Hanches postérieures globuleuses
a Funicule antennaire de 7 articles.
Son dernier art. libre; point d'éeusson : Plinthus. —— contigu à la inassue; un écusson : Oncorhinus. aa Funivule antennaire de 8 articles : Anchonus, II. Hanches postérieures ovalaires, transversales : Steremnius,
PLINTHUS.
German, Jns. Spec.nov., p. 327 (1).
Rostre notablement plus long que la tête et un peu plus étroit qu’elle à sa base, médiocrement robuste, légèrement arqué, parallèle, anguleux, plus ou moins convexe et caréné en dessus; scrobes com plètes, ou peu s’en faut, en avant, linéaires, rectilignes. — Antennes antérieures, médiocres, peu robustes; scape grossissant peu à peu; funicule à articles 4-2 allongés, obconiques, subégaux, 3-7 courts, turbinés ou moniliformes ; massue ovale, articulée. —Yeux oblongs, peu convexes. — Prothorax au moins aussi long que large, peu convexe et caréné sur la ligne médiane, plus ou moins arrondi sur les côtés, rétréci et tronqué en ayant, arrondi en arc à sa base ; ses lobes vou» laires très-faibles, — Ecusson nul. — Elytres allongées, oblongooyales, planes sur le disque, parfois calleuses au sommet de leurdéclixité postérieure, à peine plus large#que le prothorax et échancrées en arc à leur base, avec les épaules saillantes en avant. — Pattes médio» cres (2); cuisses en massue, toujours dentées en dessous; jambes presque droites, médiocrement mucronées au bout; leurs lames mus cronales faibles; tarses courts, étroits, à 42 article allongé; crochets médiocres. — Saillie intercoxale large, tronquée ou anguleuse en avant. — Corps allongé, pubescent et écailleux, rarement revêtu d'un enduit.
Abstraction faite des Mereus, les Pcinraus forment un genre dvèsr homogène. Ce sont des insectes de taille en général un peu au-dessus de la moyenne, dont la livrée consiste ordinairement en quelques ta» ches d’un blanc douteux ou jaunâtre sur un fond d’un noir sale où ferrugineux. Quelques-uns, comme l’espèce commune ( caliginosus) d'Europe, sont revêtus d’un enauit analogue à celui des ANCHONUS; les autres sont à la fois pubescents et un peu écailleux. Presque tous
(1) Syn. Mereus (Megerl.), Dej. Cat. éd. 1, p. 88.
(2) Les hanches antérieures sont assez fortement séparées chez le P. HoRUE: lus ; parmi toutes les espèces que j'ai à ma disposition, c’est la seule où je trouve ce caractère,
PLINTHIDES. 361
ontle prothorax criblé de gros points enfoncés et présentent, sur chaque élytre, de deux à trois côtes peu saillantes et plus ou moins granuleuses.
A part une espèce (carinatus Schh.) qui habite l'Amérique du Nord, le genre est propre à l’Europe, aux parties occidentales de l'Asie, au nord de l’Afrique et à l’île de Madère (1).
ONCORHINUS.
Scnognu. Curcul. Li, p. 593 (2).
Tète sphérique; rostre du double plus long qu’elle, séparé du front par un profond sillon circulaire, assez robuste, arqué, subeylindrique, brusquement dilaté et déclive à son extrémité, rugueux et pluricaréné en dessus; scrobes (3) profondes, visibles d’en haut en avant, obliques et subconniventes en arrière. — Antennes antérieures, médiocres, robustes; scape grossissant peu à peu; funicule à articles 1-2 un peu allongés, obconiques, 3-7 transversaux , serrés, graduellement plus larges, 7 contigu à la massue; celle-ci forte, oblongoovale, tomenteuse, articulée. — Yeux grands, fortement granulés,
(1) Schœænherr (Cureul. VI, 2, p. 331) n’en a connu que six espèces (tigratus Rossi, granulatus Schh., Schalieri Germ., porculus F., caliginosus F., carinatus Schh.); les découvertes récentes ont doubié ce nombre. Aj. : P. mucronatus, Rosenh. Beitr. z. Insektenfaun. Europ. p. 41; Tyrol. — Parthenius, À. Costa, Ricerch, entom. sopr. i mont. Parthen. p, 26; Naples. — nivalis, Pyrénées; Chevrolatii, France centrale (Saumur) ; Jacquel -Duv. Gener. 4. Col d'Eur.Cureul. p. 27 et 74. — musicus, velutinus, Wollust. Ann. and Mag. of Nat. Hist, Ser, 3, VI, p. 18; Madère. La première de ces deux espèces doit son nom à la faculté qu’elle possède, comme la pluport des Longicornes, de produire un son aigu en faisant mouvoir son prothorax sur le pédoncule du mésothorax. C’est, que je sache, le seul exemple de ce genre qui existe dans la Famille.
Depnis quelques années, il s’est répandu dans les collections un bel insecte de Ceylan, découvert par M. Nietner, et qui ressemble à un Prinrnus de trèsgrande taille dont les téguments seraient sculptés comme ceux de certains ANcuonus. Mais à tous les caractères essentiels des premiers, il réunit des anlennes dont le 7e article du funicule est annexé à la massue et tubuleux à sa base, ainsi que des tarses linéaires, à 3e article entier et simplement excavé en dés, Il doit former un genre nouveau immédiatement à la suite de ceui-ci.
(2) M. Blanchard (in Gay, Hist. d. Chile; Zool, V, p. 389) a créé sous le nom d'ONconunus un genre qui n’a rien de commun avec celui-ci. L'espèce unique du Chili qui le constitue, est un Apostasiméride du groupe des Baridiides.
(3) Schœnherr les indique à tort comme commençant vers le milieu du rostre; elles s’avancent très-près des mandibules et au moins jusqu'aux quatre Cinquièmes du rostre, selon les espèces, et peut-être selon les sexes. Sa formule du genre contient plusieurs autres erreurs; il décrit les yeux comme étant OVales, les tarses comme obsolètement spongieux en dessous, et i} ne parle pas de l'excavation du prosternum, bien qu’elle soit très-apparente.
allongés, transversaux et contigus en dessous. — Prothorax transversal, plan en dessus, presque carré, bisinué à sa base, brièvement et fortement rétréci en avant, avec son bord antérieur sinué, assez profondément excavé en dessous, muni de lobes oculaires saillants et anguleux. — Ecusson distinct, subarrondi. — Elytres planes sur le disque, médiocrement allongées, parallèles, subcalleuses avant leur déclivité postérieure qui est subverticale, sensiblement plus larges que le prothorax et trisinuées à leur base, avec les épaules calleuses, — Pattes courtes, robustes; hanches antérieures légèrement séparées : cuisses en massue, fortement dentées en dessous; jambes droites, bisinuées au côté interne, onguiculées en griffes à l’angle externe ; tarses courts, assez étroits, villeux en dessous ; leur 4£ article robuste; crochets médivcres; saillie intercoxale extrêmement large, tronquée en avant. — Mésosternum au moins aussi large que long, déclive. — Corps dur, inégal, partiellement hispide.
Genre extrêmement tranché, placé, comme les deux suivants, par Schænherr dans ses Erirhinides, mais qui appartient, sans aueun doute, au groupe actuel. 11 me paraît être intermédiaire entre les Puinruus et les AncHonus, mais bien distinet des uns et des autres par ses yeux contigus en dessous, la structure de ses antennes et la largeur de son mésosternum.
Ses espèces sont de taille médiocre, d’un noir mat, criblées de fossites arrondies, superficielles, disposées sur les élytres en rangées assez régulières, que séparent des intervalles étroits et costiformes. Parfois (20dulosus), ces organes sont striés, avec les intervalles tuberculeux. Le prothorax est caréné sur la ligne médiane, comme celui des Puivraus. Des soies épaisses, aplaties et rigides, forment la seule vestiture des téguments, et sont assez abondantes sur les pattes. Cet ensemble de caractères donne à ces insectes la plus grande ressemblance avec certains Ancaonus. Ils habitent les mêmes pays que la plupart de ces derniers, les trois espèces connues (1) étant originaires des parties boréales de l'Amérique du Sud.
ANCHONUS.
Senoenu. Curcul. Disp. meth., p. 257 (2).
Tête globuleuse, lisse sur le vertex ; rostre allongé, plus ou moins, mais en général peu robuste, cylindrique, un peu déprimé et élargi au bout, arqué; ses scrobes commençant entre son tiers antérieur et son extrémité, profondes, obliques et atteignant sa base en dessous.— Antennes assez longues, peu robustes ; scape en massue au bout;
(1) À. scabricollis, cribrithoraz, nodulosus, Schœnh. Gureul. VI, 2, p- 338; tous trois sont répandus dans le nord du Brésil, à Cayenne et en Colombie.
(2) Syn. Lernosomus, Guérin-Ménev. Icon. ; Ins. texte, p. 168.
PLINTHIDES. 363
funicule de 8 articles (4) : 1 un peu allongé, obconique, 2 du double plus long, 3-7 ovales, subarrondis ou noueux, 8 en cône renversé, plus long et plus épais, tantôt très-distinct de la massue, tantôt contigu avec elle ; celle-ci ovale , tomenteuse et subcompacte. — Yeux assez petits, oblongs, très-déprimés, transversaux. — Prothorax en général plus long que large, de forme très-variable, tronqué à sa base, brusquement rétréci et tronqué en avant, profondément échancré sur son bord antéro-inférieur, — Ecusson nul. — Elytres oblongues ou oblongo-ovales, subverticalement déclives en arrière, de forme variable, à peine plus larges que le prothorax, et plus ou moins échancrées à leur base; celle-ci parfois rebordée (morbillosus) ou dentée (setipes). — Pattes assez longues ; hanches antérieures contiguës ou séparées (2); cuisses en général médiocrement en massue ; jambes antérieures un peu arquées, toutes souvent bisinuées au côté interne, obliquement arrondies à leur angle externe, et médiocrement ongui- | culées au bout; leurs lames mucronales faibles; tarses courts, villosospongieux en dessous, à articles 1-2 trigones, assez étroits, 3 plus larges, ses lobes tantôt distincts, tantôt soudés ensemble (3), 4 médiocre, ainsi que ses crochets. — 2° segment abdominal notablement plus long que 3-4 réunis, séparé du 1*° par une suture arquée et tès-distincte ; saillie intercoxale très-large, tronquée ou arrondie en avant, — Corps oblong ou ovale, dur, inégal, glabre ou non.
Tel que l’a composé Schænherr, ce genre comprend des formes hès-différentes, et devra être divisé en plusieurs. Déjà M. Guérin- Méneville a proposé d'en séparer, sous le nom de LEPRosomus, quelques espèces (4) qui ont les deux premiers articles du funicule an-
(1) Cette particularité, excessivement rare dans la Famille, n’a pas échappé à Schænherr, qni en a fait ressortir l'importance. Parmi les nombreuses espèces que j'ai sons les yeux, je n’en trouve aucune où le 8e article puisse être regardé comme étant partie intégrante de la massue; mais il n’est pas rare qu'il lui soit contigu, Dans ce cas, il est ordinairement tomenteux comme elle; Quand il est libre, il est glabre comme les articles qui le précèdent.
(2) Elles sont séparées, au moins dans la moitié des espèces, et en général peu ; il est rare qu’elles le soient assez largement, comme chez le celsus, par exemple. C’est un rapport de plus que ces insectes ont avec les PLiraus qui, ainsi que je l'ai dit plus haut, varient aussi sous ce rapport. C’est donc à tort que Schœnherr leur attribue à tuus des hanches antérieures contiguës.
(3) IL est assez rare (par ex. nodifer) que ces lobes soient divergents ou (cor= nulus) séparés par une très-étroile fissure. Dans la très-grande majorité des éspèces, le 3e article est parfaitement entier et excavé au-dessus, dans toute sa 0Egueur, pour recevoir le 4, qui remonte jusqu’à sa base. Schœnherr ne dit Ten de ces modifications,
(4) L. aries (cornutus? Scbh.), cornutus, lancifer, Guérin-Ménev. loc. cit. ; tous de Colombie, — JL. deplanatus, complanatus, margaritatus, Guériu-Mé- Dev. Verhandi, d. Zool.-Bot, Ver. in Wien. V, p. 594; bords de l’'Amuzone, —
CS
364 CURGULIONIDES.
tennaire un peu plus longs que de coutume, et dont la plupart des mäles ont le prothorax armé, sur son bord antérieur, d’une corne dis rigée en avant. Mais les articles en question conservant leurs propors tions relatives ordinaires, et cette corne n'étant qu’une particularité sexuelle, ce genre ne me paraît pas suffisamment fondé. C'est sur le rostre, selon qu'il est continu avec le front, ou séparé de lui par un sillon circulaire (1), les hanches antérieures et le 3° article des tarses, que devra être baséo la future classification de ces insectes.
La plupart d'entre eux sont de taille assez grande ou moyenne, les plus petits descendent presque, sous ce rapport, au niveau des Dicno» TRACHELUS et des TracHopes; plusieurs ressemblent de très-près aux espèces de ces deux genres. Rien de plus varié que la sculpture et la vestiture de leurs téguments, qui sont souvent recouverts d'un enduit terreux.
Le genre est exclusivement américain (2) et plus particulièrement propre aux Antilles, à la Colombie, à la Guyane et au Mexique; mais il prolonge son habitat jusqu'au Chili. Schœnherr en décrit 26 espèces; il y en a encore au moins autant d’inédites dans les col lections (3).
STEREMNIUS.
Senoëxu. Curcul. IN, p. 242.
Rostre peu robuste, presque du double plus long que la tête, subcylindrique, un peu déprimé au bout; ses scrobes complètes en avant, rectiligues et atteignant presque les yeux. — Antennes antérieures, médiocres, grêles ; scape épaissi en massue au bout; leur funicule à articles 1-2 allongés, celui-là le plus long, 3-6 courts, subobconiques, 7 un peu plus long, libre; massue ovale, à 1% article assez grand. — Yeux médiocres, oblongo-ovales, transversaux. — Prothorax aussi long que large, déprimé, rugueux et caréné en dessus, fortement et
Le celsus de Schœnherr et quelques espèces voisines viennent ici, Ces insectes; variant sous les trois points de vue indiqués dans le texte, ue peuvent pas res= ter associés ensemble.
(1) Cest de ce caractère que Schœnherr (Cureul. VIX, 2, p. 388) s’est servi pour diviser le genre en deux sections. Les espèces qui ont le rostre continu avec le front (cornutus, columbiacus, morbillosus, etc.) sont moins nombreuses que celles (celsus, porcatus, ete.) chez lesquelles ik est muni d’un sillon Lransr versal à sa base.
(2) Lewariolosus, que Schœnherr (loc. cit. p. 404) indique comme habitant à la fois le Sénégal intérieur el la Colombie, serait, àcet égard, la seule OXCep= tion connue ; mais je doute beaucoup de ce double habitat. Les exemplaires que jui vus de cet insecte venaient tous de la Colombie.
(3) Aux espèces nouvelles citées plus haut, aj. : À. carinatus, Guérin-Ménev. loc, cil.; Colombie, — cribricollis, Coquer. Ann, d, 1. Soc. entom: 1849; p. 448, pl. 14, n° IV, f. 1; Martinique,
dééiéé
GYCLOTÉRIDES: 365
régulièrement arrondi sur les côtés, légèrement arrondi à sa base, tronqué en avant, avec ses lobes oculaires à peine distincts. — Ecusson petit, en triangle rectiligne aigu. — Elytres oblongues, planes en dessus, verticalement déclives et comprimées en arrière, un peu plus larges que le prothorax et échancrées en arc à leur base. — Pattes longues; hanches postérieures tranversalement ovalairess cuisses fortement en massue , subpédonculées à leur base, assez fortement dentées en: dessous; jambes comprimées, légèrement arquées, munies d’une saillie obtuse à leur base interne, obliquement arrondies et fortement: mucronées au bout, avec leurs lames mucronales assez développées; tarses médiocres, assez étroits, à 4° article médiocre, ainsi que ses crochets; ceux-ci très-grèles, — 2° segment abdominal séparé du 4° par une suture effacée dans son milieu. — Corps oblong,, très-inégal en dessus, partiellement pubescent.
La seule espèce connue (tuberosus Schh.) ressemble complètement, tant sous le rapport de la forme générale que sous celui de la sculpture des téguments, à un Ancaonus de grande tailie. C'est ce qui m'a engagé, en même temps que ses deux premiers segments abdominaux en partie soudés ensemble, à la comprendre dans le groupe actuel, auquel elle est étrangère par la forme de ses hanches postérieures.
Cet insecte, très-rare dans les collections, est originaire de l’Australie. Il est d’un noir brunâtre passant av ferrugineux en dessus. Son prothorax et ses élytres sont très-âpres et couverts de tubérosités irrégulières, médiocrement saillantes et granuleuses. Les poils, d’un roux clair, qui le rovêtent partiellement, sont courts; ciliformes, couchés et inégalement distribués par places.
Groupe III. Cyclotérides.
Fuvicule antennaire.de six ou sept articles. — Elytres:très-courtess — Hanches postérieures subglobuleuses ou très-brièvement ovalaires ; jambes faiblement mucronées à leur extrémité chez la plupart, sans lames mucronales. — Les deux premiers segments abdominaux soudés ou non ensemble.
Ces caractères sont très-voisins de ceux des Plinthides, mais le faces de ces insectes est très-différent, par suite de la brièveté de leurs élytres, et rend convenable d’en former un groupe à part. Schœnherr avait placé un de leurs genres (Apexius), qui est européen, dans ses Molytides, et les deux autres, qui sont africains, parmi ses Erirhinides, à côté des ANCHONUS.
1. Mésosternum de largeur médiocre; crochets des tarses libres. Funicule antennaire de Grart.; le ter de la massue allongé : Cycloteres. — 7 — — court : Ademiust Il: Mésosternum en carréttransversal; crochets dès tarses soudés : Dlassonyæ.