MORON
Pascor, Trans. of the entom. Soc. Ser. 2, IV, p. 249.
Mâle? : Mandibules courtes, très-épaisses. — Tète beaucoup plus étroite que le prothorax, assez fortement concave et sillonnée entre ses tubercules antennifères; ceux-ci subcontigus à leur base, courts; front un peu plus haut que large; joues allongées, — Antennes grèles, pubescentes, non ciliées en dessous, un peu plus courtes que le corps, à articles 4 médiocre, en cône renversé, tronqué oblique-" ment à sa base en dessous, 3 du double au moins plus long que lui, de 1/3 plus grand que 4, 3-11 décroissant rapidement. — Yeux finement granulés. — Prothorax transversal, subdéprimé et sillonné sur le disque, brièvement rétréci en avant, un peu arrondi et muni de chaque côté d’un petit tubercule antérieur. — Ecusson transversal, échancré en arrière. — Elytres peu allongées, régulièrement convexes, peu à peu rétrécies et arrondies en arrière, avec la suture dentiforme, débordant fortement le prothorax, munies chacune à leur base d’un fort tubercule, — Pattes assez longues, égales; cuisses robustes, sublinéaires, les postérieures égales aux trois 4er segments de l'abdomen; jambes intermédiaires munies d’une dent interne submédiane. — 5° segment abdominal très-court, largement échancré. — Métasternum très-court. — Saillies mésosternale et prosternale tronquées sur leurs faces opposées, — Corps oblongo-elliptique, médiocrement pubescent.
Ce genre présente le seul exemple qui existe parmi les Niphonides de jambes intermédiaires dentées au côté interne, caractère, du reste, peut-être propre au mâle seul.
Son unique espèce (2) est de taille médiocre, d’un noir mat profond,, revèêtue d’une fine pubescence grisâtre en dessous, d’un rouge ocracé pâle sur les élytres, avec une tache arrondie, post-médiane, d'un blanc jaunâtre sur chacune de ces dernières; ces organes sont un peu âpres à leur base et densément ponctués; le prothorax est fovéolé et paraît étre comme réticulé. Cet insecte habite Borneo.
(1) Z. plumula, Pascoe, loc. cit, pl. 9, £. 3. (2) M. distigma, Pascoe, loc. cit. pl. 26, f. 2.
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ZÆERA.
Pascor, Longic. Malayan. p. 147.
Femelle : Mandibules médiocres, robustes. — Tête faiblement concave entre ses tubercules antennifères, ceux-ci déprimés ; front transversal; joues médiocres, obliquement excavées sous les yeux. — Antennes médiocrement robustes, revêtues d’une sorte d’enduit, non ciliées en dessous, de là longueur des 3/4 du corps, à articles 1-3-4 égaux, celui-là cylindrique, 5-11 décroissant très-rapidement. — Yeux subfinement granulés. — Prothorax transversal, subeylindrique, traversé par deux sillons peu marqués, l’un antérieur, l’autre basilaire, muni de chaque côté d’un petit tubercule antérieur. — Ecusson transversal, largement arrondi en arrière. — Elytres médiocrement allongées, assez convexes, avec leur base déclive sur une médiocre étendue (1), parallèles dans leurs 3/4 antérieurs, rétrécies, déclives et arrondies en arrière, débordant assez fortement le prothorax en avant. — Pattes courtes; cuisses robustes, sublinéaires, les postérieures à peine égales aux trois 1® segments de l’abdomen.— Le 5e de celui-ci assez long, en triangle curviligne. — Métasternum très-court. — Mésosternum et saillie prosternale tronqués sur leurs faces opposées. — Corps peu allongé, finement pubescent.
L'égalité entre le scape des antennes et leurs articles 3-4, caractère très-rare, est un des principaux de ce genre, en supposant qu’il existe chez le mäle que je n'ai pas vu. La déclivité de la base de ses Elytres est également une particularité insolite qui peut aider à la faire reconnaitre.
Il ne comprend qu'une espèce (2) de taille médiocre, d'un gris verdâtre uniforme et ornée, sur chaque élytre, de deux bandés obliques d’un blanc crétacé, l’une médiane, l'autre placée plus en arrière ; celle-ci est très-étroite; les élytres sont couvertes de petites aspérités, surtout à leur base; le prothorax en présente également, mais qui sont moins serrées. È
COBRIA.
Pascos, Longic. Malayan. p. 147.
Femelle : Mandibules courtes, minces. — Tôte assez fortemeul concave entre ses tubercules antennifères, ceux-ci médiocres; front transversal; joues allongées. — Antennes peu robustes, pubescentes, à peine cilites en dessous, de la longueur des 3/4 du corps, à arti-
(1) Cette déclivité, dont M. Pascoe ne parle pas, est limitée en arrière par une ligne obtuse parfaitement rectiligne,
(2) Z. cretata, Pascoe, lov, cit, pl. 8, f. 5; Batchian.
cles 4 médiocre, cylindrique, brièvement aminci à sa base, 3 beaucoup plus grand que lui et un peu plus que 4, 5-11 plus courts, décroissant peu à peu. — Yeux finement granulés, petits. — Prothorax transversal, cylindrique, muni de chaque côté d’un petit tubercule antérieur. — Le surplus comme chez les ZxerA, avec les élytres sans déclivité à leur base.
La seule espèce (1) décrite par M. Pascoe est petite et de l'aspect le plus insignifiant. Ses téguments sont d’un noir brongé mat et à peine voilé par la très-fine pubescence grisâtre qui la couvre et qui forme quelques mouchetures peu apparentes sur les élytres; ces dernières sont densément pointillées. Elle est originaire de la Nouvelle-
Guinée.
APROPHATA.
Pascog, The Journ. of Entom. 1, p. 341 (2).
Mâles : Mandibules assez longues, robustes. — Tète imparfaitement rétractile, arrondie sur le vertex, très-largement aplanie entre ses tubercules antennifères, ceux-ci presque nuls; front transversal, finement caréné dans son milieu; joues assez allongées. — Antennes grèles, presque glabres, non ou à peine ciliées en dessous, de 1/4 à 1/3 de leur longueur plus grandes que le corps, à articles 1 en cône renversé, un peu plus court que 3, celui-ci et 4-41 décroissant peu à peu. — Yeux finement granulés, leurs lobes inférieurs fortement transversaux. — Prothorax transversal ou non, cylindrique, un peu comprimé latéralement, finement rebordé à sa base, muni de chaque côté d’un petit tubercule antérieur souvent obsolète. — Ecusson transversal, arrondi en arrière. — Elytres plus ou moins courtes, ovalaires, convexes, arrondies en arrière, pas beaucoup plus larges que le prothorax et tronquées en avant; leurs épaules rectangulaires. — Pattes longues, surtout les antérieures; cuisses fusiformes, les postérieures au moins de la longueur des élytres; tarses larges, les antérieurs dilatés. — 5° segment de l’abdomen transversal, largement arrondi en arrière (3). — Métasternum extrêmement court. — Mésosternum et saillie prosternale médiocrement larges, tronqués sur leurs faces opposées. — Corps court, massif, finement ou partiellement pubessent.
Femelles : Antennes un peu plus courtes que les élytres ou n’at-
(1) C. albisparsa, Pascoe. loc. cit. p. 148, pl. 8, f. 1.
(2) Syn. Agryna Nowm., Westw.
(3) Chez la nofha mâle, et peut-être chez d’autres espèces, son premier segment est muni en arrière d’une épaisse frange de cils d’un jaune ferrugi= neux brillant. M. Pascoe (loc. cit. p. 342) la regarde comme un caractère spécifique, mais elle n’existe qu’en vestige chez la femelle, et dès lors ne constitue qu’un caractère sexuel,
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teignant que leur sommet. — Pattes plus courtes, égales; tarses assez larges, les antérieurs non dilatés. — 5e segment abdominal plus long, sillonné ou impressionné sur la ligne médiane.
Très-beau genre, propre aux îles Philippines, et tout-à-fait remarquable par la livrée de ses espèces (1). Sauf un petit nombre (par ex. fausta, notha) chez qui elle est d’un bleu foncé virescent ou noirâtre, . elle brille des couleurs métalliques les plus éclatantes, avec des lignes et des taches blanches formant un dessin élégant, le tout rappelant de près ce qui existe chez beaucoup de Pacayrayncaus (Curculionides) du même pays. -
Des trois seuls auteurs qui aient fait mention de ces insectes, deux, MM. Newman et Westwood, les ont placés dans le genre ABryNa avec lequel ils n’ont de commun que la forme de la tête et la structure des saillies mésosternale et prosternale. Pour tout le reste ils en sont très-différents, surtout par l'extrême brièveté de leur métasternum qui ressemble tout-à-fait à celui des Dorcadionides. Ils doivent
‘être considérés comme rattachant intimement les Lamiides vraies à ces derniers (2).
Ces beaux insectes sont très-rares dans les collections et peu connus
des entomologistes.
Note.
En outre des ApropmarA, il existe aux îles Philippines quelques autres Lamiides qui ont la même livrée que ces insectes et appartiennent aussi, sans aucun doute, au groupe actuel. On à établi sue elles les deux genres suivants qui me sont restés inconnus en nature. ;
(1) Abryn. fausta, notha, Newm. The Entomol. p. 289; Westw. Trans. of the entom. Soc, Ser. 3, 1, pl. 25, £. 4 et 2. — 4. eœimia, Newm. ibid. p. 298; Westw. The Cabin. of or. Entom. p. 60, pl. 29, f. 5; Trans. of the entom, Soc. loc. cit, pl. 24, f. 1, et 25, f. 1. — À. Semperi, Westw. ibid. p. 630, pl. 24, f. 3. 2
Dans le même travail M. Westwood décrit deux autres espèces. L'une d’elles (Abryn. Newmanni, p.631, pl. 25, f. 5) me paraît être, par sa forme aïlongée et sa livrée, étrangère aux Apryna et au genre actuel. L'autre (Lamia ocellifera, p. 364, pl. 24, £. 5) a ja livrée de celui-ci et semble devoir constituer un genre nouveau,
(2) Cette analogie, déjà signalée par M. Pascoe (Longic. Malayan p. 83), est telle que lorsque les tubercules prothoraciques manquent chez ces insectes, il est impossible de découvrir, en dehors de leur livrée et de leur acies, rien qui les distingue des Dorcadionides. La brièveté de leur métasternum et la, forme de leur tête leur donnent également des rapports réels avec les Compsosoma de l'Amérique. Toutefois, ce caractère perd de sa valeur par sa présence dans les deux genres précédents, où il est presque aussi prononcé qu'ici. Tous les passages existent à cet égard.
DOLIOPS.
Waters. Proceed. of the entom. Soc. 1841, p. 27 (1).
Tête verticale, assez petite et plus étroite que le prothorax. — Antennes très-grêles, un peu rapprochées à leur base, un peu plus courtes que les élytres, à articles 4 plus court que 3, celui-ci égal à 4-6 réunis, dilaté à son extrémité, 4 plus grand que les suivants, ceux-ci décroissant graduellement. — Yeux très-profondément échancrés. — Prothorax aussi long que large, subglobuleux, traversé par un sillon en avant, distinctement resserré et cylindrique à sa base, avec deux sillons transversaux. — Elytres courtes, très-convexes, subovalaires, légèrement arrondies à leur extrémité, débordant fortement le prothorax en avant; leurs épaules un peu saillantes. — Pattes longues et robustes; cuisses fusiformes; tarses larges.
Les autres caractères sont passés sous silence. D'après cette formule, le genre doit être voisin des AProPxarA et en différer principalement par la structure du prothorax. M. Waterhouse en décrit deux espèces (2) d'un vert métallique brillant avec des taches et des bandes blanches sur le prothorax et les élytres.
ACRONIA.
Wesrw. Trans. of the entom. Soc. Ser. 3, I, p. 632.
Tête presque aussi large que le prothorax; front carré, presque plan. — Antennes très-robustes, fortement écartées à leur base, à peine plus longues que le prothorax, à articles 1 brièvement en massue, 3 long, noueux au bout, 4 environ de moitié plus court, 5-11 très-courts. — Prothorax inerme, convexe, lisse, resserré par deux impressions transversales, l’une antérieure, l'autre basilaire; ses angles postérieurs un peu saillants et reçus dans des impressions intrahumérales des élytres. — Celles-ci courtes, subcylindriques, subgibbeuses à leur base, convexes en arrière de leur milieu, paraissant à la loupe légèrement tronquées à leur extrémité. — Pattes courtes.
Les antennes, d’après cette formule, sont semblables à celles des Cenopocus et des Nicomra; aussi est-il probable que c’est à côté des premiers que ce genre doit être placé, malgré la livrée de son unique espèce (3) qui rivalise avec celle des plus belles Apropmara. Cet insecte est, en effet, d’un noir bleuâtre très-brillant, avec les élytres d’un vert doré éclatant; elles sont, ainsi que le prothorax, ornées de nombreuses taches blanches teintées de jaune.
(1) Et Trans, ibid, IV, p. 42.
(2) D. curculionoides, Waterh. loc. cit.; geometrica, Trans. loc. cit. p. 44. (3) À. perelegans, Westw. loc, cit, p. 633, pl. 24, f. 4, avec des détails.
NIPHONIDES. D51
Yeux échancrés, en général très-profondément; leur échanérure circulaire ; leurs lobes inférieurs très-souvent plus hauts que larges ou subéquilatéraux. — Tète le plus souvent concave entre ses tubercules antennifères. — Saillies sternales rarement tronquées sur leurs faces opposées.
J. Corps jamais hérissé de longs poils fins.
À Saillies sternales tronquées sur leurs faces opposées; prothorax muni de tubercules latéraux antérieurs.
Elytres tronquées au bout; leurs angles extern. denliformes : Zschioplites.
— arrondies en arrière : Micracantha.
— subtronquées et inermes en arrière : Afyporis. B Saillies sternales arquées sur leurs faces opposées; la mésosternale seule parfois (Dysrasia) tronquée en avant, a Dernier article des palpes normal.
b Hanches antérieures séparées.
€. Prothorax muni de tubercules latéraux antérieurs. d 2e segment abdominal sans dépressions lomenteuses. e Anteunes à art, 3 un peu plus court que 4: Menillus.
ee — — plus long — [ Tubercules antennifères non dentiformes à leur sommet interne, g Epaules des élytres peu saillantes, arrondies, inermes : Ê Symphiletes.
fm. .— — saillantes, munies d’un ou deux tubercules.
Elytres granuleuses à leur base : Superdopsis. — tuberculées dans leur moîtié antérieure : Plafyomopsis. put {[ Tubercules antennifères épiueux à leur sommet interne : Anaches (1). * > dd 2 segment abdominal munj de 2 dépressions tomenteuses : Penthea.
cc Prothorax inerme latéralement (2).
h 2e segment abdominal muni de 2 dépressions tomenteuses. Scape des antennes en massue pyriforme : Daxala. — — en cône renversé : Desisa (3).
hh 2° segment abdominal sans dépressions tomenteuses.
(1) On trouvera ce genre à la suite des SruEnIAS. (2) Sauf chez Xynenon où il existe deux tubercules médians et à peine distincts.
(3) Voisin des Drarvzus et placé plus bas immédiatement à leur suite.
î Prothorax plus ou moins plissé en travers. Elytres granuleuses à leur base seule : Rhytiphora. sur toute leur surface : Depsages.
— rugoso-ponctuées à leur base : Jphiastus.
ät Prothorax sans aucun vestige de plis transversaux. % Antennes à art, 3 beaucoup plus court que 4-11 réunis.
1 Elytres lobées en arrière et dépassant l'abdomen : Sthenius.
ul — non — pas plus longues que —
m Cuisses postér. au moins égales aux 3 1ers segments abdo-
minaux. :
n Elytres sans crêtes à leur base.
na Antennes médiocrement robustes.
Leurs art, 3-4, égaux : Diatylus.
— — très-inégaux : Zygrile.
nan Antennes très-robustes : Xynenon, nn Elytres munies de crêtes basilaires; mésosternum tronqué en avant : Dystasia. ; mm Cuisses postér. ne dépassant pas le 2° segment abdominal. Une crête fasciculée à la base de chaque élytre : Atybe. Point de — — : Albana, ke Antennes à art. 3 égal à 4-11 réunis : Prionetopsis. bb Hanches antérieures contiguës : Alyattes. aa Dernier art. des palpes en triangle allongé : Phesates. I. Corps hérissé partout de longs poils fins. 0 Scape des antennes n’atteignant pas, à beaucoup près, la base du prothorax Corps allongé, subeylindrique : Zlithiotes.
— court, plus ou moins massif, Prothorax sans crochets sur le disque.
Lobes inférieurs des yeux pas plus hauts que larges. Prothorax inerme sur le disque : Corrhenes.
— bitubereulé — : Mispila.
rr Lobes inférieurs des yeux plus hauts que larges. $ Prothorax transversalement sillonné en avant et à sa base. t Antennes grèles, à articles cylindriques : Sodus. tt — . assez robustes, à articles noueux au bout, Tète débordant le prothorax : Enispia.
— pas plus large que le prothorax : Afhylia.
ss Prothorax sans sillons transversaux : Egesina.
sexy
qq — Muni de deux épines crochues sur le disque. Dernier art, des palpes normal : Gyaritus.
— — sévuriforme : Avinyllium.
NIPHONIDES. 553
oo Scape des antennes grêle, en cône renversé, atteignant la base du prothorax.
Antennes robustes; élytres sans callosités à leur base :
Ebœides.
— grêles, — munies de = Euphisia.
ISCHIOPLITES.