submaculatus, Chevrol, Rev. et Mag. d. Zool. 1860, p. 131; Algérie — Esp. asiatiques : 1F Mnisseckii, Hochhuth, Bull, Mosc. 1841, I, p. 22; bords de l'Araxe. — Convexifrons, viridans, Ménétr. Ins. rec. p. Lebm. part. 2, p. 34; Turcoménie. — Esp. de l’Amér. du Nord: T, lautus, J. L. Le Conte, Proced, of the Acad, of Philad. VII, p. 85; Nouveau-Mexique.

Coléoptéres. Tome VI. 1

CIMBUS.

Scnoenn. Mantis. sec, Curcul., p. 36 (1).

Genre extrêmement voisin des Tanymecus et n’en différant essontiellement que par les crochets des tarses qui sont soudés sur une grande partie de leur longueur.

Toutes les espèces sont inédites et originaires de Natal. Les deux qui me sont connues, parmi lesquelles figure celle (signatus Schh.) sur laquelle Schœnherr a fondé le genre (2), sont de grands insectes qui, sur un fond noir, portent des taches ou des bandes formées par des écailles d’un blanc opalin à reflets cuivreux. Leur rostre est parcouru par un sillon bien marqué, remontant sur le front; leur pro thorax régulièrement cylindrique et couvert de fines rides transversales; leurs élytres débordent fortement le prothorax, avec les épaules calleuses, et sont parallèles dans les deux tiers de leur longueur, puis rétrécies et terminées par une courte pointe aiguë. Des poils fins et lanugineux recouvrent le corps et sont plus longs sur le prothorax et les pattes qu'ailleurs. Sans les crochets des tarses qui sont soudés, le genre mériterait à peine d’être séparé des Tanymecus, malgré le facies particulier de ses espèces.

POLYCLÆIS.

(Bonex.) Scnoenu. Curcul., VI, 1, p. 215.

Rostre penché, plus long que la tête, très-robuste, parallèle, anguleux, plan et fortement canaliculé en &essus, déclive et médiocrement échancré en triangle au bout; serobes profondes, arquées ou flexueuses, arrivant au niveau du bord inférieur des yeux. — Antennes au plus médiocres, assez robustes; scape renflé au bout, empiétant un peu sur les yeux; funicule à articles 1-2 allongés, obconiques, subégaux, 3-7 de même forme, courts, 7 subcontigu à la massue; celle-ci oblongo-ovale, acuminée, articulée. — Yeux grands, ovales, longitudinaux, médiocrement saillants. — Prothorax transversal, en général médiocrement convexe, plus ou moins rétréci d’arrière en avant, tronqué antérieurement, bisinué à sa base, avec ses angles postérieurs

(1) Nom employé longtemps auparavant par M. Hahn (die Wanzenart, Ius.) pour un genre d'Hémiptères,

(2) La seconde, connue sous le nom de barbicauda Bohem., et originaire de VAfrique australe, aux environs du lac N’Gami, est plus grande que le signa tuset remarquable par une touffe de longs poils qui terminent ses élytres. — M. Gerstæcker m'en a communiqué, sous le nom de C, pilipes, une troisième espèce qui, ayant les antennes de la longueur de la moitié du corps et le prothorax trapéziforme, comme celui des Pozxezzæis, ne peut guère rentrer dans le genre non plus que dans aucun de ceux qui suivent.

TANYMÉCIDES. 99

aigus et horizontaux. — Ecusson assez grand, triangulaire, — Elytres convexes, plus où moins largement ovalaires, rapidement rétrécies dans leur tiers postérieur et brièvement épineuses à leur extrémité, débordant tantôt très-peu (equestris), tantôt notablement (Bohemanni) le prothorax, et subrectilignes à leur base, avec leurs épaules calleuses. — Pattes longues, surtout les antérieures; cuisses renflées dans leur milieu; jambes comprimées, les quatre antérieures ün peu arquées; corbeilles caverneuses, fortement prolongées en triangle aigu; tarses assez larges, spongieux en dessous, à articles 1-2 beaucoup plus étroits que 3, 4 long; crochets soudés. — Saillie intercoxale large, tronquée en avant. — Métasternum médiocrement allongé. — Corps ovale ou oblongo-ovale, finement pubescent, partiellement écailleux chez quelques-uns.

Les téguments sont tantôt finement chagrinés en dessus, tantôt pouctués en stries sur les élytres, ce qui est le cas le plus commun, et la pubescence qui les revêt est très-fine, très-courte et couchée. Quelques espèces sont entièrement privées d’écailles ; chez les autres, elles forment des bandes ou des taches de couleur variable sur un fond noir où d’un vert métallique. Sous le rapport de la forme générale, ces insectes se rapprochent des Hyromeces. Leurs espèces sont peu nombreuses, de grande taille pour la plupart et propres à l'Afrique, à l'ile Maurice et au Bengale (1).

HYPOMECES.

SCHOENI, Curcul. Disp. meth., p. 124.

Rostre penché, pas plus long que la tête, robuste, parallèle, anguleux, plan en dessus et parcouru par un profond sillon remontant jusqu’au vertex, assez fortement échancré en triangle à son extrémité; scrobes profondes, nettement limitées, arquées et obliques, infra-oculaires, — Antennes médiocres, assez robustes; SCape gTossissanf pou à peu, atteignant presque le bord postérieur des yeux ; funicule à articles 1-2 un peu allongés, obconiques, subégaux, 8-7 Courts, égaux, 7 subcontigu à la massue; celle-ci oblongo-ovale, acuminée, articulée. — Yeux assez grands, brièvement ovales, longitudinaux, saillants. — Prothorax en général presque aussi long que large, subdéprimé en dessus, légèrement rétréci d’arrière en avant, rectiligne sur les côtés, tronqué antérieurement, faiblement bisinué à sa base, ayec ses angles rectangulaires, canaliculé ou impressionné

(1) P. equestris, de la Cafrerie; maculatus, de Nubie ; Bohemanni, de l'ile Maurice > Parcus, du Bengale; Schænh. loc. cit. p. 217. — Aj. : P. plumbeus, Guérin-Ménev. Rev. z001, 1845, p. 286; Natal. Dans cette espèce, qui est la plus large de toutes celles connues, les épipleures forment un repli horizontal qui, de leur base, s'étend aux deux tiers de leur longueur, Je n’en trouve au- Cun vestige dans les autres que j'ai sous les yeux.

en dessus. — Ecusson en triangle curviligne allongé. — Elytres régulièrement oblongo-ovales, graduellement rétrécies en arrière, assez convexes, échancrées dans leur milieu et un peu plus larges que le prothorax à/leur base, avec les épaules obtuses. — Pattes courtes et robustes; cuisses fortement en massue, subfusiformes; jambes antérieures légèrement arquées à leur extrémité; corbeilles ouvertes, fortement prolongées en triangle aigu; tarses, saillie intercoxale et mélasternum des Cimeus. — Prosternum muni, en arrière des hanches antérieures, d’une saillie transversale, le plus souvent échancrée. — Corps oblongo-ovale, écailleux et revêtu chez la plupart d’une fine villosité redressée.

En outre de cette villosité, ces insectes sont assez souvent (par ex. sparsus) recouverts d’une substance pulvérulente, pareille à celle des Curoropganus. Leurs couleurs sont toujours uniformes et sujettes à passer du vert brillant au cuivreux et au blanchâtre à reflets opalins. Leurs élytres sont très-finement ponctuées en stries chez la plupart, et leur taille est moyenne. On en connaît actuellement huit espèces propres à l'Afrique et aux Indes orientales (1). Eïles sont très-voisines les unes des autres et difficiles à reconnaitre.

DEREODUS.

Scnoenu. Cureul. Disp. meth., p. 125.

Genre voisin, mais bien distinct des Hyromecrs par les caractères suivants :

Rostre ayant en dessus, outre son sillon longitudinal, deux sillons courts, flexueux, voisins de ses bords, et de chaque côté, en avant des yeux, une impression triangulaire. — Scape des antennes noueux au bout, empiétant seulement un peu sur les yeux. — Ceux-ci beaucoup plus grands, oblongs et longitudinaux. — Prothorax subeylindrique, un peu déprimé en dessus, un peu rétréci à sa base, muni de chaque côté, en avant, d'une dent assez longue, aiguë et crochue au bout, — Elytres débordant assez fortement le prothorax à leur base, subparallèles dans leurs deux tiers antérieurs. — Pattes un peu plus longues et moins robustes. — Corps simplement écailleux.

J'ai rédigé cette formule d’après l’espèce typique (2), insecte des

(1) H. rusticus, sparsus, curtus, des Indes or.; pauper, marginellus, de la Sénégambie, Schœnh. Cureul, VI, p. 206; ces deux derniers diffèrent sensi= blement des espèces des Indes orientales et ne pourront guère rester dans le genre. Elles sont notamment privées de la saillie qui existe, chez les espèces indienres, en arrière des hanches antérieures, et ont tout-à-fait le facies des Dencopus. — Aj. : H. suturalis, Chevrol. Rev. zool. 1841, p. 227; iles Philippines.— pollinosus, Kollar u. L, Redtenb in Hügels Kaschmir, IV, 2, p. 539; Hindostan bor.

(2) D. denticollis, Schænh, Gureul, IL, p. 73.

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TANYMÉCIDES. 101

Indes orientales, de la taille des Hypomeces, revêtu d’écailles grisätres ayant un léger reflet opalin, et distinctement ponctué en stries sur les élytres. Depuis, Erichson en a décrit une autre (1) d’Angola, de forme plus allongée, acuminée en arrière, à épaules non calleuses par suite de l'absence des ailes inférieures, mais qui, du reste, présente le caractère essentiel du genre, à savoir les dents du prothorax. Ce caractère distingue éminemment le genre, mais au fond, ces saillies ne sont qu’un développement excessif de celles dont on aperçoit des vestiges dans quelques genres du groupe actuel, notamment chez les PROTENOMUS,

SIDERODACTYLUS.

Senoenu. Cureul., Il, p.125 (2).

Rostre penché, pas plus long que la tête, très-robusto, anguleux, avec une dépression en triangle allongé plus ou moins marquée, près de ses bords latéraux, parcouru par ün fin sillon remontant sur le vertex, profondément et triangulairement échancré et cilié au bout; serobes profondes, étroites, nettement limitées et régulièrement arquées, — Antennes médianes, assez longues, peu robustes; scape en massue au bout, empiétant sur les yeux; funicule à articles obconiques : 1-2 allongés, celui-là plus grand, 3-6 courts, subégaux, 7 plus long et plus gros; massue oblongo-ovale, acuminée, articulée, — Yeux grands, assez saillants, oblongs, longitudinaux. — Prothorax transversal, cylindrique, légèrement arrondi sur les côtés, tronqué à sa base et en avant. — Ecusson très-petit. — Elytres allongées, subeylindriques, subparallèles, obtusément arrondies en arrière, tronquées ou légèrement échancrées en are, et pas plus larges que le prothorax à leur base. — Pattes antérieures beaucoup plus longues que les autres; leurs hanches un peu séparées; leurs cuisses très-robustes, surtout chez les mâles, fusiformes; leurs jambes presque droîtes, brièvement mucronées au bout; corbeilles ouvertes, grandes, en triangle curviligne ; tarses assez longs, spongieux en dessous, à articles 3 beaucoup plus large que 1-2, 4 long; ses crochets libres, subparallèles, — Saillie intercoxale médiocrement large, tronquée en avant. — Mélasternum assez long. — Corps allongé, cylindrique, densément écailleux.

Ce genre et les deux suivants forment dans le groupe actuel, une petite section particulière caractérisée par le développement considérable des pattes antérieures. Celui-ci se distingue aisément par la noncontiguité des hanches dé la mème paire. Il se compose, en ce moment, d’une douzaine (3) d'espèces africaines, dont les plus grandes sont de

(1) D. acuminatus, Erichs. Archiv, 1843, 1, p. 259. (2) Syn. Hanrowenus, Schœuh. Gureul. Disp. meth. p. 137 ; olim, (3) S. sagiltarius, herbaceus, adstringatus, rhodinus, galamensis, pellicu-

Po,

taille moyenne, et dont la livrée très-variable, sans être toujours semblable dans les deux sexes, est assez souvent d’un vert métallique.

HADROMERUS,.

Scnoenu. Curcul. Disp. meth., p. 136.

Rostre au plus aussi long et presque aussi large que la tête, penché, épais, anguleux, plan et canaliculé en dessus, fortement échancré en triangle au bout; scrobes étroites, assez profondes, nettement limitées, arquées et obliques, arrivant au niveau du bord inférieur des yeux. — Antennes longues et grêles; scape grossissant peu à peu, atteignant le bord postérieur des yeux; funicule à articles 1-2 allongés, subégaux, 3-7 obconiques, décroissant peu à peu; massue longue, fusiforme, acuminée, très-distinètement articulée. — Yeux assez grands, subarrondis et médiocrement saillants. — Prothorax transversal, subglobuleux, brièvement rétréci et tronqué à ses deux extrémités. —Ecusson bien distinct, en triangle rectiligne. — Elytres beaucoup plus larges que la base du prothorax, plus ou moins allongées, parallèles, obtusément arrondies et parfois brièvement épineuses en arrière, subrectilignes à leur base, avec leurs épaules calleuses. — Pattes antérieures beaucoup plus longues et plus robustes que les autres; leurs cuisses très-fortement renflées, fusiformes; leurs jambes un peu arquées, denticulées en dedans, terminées par un court mucro interne; corbeïlles ouvertes, grandes, ovales; tarses médiocres, spongieux en dessous, leurs articles 1-2 assez étroits, 3 large, 4 long; crochets libres, plus ou moins parallèles. — Saillie intercoxale large, ogivale. — Métasternum allongé. — Corps allongé, écailleux.

Insectes de taille variable, maïs en général de grandeur moyenne, et pour la plupart revètus d’une livrée assez remarquable, consistant en écailles blanchâtres à reflets opalins, cuivreuses, ou d’un vert doré brillant, revêtant parfois uniformément le corps, mais le plus souvent formant des bandes ou un dessin nuageux sur un fond ferrugineux ou noir. Ils sont propres à l'Amérique, où ils représentent les Sipero-

latus, Schœnh. Cureul. VI, 1, p. 284; Sénégambie. — Aj.: S. cuspidatus, Erichs. Archiv, 1843, 1, p. 260; Angola. — flavescens, Gerstæck. Monatsber, d. Berlin. Acad. 1855. p. 84; Mozambique, — prasinus, modestus, 3. Thoms. Archiv, entom. IE, p. 122; Gabon.

M. J. Thomson (ibid) décrit, sous le nom de denticollis, une grande ét belle espèce du même pays, qui diffère notablement des précédentes par ses antennes très-longues, très-grêles, et dont le scape empiète fortement sur le prothorax, son prothorax trapéziforme, avec les angles postérieurs aigus, ses jambes antérieures fortement denticulées en dedans, ses hanches de la même paire contiguës, ses mandibules prolongées en une tige robuste, etc. Elle doit évidemment former un genre nouveau.

TANYMÉCIDES. 103 pacryxLus de l’Afrique, et répandus depuis le Brésil méridional jusqu'au Mexique (1).

MACROPTERUS. Sonoenn. Curcul., VI, 1, p. 419 (2).

Rostre penché, pas plus long et un tant soit peu plus étroit que la tôle, assez épais, anguleux, plan et finement canaliculé en dessus, trjangulairement échancré au bout; scrobes étroites, assez profondes, brusquement arquées, infra-oculaires et réunies en dessous par un sillon transversal.— Antennés courtes, grêles ; scape sublinéaire, atteignant le bord postérieur des yeux; funicule à articles 1-2 allongés, oheoniques, celui-là plus long et plus gros, 3-7 très-courts, serrés, grossissant peu à peu; massue très-grosse, ovalaire, articulée.— Yeux assez gros, brièvement ovales, longitudinaux, médiocrement convexes. — Prothorax au moins aussi long que large, cylindrique, un peu renflé sur les côtés, rétréci et tronqué à ses deux extrémités. — Ecusson petit, triangulaire. — Elytres un peu plus larges que le prothorax en avant, peu convexes, très-allongées, graduellement et longuement atténuées en arrière, épineuses et parfois en même temps échancrées au bout, légèrement et triangulairement échancrées à leur base, avec les épaules obtuses. — Pattes (3) peu robustes, les antérieures notablement plus longues que les autres; leurs cuisses médiocrement fortes, fusiformes ; leurs jambes presque droites, denticulées en dedans; corbeilles ouvertes, médiocres, triangulaires; tarses longs, spongieux en dessous, à articles 4-2 étroits, 3 large, #long; crochets libres, grands. — Les deux 1e segments abdominaux extrèmement longs, souvent presque confondus ensemble, les trois suivants très-courts; saillie intercoxale large, courté, arrondie en avant. — Métasternum long. — Corps allongé, svelte, acuminé en arrière, écailleux.

La structure des segments abdominaux suffirait à elle seule pour distinguer ce genre de tous ceux de ce groupe. Ils constituent à eux seuls près des quatre cinquièmes de l'abdomen. Ces insectes sont de taille médiocre et plutôt saupoudrés que revêtus d’écailles d’un vert

(1) H. togatus, nobilitatus, brachyspinosus, atomarius, du Brésil ; Dejeanii, du Mexique; porosus, tuberculifer, du Brésil; Schœnh. Cureul. VI, 1, p. 290. — AÀj. : I. fasciatus, herbaceus, Lucas in Casteln. Voy. d. l'Amér. du Sud; Entom. p. 156; Brésil.

(2) Le nom de Maonorrenus ayant été employé près de vingt ans auparavant (1832) par Swainson, pour un genre d'Oiseaux, devra ètre changé.

(3) J'ai sous les yeux une espèce que je ne puis reconnaître dans Schœnherr et chez laquelle les hanches antérieures sont notablement, comme chez les Si- DERODAGTYLUS, distaptes l’une de l’autre; pour tout le reste, elle est conforme aux autres espèces. D'après cela, je ne crois pas, malgré l'importance de ca caractère, qu’il sera convenable de l’ériger en un genre propre.

doré plus ou moins pur, sur un fond ferrugineux ou noirâtre. Leurs téguments, assez minces, sont âpres, et leurs élytres régulièrement, mais peu profondément striées. Jusqu'ici, tous paraissent propres au Brésil (1).

CHLOROPHANUS, (Dam) German, 7ns, Spec. nov., p. 440.

Rostre fléchi, un peu plus long que la tête, épais, parallèle où élargi en avant, anguleux, plan en dessus et parcouru par une fine carène prolongée sur le vertex, échancré en triangle au bout; scrobes assez larges, flexueuses, obliques et évanescentes en arrière, — Antennes subterminales, imparfaitement géniculées, médiocres, assez robustes; scape grossissant peu à peu, atteignant au plus le bord postérieur des yeux; funicule à articles obconiques : 1-2 allongés, subégaux, 3-7 graduellement plus courts; massue assez courte, ovale, acuminée et articulée. — Yeux médiocres, ovales, obliques, peu convexes. — Prothorax transversal ou non, peu à peu rétréci et tronqué en avant (2), faiblement arrondi sur les côtés, plus ou moins bisinué à sa base, — Ecusson triangulaire, — Elytres vblongues, subparallèles, rétrécies dans leur tiers postérieur et épineuses au bout, plus larges que le prothorax, et chacune plus ou moins saillante à sa base, avec les épaules obtuses. — Pattes médiocres; cuisses en massue; jambes antérieures et intermédiaires un peu arquées et terminées par un long mucro recourbé; corbeilles ouvertes ou très-légèrement caverneuses, transversales ; tarses spongieux en dessous, à articles 4-2 étroits, 3 large, 4 médiocre, ainsi que ses crochets; ceux-ci libres. — Saillie intercoxale assez large, un peu arrondie en avant. — Métasternum assez allongé. — Corps oblong, écailleux et parfois finement pubescent.

Ces insectes, bien connus, se reconnaissent sens peine, parmi tous ceux de ce groupe, à leurs antennes faiblement brisées et parfois même tout-à-fait droites après la mort, chez quelques individus, ce qui avait, dans l’origine, engagé Schænherr à les placer dans sa section des Orthocères (3). La longueur et la forme des mucros de leurs quatre jambes antérieures leur sont également propres; ces saillies sont ordinairement plus développées chez les femelles que chez les mâles. Elles diffèrent en outre de ceux-ci par leur dernier segment abdominal caréné à son extrémité,

(1) M. longipennis, acuminatus, semicostatus, chlorostomus, Schœnh. loc. cit, p. 420.

(2) Chez quelques espèces (par ex. sellatus), son bord inférieur présente une saillie transversalement quadrangulaire et un peu reconrbée en dessous ; elle me paraît être un caractère spécifique et non sexuel.

(3) Cureul. Dispos, meth. p. 53.

TANYMÉCIDES. 105

Les CHLOROPHANUS sont revêtus d’une efflorescence ahondante et pulvérulente, d’un beau jaune, qui se renouvelle, pendant la vie, après avoir été enlevée. Leurs couleurs ne varient guère que du vert métalliqe au brun-roux, et la plupart sont ornés d’une large bande jaune latérale sur chaque élytre ; quelques-uns sont jaunes en entier; leurs élytres sont toujours très-finement striées-ponctuées.

Le genre est propre à l’ancien continent et répandu depuis l’Europe méridionale jusqu’en Sibérie. On en connaît actuellement plus de 30 espèces (1).

PLATYASPISTES.

Scnoent. Curcul., VI, 1, p. 396.

Tête munie d’un petit point enfoncé entre les yeux; rostre au moins aussi long et un peu plus étroit qu’elle, penché, médiocrement épais, parallèle, subarrondi aux angles, plan en dessus, étroitement et faiblement échancré en triangle au bout; serobes profondes, nettement limitées, arquées et arrivant presque au niveau du bord inférieur des yeux. — Antennes submédianes, imparfaitement coudées, médiocres, assez robustes; scape un peu arqué, en massue allongée, atteignant à peine les yeux; funieule à articles 4-2 allongés, 3-7 courts, subturbinés; massue ovale, acuminée, articulée. — Yeux assez grands, ovales, obliques, peu convexes. — Prothorax transversal, peu convexe, un peu . rétréci et tronqué en avant, légèrement arrondi sur les côtés, largement bisinué à sa base. — Ecusson transversal, trapéziforme,—E£Elytres assez Convexes, ovales, rétrécies dans leur tiers postérieur, non mucronées au bout, notablement plus larges que le prothorax et isolément saillantes à leur base, avec les épaules obliquement tronquées et obtuses, — Pattes médiocres, subégales; jambes droites, dilatées au bout; les antérieures très-brièvement mucronées à leur sommet; Corbeilles caverneuses, transversales ; tarses médiocres, assez larges, spongieux en dessous, à 4° article long; crochets soudés à leur base. — Saillie intercoxale subogivale. — Métasternum assez allongé. — Corps oblongo-ovale, densément écailleux.

(1) Aux vingt décrites par Schœnherr (Cureul. VI, 1, p. 426), aj. : €. splendens, irregularis, Hochhuth, Bull. Mosc. 1847, I, p. 474; Russie mér. — distinguendus, Hochhuth, ibid. 1851, I, p. 29; Sibérie. — appendiculatus, Méuétr. Ins. rec. p. Lehm. part. 2, p. 34; Turcoménie. — lincotus, Motsch. Elud. entom. Ann. I, p. 64; Chine bor, — brachythoraæ, parallelocollis, bidens, foveolatus, Motsch, Bull. Mose. 1859, IL, p, 496 ; Mongolie (Amour).— scabricollis, Amour; Sibiricus, Sibérie ; Motsch. in Schrenck, Reis. im Amur-Lanpe, IL 2, p. 166.

M. Uhler (Proceed. of the Acad. of Philad. VII, p. 415) a placé avec doute dans Je genre un C, undulatus des environs de Baltimore.

gi Syn, CuLonoruanus, Erichs. Nov. Act. Acad. nat, Curios, XVI, Suppl. 1, p. 259.

106 CURGULIONIDES.

Au premier coup-d’œil, ces insectes ont la plus intime analogie avec les CaLoropHANUs, parmi lesquels Erichson qui en a décrit, le premier, deux espèces, les avait placés. Il ne s’est pas aperçu, non plus que Schœnherr, que leurs crochets des tarses soudés et leurs corbeilles postérieures caverneuses les distinguent nettement, et bien mieux que leur écusson, du genre en question. Leurs espèces sont toutes propres au Chili, au plus de taille moyenne, et ornées de couleurs assez variées, quoique le plus souvent d’un blanc grisâtre. Leurs élytres sont très-finement striées, avec des petits points enfoncés dans les stries; les intervalles entre ces dernières sont parfois (par ex. venustus) alternativement plus convexes, sans devenir costiformes. Aux cinq mentionnées par Schænherr, on n’a encore ajouté qu’une seule (1).

PACHNÆUS.

Scnoenn. Curcul, Disp. meth., p. 121 (2).

Rostre penché, à peine plus long que la tête, parallèle ou un peu atténué en avant, épais, subarrondi aux angles, légèrement convexe et obtusément caréné en dessus, entier ou faiblement échancré au bout; serobes profondes, nettement limitées, arquées, obliques et infra-oculaires. — Antennes submédianes ou antérieures, médiocres, peu robustes; scape grossissant peu à peu, atteignant le bord postérieur des yeux; funicule à articles obconiques : 1-2 allongés, celui-ci un peu plus long, 3-7 courts, subégaux ; massue oblongo-ovale, acuminée et articulée. — Yeux grands, ovales, déprimés, perpendiculaires. — Prothorax transversal ou subtransversal, rétréci en avant, un peu arrondi sur les côtés, tronqué au bout, et muni, au niveau des yeux, d’une petite saillie anguleuse, parfois (Zifus) nulle, fortément bisinué à sa base. — Ecusson subarrondi ou oblong. — Elytres oblongo-ovales, convexes, brièvement rétrécies et subépineuses au bout, sensiblement plus larges que le prothorax et isolément saillantes à leur base, avec leurs épaules obliques et parfois (azurescens, litus) munies d’une dent antérieure. — Pattes médiocres ; cuisses en massue ; jambes antérieures légèrement arquées; corbeilles caverneuses, transversales ; tarses assez longs et larges, spongieux en dessous, à 4article grand, ainsi que ses crochets; ceux-ci libres. — Sailiie intercoxale large, tronquée en avant. — Métasteraum assez allongé. — Corps oblongo-ovale, écailleux.

Schœnherr à placé avec raison ce genre immédiatement à côté des CazoroPmanus; mais, par leur forme générale et leur livrée, ses espèces ont plus de rapport avec les Praryaspisres. Ce sont de jolis

(1) P. prasinus Er., venustus Er., glaucus, alternans, marginalis, Schænh. loc. cit. p. 397. — unicolor, Perroud, Ann. 4,1. Soc. Linn. 4. Lyon, Ser, 2, I, p. 492.

(2) Syn. Cyruus, Germar, Ins. Spec. nov. p. 431.

En

CYPHIDES. 107

insectes dont la livrée uniforme varie du blanc bleuâtre ou opalin, au bleu d'azur et au jaune soufre pâle. Tous ont les élytres finement et très-régulièrement ponctuées en stries. Sauf une des parties méri-

dionales des Etats-Unis, leurs espèces peu nombreuses sont propres à Cuba et Haïty (1).

Groure VIN. Cyphides.

Rostre de longueur et largeur variables, très-rarement séparé du front par un sillon transversal. — Antennes assez longues chez la plupart; leur scape dépassant souvent le bord postérieur des yeux; 2° article de leur funicule presque toujours plus long que le 1%. — Prothorax sans vibrisses. —. Ecusson toujours distinct. — Elytres débordant le prothorax, anguleuses aux épaules et en même temps isolément saillantes à leur base. — Hanches antérieures contiguës, les intermédiaires faiblement séparées ; corbeïlles des jambes postérieures fortement caverneuses (2). — Abdomen normal (3). — Métasternum jamais très-court, souvent plus ou moins allongé. — Corps oblong ou naviculaire, en général ailé.

Ce groupe ne peut être confondu qu'avec ceux dans lesquels il y a, comme chez ses espèces, à la fois des corbeilles caverneuses, absence de vibrisses au prothorax, et des élytres plus larges que le prothorax et anguleuses aux épaules, c’est-à-dire avec les Géonomides et les Prypnides. Il se distingue assez faiblement des premiers par l’allongement du métasternum, et des seconds par la brièveté des mandibules.

La plupart de ses espèces sont remarquables par la variété et la richesse de leur livrée. Beaucoup sont également de grande taille et aucunes d’entre elles ne paraissent Ôtre épigées; du moins, c’est toujours sur les végétaux que j'ai rencontré celles, en grand nombre, que j'ai observées dans l'Amérique du Sud.

Sur les 16 genres qui suivent, 41 sont propres à l'Amérique; les 5 autres sont disséminés depuis l’Afrique jusqu'aux îles Philippines

et au Japon. L'Europe est par conséquent complètement dépourvue de ces insectes.

(1) Schœnherr (Curcul. VI, 1, p. 425) n’en a connu que trois: P. opalus Oliv., des Etats-Unis ; azurescens, litus Germ., de Cuba; le dernier se trouve aussi an Mexique. — Aj.: Cure. psittacus, Oliv. Entom. V, p. 339, pl. 24, f. 341 ; Haïty. — costatus, Perroud, Ann. d. I. Soc. Linn, d. Lyon, Sér. 2, Il, p. 495; Cuba.

(2) Ce caractère s’affaiblit et finit par disparaître chez les petites espèces du genre GRaropus ; il subsiste chez les grandes.

(3) Dans les genres Denmaropes et SricmarnacmgLus, le second segment abdominal diffère peu des deux suivants, et chez les DenmAToDEs il est même séparé du premier par une suture droite; mais ces segments sont plans et leurs sutures fines, comme de coutume,

J. Jambes antér. de longueur et de grosseur normales, a Rostre au plus aussi long et presque aussi large que la tête. Bb Crochets des tarses soudés, € Scrobes rostrales s'arrètant an niveau des yeux. Corbeilles écailleuses : Dermatodes.

— glabres : Stigmatrachelus.

cc Scrobes rostrales subconniventes en dessous : Æfherhinus. bb Crochets des tarses libres, d Corbeilles glabres; rostre parallèle, plan et canaliculé en dessus, parfois concave en avant, e Elytres à peine plus larges que le prothorax; les angles postérieurs de celui-ci prolongés et aigus : Megalostylus.

ee — débordant fortement le prothorax; leurs épaules très-anguleuses.

f Scape des antennes médiocrement robuste, droit, en massue allongée au bout. g Funicule antennaire à art. 2 à peine plus long que L : Hadropus. 99 —— — beaucoup — Prothorax très-régulièrement cylindrique : Oxyderces. — non —— Cyphus.

ff Scape des antennes robuste, souvent déprimé, arqué et atteignant le prothorax : Platyomus.

dd Corbeilles écailleuses ; rostre élargi en avant; scape des antennes atteignant loujours le prothorax : Compsus.

aa Rostre plus long que la tête, plus ou moins dilaté au bout, corbeilles glabres.

h Crochets des tarses soudés : Catamonus.

—— libres.

ä Dernier segment abdominal on triangle curviligne : Zusfales. ii —— recliligne, aigu, k Rostre très-anguleux, impressionné latéralement : Polycomus. kk — subarrondi aux angles.

Tête obconique ou subcylindrique; rostre non renflé sur les côtés : Exophthalmus.

— arrondie; rostre renflé et biimpressionné — Telrabothinus.

IL. Jambes antér. allongées ; leurs cuisses robustes, fusiformes, Crochets des tarses libres; prothorax bisinué à sa base : Lachnopus. —— soudés; — tronqué — Cratopus.

CYPHIDES. 109

DERMATODES.

| Scnornn. Curcul., V, p. 895 (1).

Tôte très-souvent canaliculée sur le front; rostre le plus souvent séparé de ce dernier par un sillon transversal, aussi long que la tête, subparallèle, épais, subanguleux, plan en dessus, faiblement échancré au bout, avec une dépression triangulaire, glabre, lisse et noire; scrobes profondes, arquées, s’arrêtant au niveau et à distance du bord inférieur des yeux. — Antennes submédianes, médiocres, assez robustes; scape renflé au bout, empiétant un peu sur les yeux; funicule à articles 4-2 allongés, obconiques, égaux, 3-7 courts, subeylindriques, subégaux; massue brièvement ovalaire, articulée. — Yeux médiocres, subarrondis ou ovales, dans ce dernier cas longitudinaux, assez sail- Jants. — Prothorax transversal, cylindrique, fortement bisinué à sa base, tronqué en avant, largement, mais médiocrement échancré sur son bord antéro-inférieur. —ÆEcusson distinct ou nul, petit, subarrondi. — Elytres médiocres, convexes, en général élargies en arrière, un peu plus larges que le prothorax et isolément saillantes à leur base, avec les épaules obliques et obtuses ou subanguleusés. — Pattes assez longues, subégales; cuisses en massue ; jambes antérieures un peu arquées au bout; corheilles grandes, écailleuses; tarses spongieux en dessous, à articles 1-2 médiocrement larges, celui-là très-grêle et arqué à sa base, 3 large, 4 assez long ; crochets petits, soudés. — 2° segment abdominal pas beaucoup plus long que 3, séparé du 1°" par une suture droite; saillie intercoxale large, tronquée en ayant. — Métasternum court. — Corps ovalaire, écailleux.

Insectes voisins, non des TayLacires, comme le dit Schœænherr, mais des SriGmATRACHELUS qui suivent et dont ils ne diffèrent même essentiellement que par leurs antennes plus courtes, leurs élytres débordant faiblement le prothorax et les corbeilles de leurs jambes postérieures écailleuses. Ils sont rarement de taille au-dessus de la moyenne, et leur livrée, constamment uniforme, varie du blanc au jaunâtre et au vert doré, à reflets cuivreux. Leurs élytres, outre les sillons dont elles sont munies, présentent parfois deux forts tubercules ({urritus) ou des tubercules plus petits et nombreux (fuberculatus), mais plus souvent encore des côtes alternantes plus ou moins prononcées.

La plupart des espèces sont propres à l'ile de Java, les autres au Japon et à la Nouvelle-Hollande (2).

(1) Syn. Lacosromus, Schœnh. Cureul. 1, p. 612; noi déjà employé par Brookes pour la Viscache, genre de Mammifères de l’ordre des Rongeurs,

(2) Schœnherr (Cureul. loc. cit.) en mentionne onze espèces qu'il répartit dans deux sections : À, un écusson : D. turritus, Japon; granulatus, tuberculatus, subfasciatus, costatus, paganus, œruginosus, ineptus, de Java; B, point d’écusson : D, vermiculatus, Java ; cæsicollis, Japon; australis Boisduv., Australie, Depuis, aucune espèce n’a été décrite.

STIGMATRACHELUS, Scnoenx. Curcul., VI, 1, p. 123.

Tête canaliculée sur le front; rostre séparé de ce dernier par un sillon transversal ou anguleux, au moins aussi long que la tête, parallèle, épais, plus ou moins arrondi aux angles, plan et parfois caréné sur Ja ligne médiane en dessus, médiocrement échancré en triangle au bout; scrobes profondes, linéaires, arquées, n'atteignant pas les yeux. — Antennes médiocres, peu robustes; scape renflé au bout, empiétant sur les yeux et parfois atteignant leur bord postérieur; fu= nicule à articles obcouiques : 4-2 allongés, subégaux, 3-7 courts, subégaux; massue oblongo-ovale, acuminée, articulée. — Yeux médiocres, arrondis ou ovales, dans ce dernier cas obliques ou longitudinaux. — Prothorax transversal, rarement convexe (ornatus), presque toujours rétréci en avant, fortement bisinué à sa base, tronqué antérieurement. — Ecusson petit, subarrondi ou triangulaire, — Elytres convexes, parallèles ou rétrécies en arrière, notablement plus larges que le prothorax et isolément saillantes à leur base, avec leurs épaules obliques . et anguleuses. — Pattes médiocres, subégales; cuisses en massue ; jambes antérieures un peu arquées et dilatées au bout; corbeilles grandes, glabres; tarses plus ou moins larges, spongieux en dessous, à 4° article assez long; crochets médiocres, soudés à leur base. — 2° segment abdominal à peine ou guère plus long que le 3, séparé du 1% par une suture anguleuse ou non; saillie intercoxale large, tronquée au bout. — Métasternum médiocre. — Corps ovale ou oblongo-ovale, écailleux,

Madagascar est la patrie exclusive de ce genre, qui me paraît y représenter les Dermaronxs. Ses espèces sont parfois (ornatus, cinctus) d'assez grande taille, et, dans ce cas, remarquables par la forte saillie des angles huméraux de leurs élytres; mais le plus souvent, elles sont de taille médiocre, et les angles en question deviennent alors beaucoup plus courts et plus obtus. Presque constamment le prothorax présente en dessus trois sillons longitudiuaux, dont les latéraux, plus ou moins abrégés, partent du fond des sinus de sa base ; les élytres sont toujours régulièrement sillonnées. La livrée de ces insectes est tantôt uniforme, tantôt assez élégante (par ex. ornatus). On en connaît une douzaine d'espèces (1).

(1) Schœnherr (loc. cit.) les répartit dans deux sections : À, yeux très-saillants: S. cinctus Oliv., fucosus, striatogemellatus, turbatus (squammifer Klug), tynceus Oliv. — B, yeux médiocrement convexes : S. ornatus Oliv., oclomaculatus Oliv., squummifer Oliv., ochreatus, viridans, chlorostomus Schh,

CYPHIDES, ali

ÆTHERHINUS.

Scuoenx. Curcul., VI, 1, p. 204.

Male : Tête brièvement obconique; rostre un peu plus long qu’elle, fléchi, épais, subarrondi aux angles, planiuscule en dessus, muni de chaque côté d’un lobe redressé et obliquement tronqué, angulairement dilaté sur les côtés et fortement échancré en triangle au bout, avec une petite épine de chaque côté, en dessous; scrobes profondes, étroites, brusquement arquées et subcontiguës en dessous. — Antennes submédiunes, courtes, peu robustes; scape noueux au bout, empiétant à peine sur les yeux; funicule à articles 4 gros, subturbiné, 2 plus court, grêle, obconique, 3-7 très-courts et très-serrés; massue assez forte, oblongo-ovale, acuminée et articulée. — Yeux petits, arrondis, peu convexes.— Prothorax transversal, cylindrique, tronqué en avant, fortement bisinué à sa base. — Ecusson en triangle curviligne. — Elytres oblongues, subparallèles, rétrécies dans leur tiers postérieur et obtusément arrondies au bout, un peu plus larges que le prothorax, et chacune fortement saillante à sa base, aveë leurs épaules obtusément calleuses. — Pattes courtes et robustes; cuisses en massue arquée; jambes denticulées en dedans; les quatre antérieures arquées et terminées par un mucro; corheilles écailleuses; tarses assez courts et assez grèles, spongieux en dessous, leur 4° article médiocre; crochets petits, soudés à leur base. — Saillie intercoxale assez étroite, ogivale. — Métasternum un peu allongé. — Corps oblong, densément écailleux.

Femelle : Rostre simple, légèrement dilaté au bout.

Ces caractères sont. très-prononcés, et Schœænherr a omis, dans le nombre, la contiguité des scrobes rostrales en dessous, qui constitue lun des plus essentiels. Le genre ne comprend qu'un assez petit insecte (aurichalceus) du Brésil intérieur, fort rare dans les collections et remarquable par sa livrée, qui est d’un beau jaune doré, avec la tête, le disque et les côtés du prothorax, des bandes longitudinales sur les élytres, enfin, les pattes en partie d’un cuivreux clair; ces couleurs sont très brillantes.

MEGALOSTYLUS.

Scuoenn, Curcul., VI, 1, p. 114 (1).

Rostre aussi long ou un peu plus long que la têle, parallèle, trèsépais, anguleux, plan, parfois concave en avant, parcouru par un sillon bien marqué, prolongé sur le vertex, fortement échancré en triangle

à son extrémité; scrobes profondes, visibles d'en haut en avant, fortement arquées et évasées en arrière. — Antennes médiocres, anté-

(1)Syn. Hapnoromos, Dej, Cat, éd, 3, p. 276.

rieures, robustes; scape épais, grossissant peu à peu, arqué, atteignant au moins le bord postérieur des yeux; funicule à articles 1-2 ou 1-3 obconiques et un peu allongés, 3-7 ou 4-7 courts, décroissant graduellement; massue ovalaire, acuminée, articulée. — Yeux médiocres, ovales, longitudinaux, assez saillants. — Prothorax transversal, assez convexe, fortement rétréci en avant, avec ses côtés antérieurs rabattus, tronqué antérieurement, profondément bisinué en arc à sa base, avec ses angles postérieurs aigus. — Ecusson assez grand, en triangle curviligne. — Elytres de longueur variable, oblongo- ou ovalo-elliptiques, à peine plus larges que le prothorax et isolément saillantes à leur base, avec les épaules obtuses. — Pattes médiocres, subégales; cuisses en massue; jambes droites, élargies au bout ; Corbeilles glabres; tarses courts, larges, spongieux en dessous, leur 4€ article assez court; crochets médiocres, libres. — Saillie intercoxale assez large, arrondie en avant. — Métasternum court. — Corps elliptique ou cunéiforme, écailleux, villeux ou non en même temps.

Genre très-distinct, dont les espèces ressemblent beaucoup aux Apo- TOMODERES du groupe des Naupactides. Schœnherr n’en a connu que deux espèces (1) d’un vert doré ou bleuâtre, mais il y en a d’autres, dans les collections, d’un gris blanchâtre ou plombé uniforme et mat. Toutes ont les élytres finement et très-régulièrement striées ; une seule (Sturmiüi) est revêtue d’une villosité lanugineuse abondante. Ces insectes sont de taille moyenne et originaires du Mexique.

HADROPUS, ScHoENx. Curcul. Disp. meth., p. 111.

Rostre à peine aussi long que la tête, parallèle, épais, anguleux, plan en dessus et parcouru par un fin sillon prolongé sur le vertex, triangulairement échancré au bout; serobes invisibles d’en haut, profondes, brusquement arquées, évasées inférieurement et infra-oculaires. — Antennes médiocres et assez robustes; scape renflé au bout, empiétant un peu sur les yeux; funicule à articles obconiques : 1-2 allongés, celui-ci à peine plus long, 3-7 courts, subturbinés ; massue assez forte, oblongo-ovale, articulée. — Yeux médiocres, ovales, longitudinaux, assez saillants. — Prothorax transversal, subeylindrique, impressionné et fovéolé en dessus, fortement bisinué à sa base, tronqué en avant. — Écusson petit, en triangle rectiligne allongé. — Elytres peu allongées, subparallèles, notablement plus larges que le prothorax et trisinuées à leur base, avec les épaules obtuses, verticales en arrière. — Pattes assez courtes; cuisses en massue; jambes droites, densément ciliées; corbeilles glabres ; tarses assez larges, densément ciliés, spongieux en dessous, leur 4° article médiocre, ainsi que ses crochets ; CeUX-

(1) M, Sturmii (Hadrot. prasinus, Dej.), rhodopus, Schœnh. loc. cit, p. 11%

CYPHIDES. 113

ci libres. — Saillie intercoxale large, arrondie en avant. — Métasternum médiocre. — Corps densément écailleux.

Je ne conserve qu’en hésitant ce genre, qui diffère très-peu des Gypxus. Il ne s'en éloigne guère, en effet, que par la longueur relative moindre du 2° article du funicule antennaire (1). Il ne comprend jusqu'ici que deux assez petites espèces (2) du Brésil, d’un blanc crétacé, accompagné chez l’une d’elles (atbinus) de taches d’un vert pâle médiocrement apparentes. Leurs élytres présentent quelques tubercules surmontés ou non de touffes de poils squammiformes.

" OXYDERCES. Scnopnx, Curcul., VI, 1, p. 203,

Rostre un peu plus long que la tête, parallèle, épais, anguleux, plan et canalioulé en dessus, fortement échancré au bout; scrobes presque invisibles d’en haut, profondes, courtes et arquées. — Antennes médiocres, assez robustes ; scape grossissant peu à peu, dépassant le bord postérieur des yeux ; funicule à articles 1-2 obconiques, celui-ci sensiblement plus long, 3-7 de même forme, courts, subégaux ; massue oblongo-ovale, articulée. — Yeux assez gros, arrondis, saillants. — Prothorax parfaitement cylindrique, fortement bisinué à sa base, tonqué en avant. — Ecusson très-petit, arrondi. — Elytres assez allongées, parallèles, peu convexes, rétrécies et obtusément arrondies en arrière, beaucoup plus larges que le prothorax et isolément saillantes à leur base, avec les épaules obliquement anguleuses. — Pattes médiocres, assez robustes; jambes antérieures brièvement mucronées au bout; corbeilles glabres ; tarses spongieux en dessous, assez larges ; crochets libres. — Saillie intercoxale assez large, tronquée enayant. — Métasternum médiocre. — Corps oblong, densément écailleux.

Des deux espèces que Schœænherr a comprises dans ce genre, l’une (3), sur laquelle il l’a fondé, dans l’origine, est un Compsus querien n’autorise à séparer de ces derniers, et qui est même très-voisine du C. lacteus Fab. L'autre (cælestinus), qu’il a décrite depuis, doit seule y rester. Cet insecte présente des caractères intermédiaires entre ceux des Hapropus et des Compsus. Par sa forme générale, il ressemble toutà-fait à plusieurs de ces derniers, surtout au C. argyreus de Cayenne; mais son rostre parfaitement parallèle, ses scrobes rostrales invisibles

(1) 1 y a un Cypnus, le Linnœi, chez lequel cet article n’est guère plus long qu'ici, relativement au premier. It forme un passage réel entre les autres Cyrus, qui l'ont beaucoup plus long, et le genre actuel.

fe H. albiceris Germar, albinus, Schœnh. Cureul. EL p. 631, et VI, 1, p. 154,

(3) O. cretaceus, Fab., Schœnh, Curoul. I, p. 647; Guadeloupe.

Coléoptéres. Tome VI. 8

os Le Li +. Lh. + #1 Ext

d’en haut, et ses corbeilles des jambes postérieures glabres le rapprochent davantage des premiers. Il est assez petit, et, sur un fond d’un blanc argenté, est orné d’assez nombreuses taches d’un beau bleu. Cayenne est sa patrie

CYPHUS,

(Scnoenn.) GenMan, Ins. Spec. nov., p. 427 (1).

Rostre en général un peu plus long que la tête, aussi large qu’elle, épais, parallèle ou un peu atténué en avant, anguleux, plan en dessus et parcouru par un sillon très-marqué, prolongé sur le vertex; scrobes très-profondes, visibles d’en haut en avant sur une petite étendue, flexueuses, obliques, élargies et évanescentes sous les yeux. — Antennes assez longues, médiocrement robustes, rarement (bifuberosus) grèles; scape de longueur et de grosseur variables (2), jamais épais, en massue allongée au bout; funicule à articles 2 beaucoup plus long que 1, noueux au bout comme celui-ci, 3-7 de forme variable; massue ovale ou oblongo-ovale, acuminée et très-distinctement articulée. — Yeux médiocres, arrondis, saillants. —Prothorax transversal, rarement (Linnæi) convexe et cordiforme, presque toujours cylindrique et déprimé sur le disque, avec ou sans sillon médian, arrondi sur les côtés, tronqué en avant, bisinué à sa base. — Ecusson au plus médio= cre, triangulaire. — Elytres ovales ou oblongo-ovales, convexes chez presque tous, en général beaucoup plus larges que le prothorax et isolément saillantes à leur base, avec les épaules obtusément anguleuses ou prolongées latéralement en un fort tubercule. — Pattes le plus souvent robustes; cuisses en massue ; jambes antérieures un peu arquées et mucronées ou non au bout (3) ; corbeilles de grandeur variable, glabres; tarses larges, chez la plupart, spongieux en dessous; crochets assez longs, libres. — Saillie intercoxale tronquée au bout: — Métasternum court.— Corps polymorphe, écailleux, parfois (Linnæi) hérissé de poils.

L'un des plus beaux genres de la famille, mais qui a besoin d’être

(1) Syn. Cuzonma, Dej. Cat. 6d, 1, p. 92; ce genre comprenait en même temps les PLaryomus et les Compsus.

(2) Dans l'état actuel du genre, il atteint à peine le milieu des yeux chez le Hancocki, arrive presque au niveau de leur bord postérieur dans le plus grand nombre des espèces, et finit par le dépasser fortement chez le gibber, le Chevrolatii et surtout le bifuberosus.

(3) Les espèces où ce mucro existe sont les plus nombreuses, et il est ordinairement accompagné d’un autre pareil aux jambes intermédiaires. {1 manque complètement chezles C. juvencus, chlorostomus, Germari, margarila= ceus, Linmæi, etc., sans que sa présence ou son absence aient aucun rapport avec les autres caractères.

CYPHIDES. as

épuré (1). Ses espèces sont généralement très-grandes, et, au point de vue de leur livrée, se partagent en deux sections. Les unes (gibber, juvencus, biluberosus, ete.), qui sonten minorité, n’ont rien de remarquable sous ce rapport, tandis que les autres (Latreillei, Varnhageni, angustus, 16-punctatus, margaritaceus, Hancocki, ete.) figurent parmi les plus grands et les plus magnifiques Cureulionides connus.

Le genre est exelusivement américain, et, sauf un très-petit nombre

d'espèces propres au Mexique, confiné dans l'Amérique du Sud, principalement dans le Brésil (2).

PLATYGMUS, SOHOENE, Curcul. Disp. meth., p. 109.

Rostre pas plus long que la tête, parallèle, très-épais, concave en dessus, au moins dans sa moitié antérieure, canaliculé à sa base, médiocrement échancré en triangle au bout; serobes courtes, très-profondes, visibles d’en haut dans la majeure partie de leur étendue, à peine ou non évasées en arrière, régulièrement arquées, et terminées au niveau du milieu des yeux. — Antennes médiocres ; Scape en général très-épais, plus où moins arqué, tantôt (cultripennis, nodipennis, forticornis, etc.) déprimé, tantôt gréle à sa base et grossissant peu à peu, et dépassant fortement les yeux en arrière ; funicule à articles 2 notablement plus long que les autres, 3-7 de forme variable; massue assez forte, oblongo-ovale, acuminée et articulée. — Yeux petits, arrondis et saillants. — Prothorax transversal, légèrement arrondi sur les côtés, subeylindrique ou déprimé, ou caréné en dessus, fortement bisinué à sa base, tronqué en avant. — Ecusson en triangle curviligne ou rectiligne. — Elytres de forme variable, beaucoup plus larges que le prothorax et isolément saillantes à leur base, avec les épaules

(1) IL fant, avant tout, en retrancher les C. bispinus et lugubris de Schœnherr, qui n’appartiennent pas même au groupe actuel, les corbeilles de Jeurs jambes postérieures étant ouvertes. Ils doivent former un genre nouveau dans le voisinage des Nauracrus, genre qui comprendra plusieurs espèces inédites de la Colombie et du Pérou. — Les C. gibber, juvencus, bituberosus, ete., avec une livrée uniforme et très-modeste, ont en même temps des antennes très-grèles et dont le scape atteint le bord antérieur du prothorax ; ils pourraient également, à ce double titre, être exclus du genre. — Le €. Hancochi, lun dés plus remarquables de celui-ci, s'éloigne des espèces normales par Plusieurs caractères importants. Les corbeilles de ses jambes postérieures sont écailleuses et ses jambes elles-mêmes sont tranchantes et ciliées sur leur bord externe, dans près de leur moitié terminale, tandis que cette carène est très- + dans les autres espèces. Il doit, à mon sens, former également un genre

part,

(2) Schænherr (Cureul. VI, 1, p. 141) en mentionne vingt-deux espèces duXquelles on n’a, depuis, ajouté que la suivante : C. consularis, Chevrol. Revue 2001, 1838, p, 92 (Varnhageni var.?); Brésil.

au moins anguleuses, et très-souvent prolongées latéralement en un tubercule conique. — Jambes antérieures toujours inermes au bout. — Le surplus comme chez les Cypaus.

L'extension que Schœænherr a donnée à ce genre ne me paraît pas admissible. Il y a des caractères suffisants pour en séparer les espèces sur lesquelles il avait, dans l’origine, établi son sous-genre Cowrsus, dont il n’a fait plus tard qu’une simple section (1). Dans cet état, les Prarvomus se distinguent sans peine des Cypaus par leur tête concave en dessus, leurs scrobes rostrales plus courtes et plus visibles d'en haut en avant, et par leurs antennes dont le scape, plus ou moins robuste, atteint constamment le bord antérieur du prothorax. Tous, sans exception, ont les corbeilles des jambes postérieures glabres,

Ce sont de beaux insectes, dont Les uns (cultricollis, nodipennis, prasinus, Wahlenbergüi, ete.) égalent, sous le rapport de la taille, les Gypaus de seconde grandeur, et les plus petits (parex. Dianæ, undulatus, mutabilis, etc.) descendent au niveau de celle des HApropus. Les premiers ont presque tous le scape des antennes déprimé et les élytres plus ou moins tubereuleuses, avec les épaules prolongées en une saillie externe, en général très-prononcée, caractères qui, à ma connaissance, ne se voient jamais chez les seconds. La livrée de ces insectes est très-variable, mais présente cette particularité que les couleurs métalliques lui sont constamment étrangères. Jusqu'ici, sauf quelques espèces qui habitent la Guyane, le genre paraît être exclusivement brésilien.

COMPSUS.

Senoenu. Curcul. Disp. meth., p. 109 (2).

Rostre presque toujours un peu plus long que la tête, plus 0u moins rétréci à sa base, dilaté, triangulairement échancré, impressionné, rarement concave (par ex. niveus) en avant. — Ecusson tantôt oblong et dilaté ou non en arrière, tantôt arrondi, jamais triangulaire, — Jambes antérieures chez presque tous, rarement les intermédiaires, mucronées au bout; corbeilles des jambes postérieures écailleuses (3). — Le surplus comme chez les PLAryomus.

A ces caractères essentiels on peut en ajouter plusieurs autres moins

(4) Ainsi restreint, le genre ne comprend plus que les vingt-deux premières espèces décrites par Schœnherr (Cureul. VI, 1, p. 155), ou ses PLarxomus vrais. Toutes les espèces qu’on a décrites depuis cet auteur me paraissent Otre des Cowesus, sauf peut-être la suivante : P. crassicornis, Lucas in Casteln. Voy. d. l’Amér. d. Sud; Entom. p. 156; Brésil.

(2) Syn, Oxypences (pars), Schænh, Cureul, I, p. 647.

(3) Parmi les nombreuses espèces que j’ai sous les yeux, je n’en trouve que deux (Westermanni, saucius) qui fassent exception à cet égard, et cetle exe ception n’en est une qu'à moitié, car leurs corbeilles présentent quelques ves= tiges d’écailles.

CYPHIDES. 117

constants et qui, bien que négatifs pour la plupart, doïvent être pris en considération.

Ainsi, jamais le scape des antennes n’est d’une grosseur remarquable ; le prothorax, dans la grande majorité des cas, est presque régulièrement cylindrique et très-souvent plus long que large ; chez aucune espèce, les angles huméraux des élytres ne deviennent dentiformes ; parfois, quoique rarement (par ex. argyreus, apiarius, clarus), les jambes antérieures sont denticulées en dessous ; enfin, la livrée de ces insectes est plus uniforme que celle des Prarvomus; à peine y a-t-il parmi eux quelques exemples (par ex. acrolithus, Westermanni, saucius) d’un dessin sur les élytres, et encore est-il vague et mal limité. Cette livrée est le plus souvent d’un blanc crétacé, ou d’un vert doré plus ou moins éclatant. À tout ce qui précède, il faut encore ajouter que l’habitat du genre est plus étendu que celui des PLarvomvs. Il est répandu, en effet, dans toutes les parties chaudes et même tempérées de l'Amérique du Sud, au Mexique et jusqu'aux Etats-Unis. Le nombre de ses espèces décrites s'élève à plus d’une quarantaine, et il yen a beaucoup d’inédites dans les collections (1).

J'ai dit plus haut (2) qu’une (cretaceus Fab.) des deux espèces comprises par Schænherr dans son genre Oxypences appartenait à celui-ci.

CATAMONUS.

Senoenx. Curcul., VI, 2, p. 422.

Tête trisillonnée entre les yeux; rostre notablement plus long qu'elle, élargi au bout, avec ses ptérygies saillantes en dehors, épais, Subarrondi, plan et muni en dessus de trois carènes convergentes en arrière, et latéralement d’un sillon flexueux au devant de chaque œil, triangulairement échancré à son extrémité; serobes larges, mal limitées, flexueuses et aboutissant au milieu des yeux. — Antennes subterminales, longues, assez robustes ; scape grossissant peu à peu, otleignant le prothorax; funicule à articles 1-2 allongés, renflés au bout, subégaux, 3-6 courts, obconiques, graduellement plus épais, 7 plus grand, subcontigu à la massue; celle-ci allongée, acuminée et articulée. — Yeux médiocres, ovales, assez convexes, presque longitudinaux.

(1) Loi viennent les trente-et-une dernières espèces de PLaryomus décrites par Schœnherr (Cureul. VI, 1, p. 173). — Aj.: P. chlorostictus, ochroleucus, Erichs. in Schomb. Guyana, I, p. 568; Guyane anglaise. — cinerascens, Blanch. in Gay, Hist. à. Chile; Zool. V, p. 318; Chili. — obliquecostatus Perroud, Ann. d. 1, Soc. Linn. d, Lyon, Ser, 2, Il, p. 464; Brésil. — Bour2 Cieri, fuscatus, viridivitlatus, Guérin-Ménev. Verhandi, d, Zool. Bot. Ver. in Wien., V; des bords de l’'Amazone.— atrosignatus, Lucas in Casteln. Voy. d. l'Amér, d. Sud; Entom. p. 155, pl. 10, f. 33 Brésil. — monachus, Fauvel Bullet, à. 1, Soc. Linn. d. Normand. V, p. 313 ; Cayenne.

… ‘à 0 ts

Au"

— Prothorax subtransversel, presque droit sur les côtés, brusquement et brièvement rétréci et tronqué en avant, fortement bisinué à, sa base, — Ecusson petit, en triangle allongé. — Elytres oblongo-naviculaires, convexes, notablement plus larges que le prothorax et fortement trisinuées à leur base, avec les épaules obliques et très-obtuses. — Pattes médiocres, robustes, subégales; cuisses en massue; jambes droites, élargies au bout; corbeilles grandes, glabres; tarses larges, spongieux en dessous, à 4° article médiocre; crochets petits, soudés. — Saillie intercoxale large, tronquée en avant. — Métasternum court. — Corps oblongo-ovale, écailleux.

La seule espèce (melancholicus Schh.) connue est de taille un peu au-dessus de la moyenne, noire et saupoudrée d’écailles blanches qui, en se condensant, forment quelques taches sur les élytres, dont les unes occupent la base de leurs épipleures, et les autres sont disposées sur deux rangées transversales, en arrière du milieu de ces organes. Elle est originaire du Cap, où elle est le seul représentant connu du groupe actuel.

EUSTALES.

German, Jns, Spec. nov, p. 443 (1).

Rostro plus long et un peu plus étroit que la tête, subhorizontal, médiocrement épais, subanguleux ou (par ex. opulentus) arrondi aux angles, avec une dépression triangulaire au devant de chaque œil, plan ou un peu convexe en dessus et parcouru par une fine carène prolongée sur le vertex, plus ou moins dilaté et échancré en triangle aigu au bout; serobes visibles d’en haut en avant, profondes, étroites; flexueuses et atteignant les yeux. — Antennes subterminales, plus rarement (par ex. adamantinus) sadmédianes, assez longues, peu r0bustes; scape grossissant peu à peu, de longueur variable (2) ; funicule à articles obconiques : 1-2 allongés, subégaux, 3-7 courts, subégaux; massue oblongo-ovale, acuminée, articulée, — Yeux grands, ovales, longitudinaux ou obliques, médioorement convexes. — Prothorax transversal, cylindrique ou déprimé en dessus, un peu rétréci et tronqué en avant, largement bisinué à sa base. — Ecusson chlong. — Elytres ovales, oblongo-ovales ou naviculaires, convexes, rétrécies et non acuminées en arrière, un peu plus larges que le prothorax, et chacune largement saillante à sa base, avec les épaules coupées obliquement ou anguleuses. — Pattes médiocres; cuisses en massue;

(1) Germar a écrit Eusrauis ; Schœnherr (Cureul. Dispos. meth. p. 113) l'a corrigé conformément aux règles de l’étymologie (eüeradñc, bene instructus), — Syn: Puaoprs, Sablb. Peric. entom. p. 25; genre non caractérisé,

(2) Dans la plupart des espèces il atteint le hord postérieur des yeux; chez un pétit nombre il reste en deçà (par ex, adamantinus), ou le dépasse assez fortement (par ex, circumduclus).

famoLre 60!

CYPHIDES,. 119 jambes antérieures arquéos et très-brièvement mucronées au bout ; corbeiïlles glabres; tarses médiocrement larges, spongieux en dessous, à 4 article long; crochets médiocres, libres. — Saillie intercoxale médiocrement large, arrondie ou tronquée en avant, — Métasternum médiocrement allongé. — Corps oblongo-ovale, densément écailleux.

Malgré les modifications sensibles qu’éprouvent le rostre et les antennes, ce genre bien connu est suffisamment naturel. Ses espèces sont au plus de taille moyenne et, pour la plupart, d’un vert doré, que relèvent des reflets cuivreux ou des bandes longitudinales plus claires sur les élytres; une seule (leucogœus) est d’un blanc crétacé uniforme. Elles sont assez nombreuses (1) etrépandues dans l’Amérique du Sud, aux Antilles et au Mexique.

POLYCOMUS.

Scnoenx. Curcul., I, p. 653.

Rostre plus long et plus étroit que la tête, légèrement arqué, parallèle, quadrangulaire, plan en dessus, déclive et étroitement échancré en triangle au bout, muni latéralement d’une grande impression occupant presque toute sa hauteur ; serobes assez profondes, flexueuses, ot finissant, loin des yeux, au niveau de leur bord inférieur. — Antennes subterminales, assez longues, gréles; scape grossissant graduellement, empiétant un peu sur les yeux; funicule à articles renflés au bout: 1-2 allongés, celui-là plus grand ; 3-7 courts, subégaux ; massue oblongo-ovale, acuminée, articulée. — Yeux assez grands, ovales, obliques, peu convexes. — Prothorax transversal, légèrement arrondi sur les côtés, brièvement rétréci et tronqué en avant, fortement bisinué à sa base. — Ecusson en triangle rectiligne allongé. — Elytres convexes, naviculaires, notablement plus larges que le prothorax et chacune angulairement saillante à sa base, avec les épaules rectilignes et anguleuses, — Pattes médiocres; cuisses en massue; jambes antérieures sinuées au côté interne, un peu arquées et brièvement mucronées au bout ; corbeilles glabres ; tarses longs, spongieux en dessous, à articles 1-2 étroits, très-rétrécis à leur base, 4 allongé; crochets médiocres, libres. — Saillie intercoxale large, coupée carrément. — Métasternum assez allongé. — Corps oblongo-ovale, écailleux et revêtu de poils courts redressés.

On n’en connaît qu'une espèce (/anuginosus Schh.) du Brésil, complètement semblable, sous le rapport de la forme générale, aux Eus- TALES à élytres naviculaires (par ex. E. cerussatus). Elle est de taille médiocre et d’un vert doré uniforme. Au point de vue générique, elle

(1) Schænherr (Cureul. VE, 1, p. 363) en décrit vingt-deux espèces qui ne se Sont, depuis, accrues que de la suivante : 2. angustifrons, Lucas in Casteln. Voy. d. l’Amér. d. Sud; Entom. p. 159; Brésil.

ne diffère des Eusrazes que par la forme de son rostre, les proportions relatives des articles 1-2 de son funicule antennaire et la structure de ses tarses.

EXOPHTHALMUS.

Scrnoenu. Curcul. Disp. meth., p. 115 (1).

Tête plus ou moins saillante, cylindrique ou subconique; rostre au moins aussi long qu’elle, graduellement élargi en avant, souvent subarrondi aux angles, plan et parfois finement uni ou bicaréné en dessus, assez souvent déclive et au plus médiocrement échancré au bout; scrobes assez profondes, flexueuses, obliques et aboutissant au bord inférieur des yeux. — Antennes antérieures, parfois (par ex. 4-vitlatus, pulchellus, ete.) subterminales, en général assez longues, peu robustes; scape renflé au bout, atteignant, ou peu s’en faut, le bord postérieur des yeux; funicule à articles 1-2 allongés, subégaux ou celui-ci plus long, 3-7 obconiques et plus ou moins courts; massue oblongo-ovale, acuminée et très-distinctement articulée. — Yeux assez grands, ovales, obliques, plus ou moins saillants. — Prothorax transversal, rarement (par ex. festivus) aussi lang que large, tantôt arrondi sur les côtés et brièvement rétréci en avant, tantôt conique ou trapéziforme, tronqué en avant, plus ou moins bisinué à sa base (2). — Ecusson presque toujours transversal et arrondi en arrière. — Elytres oblongo-ovales, assez souvent carénées (par ex. piclus) ou subcarénées (par ex. scalaris) latéralement, rétrécies, acuminées et brièvement épineuses en arrière, en général notablement plus larges que le prothorax à leur base, et chacune d'autant plus saillante que le prothorax est plus bisinué à sa base, avec les épaules coupées obliquement et calleuses ou tuberculeuses. — Pattes assez longues; cuisses en massue; les quatre jambes antérieures un peu arquées, le plus souvent, ainsi que les postérieures, denticulées en dedans, parfois mucronées au hout; corbeilles glabres; tarses longs, assez larges, spongieux en dessous; leur 4° article grand, ainsi que ses crochets; ceux-ci libres.— Dernier segment abdominal en triangle aigu; saillie intercoxale large, arrondie ou anguleuse au bout. — Métasternum assez long.— Corps oblongoovale, plus ou moins écailleux.

Je réunis dans ce genre les Exoparmazmus, les Drapreprs et les Prerones de Schænherr, ne parvenant pas à trouver entre eux des limites appréciables. Il est même impossible d'extraire des formules qu'il leur assigne quelques caractères différentiels qui permettent de

(1) Syn. Diarreres, Prerones, Cazuizonus, Schœnb. ibid, p. 116, 117 et 123.

(2) Chez quelques espèces, appartenant pour la plupart aux Diapnepes de Schœnherr (par ex, Spengleri, Rohrii, festivus, marginatus, etc.), il est coupé tout-à-fait carrément à sa base; mais eutre ces espèces el celles où il est le plus profondément bisinué, tous les passages existent.

M te

CYPHIDES. 421

les reconnaître. Aussi, dans la pratique, est-on fréquemment dans le plus grand embarras pour décider auquel d’entre eux une espèce doit être rapportée (1).

Le genre ainsi constitué est nombreux, et ses espèces sont en général de taille au-dessus de la moyenne, parfois fort grandes, rarement très-petites; leur livrée est souvent formée de couleurs vives, mais si variée qu’on ne saurait en rien dire de général, et très-sujette à se modifier dans la même espèce. La plupart sont revètues d’une efflorescence pulvérulente de la couleur des parties qu’elle recouvre. Sauf un petit nombre qui habitent la Colombie ou le Mexique, elles sont propres aux Antilles, et plus particulièrement à Cuba, Haïty et la Jamaïque (2).

TETRABOTHINUS.

lunorr, Gener. Curcul. Tab. 68 (3).

Tôte globuleuse, munie derrière les yeux d’une dépression transversale ; rostre vertical, robuste, subparallèle, muni latéralement, audevant de chaque œil, d’un renflement portant deux fosseltes triangulaires superposées, plan et très-finement caréné en dessus, déclive et triangulairement échancré au bout. — Yeux grands, arrondis et assez saillants. — Prothorax aussi long que large, rétréci dans son tiers antérieur, avec un sillon transversal, droit sur les côtés à sa base, celle-ci médiocrement bisinuée, tronquée en avant, avec son bord inférieur épaissi. — Ecusson en triangle curviligne. — Elytres oblongues, rétrécies dans leur quart postérieur et acuminées au bout, notablement plus larges que le prothorax et isolément, mais faiblement saillantes à leur base, avec les épaules coupées obliquement et obtusément anguleuses. — Le surplus comme chez les ExOPATHALMUS.

Les caractères essentiels de ce genre résident dans la forme de la

(1) Schœnherr lui-mème fournit la preuve de cette assertion. Le Sommert, par exemple, qu’il place parmi les Exopurnazmus, n’a ni la tête allongée et conique, ni les yeux médiocres et subglobuleux (caractère inexact; l'Ex. 4-vittatus à ces organes oblongo-ovales et verticaux), ni les antennes qu'il assigne à ce genre; sa place était plutôt parmi les Pnepones. D'un autre côté, M. Imhoff (Gener. Gureul. fase. 19, n° 66) rapporte aux mêmes Exopnrnarmus le scataris, que Schœnherr avait compris dans les Prerones. Il eût pu prendre le même parti à l'égard d'un grand nombre d’espèces.

(2) Aux 7 Exorurnazmus, 17 Drarneres et 24 Preropes mentionnés par Schœnlierr (Cureul, VI, 1, p. 337 sqq.), aj.: Diapr. Doublieri, Prep. pictus, elegans, 13-maculatus, Guérin-Ménev. Revue z00l. 1847, p. 9; Cuba. — Prep. albosquamosus, Sallé, Ann d. 1. Soc. entom. Sér. 3, HI, p. 265, pl. 14, 1.3; Haïty.— Prep. Jekelianus, À. White, Aou. and Magaz. of nat, ist. Ser. 3, H, p. 357; Colombie (Choco). — Prep. hybridus, lepidus, Chevrol. Rev. et Magaz. d, Zool. 1858, p. 210; Cuba.

(3) Syn, Pngropes pars, Schœnb. Gureul. U, p. 25, et VI, 1, p. 359.

tête, celle du rostre et sa direction complètement verticale. Jé ne connais que le Prepodes spectabitis de Schænherr qui puisse y rentrer (4). C’est un très-bel insecte de Cuba, fort répandu dans les collections, et qui, sur un fond d’un rouge cuivreux clair, porte trois bandes transversales et très-flexueuses d’un vert doré brillant ; quelques taches de mème couleur vrnent le dessous de son corps et ses pattes.

LACHNOPUS.

Scmoenx. Curcul. VI, 1, p. 380 (2).

Tête renflée sur le vertex, avec un sillon peu profond derrière les yeux; rostre penché, plus long que la tête, médiocrement robuste, légèrement dilaté au bout, subarrondi, parfois (aurifer) un peu dilaté au-devant des yeux, assez fortement échancré à son extrémité; scrobes profondes, obliques, subrectilignes, arrivant au niveau du bord inférieur des yeux. — Antennes subterminales, longues, peu robustes; scape grossissant peu à peu, tantôt atteignant à peine le bord postérieur des yeux, tantôt le dépassant; funicule à articles obconiques : 1-2'allongés, subégaux, 3-7 plus courts, subégaux; massue oblongoovale, acuminée, articulée. — Yeux grands, ovales et longitudinaux ou arrondis, médioerement saillants. — Prothorax transversal, rétréci en avant, plus ou moins régulièrement convexe, faiblement bisinué à sa base, avec ses angles postérieurs en général aigus, largement, mais médiocrement échancré sur son bord antéro-inférieur. — Ecusson en triangle curviligne, — Elytres oblongo-ovales, graduellement rétrécies en arrière, acuminées ou épineuses au bout, un peu plus larges et légèrement arrondies chacune à leur base, avec les épaules obtuses. — Pattes longues, les antérieures sensiblement plus que les autres; cuisses en massue; jambes velues au côté interne, surtout chez les mâles; les antérieures toujours, les. postérieures parfois arquées, celles-là, et souvent les intermédiaires, brièvement mucronées au bout; corbeïlles glabres; tarses longs, assez larges, spongieux en dessous; leur 4° article grand ; crochets assez longs, libres. — Saillie intercoxale médiocrement large, tronquée ou arrondie en avant. — Métasternum assez long. — Corps oblongo-elliptique, partiellement écailleux, parfois villeux ou hispide.

Avec un facies assez différent de celui des ExoPnTHALMUS, ces insectes n'en diffèrent en réalité par aucun caractère générique solide

(1) M Imhoff y ajoute le Prep. luctuosus du môme auteur (loc. cit. IL, p. 26, et VI, 1, p. 360). Cette espèce m'est inconnue; mais je ne vois pas, d’après la description qu’en donne Schænherr, que son rostre présente rien de parti= culier.

(2) Syn. Pmsorus, Schœnh. Cureul. Disp. meth. p. 118, olim; nom déjà employé par Méigén pour un genre de Diptères.

CYPHIDES, 123

etconstant, ainsi que Schænherr l’a fait observer lui-même (1). Néanmoins, quelques transitions mises de côté, ils s'en distinguent assez bien par leurs scrobes rostrales moins arquées, leurs yeux longitudinaux (2), leurs élytres débordant beaucoup moïns le prothorax et moins anguleuses aux épaules, la villosité longue et abondante qui garnit en dedans les jambes postérieures, surtout chez les mâles, etc. Leur livrée n'est pas non plus la même que celle des ExoPATHALMUS, et consiste, le plus souvent, en bandes longitudinales souvent interrompues, où en taches arrondies, nombreuses et, en général, assez régulièrement alignées, d’un vert doré ou d’un blanc bleuâtre. Mais cette livrée est très-sujette à varier dans la même espèce. Les plus grands de ces insectes (par ex. argus, aurifer) sont de taille un peu au-dessus de la moyenne, les plus petits, à peine supérieurs à cet égard aux PAYLLOBIUS.

Le genre est assez nombreux (3) et exclusivement propre aux Antilles, dont il forme, avec le précédent, un des caractères entomologiques les plus saillants pour ce qui concerne la famille actuelle. Ses espèces habitent principalement Haïty, Cuba et la Jamaïque.

CRATOPUS.

(Dazw.) Sonoenn, Curcul. Dispos. meth., p. 120 (4). ,

Rostre plus court que la tête, penché, médiocrement épais, parallèle, arrondi ou déprimé aux angles, plan, et souvent sillonné en dessus, faiblement échancré en triangle ou presque entier au bout; serobes profondes, arquées ou obliques, atteignant le bord inférieur des yeux. — Antennes submédianes, assez longues, gréles; scape grossissant peu à peu, dépassant le bord postérieur des yeux ; funicule à articles obconiques : 1-2 allongés, égaux ou non, 3-7 courts, subégaux ; massue allongée, articulée. — Yeux grands, ovales, longitudinaux, médiocrement convexes. — Prothorax transversal, médio-

(1) Cureul. II, p.29.

(2) Une espèce qui m'est inconnue, l’albomaculatus (Schænh. loe, cit, If, p. 37) les a verticaux et déprimés, mais Schœnherr lui-même ne la place qu’avec doute dans le genre.

(3) Schænherz (Gureul. loc. cit. et VII, 2, p. 424) en mentionne vingt-neuf espèces qu’il répartit dans deux sections, selon que chez les mâles les jambes postérieures sont droites et inermes, ou fortement arquées et munies d’une dent à leur base interne : la première est de beautoup la plus nombreuse. — Aj. : L. lineatoguttatus, plumipes, interruptus, sublineatus, sparsimgultatus, hirlus, consentaneus, dentipes, Perroud, Ann. d. |. Soc. Linn. d. Lyon, Sér. 2,1, D. 468 ; de Cuba et Haïty. — Guerinii, seniepunctatus, riveoirroratus, mnulli- Dunclatus, sublineatus, Jacquel.-Duv. in Ramon de la Sagra, Hist. fisic. Q. 1. isla d. Cuba; Entom. p. 77.

() Syn. Lerrocerus pars, Germar, Ins, Spec. nov. p. 419.

crement convexe, rétréci d’arrière en avant, parfois trapéziforme, tronqué à ses deux extrémités, parfois faiblement bisinué à sa base. — EÉcusson de grandeur et de forme variables. — Elytres à peine plus larges que le prothorax, tronquées, ou faiblement et largement échancrées en arc à leur base, avec leurs épaules subrectangulaires ou obtuses, en général allongées et souvent brièvement épineuses au bout. — Pattes de longueur variable; les antérieures plus grandes et plus fortes que les autres; leurs cuisses très-renflées, munies d’une petite dent conique en dessous; leurs jambes denticulées en dedans, un peu arquées et brièvement mucronées au bout; corbeilles grandes, glabres (1); tarses médiocres, spongieux en dessous, à articles 3 beaucoup plus large que 1-2, 4 grand; crochets soudés à leur base. — Saillie intercoxale tronquée ou anguleuse en avant. — Métastornum allongé. — Corps de forme variable, revêtu en entier ou partiellement de poils couchés, squammiformes ou non.

Ces insectes sont peu homogènes sous le rapport de la forme générale. 11 en est (par ex. ériangularis [2]) qui sont subdéprimés et régulièrement cunéiformes, d’autres (par ex. marmoreus) oblongs et convexes, quelques-uns (par ex. striga) brièvement ovales, enfin plusieurs que leurs formes allongées et peu robustes font ressembler à des Tanyuecus. Mais, au milieu de ces variations, le genre se reconnaît aisément aux caractères très-tranchés qui précèdent. Ses espèces sont assez nombreuses (3), mais, sauf quelques exceptions (par ex. chrysochlorus, ditissimus, exquisitus, etc.), leur livrée n’offre rien de remarquable. Leur sculpture consiste toujours sur les élytres en aspérités, en petits tubercules, ou en fines rides transversales, tantôt seuls, tantôt accompagnés de sillons médiocrement ponctués. La plupart habitent les îles de la Réunion et Maurice, les Indes orientales, un très-petit nombre l’Afrique australe.

(1) Elles sont assez fortement caverneuses dans un petit nombre d’espèces de grande taille et de forme robuste, telles que le triangularis et le marmoreus; à mesure que le corps s’allonge et devient plus svelte, leur cavernosité s’affaiblit et elles finissent (par ex. punclum) par être tout-à-fait ouvertes. C’est la seule exception de ce genre qui existe dans le groupe actuel.

(2) Dans cette espèce, le menton est porté par un pédoncule assez saillant et laisse à découvert la base des mâchoires ; c’est la seule, à ma conuaissance, qui possède le pédoncule en question; chez les autres, à peine en voit-on un léger vestige ; mais il n’est pas rare que la base de leurs mAchoires soit plus où moins visible,

(3) Vingt-neuf espèces sont mentionnées par Schœnherr, Cureul. VI, 1, p. 402; depuis, on n’a décrit que la suivante : C. mauwrinus, Bohem, Voy. d. l’Eugénie; Entom. p. 125 ; île Maurice.

GÉONOMIDES. 195

GROUPE IX. Géonomides,

Rostre de longueur et largeur variables, plus ou moins dilaté au bout, presque toujours muni, au devant de chaque œil, d’un sillon ou d’une dépression triangulaire. — Antennes au moins médiocres ; leur scape dépassant très-souvent le bord postérieur des yeux. — Prothorax sans vibrisses (1). — Ecusson distinct chez la plupart. — Elytres tantôt débordant le prothorax, isolément saillantes à leur base et anguleuses aux épaules, tantôt pas plus larges que lui et échancrées ; dans le premier cas, le 1° article de la massue antennaire allongé et tubuleux à sa base. — Hanches antérieures contiguës, les intermédiuires faiblement séparées; corbeilles des jambes postérieures caverneuses (GRAPHORHINUS excepté) ; crochets des tarses libres.— Abdomen normal. — Métasternum très-court. — Corps oblong, en général aptère.

Si l'on compare cette formule à celles des Cnéorhinides, des Barynotydes et des Cyphides, on trouvera qu’elle en est très-voisine. Ces insectes so fondent, en effet, insensiblement avec ces trois groupes, et, en dehors du facies, il est difficile de signaler quelques caractères précis qui les en séparent. Ils se distinguent des Cnéorhinides par leur rostre plus allongé, plus ou moins dilaté au bout et muni d’impressions ou de sillons en avant des yeux; des Barynotides uniquement par ce dernier caractère; des Gyphides par leur métasternum sensiblement plus court. Comme chez ces derniers, le rostre affecte deux formes différentes, étant tantôt plus étroit que la tête et très-allongé, tantôt aussi large qu’elle et médiocre. Ce dernier cas est presque général, le premier est exceptionnel et n’existe que chez les RaiNoscaPHA et les Eupnozus. C’est le seul groupe de la tribu qui contienne à la fois des espèces dont les élytres débordent le prothorax et sont anguleuses aux épaules, et d’autres chez lesquelles ces organes ne sont pas plus larges que le prothorax, avec les épaules nulles. Ces dernières sont en grande majorité ; les autres seraient des Cyphides, sans leur métlasternum extrêmement court.

Ces insectes sont au moins de taille médiocre, et quelques-uns trèsgrands, Il y en a parmi eux qui rivalisent, sous le rapport des couleurs, avec les plus brillants Cyphides.

Schænherr les avait placés dans la division des Cléonides (2). ls forment les neuf genres suivants, dont un seul (Gronomus) existe en

(1) I présente quelques vestiges de lobes oculaires, et son bord anttro-inférieur est échancré chez plusieurs Ruinoscarua et Eupuozus. Dans les autres espèces de ces deux genres, il est à l'état normal.

(2) A l'exception d'un seul genre (Eraënius), qu’il avait compris dans ses Brachydérides. Mais ce genre ne diffère pas des GRAPHORHINUS.

Europe. Trois autres (Rmnoscapna, EUPHOLUS, CELRBIA) sont propres à la Malaisie, les cinq derniers à l'Amérique.

I. Massue antennaire à art. 1 allongé et tubuleux à sa base ; élytres débordant le prothorax et anguleuses chez presque tous. a Corbeilles des jambes postér. glabres, Scape des antennes atteignant au moins le bord postér, des yeux : Rhinoscapha.

Scape des antennes n’atteignant pas le bord postér. des yeux : £upholus.

&a Corbeilles des jambes postér, à demi-écailleuses : Celebia. II. Massue antennaire à art. 1 de forme rormale ; élytres pas plus larges que le prothorax, échancrées à leur base, b Corbeilles des jambes postér. écailleuses.

Elytres arrondies et inermes sur leur déclivité postérieure : Artipus. — tronquées et tuberculeuses —— Brachyomus.

bG Corbeilles des jambes postér, glabres.

€ CGuisses non pédonculées à leur base, à Ecusson très-distinct : Geonomus.

dd — nulouà peine distinct.

Corbeilles des jambes postér, caverneuses : Epicærus. — ouvertes : Graphorhinus.

cc Cuisses pédonculées à leur base: Synéhlibonotus.

RHINOSCAPHA.

Mowrrouz. Faune à. l'ile Woodt., p. 47 (1).

Rostre plus étroit et de moitié plus long que la tête, robuste, faiblement arqué, fortement dilaté et déclive au bout, subarrondi aux an gles, avec un sillon très-marqué au devant de chaque œil, parcouru en dessus par un profond sillon, graduellement élargi et se bifurquant pour embrasser une plaque triangulaire occupant la déclivité terminale ; scrobes visibles d’en haut à leur base, profondes, flexueuses, et atteignant presque l'extrémité inférieure des yeux. — Antennes antérieures, longues, médiocrement robustes ; scape en massue au bout, atteignant le bord postérieur des yeux; funicule à articles 2 presque de moitié plus long que les autres, 4 et 3-7 égaux, noueux au bout à massue allongée, acuminée, articulée; son 4° article prolongé et tubuleux à sa base, — Yeux grands, ovales, transversaux, — Prothorax transversal ou non, subcylindrique, un peu rétréci en arrière, brusquement rétréci antérieurement, faiblement bisinué à sa base, coupé carrément en avant. — Ecusson petit, subarrondi. — Elytres oblongues; convexes, un peu élargies au-delà de leur moitié, rétrécies et

(1) Syn. Geoneuus (pars), Schœnh., Boisduv., Guérin-Ménev.

SÉONOMINES. 427 longuement déclives en arrière, un peu plus larges que le prothorax et faiblement échancrées en triangle à leur base, avec les épaules trèsobtuses. — Pattes longues et robustes; cuisses graduellement en massue; jambes antérieures faiblement arquées au bout; corbeilles médiocres, glabres ; tarses très-larges, spongieux en dessous, à 4° article médiocre. — Saillie intercoxale assez large, tronquée en avant. — Métasteraum très-court. — Corps oblong, en général faiblement écailleux.

Cette formule a été rédigée uniquement sur l'espèce (bicincta) décrite par M. Montrowzier, grand et bel insecte de l'ile Woodlack, noir, avec les élytres traversées par deux bandes blanches, l’une près de la base, l’autre un peu au-delà de leur milieu. Schænherr l’eût, sans aucun doute, placé parmi ses Geonemus s’il l’eût connu. On peut, en elfet, lui associer la plupart des espèces de ce genre, originaires des îles de la Sonde, des Moluques et de la Polynésie, c’est-à-dire toutes celles qui, au 1° article de la massue antennaire tubuleuse, réunissent un rostre fort allongé, dilaté au bout, et des élytres débordant le prothorax, isolément saillantes à leur base et anguleuses aux épaules (1). Ce sont là, en effet, les trois caractères essentiels du genre. Quelques modifications qu’éprouvent le rosire et le prothorax ne sont que spécifiques. Pour le premier, elles consistent en ce qu’au lieu d'être canaliculé il est parfois (Leguilloui, amictus) finement caréné ; pour le second, dans la présence, chez quelques espèces, d’un vestige de lobes oculaires et d’une large mais peu profonde échanerure sur son bord antéro-inférieur.

Le genre serait ainsi exclusivement propre aux pays indiqués plus haut. Ses espèces sont au moins de taille moyenne, et, sauf quel-

(1) G. arrogans Boisduv., Nouv.-Guinée: amictus Wiedem., Java, Amboine; sériatopunctatus Guérin-Ménov., Nouv.-Guinée; Schœnh. Cureul. VE, 2, p. 214. — insignis, Teraate; Leguilloui, îles Salomon ; Guérin-Ménev. Rev, 2001. 1841, p. 125. — Les G. plagiatus, sordidus, angustus, azureipes de M. Blanchard (Voy. au Pôle Sud; Entom. p. 246, pl. 13, f. 12-14) me sont inconnus; tous sont des Îles Arrow.

Le G. gemmans Schœnherr (Uureul. IL, p. 214), d'Amboine, appartient au genre part le premier articie de sa massue antennaire ét son rostre, mais ses élytres ne sont pas plus larges que le prothorax et légèrement échancrées en arc à leur base, — Les G. Lapeyrousei, de l'ile d’Art, et Douei, de Balade, décrits par M. Montrouzier (Ann. d. 1, Soc. entom, 1860, p. 878 et 880), s’éloi- &nent de tous les précédents par le premier article de leur massue antennaire qui est de longueur normale. Le premier a les élytres plus larges que le prothorax et isolément saillantes à leur base, le prothorax lui-même muni de vibrisses, landis que, chez le second, les élytres sont faites à leur base comme Celles du G. gemmans. Ce derniera en même temps un peu le facies des Céleuthétides de la tribu suivante, mais la forme de ses scrobes rostrales ne permet pas de l’introduire dans cette tribu. +

ques exceptions (par ex. insignis, arrogans), n’ont rien de bien remarquable sous le rapport de leur livrée.

. EUPHOLUS.

Guénn-Ménev. Voy. d. 1. Cog.; Entom., p. 116.

Genre extrêmement voisin du précédent et qui, si on ne l’adopte pas, devra absorber ce dernier, qui est beaucoup moins ancien. Il n’en diffère que par les caractères suivants :

Antennes un peu plus courtes, plus robustes, plus cylindriques, et constamment écailleuses (4); scape empiétant légèrement sur les yeux; funicule à articles subeylindriques, le 2° pas beaucoup plus long que le 4%, — Prothorax moins régulièrement cylindrique, déprimé et parcouru par une excavation longitudinale plus ou moins distincte, arrondi dans son milieu sur les côtés, rétréci en avant et distinetement échancré sur son bord antéro-inférieur, tronqué à sa base. — Elytres plus parallèles, plus brusquement rétrécies en arrière et presque toujours munies, sur leur déclivité, d’une courte saillie costiforme. — Corps partout densément écailleux, y compris les pattes.

11 résulte de ces particularités que ces insectes ont un /ücies assez différent de celui des Raioscapya. Ils sont en même temps plus homogènes sous le rapport de leur livrée, qui consiste toujours, sur les élytres, en bandes noires, transversales, plus rarement longitudinales, sur un fond d’un beau vert, plus ou moins métallique, couleur qui s’étend sur tous les organes sans exception ; le prothorax et les pattes sont plus rarement ornés de bandes analogues; la massue des antennes est constamment noire. C’est un des plus beaux genres de la famille, et dont les espèces (2) paraissent jusqu'ici être exclusivement propres à la Nouvelle-Guinée et à quelques-unes des Moluques.

CELEBIA.

JT. Tuous. Archiv. Entom., 1, p. 287.

Tête un peu concave entre les yeux ; rostre comme dans les deux genres précédents, avec ses scrobes évanescentes à une grande distance des yeux, parcouru par une fine ligne noire, dénudée, remontant jusqu'au vertex. — Antennes assez longues, médiocrement robustes, écailleuses; scape subeylindrique, à peine et peu à peu épaissi au bout,

(1) Des antennes et des pattes écailleuses se retrouvent également chez quelques Riunoscarna, teiles que énsignis el gemmans.

(2) Outre le Voy. d. 1. Cog. loc. cit., voyez la Monographie que M. Guérin= Méneville a donnée du genre daus son Magaz. d. Zool. {ns. 1842, pl, 96 et 97 : E. Schœnherri, Petitit, Chevrolatii, Geoffroyi, Tupinieri, Cuvieri; tous de la Nouvelle-Guinée, sauf le Chevrolatii, qui est d'Amboine et des Îles Arrow.

nr:

GÉONOMIDES. 129

atteignant le prothorax ; funicule à articles obconiques : 2 un peu plus long que 1, 3-7 plus courts que celui-ci, subégaux; massue oblongo-ovale, acuminée, articulée; son 1° article en cône allongé. — Youx grands, subarrondis, assez saillants. — Prothorax transversal, cylindrique, caréné en dessus, tronqué à ses deux extrémités, largement, mais faiblement échancré sur son bord antérieur. — Ecusson petit, ovale, — Elytres comme chez les Rmwoscarma. — Pattes des mêmes, avec les corbeïlles des jambes postérieures à moitié écailleuses et les tarses un peu moins larges. — Saillie intercoxale et métasternum comme dans les deux genres précédents. — Corps oblongoovale, partout densément évailleux.

La longueur plus grande du scape des antennes, les yeux plus saillants et arrondis, les corbeilles des jambes postérieures en partie écailleuses, sont les seuls caractères génériques qui distinguent ce genre des deux précédents. Il ne comprend qu’une espèce (1) des îles Célèbes, et de moyenne grandeur pour le groupe actuel. Elle est d’un bleu tendre, passant an bleu d'azur sur les pattes, avec une teinte flavescente sur le corps. Trois côtes fines et sailiantes que présentent chacune de ses élytres, la suture de ces organes, qui est relevée, et la carène médiane de son prothorax, sont sujettes à être dénudées, et la font, dans ce cas, paraître comme ornée de lignes noires longitudinales.

ARTIPUS.

SCHoeny. Curcul. Disp, meth., p. 133.

Rostre à peine aussi long que la tête, très-6pais, un pen élargi en avant, subarrondi aux angles, finement canaliculé en dessus, plan à sa base, un peu concave et fortement échancré en triangle au bout; scrobes profondes et presque droites en avant, graduellement et fortement élargies et évanescentes en arrière. — Antennes subterminales, longues, peu robustes; scape grossissant graduellement, em- Piétant un peu sur le prothorax; funicule à articles 1-2 allongés, celui-ci un peu plus long, 3-7 courts, subégaux ; massue oblongo-ovale, articulée. — Yeux médiocres, ovales, longitudinaux, peu saillants. — Prothorax cylindrique, tronqué à ses deux extrémités. — Ecusson tès-petit, ponctiforme. — Elytres assez courtes, régulièrement ovales, pas plus larges que le prothorax et très-légèrement échancrées à leur base, avec les épaules rectangulaires. — Pattes médiocres; cuisses en Massue; jambes presque droites; corheilles écailleuses; tarses assez Courts, médiocrement larges, spongieux en dessuus. — Saillie intercoxale assez large, tronquée en avant, — Métasternum court. — Corps oblong, densément écailleux.

Petits insectes propres aux Antilles, et de la taille des SITONES, près

(1) C. azureipes, J. Thoms, loc. cit. p. 288, pl. 14, f. 3.

L trs fe

desquels Schænherr les a placés en dernier lieu. Mais ils sont très-différents de ce genre et voisins des Bracayomus qui suivent; ils ne s’en distinguent même essentiellement que par la forme de leurs élytres, qui leur donne un facies tout autre. Des deux espèces (1) décrites par Schœnherr, l’une (corycæus) est en entier blanchâtre, l’autre (psittacinus) est d’un blane opalin, à reflets cuivreux, avec le prothorax et les élytres d’un beau vert métallique. 1

BRACHYOMUS (2).

Rostre un peu plus long que la tête, robuste, peu à peu élargi en avant, subanguleux, canaliculé ou impressionné en dessus, avec un court sillon de chaque côté, profondément échancré et cilié en avant; serobes visibles d'en haut en avant, arquées, superficielles ou non en. arrière et finissant au-dessus du bord inférieur des yeux. — Antennes assez longues, peu robustes, écailleuses; scape grossissant peu à peu, atteignant le prothorax; funicule à articles subcylindriques : 1-2 un peu allongés, celui-ci plus grand, 3-7 décroissant graduellement; massue oblongo-ovale, acuminée, articulée. — Yeux assez grands, arrondis et assez saillants. — Prothorax plus long que large, cylindrique, plus ou moins bisinué à sa base, tronqué en avant. — Ecusson en triangle curviligne. — Elytres oblongues, cylindriques en avant, graduellement élargies, puis subverticalement déclives en arrière, avec des tubercules en nombre variable et transversalement disposés au sommet de la troncature,obtusémentacuminées au hout.— Pattes assez longues; cuisses médiocrement en massue; jambes antérieures un peu arquées au bout, brièvement mucronées à leur sommet, ainsi que les intermédiaires; corheilles écailleuses ; tarses médiocres, spongieux en dessous, à articles 3 beaucoup plus large que 1-2, 4 médiocre. — Sail- Jie intercoxale assez large, ogivale ou rétrécie et tronquée en avant, — Corps oblong, atténué en avant, densément écailleux partout.

Ce genre comprend quelques espèces de l'Amérique du Sud et des Antilles, dont Schœnherr a connu quatre (3) qu'il a introduites dans son genre Geonemus, d'où les excluent leur forme générale, celle de leur rostre, et surtout les corbeilles de leurs jambes postérieures qui sont écailleuses (4). Le second de ces caractères, leur vestiture et leur

(1) 4. corycœus, de l'ile Saint-Barthélemy, psittacinus, de Haïty; Schœnh. Cureul. II, p. 95.

(2) D’après la tradition, le genre parait avoir été établi par Solier, sous 10 nom que je lui conserve, mais il n’a encore été publié nulle part. —Syn. GEO» NEMUS pars, Schœnh.

(3) G. oclotuberculatus Fab., Cayenne; quadrituberculatus, quadrinodosus;, Colombie; tuberculatus, le Saint-Vincent; Schœnh. Curcul. VI, 2, p. 296, Il y en a dans les collections plusieurs autres de Colombie et de Cuba.

(4) M. Gerstæcker (Wiegm. Archiv, 1858, IL, p. 316) a déjà fait observer

GÉONOMIDES. 131

système de coloration leur donnent les plus grands rapports avec les Compsus du groupe des Cyphides, et c’est près de ces insectes qu’elles devraient être placées sans leurs élytres, qui ne débordent pas le prothorax, et leur métasternum plus court.

I! existe dans Les pays indiqués plus haut d’autres espèces, également placées par Schœænherr dans ses GkoNemus (1), et qui ne s’éloignent des précédentes, du moins celles que j'ai vues, que par leurs antennes plus courtes et leurs élytres autrement faites; les corbeilles de leurs jambes postérieures sont aussi écailleuses. Elles doivent former un genre nouveau immédiatement à la suite de celui-ci,

GEONOMUS.

SOHOENH. Curcul., Il, p. 289 (2).

Rostre plus long que la tête, épais, subparallèle, faiblement élargi au bout, anguleux, avec une dépression triangulaire plus ou moins marquée au-devant de chaque œil, plan en dessus, et parcouru par uu sillon remontant au moins sur le front, un peu concave et médiocrement échancré en triangle au bout; scrobes profondes, étroites, flexueuses et atteignant le bord inférieur des yeux. — Antennes antérieures, assez longues, médiocrement robustes; scape grossissant peu à peu, dépassant le bord postérieur des yeux; funicule à articles obconiques : 1-2 allongés, subégaux, 3-7 égaux; massue oblongo-ovale, acuminée, articulée. — Yeux grands, assez convexes, longitudinaux, — Prothorax presque où aussi long que large, subeylindrique, un peu arrondi sur les côtés, tronqué en avant et à sa base. — Ecusson petit, en triangle aigu ou oblong.—Elytres oblongo-ovales, médiocrement convexes, verticalement déclives avec la suture subcarénée en arrière, à peine plus larges que le prothorax et échancrées en arc à leur base; leurs épaules nulles. — Corbeilles des jambes postérieures

qu'elles ne peuvent rester parmi les GEONEMUS, et il a émis l'opinion qu’elles doivent rentrer dans les Cyrnus. Mais c’est des Comrsus qu’elles se Tapprochent le plus, comme je le dis dans le texte.

(1) G. agrestis, Mexique ; uniformis, Paraguay ; alternans, Cuba ; Schœnh. loc. cit, p. 212 aq. Je n'ai vu que le premier et le troisième. Leurs élytres sont en ovale assez court et échancrées à leur base, mais avec les épaules légèrement calleuses. Les espèces suivantes leur sont très-probablement congénères : Geon. robustus, irregularis, Perroud, Anp, d, I. Soc. Lion, d. Lyon, sér. 2, 1, p. 509; Cuba, — aureosquamosus, Jacquel.-Duval in Ramon de la Sagra, Hist. fisie. ete, à, Cuba ; Ins. p. 86,

(2) Schœnhere à écrit Gronemus, et cette forme est universellement adoptée. Mais, ainsi que l'a fait observer M. Suffrian (Stettin. entom. Zeit. 1848, p 52), Vélo (depascor) dont Schœnherr a tiré ce nom, se change en vouos au subs= lanlif, comme dans Hypronomus, ANrronomus, ete .—Syn. G£opwiLus, Schœnh. Cureul, Disp. meth. p. 61; olim ; nom déjà employé par Leach pour un genre de Myriapodes, — Barvnorus Germar,

glabres. — Corps oblong, densément écailleux. — Le surplus comme chez les BRACHYOMUS.

Réduit aux espèces qui présentent ces caractères, ce genre, dans lequel Schœæuherr avait compris les RaiNoscapra et les BRACHYOMUS, n’en comprend plus que trois (1) propres à l'Europe australe et à l'Algérie, et très-voisines les unes des autres sous le rapport de la taille, de la livrée et du faces. Ce sont des insectes de grandeur moyenne et d’un gris terreux plus ou moins varié de brun, ou blanchâtres, avec des reflets opalins.

EPICÆRUS.

Scnoenu. Curcul., I, p. 323 (2).

Rostre tantôt pas plus, tantôt un peu plus long que la tête, et aussi

large qu’elle, robuste, parallèle, muni au-devant de chaque œil d’un s

sillon triangulaire, plan, plus où moins inégal et en général canaliculé en dessus, échanczé au bout, avec une dépression limitée par un sillon arqué; scrobes profondes, arquées, atteignant en général les yeux. — Ceux-ci grands, assez CONVEXES, brièvement ovales et longifudinaux.— Antennes de longueur variable, jamais très-grandes, peu robustes; scape renflé au bout, empiétant plus ou moins sur les yeux; funicule à articles obconiques : 1-2 allongés, subégaux, 3-7 subégaux ou décroissant peu à peu; massue oblongo-ovale, acuminée et articulée. — Prothorax cylindrique ou conique, tronqué à sa base et en avant, canaliculé en dessus. — Ecusson ponctiforme ou nul. — Elytres de forme variable, pas plus larges que le prothorax et échancrées en are à leur base, avec les épaules rectangulaires. — Pattes médiocres; jambes antérieures légèrement arquées au bout; tarses médiocres, spongieux en dessous, à articles 3 beaucoup plus large que 1-2, 4 assez long, ainsi que ses crochets. — Saillie intercoxale assez large, tronquée en avant. — Corps tantôt allongé et cylindrique, tantôt ovale, écailleux.

Insectes répandus depuis le Mexique jusque dans les parties moyennes des Etats-Unis, mais plus particulièrement propres au premier de ces pays. Les plus grands sont de taille un peu au-dessus de la moyenne, et les plus petits descendent, sous ce rapport, au niveau des Cxeorminus de seconde grandeur. Tous, sur un fond noir où d’un bronzé obseur, sont revêtus d'assez grandes écailles en général médiocrement abondantes, de couleurs cuivreuses ou opalines : le dessin de leurs élytres, quand il y en a un, consiste en bandes ou en taches, tantôt dénudées, tantôt formées par des écailles plus conden-

(1) G. murinus, Algérie ; illætabilis, Schh., flabellipes, O1, Europe mér.; Schœnh. Cureul, VI, 2, p. 214.

(2) Syu. Hypsonorus pars, Schœnh. olim. — Liparus pars, Say:

Re «

La GÉONOMIDES, 133

sées. Tous, surtout les femelles, sont sujets à avoir leurs élytres comprimées et même tranchantes sur leur déelivité postérieure. La seulpture de ces organes consiste en rangées de points enfoncés plus ou moins gros, et les intervalles entre ces rangées sont souvent riués et plus rarement (par ex. aurifer) costiformes. Mais à part cette sculpture et leur livrée, ces insectes sont, génériquement parlant, si voisins des GsoNomus que je ne trouve que l’absence de l’écusson ou son extrême petitesse, pour les en distinguer.

Le genre est assez nombreux (1), quoique ne comprenant pas, tel qu'il est exposé ici, les Grapnonainus de Say quo Schœænherr lui a réunis. Ces derniers, ayant les corbeilles des jambes postérieures ouvertes, doivent former un genre distinct,

GRAPHORHINUS.

SAY, Curcul. of North-Amer., p. 8 (2).

Ce genre ne diffère absolument des Ericærus qui précèdent que par les corbeïlles de ses jambes postérieures qui sont ouvertes (3). La livrée, la sculpture des téguments et les écailles qui les revêtent, sont complètement les mêmes.

Des deux espèces que Say a décrites, une seule (operculatus) m'est connue, et il est possible que l’autre (vadosus) doive rentrer parmi les Ericærus. La première est un insecte du Mexique, de taille moyenne, de forme ovale, d’un bronzé obscur assez brillant, et marquetée en dessus de courtes linéoles noirâtres, mélangées de quelques taches plus claires que le fond; son prothorax est canaliculé sur la ligne m#diane, et son rostre, qui est assez long, parcouru par un sillon trèsmarqué. Schœænherr, après avoir d’abord adopté ie genre (4), a fini (5) par le réunir aux EpPicÆrus.

Son genre Epacrius à été établi sur une autre espèce (nubilosus) du Mexique, de moitié plus petite, dont le prothorax et le rostre sont simplement rugueux sans être canalieulés ; le dernier est notablement

(1) Schœnherr (Gurcul. VE, 2, p. 271) en décrit dix-huit espèces, mais plusieurs sont probablement des GRarnormnus ; il y en a un assez grand nombre d’inédits dans les collections.

(2) Et Complet. Works, I, p. 267 ; Say n’a pas exposé les caractères du genre; ils l'ont été par Schœnherr, Gureul. I, p. 510. — Syn. Epacrius, Schœnh. loc. cit. VI, 1, p. 119.

(3) IL devrait dès lors, rigoureusement parlant, figurer parmi les Brachydérides vrais; mais il est si manifestement voisin des Ericænus, que j'ai mieux aimé admettre une exception dans le groupe actuel que de violer, à l'égard de ces insectes, toutes les analogies. Cette exception est, avec celle que forment Quelques Craropus, la seule qui existe dans la tribu.

(% Loc. cit. I, p. 510, et V, p. 821.

(5) Loc. cit. VI, 2, p. 286.

L2 plus court que chez l’operculatus, mais présente, du reste, de chaque côté, ce sillon anté-oculaire qui est caractéristique du genre. Des modifications analogues s’observent chez les Erpicænus, et cet insecte n’a dès-lors aueun titre à former un genre à part, d'autant plus que pour tout le reste, il est à l’état normal.

SYNTHLIBONOTUS.

Scnornu. Mantis. sec. Curcul., p. 41.

Tête subeylindrique ; rostre un peu plus long et presque aussi large qu’elle à sa base, dilaté au bout, avec ses ptérygies saillantes en dehors, subarrondi aux angles et en dessus, aplani, déclive et faiblement échancré au bout; scrobes profondes, assez larges, arquées, évasées en arrière et atteignant presque le bord inférieur des yeux. — Antennes antérieures, longues, peu robustes ; scape grossissant graduellement et empiétant assez sux le prothorax; funicule à articles 1-2 allongés, subeylindriques, celui-ci sensiblement plus long, 3-7 obconiques, égaux; massue oblongo-ovale, fortement articulée. — Yeux grands, peu saillants, ovales et obliques. — Prothorax aussi long que large, rectiligne sur les côtés en arrière, rétréci dans son tiers antérieur, déprimé et occupé en dessus par une grande excavation triangulaire, tronqué à ses deux extrémités. — Ecusson petit, triangulaire. — Elytres graduellement élargies dans leurs deux tiers antérieurs, déprimées sur le disque en avant, arrondies sur les côtés, obliquement déclives et fortement rétrécies en arrière, à peine plus larges que le prothorax, tronquées et rebordées à leur base. — Pattes assez longues, surtout les antérieures, et peu robustes; cuisses en massue, pédonculées à leur base; jambes finement denticulées en dedans, les antérieures légèrement arquées au bout; corbeilles glabres; tarses médiocres, à articles 1-2 égaux, notablement plus étroits que 3, 4 médiocre. — Sutures de l’abdomen profondes ; ses trois segments intermédiaires convexes ; saillie intercoxale assez large, anguleuse en avant. — Corps ovale, finement et peu densément écailleux.

Genre établi sur un insecte inédit de Colombie, assez commun dans les collections, et que Schœnherr a nommé rufipes. Sa taille est moyenne, sa livrée d’un noir peu brillant, avec les pattes d’un rouge sanguin obscur, et il est revêtu d’une mince couche d’écailes d’un gris sale et assez caduques. Ses élytres ont quelques rangées de gros points superficiels, peu apparents, et ont chacune une côte médiane, obtuse, qui s’évanouit insensiblement sur leur déclivité postérieure (1).

(1) Il existe, dans les coliections, quelques espèces inédites de Colombie et du Mexique, une, notamment, connue sous le nom de Barynotus Sonvmeri, qui sout très-voisines du genre actuel, mais qui en diffèrent par leur rosire moins dilaté et concaye à son extrémité, leurs anténnes plus courtés ot dont le

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