‹ Histoire naturelle des insectes (volume 2)Chapitre 7 sur 121 · COHORTE I · texte numérisé non relu

COHORTE I

CURCULIONIDES ADÉLOGNATHES CYCLOPHTHALMES.

Prothorax sans lobes oculaires, très-rarement échancré sur son bord antéro-inférieur. — Yeux découverts, le plus souvent petits ou médiocres, arrondis ou brièvement ovales.

Gette cohorte comprenant près de 180 genres, il est impossible qu'i n'y ait pas çà et là quelques exceptions aux caractères qui précèdent, mais elles sont relativement très-peu nombreuses,

Aïnsi dans deux genres seulement (Rarvoscapna, Euprozus), un léger vestige des lobes oculaires se montre sous la forme de festons larges et peu saillants, Dans deux autres, une petite saillie anguleuse (PnoreNomus) ou une dent allongée et grêle (Derropus) en tient lieu. Mais dans ces deux derniers cas, outre que ces saïllies n’ont pas la

(1) Ce pédoncule, quand il existe, est toujours très-large et presque toujours extrêmement court; il n°y a que quelques Craropus et les EryrRopon chez lesqueis il acquiert une assez grande longueur. Il en résulte, ainsi que je l'ai dit dans les généralités qui précèdent, que les mâchoires sont découvertes, Ce sont, avec les Aomus, les seules exceptions réelles qui existent dans les genres très-nombreux qui composent la légion actuelle.

forme des véritables lobes oculaires, elles sont accompagnées de vibrisses. Il est un peu plus fréquent (par ex. PROICTES, APOTOMODERES, Dermarones, LAcHNOPUS) que le prosternum soit échancré en avant.

Quant aux yeux, le nom de Cyclophthalmes, qui implique qu'ils sont exactement arrondis, ne doit pas être pris trop à la lettre. Si ces organes affectent en effet celte forme chez une foule d'espèces, iln'est pas rare non plus qu'ils soient ovales ei parfois même en triangle curviligne. Dans le premier de ces deux cas, le grand axe de l’ovale est oblique ou parallèle à l'axe de la tête ; il est très-rare (par ex. quelques PACHNÆUS et Rmnoscapma) qu'il soit perpendiculaire à ce dernier, en d’autres termes que les yeux soient transversaux.

Cette cohorte est beaucoup plus riche en espèces que la suivante, car elle comprend la majeure partie des Brachydérides, Phyllobiides, Cyclomides et Otiorhynchides de Schœænherr, plus quelques genres quil avait dispersés dans ses autres divisions des Brachyrhynques. Je trouve qu’elle ne se décompose qu’en trois tribus d’après la structure des antennes et la forme des serobes vostrales.

IL. Antennes droites ou faiblement arquées ; le {er article de leur massue seul bien développé, les autres très-courts, spongieux et souvent confondus. MicROCÉRIDES.

JL. Antennes coudées ; leur massue de structure normale. Scrobes rostrales linéaires, dirigées inférieurement. BRACHYDÉRIDES.

— variables, jamais à la fois régulières et dirigées en dessous. OTIoRHYNCHIDES.

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