‹ Histoire naturelle des insectes (volume 2)Chapitre 90 sur 121 · PHALANGE II · texte numérisé non relu

PHALANGE II

Pygidium plus ou moins découvert, ou, à défaut, les crochets des tarses appendiculés, fendus ou dentés; ces deux caractères existant souvent à la fois.

Le pygidium ne suffirait pas à lui seul pour caractériser l’ensemble des'espèces qui composent cette phalange. IL n’est pas rare qu'il soit entièrement caché ou très-faiblement découvert. Il peut également arriver dans la même espèce qu'il soit visible chez certains individus et non chez les autres; mais comme, dans la grande majorité des cas, les crochets des tarses affectent l’une des formes indiquées dans la courte formule qui précède, ces deux caractères se suppléent l’un l’autre, de sorte qu’il n’y a presque jamais de difficulté sérieuse à reconnaître si une espèce appartient ou non à ce groupe. Il ne contient que deux genres (DionyrayNCHus, RHINOMACER) qui, ayant à la fois le pygidium caché et les crochets en question simples, font une exception à cette règle. Leurs rapports intimes avec les AuLeres et les Nemonyx ne permettent. pas de les éloigner de ces derniers, qui ont ces crochets appendiculés.

La phalange comprend une partie des Orthocères de Schœænherr etce que la précédente n’a pas absorhé de ses Erirhinides. Elle est, au point de vue des habitudes, plus homogène que cette dernière. Toutes ses espèces paraissent être épiphytes, et, à défaut de l'observation directe,

(1) Stettin. entom. Zeit. 1854, p. 269, note.

(2) Schænherr, abstraction faite du crotalariæ, en décrit 6 espèces : P. Germari, Herbstit, Caffrerie; lunguidus, Sierra-Leone; loc. cit. p. 367; pullus, Guinée; asphaltinus, fallar, Calfrerie; ibid, VIIL, 2, p. 368. — Aj.: Ap: angusticoile, longicolle (asphaltinus Schh.), conicicolle, natalense, Gerstæck. Stettin. entom, Zeit, 1854; p. 269; Calfrerie,

APIONIDES, 537

l’analogie autorise à supposer qu'il en est ainsi, Toutes celles également dont les métamorphoses ont été observées, vivent, sous leur première forme, aux dépens des feuilles, des fleurs ou des fruits. Aussi, ces insectes peuvent-ils être regardés comme plus ou moins nuisibles,

Comme la précédente, la phalange se divise en deux sections, mais qui sont ici basées sur la forme des segments intermédiaires de l’abdomen, caractère dont la découverte est, comme je l’ai dit prérédemment, due à M. G, Thomson.

I. Les segments en question non anguleux à leurs extrémités. A. ll. —— anguleux —— B.

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