‹ Histoire naturelle des insectes (volume 3)Chapitre 3 sur 93 · DEUXIÈME DIVISION · texte numérisé non relu

DEUXIÈME DIVISION

Scape des antennes de forme variable, très -rarement cicatrisé au bout (1). — Tous les autres caractères variables.

Dans la division précédente, les hanches antérieures sont constamment anguleuses eu dehors, et les cavités cotyloïdes intermédiaires ne sont fermées que chez les Métonides. Dans celle-ci ces deux carac-

(1) Parmi les genres chez lesquels la cicatrice existe, “il en est plusieurs (par ex. Eax, Inacrus) dont je n’ai eu connaissance qu'après l'impression de la première partie de ce volume, ou {par ex. GERANIA) sur ja place desquels j'ai hésité jusqu’au dernier moment. On les trouvera dans le Supplément annexé à la Famille. H n’en reste donc qu’un très-petit nombre qu’il ne m’a pas paru possible, sans par trop violer les analogies, de sortir de la Division actuelle.

Coléoptères. Tome X. 1

tères varient comme les autres. Elle contient aussi quelques genres chez lesquels le métasternum se raccourcit considérablement et même parfois (APropnaTa) autant que chez les Dorcadionides. Mais ces genres, outre leur petit nombre, appartiennent à un type déterminé (Niphonides) dont on ne peut les distraire. En un mot, les 380 genres (non compris ceux que je n’ai pas vus) de cette division forment un ensemble compacte qui ne se prête pas à être sous-divisé en un petit nombre de sections primaires, mais seulement en groupes d'égale valeur, dont le nombre est presque indéterminé, et qu'il s'agit de rendre aussi homogènes que possible. C'est ici, par conséquent, que se trouvent les grandes difficultés de la classification des Longicornes. Celle qui suit a pour baso les trois caractères suivants :

La structure des cavités cotyloïdes intermédiaires qui sont, comme précédemment, tantôt ouvertes, tantôt fermées ;

La direction des crochets des têtses, selon qu'ils sont divergents ou divariqués (1);

La présence ou l'absence d’un sillon ou d'un sinus dorsal aux jambes intermédiaires.

En combinant ensemble ces trois caractères, on obtient huit divisions de la nature la plus artificielle, mais qui ne sont destinées qu'à faciliter l'accès des groupes qui composent chacune d’elles. La délimitation rigoureuse de ces derniers, leur arrangement relatif sans briser à chaque instant le fil de leurs analogies, sont deux problèmes que j'ai trouvés insolubles. Leur nombre, qui ne s'élève pas à moins de 69, devra, quelque élevé qu'il paraisse, être plutôt augmenté que restreint (2). Il est inutile d'ajouter que le tableau synoptique d'un

(1) Ce caractère n’est pas nouveau; les auteurs les plus récents en tiennent compte, mais en employant d’une manière un peu vague les expressions indiquées dans le texte. Il importe, par conséquent, de préciser le sens qu'elles ont dans les formules qui suivent et où elles reviennent à chaque instant.

Ces crochets sont pour moi divariqués, toutes les fois que leur bord dorsal est dirigé en dehors, et divergents lorsque ce même bord regarde en avant. Les crochets divariqués sont, en général, redressés, horizontaux et forment un angle droit avec l’article unguéal; mais il n’est pas rare non plus qu’ils soient verticaux. Sans nier qu’on puisse tirer parti de cette double direction, je n’ai pas cru devoir en tenir compte. Îl va de soi que les erochets divergents sont nécessairement toujours verticaux.

Ce n’est qu'arrivé aux Lamiides dont il s’agit en ce moment, que je me suis aperçu de l'importance de caractère qui est telle que je n'hésite pas à déclarer que c’est un caractère de premier ordre en ce qui concerne les Longicornes. Je regrette vivement de l'avoir négligé en traitant les groupes déjà exposés de cétte famille.

) Quelques entomologistes, peu familiarisés avec les formes exotiqnes, ont exprimé leur étonnement & la mullitude de groupes que j'admrets dans ja Famille. Je ne puis mieux me justifier qu’en citant ce .qu’a dit récemment M. Pascoe (Longic. Malayan. p. 328) à propos des Acaranrara dont M. L. Fair-

LAMUDES VRAIES. 413

échafaudage aussi vaste et aussi compliqué présente des difficultés particulières, et ne peut qu'être approximatif et sujet à quelques exceptions. $

I. CAVITÉS GOTYLOÏDES INTERMÉDIAIRES OUVERTES, 1 Crochets des tarses divergents.

* Un sillon auæ jambes intermédiaires.

I. Front rectangulaire. A Scape des antennes non cicatrisé au bout, a Antennes sétacées ou filiformes, bd Hanches antér. saillantes, coniques ou cylindriques. G-XYLORHIzIDES.

bb — — Subglobuleuses, dépassant peu ou non le niveau de la saillie prosternale, c Tête rétractile ou très-peu s’en faut, ZLobes infér. des yeux au plus aussi hauts que larges. 1 Tracocépnarines.

— — très-allongés. 52 Oncinéripes.

ec Tête non rétractile.

4 Elytres débordant plus ou moins fortement le

prothorax.

Scape des antennes court, pyriforme. 20 Homonémes. — — subcylindrique où un peu en massue. 37 APOMÉCYNIDES.

dd Elytres ne débordant pas ou que peu le prothorax.

Tête non rétractée ni renflée sur le vertex. 22 Bumérontprs. — très — renflée — 39 ADÉTIDES.

aa Antennes dentées en scie à leur extrémité. 38 CLoniocéRIDES.

À Scape des antennes cicatrisé au bout. 15 ANAUXÉSIDES. I. Front trapéziforme. ‘ e Epipleures des élytres dilatées à leur base; yeux entiers. 2 CriNupes.

ee — — non — f Antennes très-longues, surtout chez les @.

fn Scape des antennes difforme. 9 PROTONARTHRIDES, fPrfa — — régulier, subeylindrique. LA

maire à fait un groupe distinct : « Si les Divisions inférieures de la ee des Longicornes sont traitées de cette façon dns toute l'étendue de cette dernière, il deviendra nécessaire d’en établir plusieurs centaines, et je ne suis pas sûr qu’on ne finira pas par trouver cet arrangement le plus naturel, »

gi

M4 LONGICORNES. \ Antennes tomenteuses à leur base. 53 ONOGÉPHALIDES. — non 04 Hiprorsipes.

ff Antennes au maximum un peu plus longues que le corps.

Front formant avec le vertex un engle trèsaigu, 55 SPALACOPSIDES, — médiocrement oblique, 57 IscuioLoNcHIpES.

** Jambes intermédiaires entières.

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