I. Scape des antennes atteignant le prothorax
— déprimé, fortement arqué : Aptolemus.
—— subarrondi, faiblement arqué : Eustylus.
II. —— ne dépassant pas le bord postér. des yeux : Brachystylus.
APTOLEMUS.
Scnoenx. Curcul., VIL, 1, p. 1.
Tète munie d'un col épais; front plan, avec un fin sillon médian ; rostre horizontal, aussi long et presque aussi large que la tête, vobuste, parallèle, anguleux, brièvement sillonné de chaque côté à sa base, en dessus, concave en avant et légèrement échancré au bout ; scrobes profondes, visibles d’en haut en avant, rectilignes et atteignant les yeux. — Antennes terminales () ou antérieures (@), assez longues; scape très-robuste, déprimé, élargi au bout et arqué, empiétant un peu (7) sur le prothorax ou (9) l’atteignant à peine; funicule à articles obconiques : 1-2 allongés, celui-ci le plus long, 3-7 décroissant graduellement ; massue oblongo-ovale, articulée. —- Yeux gros, brièvement ovales et saillants. — Prothorax aussi long que large, cylindrique, bisinué à sa base, avec ses angles postérieurs aigus. — Ecusson en triangle rectiligne équilatéral. — Elytres oblongues, brièvement acuminées en arrière, notablement plus larges que le prothorax et isolément saillantes à leur base, avec les épaules obtuses. — Pattes longues, assez robustes ; cuisses graduellement en massue; jambes droites; tarses longs, spongieux en dessous, à articles 3 notablement plus large que 1-2, 4 assez long, ainsi que ses crochets. — Saillie intercoxale large, tronquée en avant. — Corps oblong, écailleux en dessous, très-finement pubescent en dessus, ailé.
Genre fondé sur un insecte (rufipes Schh.) du Brésil (4) ressemblant beaucoup au Phyllobius pyri pour la taille ot la forme générale. Sa livrée est d’un noir profond, un peu brillant, avec les pattes d’un jaune ferrugineux, et ses élytres sont régulièrement striées, Des écailles peu abondantes, d'un blanc argenté, revêtent le corps en dessous; en dessus il n’y en a aucune trace, du moins dans mes exemplaires. Outre les caractères mentionnés plus haut, le mâle se distingue de la femelle par sa forme plus svelte.
(1) Schœnherr à cherché à jeter quelques doutes sur Ja patrie de cet insecte, et le croyait plutôt des Indes orientales ; mais il est réellement du Brésil; mes exemplaires proviennent de la province de Minas Geraes.
EPP Te RL TT 0 . LS » a D 4 m0 à Mtnditiont + à "a
EUSTYLIDES. 207
EUSTYLUS.
Senoënu. Curcul., VI, 1, p. 40.
Tête rarement (sériatus) étranglée en arrière des yeux ; rostre un peu plus long et presque aussi large qu’elle, subhorizontal, robuste, suhparallèle, avec ses ptérygies fortement divariquées, anguleux, canaliculé ou non en dessus, profondément échancré au bout; scrobes visibles d’en haut, courtes, subrectilignes, très-profondes. — Antennes antérieures, longues, écailleuses; scape robuste, un peu déprimé, légèrement arqué et atteignant le prothorax ; funicule à articles obconiques : 2 pluslong que 1 et 3-7, ceux-ci subégaux ; massue forte, allongée, acuminée et articulée. — Yeux assez grands, médiocrement convexes, ovales et obliques. — Prothorax aussi long, parfois plus long que large, cylindrique, tronqué à ses deux extrémités. — Ecusson médiocre, carré où ovale. — Elytres oblongues, subparallèles, médioerement convexes, atténuées en arrière, un peu plus larges que le prothorax, et chacune isolément et légèrement saillantes à sa base, avec les épaules obtuses. — Pattes moyennes; cuisses en massue, les antérieures parfois (puber) munies d’une petite dent en dessous ; jambes de la mème paire un peu arquéos et brièvement mucronées au bout: tarses assez longs et assez larges, spongieux en dessous, à articles 4-2 notablement plus étroits que 3, 4 médiocre ; crochets assez robustes. — Saillie intercoxale médiocrement large, arrondie en avant. — Corps oblong, densément écailleux.
Ce genre comprend quelques espèces de Colombie, du Mexique et du Pérou, qui ont, au premier coup-d’œil, beaucoup de ressemblance avec les Cowesus du groupe des Cyphides, au point que Dejean (1) avait placé une d’elles (puber) parmi les PLATYOMUS, dont les Comrsus ne sont qu’un démembrement. Schœænherr en mentionne une seconde (striatus), et deux autres sont décrites (2), outre celles inédites qui existent dans les collections. La plupart sont d’un blanc jaunâtre ou d'un brun couleur de rouille, livrée fréquente chez les Compsus, et leur vestiture est absolument pareille à celle de ces derniers.
BRACHYSTYLUS. Scuognu. Cuwrcul., NII, 2, p. 433 (3).
Rostre horizontal, pas plus long et presque aussi large que la tôte, robuste, parallèle, anguleux, plan et finement sillonné en dessus;
(1) Cat. 6d. 3, p. 274.
(2) £. placidus, humilis, Ericbs. Archiv, 1847, I, p. 129; Pérou.
(3) Syn. Cuzorormanus, Say, Guroul. of N. Amer, p. 7, et Complet. Works, I, p. 266.
cadre buccal renflé sur ses bords; serobes latérales, très-courtes, rectilignes; leur bord inférieur brusquement arqué et se dirigeant en. dessous (1). — Antennes courtes, écailleuses ; scape robuste, conique, subdéprimé, atteignant à peine le bord postérieur des yeux; fupicule à articles cylindriques: 1-2 légèrement allongés, 3-7très-courts, égaux, serrés; massue ovale, acuminée, à peine articulée, — Yeux médio= cres, peu saillants, brièvement ovales, obliques. — Prothorax plus long que large, régulièrement cylindrique, tronqué en avant, faiblement bisinué à sa base. — Ecusson en triangle curviligne. — Elytres oblongues, médiocrement convexes, rétrécies et brièvement acuminées en arrière, notablement plus larges que le prothorax et légèrement sinuées à leur base, avec les épaules obtuses. — Pattes courtes, robustes; cuisses graduellement en massue ; jambes droites; tarses médiocres, assez larges, spongieux en dessous, à articles 1-2 beaucoup plus étroits que 3, 4 médiocre; crochets très-petits. — Saillie intercoxale relativement étroite, subarrondie en avant. — Corps oblong, densément écailleux.
Le genre ne comprend qu’une espèce: de l'Amérique du Nord, le Chilorophanus acutus de Say, insecte de la taille du Phyllobius pyri, mais de forme moins allongée. Il est d’un brun terreux, avec une assez large bande noire, traversant ses élytres immédiatement après leur milieu.
GROUPE IX, Phyllobiides,
Antennes longues et grèles chez presque tous ; leur massue rarement allongée. — Un écusson. — Elytres plus larges que le prothorax et anguleuses aux épaules. — Corbeilles des jambes postérieures ouvertes; crochets des tarses libres, plus rarement soudés. — 2° segment abdominal plus long que chacun des deux suivants, séparé du 4e par une suture arquée (PayLcorus excepté). —Saillie intercoxale étroite, presque toujours ogivale. — Métasternum plus où moins allongé. — Corps ailé.
Tout le reste des Phyllobiides de Schænherr rentre dans ce groupe, moins trois genres (CYPHICERUS, PLATYTRACHELUS, AMBLYRHINUS), Qui, ayant le prothorax pourvu de lobes oculaires, appartiennent à la Cohorte suivante. Il se compose des huit genres suivants, dont un seul (PayzLogius) existe en Europe. Tous ont une analogie plus ou moins prononcée avec les Pozyprosus de la Tribu précédente,
(1) IL en résulte que les antennes peuvent, au repos, se porter en bas, autant que chez n'importe quel Brachydéride. Ce caractère, réuni à la brièveté du scape des antennes, rend le genre ambigu et justifie Say d’avoir placé l’espèce qui le compose parmi les Cuzonopmants. Je crois néanmoins que Schœnherr a eu raison de le mettre dans ses Phyllobiides.
Re
PHYLLOBIDES, 209
I. Crochets des tarses soudés, Tête non prolongée en arrière des Yeux: Aphrastus. — prolongée —— Phyllobius.
II. Crochets des tarses libres. Ê a Rostre sensiblement plus étroit que la tète, entier au bout,
Antennes longues; leur scape droit, grossissant peu à peu : Hormotrophus.
Antennes courtes; =; arqué, — brusquement :
Rlynchuchus.
aa Rostre presque aussi large que la tête, échancré au bout. b Prothorax inerme latéralement, € Cuisses antérieures au moins dentées en dessous. Funicule antennaire à art, 2 beaucoup plus long que 1: Macrocorynus.
Funicule antennaire à art, 1-2 subégaux : Myllocerus, ce Cuisses inermes : Arhines.
6b Prothorax muni de deux fortes épines latérales : Drepanoderes.
APHRASTUS.
Souognn, Curcul., VIE, 1, p. 39 (1).
Tête non prolongée en arrière des yeux, courte ; rostre un peu plus long qu’elle, horizontal, robuste, parallèle, subanguleux, plan en dessus el parcouru par un sillon remontant sur le vertex, un peu concave et assez fortement échancré en triangle au bout; scrobes un peu visibles d’en haut, profondes, courtes, rectilignes. — Antennes antérieures, médiocres, assez robustes ; scape grossissant peu à peu, légèrement arqué, atteignant le bord antérieur du prothorax ; funicule à articles obconiques : 1-2allongés, celui-ci du double plus long que 1, 3-7 courts, décroissant et grossissant peu à peu ; massue ovale, articulée, — Yeux assez petits, arrondis, médiocrement convexes. — Prothorax allongé, cylindrique, un peu atténué et tonqué à ses deux extrémités. — Ecusson petit, arrondi. — Elytres oblongo-ovales, atténuées et déclives dans leur tiers postérieur, un peu plus larges que le prothorax et rectilignes à leur base, avec les épaules obtuses. — Pattes Couries ; cuisses graduellement en massue; jambes droiles; tarses assez longs, finement villeux en dessous, à articles 1-2 beaucoup plus Gtroits que 3, 4 médiocre, ainsi que ses crochets; ceux-ci soudés à leur base, — Saillie intercoxale assez étroite, ugivale, — Corps oblong, écailleux et brièvement hispide, ailé.
Genre étahli sur le Cureut. tœniatus de Say (2), petit insecte des
(1) Syn. Puviromus, Schœnh. loc. cit. Il, p. 460; olim, — Cuncuio Say. (2) Curcul. of North-Amer, p. 9; sans description.
Etats-Unis, d’un brun terreux, avec la suture des élytres et deux ou trois étroites bandes longitudinales sur chacun de ces organes, d’un blanc grisâtre. Chez la plupart des exemplaires, ces bandes se détachent faiblement sur la couleur du fond. Les élytres sont assez finement striées-ponetuées et les intervalles entre les stries présentent chacun une rangée de cils courts et couchés. Schænherr a retiré, avec raison, cet insecte des Payciogius, parmi lesquels il l'avait compris dans l’origine.
PHYLLOBIUS.
(Sanoenu.) German, /ns, Spec. nov., p. 447 (1).
Tête prolongée en arrière des yeux ; rostre au plus aussi long, souvent beaucoup plus court et toujours sensiblement plus étroit qu’elle, un peu élargi au bout, arrondi aux angles, plus ou moins échancré à son extrémité ; serohes de forme variable (2). — Antennes subterminales, de longueur et de grosseur variables ; scape grossissant peu à peu, atteignant au maximum le bord antérieur du prothorax; funicule à articles 1-2 allongés, égaux ou non, 3-7 obconiques ou subarrondis; massue ovale ou oblongo-avale, articulée. — Yeux au plus médiocres, subarrondis, plus ou moins saillants. — Prothorax transvers sal, subeylindrique chez la plupart, arrondi sur les côtés dans son milieu, tronqué en avant et à sa base. — Ecusson distinct. — Elytres de longueur variable, parallèle dans les deux tiers de leur longueur, plus larges que le prothorax et rectilignes ou échanerées en arc à leur base, avec les épaules obtuses. — Pattes assez longues; cuisses en Massue, pédoneulées à leur base, ineymes ou dentées en dessous ; jambes droites ; tarses assez longs, finement villeux en dessous, à articles 1-2 beaucoup plus étroits que 3, 4 long; crochets médiocres, soudés à leur base: — 2% segment abdominal plus court que les deux suivants réunis, séparé du 4° par une suture presque droite ; saillie intercoxale ogivale: — Corps de forme variable, écailleux ou finement pubescent, ailé.
Ces insectes, bien connus, reproduisent d’une manière frappante, dans la Tribu actuelle, les formes variées, le système de coloration,
(1) Syn. Neworcus, Steph, IN. of Brit. Entom. IV, p. 146; genre ayant pour type le P. oblongus. Cet insecte s'éloigne en effet assez des autres espèces par son rostre tronqué en avant et ses scrobes faites comme il est dit dans la note suivante ; néanmoins, ces modifications ne me paraissent pas assezimportautes pour autoriser à en faire un genre à part.
(2) Elles affectent trois formes principales entre lesquelles se trouvent des passages. Daus la majeure partie des espèces, elles sont presque en entier Vis sibles d'en haut, très-courtes, obliques et convergentes en arrière, ave0 les ptérygies assez saillautes en dchors. Chez d’autres, dont le pyri peut ètre cité comme le type, elles sont sublatérales, rectilignes, faiblement obliques et s'ars rêtent à une grande distance des yeux. Enfin, chez l’oblongus, elles sont com plètement latérales, peu profondes et atteignent les yeux.
PHYLLOBIIDES. 211
la sculpture, etc., des Porypnosus, de celle des Brachydérides. Mais si on les place immédiatement à la suite de ces derniers, il faut, pour être logique, disséminer les genres de la Tribu actuelle parmi ceux des Brachydérides, avec lesquels ils ont des rapports de même nature.
Sauf quelques espèces propres aux Indes orientales et une d’Abyssinie, le genre est exclusivement européen et asiatique (1).
HORMOTROPHUS.
Souoenn. Curcul., VII, 1, p, 43.
Rostre pas plus long et presque de moitié plus étroit que la tête, parallèle, avec ses ptérygies un peu divariquées, arrondi aux angles, plan en dessus, déclive et tronqué ou bout ; Scrobes sublatérales, médiocrement profondes, courtes et faiblement arquées. — Antennes submédianes, assez longues et peu robustes ; Scape un peu élargi et déprimé au bout ; atteignant à peine le prothorax ; funicule à articles obconiques , décroissant graduellement 3 le 4° plus gros que les autres ; massue oblongo-ovale, articulée. — Yeux médiocres, peu convexes, brièvement ovales, obliques. — Prothorax transversal, cylindrique, tronqué en avant et à sa base. — Ecusson en triangle ourviligne. — Elytres oblongues, subparallèles dans leurs deux tiers antérieurs, rétrécies et aiguës en arrière, plus larges que le prothorax et rectilignes à leur base, avec les épaules obtuses. — Pattes longues; cuisses en massue; jambes antérieures sinuées dans leur moitié terminale interne ; tarses assez longs, finement villeux en dessous, à articles 1-2 beaucoup plus étroits que 3, 4 médiocre, ainsi que ses Crochets ; ceux-ci libres. — 2° segment abdominal sensiblement plus grand que les deux suivants réunis, séparé du 49 par une suture ar-
(1) Aux soixante esp. mentionnées par Schœnherr (Gureul, VIE, 1, p. 13), àj. : Esp. européennes : P. pineti, ruficornis, scutellaris, dispar, L. Redtenb. Faun, Austr. ed. 2, p.711; Autriche. — varius, Brullé, Expéd. d. Morée; Entom. p. 218; Grèce, — wanthocnemus, Kiesenwet. Aun. d. 1. Soc. entom. 1851;p, 634; Pyrénées. — lateralis, Reiche et de Sauley ; ibid, 1857, p. 682; Grèce, — cupreoaureus, Süerlin, Wien. entom. Monatsebr, V, p. 222; Jonina, — Esp. asiatiques : P. mivtus, pallidipennis, cervinus, Hochhuth, Bull. Mosc. 1847, 1, p. 496; Russie mér. — omioides, Hochhuth, ibid. 1851, I, p. 50; Sibérie, — crassipes, Motsch. ibid. II, 1859, p. 495; Amour, — lugubris, maculosns, pacifious, Amour; crassus, Sibérie bor.; tuflatus, Altaï; Motsch. in Schrenck, Reis. im Amur-Land. 11, 2, p, 162. — Esp. du Cachemire : P. ju- Cundus, Kollar u, L. Redteub. in Hügels. Kaschmir, IV, 2, p. 540. — Esp. de Ceylan : P, mimicus, F. Walker, Ann. a. Mag. of nat. Hist. Ser. 3, I, D. 263, — Esp. africaine : P. hirtellus, Reiche in Galin. Voy. en Abyssin. P: 385; espèce douteuse, quant au genre, selon M. Reiche lui-même.
Pour une révision des espèces de l’Angleterre, voyez Walton, The entom, Magaz, V, p. 264.
quée dans son milieu; saillie intercoxale ogivale, — Corps médiocrement allongé, écailleux, ailé.
Les caractères essentiels de ce genre résident dans la forme de son rostre et la structure des antennes. Il ne comprend qu’une petite espèce (aureomixtus Schh.) de Haïty, à livrée brunâtre avec des reflets cuivreux et dorés. Elle ressemble beaucoup à un Payzro- Bus, mais se distingue aisément de ce genre par les crochets de ses tarses qui sont libres comme dans tous les genres qui suivent.
RHYNCHUCHUS.
Boum. Poy. d. L Frég. Eugénie; Entom. p. 125.
Tête très-plane sur le front ; rostre à peine aussi long et sensiblement plus étroit qu’elle, parfaitement parallèle, anguleux, plan en dessus et entier au bout; scrobes superficielles, brusquement élargies ; leur bord inférieur arqué et dirigé en bas. — Antennes submédianes, courtes ; scape dépassant un peu le bord postérieur des yeux, arqué, très-grèle à sa base, brusquement épaissi au bout, surtout chez le mâle ; funicule à articles obconiques : 4-2 un peu allongés, celui-là plus gros, 3-7 très-courts, serrés ; massue relativement trèsgrande, oblongo-ovale, acuminée, articulée. — Yeux assez grands, subarrondis, saillants. — Prothorax transversal, cylindrique, arrondi sur les côtés, brièvement rétréci en avant, tronqué antérieurement et à sa base. — Ecusson triangulaire. — Elytres oblongues, médiocrement convexes, rétrécies dans leur tiers postérieur, acuminées et légèrement déhiscentes en arrière, plus larges que le prothorax et isolément saillantes à leur base, avec les épaules calleuses. — Pattes médiocres; cuisses en massue; jambes droites; tarses médiocres, spongieux en dessous, à articles 3 notablement plus large que 1-2, 4 assez long; crochets libres. — 2° segment abdominal aussi long que les deux suivants réunis, séparé du 1% par une suture arquée ; saillie intercoxale médiocrement large, tronquée en avant. — Corps oblong, finement écailleux et hispide.
L’unique espèce (1) du genre est originaire du Pérou (île Puna), de la taille des PayrLomrus de troisième grandeur, et d’un noir brunâtre assez brillant que voilent à peine les écailles fines, peu abondantes et caduques dont elle est revètue. On la prendrait, au prenier aspect, pour uu Puyzrogius, mais elle s'éloigne fortement des espèces de co genre par ses antennes et les crochets de ses larses.
(1) R. acuminatus, Bohem. loc. cit. pl. 2, f. 3; avec des détails.
PHYLLOBIIDES, 213
MACROCORYNUS.
Scnognu. Curcul. Disp. meth., p. 179.
Rostre à peine plus long et aussi large que la tête, très-robuste, subparallèle, anguleux, un peu concave et longitudinalement sillonné en dessus, assez fortement échancré en arc au bout ; scrobes latérales, apicales et très-courtes. — Antennes terminales, mé diocres,assez robustes et écailleuses; scape grossissant peu à peu, légèrement arqué et empiétant assez fortement sur le prothorax ; funicule à articles 1-2 allongés, celui-là beaucoup plus court et plus gros, 3-7 trèscourts, Subturbinés, égaux ; massue oblongo-ovale, à peine articulée. — Yeux assez grands, médiocrement convexes, oblongs et longitudinaux.— Prothorax transversal, cylindrique, faiblement arrondi sur les côtés, tronqué en avant et à sa base, — Ecusson carré. — Elytres oblongues, médiocrement convexes, subparallèles dans les deux tiers de leur longueur, notablement plus larges que le prothorax et légèrement échancrées en arc à leur base, avec les épaules obtuses. — Pattes médiocres, assez robustes; cuisses en massue, atténuées à leur base, munies d’une petite dent en dessous ; jambes droites ; tarses médiocres, spongieux en dessous, à articles 4-2 beaucoup plus étroits que 3, 4 médiocre, ainsi que ses crochets ; ceux-ci libres. — 2° segment abdominal beaucoup plus grand que les deux suivants réunis, séparé du 1% par une suture arquée dans son milieu ; saillie intercoxale étroite, ogivale. — Corps oblong, finement écailleux et pubescent, ailé.
Le Cure. discoideus d'Olivier (1) est jusqu'ici l’unique espèce qui rentre dans ce genre. C’est une des plus grandes du groupe actuel, et, sous le rapport de la forme générale, elle ressemble un peu au Chlorophanus viridis, ainsi que l’a dit Schœænherr. Sa livrée, assez élégante, est d’un brun jaunâtre, avec le dessous du corps, la suture, une bande discoïdale et les bords latéraux des élytres, d’un bleu argenté pâle. Il habite le Bengale et les parties méridionales de la Chine. :
MYLLOCERUS.
Scuoenn. Curcul. Disp. meth., p. 178.
Rostre à peine aussi long que la tête, très-robuste, un peu élargi au bout, anguleux, plan et en général finement caréné en dessus, profondément et triangulairement échancré à son extrémité ; scrobes profondes et visibles d’en haut en avant, rapidement évasées et superlicielles en arrière. — Antennes antérieures, longues et plus ou moins grêles ; scape grossissant peu à peu, arqué, empictant assez fortement sur le prothorax; funicule à articles obconiques : 4-2 allongés, égaux
(1) Entom, V, 83, p. 418, pl. 26, £. 379; Schœuh. Cureul. LL, p. 433
ou non, 3-7 courts, subégaux; massue oblongo-ovale, articulée. — Yeux grands, oblongo-ovales, peu convexes, longitudinaux, tantôt latéraux, tantôt un peu rapprochés en dessus. — Prothorax transversal, cylindrique ou un peu renflé sur les côtés dans son milieu, plusou moios fortement bisinué, rarement tronqué à sa hase, coupé carrément en avant. — Ecusson petit, parfois presque nul. — Elytres subparallèles et peu convexes dans leurs deux tiers antérieurs, sensiblement plus larges que le prothorax et chacune plus ou moins saillante à sa base, avec leurs épaules obtuses.— Pattes médiocres; cuisses en massue ; toutes ou les quatre postérieures seulement dentées en dessous; jambes droites ; tarses assez longs, finement villeux en dessous, à articles 1-2 beaucoup plus étroits que 3, 4 médiocre, ainsi que ses crochets ; ceux-ci libres. — 2° segment abdominal sensiblement plus long qué les deux suivants réunis, séparé du 1® par une suture arquée dans son milieu ; saillie intercoxale ogivale. — Corps oblong, revêtu de fines écailles et souvent en même temps de poils très-courts, ailé. Genre assez nombreux (1) répandu depuis la Chine jusque dans la Russie méridionale etles régions intertropicales de l’Afrique, maisnulle part mieux représenté qu'au Bengale et dans les îles de la Sonde. Il tient lieu, dans la plupart de ces pays, des PayLLoBius qui y manquent. La livrée de ses espèces, assez variable, mais qui ne présente jamais un dessin proprement dit, est assez souvent ornée de couleurs métalliques.
ARHINES.
Scnoenx. Curcul., IT, p. 465.
Tête faiblement prolongée en arrière des yeux ; rostre formant un angle obtus avec elle, à peine aussi long et presque aussi large, assez robuste, parallèle, subanguleux, plan en dessus, triangulairement échancré au bout; scrobes latérales, apicales, très-courtes, superficielles et peu distinctes. — Antennes subterminales, assez longues, peu robustes; scape épaissi au bout, empiétant un peu sur le prothorax ; funicule à articles 1-2 allongés, celui-là le plus long, 3-7 courts, subobconiques; massue allongée, articulée. — Yenx gros, assez saillants, ovales et longitudinaux. — Prothorax transversal, subcylindrique, un peu arrondi dans son milieu sur les côtés. — Ecusson en triangle curviligne. — Elytres oblongues, parallèles, arrondies en arrière, très-légèrement sinuées à leur base, avec les épaules obtuses. — Pattes médiocres ; cuisses en massue, pédouculées à leur base ; jambes droites ; tarses assez longs, finement villeux en dessous, à articles 1-2 grèles, obconi-
(1) Aux 21 esp. décrites par Schœnherr (Curcul. VIL, 1, p. 3), aj. : M: brevicollis, Bohem. Yoy. d. l'Eugénie; {ns. p. 124 ; Chine. — subcostutus, Kolenati, Buli. Mose. 1858, ne 3, p. 86, pl. 2, { 13; Caucase, — damusrenus, L. Miller, Wien. entom. Monatsebr. V, p. 208; Syrie. — spurcatus, retrahens, posticus, F. Walker, Ann, a. Mag. of nat. Hist. Ser. 3, IL, p. 263; Ceylan.
PHYLLOBIIDES. 245
ques, celui-là le plus long, 3 large, suborbiculaire, 4 long; crochets assez longs et libres. — 2° segment abdominal plus court que les deux suivants réunis, séparé du 1% par une suture anguleuse dans son milieu ; saillie intercoxale subogivale. — Corps oblong, pubescent. Je ne connais que les deux espèces (1) des Indes orientales, décrites par Schœnherr. Ce sont des insectes noirs ou brunâtres, revétus d’une assez épaisse pubescence lanugineuse, grise et redressée.
DREPANODERES.
Wareng. Trans. of the entom. Soc., Sex. 2, IX, p. 186 (2).
Rostre à peine plus long et presque aussi large que la tête, médiocrement robuste, parallèle, anguleux, très-plan et parcouru par un sillon prolongé sur le vertex, triangulairement échancré au bout ; serobes latérales, assez profondes, rectilignes et n’atteignant pas les yeux. — Antennes terminales, longues, peu robustes; scape grossissant peu à peu, légèrement arqué, empiétant assez fortement sur le prothorax ; funicule à articles 1-2 obconiques, allongés, celui-ci du double plus long que celui-là, 3-7 brièvement obconiques, subégaux; massue oblongo-ovale, articulée, — Yeux grands, médiocrement convexes, ovales, obliques. — Prothorax court, un peu déprimé en dessus, légèrement bisinué à sa base, tronqué en avant, armé de chaque côté d’une grande épine triangulaire, arquée et très-aiguë au bout. — Ecusson médiocre, triangulaire. — Elytres assez courtes, pou convexes, subparallèles, arrondies en arrière, sensiblement plus larges que le prothorax et chacune légèrement saillante à sa base, avec les épaules obtuses. — Pattes longues et grèles ; cuisses en massue au bout, pédonculées à leur base ; jambes antérieures faiblement bisinuées au côté interne ; tarses longs, finement villeux en dessous, à arlicles 1-2 grèles, 3 large, 4 médiocre, ainsi que ses crochets; ceux-ci libres. — 2° segment abdominal notablement plus long que les deux suivants réunis, séparé du 4° par une suture arquée ; saillie intercoxale étroite, ogivale. — Corps oblong, finement pubescent.
La singulière armature du prothorax caractérise éminemment ce genre. Il se compose de deux espèces du nord du Bengale dont la livrée est très-différente ; l’une (viridifasciatus Waterh.) élant noire et élégamment variée de vert doré, couleur qui forme un grand nombre de bandes transversales interrompues et irrégulières sur ses élytres, l’autre (fuscus Waterb.) d’un brun clair uniforme. C’est sur la première que M. de Motschoulsky a créé de nouveau le genre sous le nom de Porrenpera (3).
(1) 4. languidus, du Bengale, Schœnh. loc. cit. p. 466; posthumus, de Java; ibid. VAL, 1, p. 47.
(2) Syn. Porcenpena, Motseh. Etud. entom. Ann. VII, p. 86. (8) I a figuré l’espèce sous celui de P. variegata, loc. cit. f. 19.
… sf + Au tuE
Er:
216 CURCGULIONIDES,
Note.
Les genres suivants, qui me sont restés inconnus, appartiennent très-probablement à la Tribu actuelle, sans que je puisse faire mieux que soupçonner dans lesquels des groupes qui précèdent ils doivent rentrer.
STYLISCUS.
Scnoenu. Curcul., VII, 1, p. 45.
Rostre subfléchi, un peu plus court et presque de moitié plus étroit que la tête, droit, arrondi aux angles, convexe et caréné en dessus, presque tronqué au bout; serobes supérieures, oblongues, droites et profondes, — Antennes médianes, assez longues, peu r0bustes ; scape grôle à sa base, en massue au bout, légèrement arqué, atteignant le prothorax ; funicule à articles 4 court, obconique, 2 un peu allongé, les suivants subobconiques. — Yeux arrondis, très-saillants. — Prothorax presque aussi long que large, un peu arrondi sur les côtés, tronqué à ses deux extrémités. — Ecusson petit, arrondi. — Elytres allongées, sublinéaires, rapidement rétrécies et isolément mucronées à leur extrémité, pas plus larges que le prothorax et légèrement échancrées à leur base. — Pattes longues, assez robustes; cuisses en massue ; jambes droites, faiblement dilatées en dedans, un peu arquées à leur extrémité ; tarses assez longs, grêles, non spongieux en dessous, à articles 1-2 subtriangulaires, 3 très-court, pas plus large qu'eux, 4 allongé ; ses crochets aigus, divariqués. — Corps oblong, ailé, écailleux.
Schœnherr a placé ce genre dans sa division des Phyllobiides. Si les corbeilles des jambes postérieures sont ouvertes, il doit rentrer trèsprobablement dans le groupe auquel j’ai conservé ce nom. Son principal caractère réside dans la structure exceptionnelle des tarses. Il ne coraprend qu'une espèce du Cap, le Cure. armatus de Thunberg.
Les trois genres suivants font partie des Cyclomides de Schænherr.
CLADEYTERUS.
Scnoënx, Curcul., VII, 1, p.157,
Tête transversalement convexe; rostre un peu plus court et un peu plus étroit que la tête, séparé du front par un sillon arqué, assez épais, presque plan en dessus et largement échancré au bout; ses scrobes oblongues, faiblement arquées, profondes en avant, superfcielles en arrière. — Antennes assez longues et assez grêles ; scape presque droit, en massue au bout, atteignaut le bord antérieur du prothorax; funicule à articles 1-4 obconiques, décroissant graduellement, 5-7 courts, suhturbinés; massue oblongo-ovale, acuminée, — Yeux arrondis, médiocrement convexes. — Prothorax fortement
= ee
GENRES INCERTÆ SEDIS. 247
transversal, très-arrondi sur les côtés, un peu rétréci antérieurement, obliquement tronqué à sa base et en avant. — Ecusson nul. — Elytres ovales, convexes, surtout en arrière, rétrécies et subacuminées à leur extrémité, un peu plus larges que le prothorax et légèrement échancrées à leur base. — Pattes médiocres, robustes ; cuisses en massue ; jambes droites, élargies à leur extrémité ; tarses spongieux en dessous. — Corps subovale, convexe, écailleux, aptère.
Genre appartenant peut-être au groupe des Oosomides. Il ne comprend qu’une espèce (/epidopterus) de Natal que Schænherr dit avoir presque le facies de l’Otiorhynchus ligustici d'Europe, mais qui est de moitié plus petite.
PHAYLOMERINTHUS, Scnoenu. Curcul., VIL, T, p. 190.
Tête courte, épaisse; rostre un peu plus court et plus étroit qu'elle, séparé du front par un fin sillon arqué, épais, parallèle, presque plan et finement canaliculé en dessus, à peine échancré au bout; serobes petites, arrondies, — Antennes submédianes, médiocres assez robustes ; scape grèle à sa base, en massue au bout, s'étendant sur les yeux ; funicule de six articles : 1 épais, brièvement obconique, 2-6 courts, subturbinés; massue petite, oblongo-ovale, acuminée, articulée. — Yeux petits, arrondis, non saillants. — Prothorax fortement transversal, arrondi sur les côtés, rétréci en -avant, transversalement impressionné près de son bord antérieur, tronqué à sa base. — Ecusson nul. — Elytres ovales, convexes, déclives et subacuminées en arrière, à peine plus larges que le prothorax et légèrement échancrées à leur base. — Pattes médiocres, robustes; cuisses médiocrement en massue ; jambes droites; tarses courts, à articles 3 élargi, Spongieux en dessous, 4 court. — Corps ovale, convexe, écailleux.
Suivant Schœnherr, ce genre a une forte ressemblance avec les TracayPaLœus, et il est possible dès lors qu’il doive rentrer dans le même groupe que ces derniers. L’unique espèce (cinereus) qui le compose est de Natal et de moitié plus petite que le Trachyphlœus Spinimanus d'Europe auquel elle ressemble.
Les deux genres suivants de M. de Motschoulsky ne sont pas caractérisés, dans le sens propre du mot. L'auteur se borne à décrire avec quelque étendue l'espèce qu'il prend pour type, en omettant des caractères essentiels, notamment la forme des scrobes rostrales. J’extrais de ces descriptions ceux qu’on peut regarder comme génériques. Il est probable que de ces deux genres, qui sont des Indes Orientales, le Premier appartient au groupe des Phyllobiides quant au second, je ne sais qu’en penser.
PTOCHIDIUS.
DE Morse, E/ud. entom., Ann. VIL, p. 87.
Tête courte, plane sur le front; rostre large, fortement bilobé et profondément échancré au bout. — Antennes longues; scape déprimé, dilaté à son extrémité; funicule à articles 4 court, 2 plus long. — Prothorax tronqué en arrière, subarrondi sur les côtés. — Elytres en ovale allongé, un peu plus larges que le prothorax à leur base, avec les épaules distinctes. — Cuisses dentées dans leur milieu; jambes droites. — Corps allongé, ailé.
Ces insectes sont de petite taille et leurs élytres sont parsemées de petits poils blanchâtres en forme d'épine. Les espèces décrites sont au nombre de sept (1).
EPICALUS.
De Morsca. Etud. entom., Anu. VIE, p. 90.
Tête triangulaire ; rostre court, subdilaté en ayant; mundibules saillantes. — Antennes de la longueur de la moitié du corps; leur scape extrêmement long. — Prothorax de la largeur de la tête, allongé, cylindrique, bisinué à sa base. — Ecusson très-petit, subquadrangulaire. — Elytres presque du double plus larges que la base du prothorax, en ovale allongé, à peine dilatées en arrière, suhatténuées à leur extrémité ; leurs épaules droites, obliquement trouquées. —
Cuisses antérieures unidentées ; jambes intermédiaires fortement ar-
quées.
M. de Motschoulsky ajoute que ce nouveau genre a la forme des Porxprosus et des CaLærius, mais que ses antennes plus fortes, plus longues, et son rostre plus court le rapprochent également des Ep somus, près desquels il doit être placé. Il no comprend qu’une petite espèce (virgatus) qu’il dit ressembler, pour la forme et la taille, à la Sitones tibialis.
+ METACINOPS.
Knaarz, Berlin. entom. Zeilschr., VX, p. 117.
Tète (y compris le rostre) du double plus longue et beaucoup plus étroite que le prothorax; rostre un peu plus long que la tête et preïque plus large qu’elle à son extrémité; ses scrobes courtes, larges, évasées en arrière. — Antennes longues, insérées un peu avant l0 milieu du rostre ; scape dépassant fortement les yeux en arrière, mais atteignant à peine le prothorax; funicule à articles obconiques : les
({) P. lineatus, longicornis, cylindricollis, impar, impressicollis, nigro= sparsus, carinulatus, Motsch. loc. cit. Le premier est du pays des Birmans, la patrie des autres n’est pas indiquée,
GENRES INCERTÆ SEDIS. 219
deux premiers allongés, les trois derniers formant une massue ovale, allongée.— Yeux peu saillants, distants du prothorax.— Celui-ci assez petit, presque de moîtié plus court que sa largeur médiane, tronqué à ses deux extrémités, rétréci en avant, arrondi sur les côtés. — Pattes subégales; cuisses en massue, les antérieures à peine, les postérieures finement dentées en dessous; jambes simples; crochets des tarses petits, soudés à leur base. — Corps densément écailleux.
Genre remarquable par l’allongement de la tête et fondé sur une petite espèce (1) en entier revêtue d’écailles dorées, découverte en Grèce par M. Krüper. M. Kraatz le place à la suite des MerazLITES (2); mais, d’après la forme des serobes rostrales, je ne puis, dans la classification que j'ai adoptée, le mettre ailleurs que dans la Tribu actuelle où il doit probablement être classé dans le voisinage des PHYLLOBIUS.
COHORTE Il.
CURCULIONIDES ADÉLOGNATHES OXYOPHTHALMES.
Prothorax muni de lobes oculaires. — Yeux en général grands, déprimés, acuminés inférieurement et transversaux.
Ces deux caractères, les seuls généraux qu'on puisse assigner à l'ensemble des espèces qui composent cette Cohorte, ne sont pas également prononcés chez toutes. Les lobes ceulaires sont encore faibles dans un certain nombre de genres, et il en existe mème deux (EREM- Nus, PozyrELEs) dans lesquels ils ont complètement disparu, du moins chez quelques espèces. Mais à part ces deux exceptions, partout ailleurs ils sont parfaitement distinets. De leur côté, les yeux ne prennent la forme et Ja position indiquées plus haut qu'à mesure que les lobes en question se développent, mais dans aucun cas ils ne sont arrondis et saillants, ainsi que cela a lieu si fréquemment dans la Coborte précédente. Lorsque les lobes prothoraciques sont faibles, ils restent à découvert, comme dans celle-ci; dans le cas contraire, ils sont plus où moins recouverts par eux, mème quand :a tête n’est pas contractée.
Pour le surplus, l’organisation de ces insectes ne présente rien de particulier. Les corbeilles de leurs jambes postérieures sont tantôt taverneuses, tantôt ouvertes, et les crochets de leurs tarses libres ou soudés à leur base; mais il est rare que leur prothorax soit pourvu nt deux genres seulement (Eryus, ÉLYTROCALLUS) en possèdent,
(1) M. rhinomacer, Kraatz, loc. cit, p. 148, pl. 2, f. 1; avec des détails,
Ô M. Schaum a adepté cette opinion dans son Cat, d. Col. d'Europ. ed. 2, p. 87.
Les éléments de cette Cohorte avaient été disséminés par Schœnherr dans sept des divisions qu’il a établies parmi les Gonatocères. Les modifications que présentent les scrobes rostrales et les antennes, exigent qu’ils soient répartis dans trois tribus.
I. Antennes coudées; leur massue de structure normale. Serobes rostrales non dirigées inférieurement. EREMNIDES, —— dirigées LEPTOPSIDES.
IL. Antennes imparfaitement coudées ; le {er article de leur massue seul développé, les autres très-courts et spongieux, BRACHYGÉRIDES,