TE LI
PROMÉCOPIDES. 389
EUDIAGOGUS.
ScnoeNn. Curcul., VI, 1, p. 307.
Rostre à peine aussi long que la tôle, très-épais, un peu atténué en avant, avec ses ptérygies renflées en dehors, anguleux, un peu concave et longitudinalement sillonné en dessus, médiocrement échancré en triangle au bout; swrobes profondes, fortement arquées, s’arrêtant sous les yeux. — Antennes médiocres, assez robustes; scape grossissant peu à peu, empiétant légèrement sur les yeux; funicule à articles 1-2 faiblement allongés , 3-7 décroissant graduellement ; massue oblongo-ovale, articulée. — Yeux médiocres, déprimés, transversaux, atténués inférieurement. — Prothorax au moins aussi long que large, assez convexe, rectiligne et obtusément tranchant sur les côtés dans presque toute son étendue, arrondi en arc à sa base; ses lobes oculaires très-saillants et anguleux. — Ecusson assez petit, en triangle curviligne. — Elytres oblongues, subparallèles, assez convexes, un peu plus larges que le prothorax et échancrées en arc à leur base, ayec les épaules coupées obliquement. — Pattes courtes, robustes ; cuisses en massuc; jambes antérieures à peine arquées; corbeilles ouvertes ; tarses assez larges, spongieux en dessous, leur 4° article médiocre ; crochets libres. — 2° segment abdominal au moins aussi long que les deux suivants réunis, séparé du 4% par une suture anguleuse ; saïllie intercoxale large, subogivale, — Métasternum court. —Mésosternum incliné en arrière. — Corps oblong, en entier ou partellement écailleux, eilé.
Ces insectes sont, avec les Promecors qui suivent, les seuls de la iibu qui aient les corbeilles des jambes postérieures ouvertes. On n'en connaît que quatre espèces (1) du Brésil et de l'Amérique du Notd, un peu plus grandes que la plupart de celles des genres précédents, et ornées de couleurs variables chez chacune d’entre elles. Toutes trois ont les élytres régulièrement ponctuées en stries.
PROMECOPS.
Scnoevx. Curcul. Disp. meth., p. 135.
Sthœænherr a composé ce genre de deux éléments très-distinets. En elèt, parmi les espèces qu’il y a comprises, les unes ont les crochets
Connais pas l'Eud. varians du Chili, décrit par M. Blanchard (in Gay, Hist. de
* Chile; Zoo!. V, p. 324, Col. pl. 23, f. 8), mais, d’après la figure qu'il en donne,
ie doute qu'il appartienne au genre.
(1) &, Fosenschældi, des Etats-Unis du Sud et du Mexique; episcopalis, Pulcliér, du Brésil; Schœnh, loc. cit. p. 309, — Aj. : #. pallidevittatus, Lucas in Casteln, Voy. d, PAmér. d. Sud; Entom. p, 198; Brésil,
des tarses libres et le mésosternum incliné en arrière (1), tandis que chez les autres, les crochets en question sont soudés et le mésosternum comprimé et tuberculeux en avant. C’est à ces dernières que jo nom de Promrcops me parait devoir rester, et dans ces limites, leur formule générique peut s'établir ainsi :
Rostre incliné, à peine aussi long que la tête, épais, subparallèle, avec ses ptérygies un pou renflées en dehors, subanguleux , impressionné latéralement en avant de chaque œil, sillonné en dessus et falblement échancré au bout; serobes profondes, brusquement arquées et s’arrêtant au bord inférieur des yeux. — Antennes médiocres; scape grossissant peu à peu, atteignant le bord antérieur des yeux; funicule à articles obconiques : 1-2 légèrement allongés, 3-7 courts, subégauxs massue ovale, articulée. — Yeux allongés, atténués inférieurement, déprimés, — Prothorax en général aussi long que large, cylindrique où un peu atténué en avant, tès-faiblement bisinué à sa base, médios crement échancré sur 8on bord antéro: inférieur; ses lobes oculaires assez saillants, obtusément anguleux. — Ecusson petit, de forme vas riable, souvent carré, — Elytres oblongo-ovales où ovales, convexés, sensiblement plus larges que le prothorax et plus où moins trisinuées à leur basé, aveo les épaules subcalleuses. — Pattes courtes et assez robustes; cuisses en mässue; jambes droites; corbeilles ouvertes; tarses assez larges chez la plupart; crochets libres. — 2° segment ab= dominal aussi long que les deux suivants réunis, séparé du 1°° par une suture arquée ; saillie intercoxale subogivale.— Métasternum court. Mésosternum comprimé, lamelliforme, tuberculeux en avant. — Corps oblongo-ovale ou ovale, écailleux, ailé.
Ces insectes sont de petite taille et leur livrée n'offre rien dé emarquable, Ils sont assez nombreux èt répandus dans l’Amériqué du Sud, aux Antilles et dans les parties méridionales de l’Amérique du Nord (2).
Note.
I1 me paraît assez probable que le genre suivant appartient à la tribu actuelle. La principale objection qu’on puisse faire à cette opis nion, est l’absence d’échancrure à l'extrémité du rostre; peut-être est elle fort petite, ou Schænherr l’a-t-il passée, par mégarde, sous silence. Il avait placé le genre dans sa division des Pachyrhynchides.
{1) Par ex. P. setiger, cinctus et probablement beaucoup d’autres encoro; mais je n'ai à ma disposition qu’une faible partie de celles qu'il a décrites:
(2) Surles 27 espèces que décrit Schœnherr (Cureul. VI, 1, p. 319), je n'en , connais qu'une seule (limbatus) qui rentre dans le genre; mais j'en ai Sous les yeux plusieurs autres que je crois inédites et qui doivent également ef faire partie. — J'ignore ce qui én est de la seule éspète nouvelle décrite : P. phaleretus, Luces in Casteln. Voy. d. l’Amér. d. Sud; Entom. p. 158; Brésil.
GONIPTÉRIDES, 391
ARACANTHUS.
(Say) Scoenu. Curcul., V, 1, p. 821 (1).
Rostre à peine plus long que la tète, extrèmement épais, parallèle, presque plan et canaliculé en dessus; scrobes linéaires, arquées, aboutissant au bord inférieur des yeux. — Antennes médianes, médiocres, peu robustes; scape atteignant les yeux, en massue au bout; funicule à articles 4 un peu allongé, obconique, 2-7 de même forme, très-courts, égaux; massue ovale, à peine articulée. — Yeux grands, arrondis (?), déprimés, — Prathorax un peu plus long que large, arrondi sur les côtés, à peine rétréci antérieurement, tronqué à sa base, avec ses angles aigus, un peu saillant et arrondi en avant, très-fortement lobé au niveau des yeux, largement et profondément échancré en dessous. — Ecusson nul. — Elytres oblongo-ovales, atténuées en arrière, un peu plus larges que le prothorax et tronquées à leur base, avec les épaules rectangulaires. — Pattes médiocres, robustes; cuisses médiocrement en massue; jambes droites, un péu épaissies au bout; tarses spongieux en dessous ; leurs crochets courts et grêles. — Corps écailleux.
L'espèce unique (pallidus Say) des Etats-Unis, brièvement décrite par Say et Schœnherr, est très-petite, d'un jaune testacé, revêtue d'écailles vertes sur la tête et le rostre, et variée de brun et de jaune ocracé Sur le prothorax et les élytres, dont le fond de la couleur est blanc. Cette livrée a une analogie évidente avec celle de la plupart des espèces de la tribu.