‹ Histoire naturelle des insectes (volume 2)Chapitre 98 sur 121 · L. Reprens. in HuceL’s Kaschmir, IV, 2, p · texte numérisé non relu

L. Reprens. in HuceL’s Kaschmir, IV, 2, p

Menton cordiforme, profondément échancré en demi-cercle. — Mandibules saillantes, en carré allongé et irrégulier, échancrées au bout, obtusément dentées sur leur bord externe (2). — Tète à peine aussi longue que large, convexe en arrière; rostre presque aussi long

(1) Syn. Ruinowacer Oliv., Panz.

(2) Cette forme des maadibules n’a pas d'importance réelle; elle se retrouve chez la plupart des Aucetes. Voyez, par exemple, la figure grossie que Jacquelin-Duval (Gener, d. Col. d'Eur.; Curcul. pl. 8, f, 14 a) a donnée de celles de VA. maculipennis. L

Coléoptéres. Tome VI. 36

que le corps, filifonne, perpendiculaire, bi-épineux au bout; ses SCr0+ bes allongées, linéaires. — Antennes médianes, droites, assez grèles, de 41 articles : 4 de moitié plus court que 2, les trois derniers formant une massue allongée, perfoliée, acuminée au bout. — Yeux arrondis, saillants. — Prothorax convexe, un peu plus long que large, élargi et arrondi sur les côtés en arrière, rétréci en avant. — Ecusson petit, arrondi et bilobé. — Elytres du double plus longues que larges, cylindriques ; leur épaules rectangulaires. — Pattes assez longues; cuisses faiblement en massue, inermes, ainsi que les jambes, à leur extrémité; crochets des tarses bifides.

L'espèce typique (1) est de la taille des RaynCarTEs de seconde grandeur, et, sous le rapport de sa livrée, ressemble au Balaninus nucum et espèces voisines. Elle habite le Cachemire.

TRIBU XXXVIIT.

ECTEMNORHINIDES.

Sous-menton muni d’un pédoncule court et très-grêle; mâchoires robustes. — Mandibules courtes, simples au bout. — Rostre court, robuste, subanguleux; ses scrobes subterminales, profondes, fovéiformes. — Antennes longues, leur scape dépassant fortement les yeux en arrière ; funicule de 7 articles. — Yeux ovales, longitudinaux. — Prothorax sans lobes oculaires ni échancrure sur son bord antéro-inférieur. — Un éeusson. — Elytres laissant le pygidium découvert. — Hanches intermédiaires subcontiguës; jambes inermes au bout, leurs corbeilles petites, terminales, ouvertes ; crochets des tarses simples. — Saillie intercoxale large, ogivale. — Métasternum extrêmement court; ses épisternums très-étroits.—Epimères mésothoraciques petites. — Corps oblong, ailé.

M.Waterhouse a créé, sous le nom d'ECTEMNORHINUS, un genre qui, au premier coup-d’œil, n'offre rien de particulier et paraît appartenir aux Phyllobides de Schœnherr; aussi est-ce parmi ces derniers que l’a placé ce savant entomologiste. Mais, en l’examinant de près, On voit qu'à l’organisation des Phyllobiides il réunit des mâchoires découvertes et relativement robustes, un pygidium complètement libre et un métathorax d’une extrême brièveté. Dès lors, dans la méthode que je suis, il ne peut y avoir de doute sur la place à lui assigner; c’est un genre de Curculionides phanérognathes appartenant à la Phalange actuelle, par suite de son pygidium découvert, et y représentant les Phyllobiides. ;

(1) D. nebulosus, L, Redtenb. loc. cit. pl. 26, f. 1, avec beaucoup de détails.

MÉSOPTILIDES. 563

ECTEMNORHINUS.

Warenu. Trans. of the entom. Soc. Ser. 2, II, p. 184,

Mäle :. Tête notablement allongée en arrière des yeux; rostre à peine aussi long qu’elle, épais, subparallèle, arrondi aux angles à sa base, terminé en avant par une plaque lisso, déclive, anguleuse sur les côtés, limitée en arrière par les scrobes, tronqué au bout. — Antennes peu robustes ; scape épaissi au bout, empiétant un peu sur le prothorax ; funicule à articles 1-2 allongés, obconiques, subégaux, 3-7 subturbinés, graduellement plus courts; massue oblongo-ovale, articulée. — Yeux assez grands, peu convexes. — Prothorax imparfaitement contigu aux élytres, plus long que large, atténué en avant et en arrière, arrondi sur les côtés dans son milieu, tronqué à ses deux extrémités. — Ecusson en triangle curviligne. — Elytres peu convexes, oblongues, graduellement élargies et isolément arrondies en arrière, un peu plus larges que le prothorax et rectilignes à leur base, avec les épaules obtuses. — Pattes longues, peu robustes ; cuisses presque graduellement en massue ; jambes droites ; tarses assez longs, spongieux en dessous, à articles 1-2 beaucoup plus étroits que 3, 4 assez long, ainsi que ses crochets. — Les quatre segments intermédiaires de l'abdomen subégaux, séparés du 1° par une suture légèrement arquée. — Corps oblong, finement pubescent.

Femelle : Tête peu prolongée en arrière des yeux. — Prothorax pas plus long que large, régulièrement cylindrique. — Elytres oblongoovales. — Corps plus court.

Le très-rare insecte (viridis Waterh.) qui, à lui seul, constitue le genre, est originaire de la Terre de Kerguelen, dans l'Océan austral. Le mâle et la femelle ressemblent assez au Phyllobius pyri d'Europe; tous deux sont d’un brun rougeätre en dessous, d’un vert plus ou moins pâle en dessus. La pubescence et la sculpture de leurs téguments sont complètement pareils à ceux des PayLLopius en général.

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