‹ Histoire naturelle des insectes (volume 3)Chapitre 55 sur 93 · THRYALLIS · texte numérisé non relu

THRYALLIS

e J. Tuous. Archiv. entom. 1, p. 409 (3).

Mâles : Tète plane entre les antennes ; ses tubercules antennifères déprimés, séparés par un étroit sillon; front équilatéral, élargi inférieurement. — Antennes partiellement pubescentes, à peine de la longueur du corps, à articles 4 plus long que 3, longuement atténué à sa base, pyriforme au bout, 3 plus grand que 4, 4-10 plus épais, décroissant peu à peu, 41 plus petit que 10, conique. — Lobes inférieurs des yeux fortement transversaux. — Prothorax transversal, cylindrique, muni de chaque côté d’un très-petit tubereule parfois à peine distinct. — Ecusson variable, — Elytres au maximum du double plus longues que larges, régulièrement convexes, parallèles, subverticalement déclives et arrondies en arrière, débordant plus ou moins le prothorax à leur base. — Pattes courtes; cuisses pédonculées à leur base, puis brusquement en massue; jambes peu à peu et médiocrement élargies. — 5° segment de l'abdomen en triangle curviligne fortement transversal. — Saillie mésosternale très-large, parallèle, déclive. — Saillie prosternale aussi large qu’elle, à peine fléchie en arrière. — Corps très-court, pubescent.

Femelles : Antennes de la longueur des 3/4 du corps, de 10 articles,

(1) Nov. Act. Acad. nat. Car. XII, p. 462, pl. 42, f. 5 (P. scopulicornis, Casteln. loc. cit. p. 469).

(2) P. Buquetii, Guérin.-Ménev. Icon.; Ins. texto, p. 240; Cayenne. — Batesii, Pascoe, Trans. of the entom. Soc. Ser. 2, IV, p. 242; Amazone,—limosu, H, W. Bates, Contribut. etc. p. 51; Venezuela.

(3) Syn. Tracomonenus pars, Dej. Cat. éd. 3, p. 361. .

le dernier presque aussi long que 9, fusiforme. — 5° segment abdominal du double plus long que celui du mâle, i

Geure aisément reconnaissable à la largeur des saillies mésosternale et prosternale, la structure des antennes et la brièveté du corps, Ses espèces sont propres au Mexique et au nombre de deux dans les collections. Celle (maculosus) qu'a décrite M. J. Thomson est la plus grande, revêtue d’une livrée sombre, munie de deux petits tubercules sur le prothorax et couverte de petites granulations et d'aspérités sur la majeure partie de la surface de ses élytres. L'autre, inédite, plus petite et très-distincte, est le Tragomorphus undatus de Dejean (1). s

CHALASTINUS.

H. W. Bares, Contribut. etc., p. 50 (2). :

Mâles : Tète des PraceLLocera, avec le milieu du bord inférieur de son front fortement échancré, les côtés de l’échancrure dentiformes (3). — Antennes glabres, grêles, d’un tiers plus longues que les élytres, à articles 4 robuste, presque égal à 3, longuement atténué à sa base, pyriforme au bout, 3-4 subégaux, 5-10 beäucoup plus courts, décroissant peu à peu, 3-5 épaissis au bout, 41 petit. — Lobes inférieurs des yeux à peine transversaux, arrondis inférieurement. — Prothorax transversal, subeylindrique, rétréci dans sa moitié antérieure, muni d’un sillon circulaire en avant et près de sa base, faiblement et obtusément tuberculé sur les côtés. — Ecusson en carré subtransversal. — Elytres courtes, déprimées sur le disque, peu à peu rétrécies et arrondies en arrière, débordant fortement le prothorax à leur base, avec les épaules calleuses. — Pattes longues, médiocrement robustes; cuisses longuement pédonculées, puis en massue ovalaire ; jambes comprimées et un peu élargies au bout; tarses courts, les antérieurs frangés sur leurs bords. — 3e segment de l'abdomen en triangle curviligne fortement transversal. — Saillie mésostérnale verticale en avant. — Saillie prosteruale comme tronquée en arrière. — Corps court, épais, cunéiforme, partiellement pubescent,.

Femelles : Antennes un peu plus longues que le corps. — Tarses antérieurs non frangés sur leurs bords. — 5° segment de l'abdomen moins court, sinué au bout, avec une faible dépression triangulaire.

(4) T.undatus. Brevior, subtus albus, supra fulvo alboque variegaius, pro= thorace disco et lateribus fere inermi; elytris basi tantum minute granosis, lineis binis tenuibus transversis (altera prope basin areuata ac interrupta, altera poue medium valde indulata), nigris. Long. @ 8-10, ® 12-15 mill.

(2) Syn. Amsocenus, A. White, Longic. of the Brit. Mus. p. 408.

(3) Ce caractère, que M. Bates a omis par mégarde, ne me paraît pas avoir

plus d'importance que chez les PuaceLLocera; il manque parfois, comme chez ces derniers.

ANISOCÉRIDES. 721

Par leur forme générale, ces insectes avoisinent de près les TrRyaLus dont ils sont distincts par leurs antennes et la verticalité de leur saillie mésosternale, Ils sont de taille moyenne, noirs ou brunâtres, faiblement pubescents, et leur livrée consiste sur les élytres en un grand nombre de petites taches fauves; ces organes sont couverts d'aspérités et de granulations sur la majeure partie de leur surface.

L'Anisocerus egaensis de M. A. White, qui constitue le type du genre, habite le Haut-Amazone, et le dessin de ses élytres paraît varier beaucoup d’après ce qu’en dit M. Bates (1).

GYMNOCERUS.

A. Serv. Ann. d. !. Soc. entom. 1835, p. 84 (2).

Mâle : Tète forte, presque plane entre ses tubercules antennifères ; ceux-ci déprimés ; front un peu plus haut que large, élargi inférieurement. — Antennes glabres, grêles, un peu plus longues qne le corps, à articles 1 égal à 3, mince à sa base, brusquement en massue au bout, 3-10 décroissant peu à peu, 11 petit, ovalaire. — Lobe inférieur des yeux médiocrement transversal, arrondi en dessous. — Prothorax court, uni en dessus, muni de chaque côté d'un gros tubercule conique. — Ecusson presque carré, arrondi aux angles. — Elytres amples, un peu plus longues que larges, très-convexes, subverticale-

ment déclives en arrière, débordant fortement le prothorax en avant,

avec les épaules assez saillantes, munies chacune d’un fort tubercule basilaire,— Pattes assez longues; cuisses subpédonculées à leur base, fortement en massue au bout; jambes comprimées et peu à peu (surtout les antérieures) élargies; tarses antérieurs frangés sur les côtés. — Saillie mésosternale verticale en avant, échancrée sur son bord libre, large, parallèle. — Saillie prosternale plus étroite, tronquée en arrière avec ses angles dentiformes. — Corps court, très-massif, pubescent,

Femelle : Antennes dépassant un peu le milieu des élytres, à article {1 très-petit. — Tarses antérieurs non frangés sur leurs bords, —

(1) Ce savant entomologiste en conclut qu'il pourrait bien être idenlique avec une espèce dont il signale l’existence à Cayenne et qu'il dit être très-rare dans les collections, ce qui est vrai. Mais cette dernière, qui est la Trigonopeplus Panlherinus de Dejean (Cat. éd. 3, p. 361), se distingue essentiellement de l'espèce amazonienne par son front, dont le bord inférieur est coupé carrément, En voici la description d’après l’exemplaire que je possède.

C, pantherinus. C. egaensi major ac magis depressus ; rufo-brunneus ochraceo-variegatus; femoribus tibiisque medio late sanguineis, tarsis luteis; elytro singulo maculis circiter undecim subequidistantibus punctisque minus- Culis sat numerosis (præsentim postice) ochraceis. Long. @ 15 mill. (o latet).

(2) La même année, M. Brullé (Hist, nat. d. Ins. IX, p. 145) a fondé un £enre du nom de Gxmnocera parmi les Orthoptères. J'ignore qui de lui ou de Serville a la priorité.

TS

5e segment de l'abdomen en triangle curviligne fortement transversal.

L'espèce (scabripennis) décrite par Serville est à la fois l’une des plus grandes et des plus massives du groupe actuel. Outre leurs tubercules basilaires, ses élytres sont couvertes de très-gros points enfoncés, disposées en rangées contiguës assez régulières, dont quelques-uns des intervalles forment des côtes sur une partie de leur trajet. La livrée est d’un noir mat varié de fauve ocracé, couleur qui paraît être, dans les deux sexes, sujette à passer au gris assez pâle, Ce très-rare insecte est originaire du Brésil.

Plusieurs autres espèces lui ont été, depuis, associées (1). Quelquesunes (cratosomoïides, crassus) ont une sculpture des élytres et une livrée analogues; les autres sont simplement ponctuées et sont toutà-fait remarquables par leur livrée qui rappelle souvent celle des DoryPaora de la famille des Chrysomélides. Chez la plupart, le 3e ou le 4° article des antennes est un peu épaissi à son extrémité; chez toutes, ces organes ont onze articles dans les deux sexes. Je n'ai vu aucun de ces insectes, qui sont aussi rares dans les collections que le scabripennis.

ANISOCERUS.

A. Senv. Ann. d. l. Soc. entom. 1835, p. 79 (2).

Mâle : Tête faiblement concave entre ses tubercules antennifères; ‘Ceux-ci courts; front un peu plus haut que large, subparallèle. — Antennes assez robustes, finement pubescentes, munies de quelques cils fins en dessous, de 4/3 au moins plus longues que le corps, à articles 1 beaucoup plus court que 3, atténué à sa base, puis fortement en massue, 3 trois fois plus long que 4, muni d’une touffe de poils arrondie au bout, 4-10 décroissant peu à peu, 4-6 fasciculés à leur sommet, 11 plus court que 10, en cône allongé et un peu arqué. — Lobes inférieurs des yeux fortement transversaux. — Prothorax court, transversalement convexe sur le disque avec deux nodosités, resserré

(1) M. Bates (Contribut. etc. p. 55) en a décrit deux (cratosomoïdes, crassus) découvertes par lui dans le Haut-Amuzone. — Il rapporte au genre les suivantes : Anisorerus capucinus , dulcissimus, monachinus, À. White, Longic. of the Brit. Mus, p. 406, pl. 40, f. 3 (monachinus); les deux premiers ont été figurés, depuis, par M. A. White, dans les Proceed. of the Zool. Soc. 1856, pl. 40, f. 9-10; le capucinus avait été décrit primitivement par lui,sous le nom de Compsosoma capucinum, dans les Ann, a. Mag. of nat, Hist. XVII, 1846, p. 48, pl. 1, f. 7; tous trois sont également des bords de l’Amazone. — D'après les descriptions, les deux suivantes appartiendraient aussi au genre : Anisocer. leucophœus , palliatus, À. White, Longic. of the Brit, Mus. p. 47; Guati= mala,

(2) Syn. Tracomonenus, Dej, Cat. 6d. 3, p. 361, — Laura Germar. — ACAN= THOGINUS Perty.

ANISOCÉRIDES. 723

en avant, bisinué à sa base, muni de chaque côté d'un gros tubercule conique. — Ecusson en carré transversal. — Eïytres courtes, convexes, subparallèles, largement arrondies en arrière, fortement trisinuées en avant et pénétrant dans les sinus de la base du prothorax.— Pattes courtes, robustes; cuisses fortement en massue, subpédonculées à leur base ; tarses courts, les antérieurs un peu dilatés et frangés sur leurs bords. — 5° segment de l’abdomen en triangle curviligne très-large, subtronqué en arrière. — Saillie mésosternale verticale, échancrée, large. — Saillie prosternale à peine plus étroite, fléchie postérieurement. — Corps brièvement ovalaire, pubescent.

Femelle : Antennes de 10 articles : 4-6 non fasciculés, 41 obtus au bout. — Tarses antérieurs plus étroits, non frangés sur leurs bords. — 5° segment abdominal beaucoup plus loug, en cône tronqué au bout.

Je ne connais de ce genre que son espèce typique, la Lamia scopigera de Germar (1), assez grand et bel insecte commun aux environs de Rio-Janeiro, d’un fauve pâle et tacheté de noir en dessus, avec les élytres traversées après leur milieu par une bande blanche irrégulière suivie de taches de même couleur; ces organes sont un peu granuleux et munis chacun d’une assez forte élévation à leur base. On a décrit deux autres espèces (2) du genre, propres au bassin de l’Amazone, plus petites et d’une livrée différente.

XYLOTRIBUS.

A. Serv. Ann. d. !. Soc. entom. 1835, p. 80.

Mâle : Tète médiocrement et étroitement concave entre ses tubereules antennifères; ceux-ci courts, subcontigus à leur base; front plus haut que large, fortement élargi inférieurement. — Antennes robustes, glabres, à peine plus longues que le corps, à articles 1 égal à 3, pyriforme, 3-4 subégaux, épaissis au bout et prolongés (surtout 4) en une lamelle externe arrondie, 3-10 décroissant peu à peu, 11 égal à 40, aigu au bout. — Lohes inférieurs des yeux faiblement transversaux, arrondis en dessous. — Prothorax court, cylindrique, muni d'un sillon transversal à ses deux extrémités et de chaque cüté d'un court tubereule conique et obtus. — Ecusson en trapèze renversé. — Elytres du double plus longues que larges, assez convexes, parallèles, arrondies en arrière, débordant assez fortement le prothorax à leur

(1) Ins. spec. nov. p. 476 (Acanthoc. id., Perty, Del. anim. artic. Brasil. pl. 19, f. 6; Tragom. penicillatus, Dej, loc. cit.),

(2) 4. stellatus, Guér.-Ménev. Verhandl. d. Zool.-Botan. Ver. in Wien, V, 1855, p.599; Rio Napo. — Once, A. White, Lougis, of the Brit. Mus. p. 405, Pl. 10, f. 4; Haut-Amazone. M. Bates (Contribut. etc, p. 52) eu a décrit deux variétés, sous les nome de Fonteboensis et Olivencius; il pense que le stellatus qi précède en est une troisième. x

724 ÿ LONCGICORNES.

base, avec les épaules obtuses. — Pattes courtes; cuisses pédonculées à leur base, puis renflées en une massue ovalaire ; jambes peu à peu et médiocrement élargies; tarses courts, — 3° segment de l'abdomen en triangle curviligne très-fortement transversal. — Saillie mésosternale verticale, large, parallèle, échancrée au bout. — Saillie prosternale plus étroite, brusquement arquée en arrière. — Corps court, large, partiellement pubescent.

Femelle : Je ne lui trouve pas d'autre différence que ses antennes un tant soit peu plus courtes et dont le 41° article est plus petit que la moitié du 40° et conique.

Serville a imposé à l'espèce typique le nom de heterocerus (1). C'est un très-joli insecte de Cayenne, de la taille des CHALASTINUS, d'un brun rougetre, glabre, sauf sur la moitié postérieure des élytres qui est revêtue d’une courte pubescence d’un noir velouté ; Sur ce fond, tant en dessus qu’en dessous, se détachent un grand nombre de points, de taches et de raies, les unes d'un jaune soufre, les autres d'un rouge de safran, mais qui toutes sont sujettes à pâlir et prendre la première de ces couleurs; les élytres sont âpres dans leur moitié antérieure et présentent chacune à leur base un renflement oblong. M. Bates en a décrit une seconde (2) de l'Amazone.

ACANTHOTRITUS.

A. Ware, Longic. of the Brit. Mus. p. 404.

Mâle ? : Tête robuste, légèrement concave entre ses tubercules antennifères, ceux-ci courts ; front plus haut que large, évasé en bas, avec son bord inférieur trisinué. — Antennes glabres, un peu plus courtes que les élytres, à articles 1 très-robuste, égal à 3, rétréci à sa base, pyriforme au bout, 3 un peu plus long que 4, muni à son sommet externe d’une forte épine triangulaire et très-aiguë, 4 dilaté dans le même point en une lamelle arrondie, 3-14 beaucoup plus courts, décroissant peu à peu, 41 très-court, conique. — Yeux relativement petits; leurs lobes inférieurs transversaux. — Prothorax transversal, cylindrique, déprimé et inerme sur le disque, fortement bisinué à sa base, muni de chaque côté d’un assez gros tubercule conique. — Ecusson transversal, arrondi aux angles postérieurs, sinué au bout. — Elytres carrées, d'un tiers environ plus longues que larges, déprimées en avant sur le disque, déclives en arrière, munies chacune d’un fort tubercule basilaire comprimé, obtus, et d’une cal-

(1) 11 me paraît hors de doute que cet insecte est la Lamia decorator de Fabricius, Syst. EL. II, p. 289; la description qu’il en doune s'applique parfaitement à l’espèce connue de Serville.

(2) X: simulans , H. W. Bates, Contribut. ete. p. 58; mentionnée sous le nom de Anisocerus simulans, mais non décrite, par M. A. White, Longic. of the Brit, Mus. p. 405.

ANISOCÉRIDES. 725

Josité avant leur déclivité postérieure; leurs épaules un peu saillantes, obtuses et débordant fortement le prothorax. — Pattes courtes, robustes; cuisses peu à peu et fortement en massue; toutes les jambes, surtout les antérieures, dilatées en dehors dans leur moitié inférieure. — 5° segment de l'abdomen en triangle curviligne transversal. — Saillie mésosternale déclive, large, sinuée au bout. — Saillie prosternale assez large, canaliculée. — Corps large, massif, partiellement pubescent.

Je ne suis pas certain du sexe des exemplaires que j'ai sous les yeux; si ce sont des mâles, il est probable que les femelles en diffèrent peu.

La rare espèce (1) du Brésil qui constitue le type du genre est grande et a.le facies d’une Puacezrocera de forme courte et trèsmassive. Sauf ses tarses qui sont d'un fauve vif et ses antennes ferrugineuses {sauf leur scape), elle est d’un noir profond et mat, avec les joues, les côtés et le centre du prothorax, une très-grande tache couvrant la majeure partie des élytres, enfin le métasternum, d’un blanc jaunâtre marbré de blanc pur; les élytres sont couvertes d’aspérités dans leur moitié antérieure, à peu près lisses en arrière.

DEMOPHOO.

J. Taoms, Syst. Cerambyc. p.21 (2).

Mâle : Tète largement et faiblement concave entre ses tubercules antennifères, ceux-ci un peu saillants; front assez convexe, équilatéral. — Antennes densément pubescentes, assez robustes, de 1/4 environ plus longues que le corps, à articles 4 très-gros, fusiforme, égal à 8, 2 armé au bout en dehors d’une épine aiguë, 3-4 égaux, épaissis au bout et munis d’une épine externe, 4-10 décroissant peu à peu, I plus long que 10, formant une griffe aiguë. — Yeux très-largeinent et proiondément échancrés, mais non divisés; leurs lobes inféïieurs faiblement transversaux, arrondis en dessous. — Prothorax tourt, cylindrique, bisinué à sa base, muni d'un petit tubercule de chaque côté. — Ecusson transversal, arrondi en arrière, — Elytres un peu plus longues que larges, subdéprimées en dessus, parallèles, tomme tronquées en arrière et arrondies à leur extrémité, fortement tisinuées à leur base et débordant le prothorax.— Pattes courtes, robustes; cuisses peu à peu et fortement en massue; jambes antérieures Épaissies à leur sommet interne ; tarses de la même paire dilatés et frangés sur leurs bords. — 3° segment de l'abdomen en triangle cur-

(1) 4. dorsalis, À. White, loc, cit. pl. 10, £. 2.— M. J. Thomson (Pbysis, IE, P: 19) rapporte au genre le Tragomorphus bufo de Dejean (Cat. éd. 3, p.361), tspèce également brésilienne et qui m'est inconnue.

@) Syst. Onvenocerus Chabrillac.

viligne, fortement transversal, sinué dans son milieu. — Saillie mé6sosternale large, subparallèle, déclive. — Saillie prosternale plus étroite, fléchie en arrière. — Corps très-court, densément pubescent, — Femelle inconnue. ;

Le genre est très-distinct et ne contient qu’une petite espèce (1) du Brésil, remarquable par sa livrée uniforme d’un blanc grisâtre et tiquetée de petits points noirs ; les antennes sont annelées de la même couleur ; les points des élytres sont dus à des grauulations dénudées,

CYCLOPEPLUS.

(Des) J. Tuoms. Essai, ete. p. 32.

Je n’ai vu que des femelles de ce genre extrêmement rare; c'est d’après ce sexe que M. J. Thomson a rédigé ses caractères (2).

Femelle : Tète fortementet assez étroitement concave entre ses tubercules antennifères; ceux-ci horizontaux; front un peu plus haut que large; joues très-allongées. — Antennes glabres, assez robustes, à peine plus longues que le corps, à articles 1 un peu plus long que 3, longuement atténué à sa base, puis renflé en une massue ovalaire, 2-3 munis d'une épine aiguë à leur sommet externe, celui-ci sensiblement plus long que 4, ce dernier terminé en dehors par une forte palette pubescente, 5-9 décroissant un peu, 10-11 très-courts, égaux, 11 arqué et aigu au bout. — Lobes inférieurs des yeux subtransversaux, arrondis en dessous. — Prothorax très-court, resserré en avant, bisinué à sa base, avec un sillon en avant de celle-ci, muni sur le disque de deux tubercules arrondis et de chaque côté de plusieurs autres irréguliers. — Ecusson en triangle curviligne transversal. — Elytres amples, hémisphériques, tranchantes sur leur pourtour, avec leurs épipleures horizontales, débordant fortement le prothorax à leur base. — Pattes assez longues, médiocrement robustes; cuisses en massue fusiforme ; tarses courts. — 5° segment de l'abdomen convexe, en cône fortement transversal. — Saillie mésosternale assez large, parallèle, déclive. -— Saillie prosternale un peu plus étroite, fléchie en arrière. — Corps glabre.

Suivant M. H. W. Bates (3), les mâles ont les antennes du double plus longues que le corps et leurs tarses antérieurs sont dilatés et frangés sur leurs bords.

Ces insectes ressemblent aux Eumorphides du genre ConYNoMA-

(1) O. hamatus, Chabrill. in J. Thoms. Archiv. entom. I, p.199.

(2) Ii parle des antennes des mâles, mais en leur assignant une longueur à peine supérieure à celle du corps, ee qui est un des caractères des femelles. Les deux exemplaires du Batesii que possède ce savant entomologiste et qu'il a bien voulu mettre à ma disposition, appartiennent à ce dernier sexe.

(3) Contribut. etc. p. 60.

“ L1 ANISOGÉRIDES, 727

Lus (1), avec une {aille beaucoup plus grande que celle de ces derpiers et des téguments complétement glabres et sans sculpture. Les trois espèces (2) connues du genre sont propres à la région amazonienne où à la Guyane. L'une d'elles (Batesü) est d'un jaune ferruginoux assez brillant et devenant bleuâtre sur les élytres, une autre (eyaneus) d'un beau bleu, comme son nom l’indique; la troisième (Lacordairei) noire avec les élytres violettes et bordées de rouge pälo. , TAUROLEMA.

J. Taows. Essai, etc. p. 15.

Mûle : Tôte assez fortement concave entre ses tubercules antennifères, et munie de deux cornes spiniformes ; ceux-ci un peu saillants ; front subtransversal, un peu convexe, sillonné sur la ligne médiane. __ Antennes hérissées de longs poils fins, presque du double plus longues que le corps, à articles 1 fusiforme, un peu moins grand que 8, celui-ci et 4-5 égaux, 6-10 décroissant peu à peu, 11 plus court que 10, aigu au bout, 3-5 munis d’une petite touffe de poils à leur sommet, 6-7 d'une touffe plus grande occupant au moins leur moitié terminale. — Yeux largement divisés; leurs lobes supérieurs ponctiformes, les inférieurs petits, arrondis. — Prothorax fortement transversal, finement rebordé en avant et à sa base, muni de chaque côté d’un assez fort tubercule conique. — Ecusson carré. — Elytres oblongues, parallèles dans leur moitié antérieure, planes en avant, longuement déclives et arrondies en arrière, débordant médioerement le prothorax à leur base. — Pattes courtes ; cuisses robustes, en massue elliptique presque dès leur base ; tarses courts. — 5° segment de l’abdomen en triangle curviligne fortement transversal. — Saillies mésosternale et prosternale de largeur égale et médiocre ; la 4'e recourbée en arrière, la 2 plane et horizontale. — Corps oblong, luisant, revêtu de poils fins redressés et assez abondants.

Femelle : Tète inerme. — Antennes de 1/3 environ plus longues que le corps. — 5° segment abdominal du double plus long, sinué au bout. =

L'unique et rare espèce (bellatriæ 3. Thoms.) de ce genre est la plus petite (7-8 mill.) du groupe actuel. Sa couleur générale est d'un rouge ferrugineux brillant, avec les élytres d'un brun clair et livide ; immédiatement avant leur milieu, ces dernières sont traversées par

(1) Sur les bords de l'Amazone, à ce que rapporte M. Bates (loc. cit.), le Corynomalus discoideus et le Cyclopepus Balesii se trouvent parfois réunis sur les mêmes branches d'arbre en décomposition, Leur ressemblance est telle que, sans la taille plus grande de ce dernier, on pourrait les confondre.

(2, C. Batesii, Haut-Amazone (Ega); cyaneus, Cayenne; J. Thoms. loc. cit. — Lacordaire, J. Thoms. Physis, Il, p. 150; Cayenne; dans cette espèce, le scape des antennes se prolonge à son extrémité en une forte saillie obtuse,

une large bande commune jaune sur laquelle chacune d'elles est munie d'un gros point noir ; l’écusson et les touffes de poils des antennes sont de cette dernière couleur ; sauf à la base des élytres, aucune trace de sculpture n’existe sur les téguments.

ONYCHOCERUS.

À. SErv. Ann. d. L. Soc. entom. 1835, p. 83 (1).

Mâles : Tôte fortement concave entre ses tubercules antennifères, ceux-ci robustes, un peu saillants ; front un peu plus haut que large, légèrement élargi en bas; joues très-allongées. — Antennes robustes, pubescentes, dépassant peu où médiocrement les élytres, à articles 4 plus court que 3, peu à peu en massue, 3 plus long que 4, 5-10 décroissant rapidement, 11 égal à 40, en forme de grille aiguë, les 2 ou 3 derniers frangés en dossous; ceux de la base plus où moins noueux au bout, — Yeux (2) presque divisés ; leur lobe inférieur en triangle curviligne. — Prothorax transversal, resserré en avant, plurituberculé en dessus, muni de chaque côté d'un gros tubercule conique, parfois (scorpic) accompagné d'un autre placé plus bas et en avant. — Ecusson en triangle curviligne allongé. — Elytres convexes, très-mégales, ovales, parallèles, arrondies en arrière, débordant assez fortemant le prothorax à leur base, avec les épaules plus ou moins saillantes. — Pattes médiocres, robustes; cuisses peu à peu en massue ; jambes antérieures fortement dilatées en dehors à leur extrémité, les quatre autres munies d'une dent médiane aplatie et plus ou moins grande, parfois obsolète aux intermédiaires; tarses antérieurs fortement dilatés, ciliés sur leurs bords. — 3e segment de l'abdomen court, rétréci, largement sinué ou tronqué en arrière, — Saillie méso- Sternale variable (3), mais jaraais verticale. — Saillie prosternale plus ou moins large, arquée et parfois (scorpio) bitubereulée en arrière. — Corps largement ovalaire, très-inégal, partiellement revêtu d'une sorte d’enduit.

Femelles : Antennes un peu plus courtes que le corps, leurs derniers articles non frangés en dessous, le 412 pareil à celui des mäles. — 5° segment abdominal plus long, tronqué au bout. — Tarses antérieurs moins larges.

(1) Syn. Laura Fab., Kirby. — Cerampvx Oliv.

(2) Is sont un peu moins finement granulés que dans tous les autres genres du groupe actuel.

(3) Sous le rapport de la largeur elle présente, ainsi que la saillie prosters nale, des différences assez considérables; sous celui de la direction elle est tantt régulièrement déclive, tantôt recoarbée en arriére. Ces modifications pau ront être utilisées pour la description des espèces qui sont assez difficiles à bien caractériser,

PLATYSTERNIDES. 729

Ce geure bien connu a pour type la Lamia scorpio de Fabricius (1), insecte de grande taille pour le groupe actuel, et très-commun au Brésil et à la Guyane. Il ÿy en a dans les collections, à ma connaissance, au moins cinq autres espèces, plus petites, pour la plupart très-voisines les unes des autres, et dont trois seulement sont décrites (2). >

Au ont les élytres âpres, couvertes de tubercules et de crôtes, dont une plus grande que les autres à la base de chacun de ces organes; parfois les tubercules sont disposés en rangées assez régulières; la livrée consiste en une sorte d’enduit jaunâtre ou blanc, et glacée de violet chez quelques espèces ou variétés. Le tout, réuni à la forme générale de ces insectes, à leurs pattes difformes et à leur attitude immobile au repos, fait que souvent, comme le dit M. Bates, il n'est pas possible de les distinguer des écorces sur lesquelles ils se tiennent ordinairement.

Note.

Je n'ai pas vu le genre suivant établi, mais non caractérisé, par M. Blanchard (3). M. H. W. Bates, le seul auteur qui, depuis, en ait parlé, le place entre les XyLorriBus et les Cyczopspcus. Ce qu’il en dit so borne au peu de mots qui suivent :

HOPLISTOCERUS, (Brancu.) H, W. Bares, Contribut. etc., p. 59.

Antennes courtes et épaisses comme chez les XyLorrisus, à articles 1 grèle et en forme de griffe chez les ®, 1 épaissi dès sa base, 9, 3, 4 prolongés à leur extrémité en une épine assez longue et très-aiguë. — Prothorax cylindrique et inerme. — Corps oblong, déprimé.

Les espèces sont assez petites, mais ornées des plus riches couleurs métalliques. Deux seulement sont décrites (4).

Groupe LX. Platysternides.

Cavités cotyluïdes intermédiaires largement ouvertes. — Crochets ces tarses divariqués. — Un sillon aux jambes intermédiaires. Tête non rétractile, médiocrement distante des hanches antérieures ;

(1) Syst. EL. LE, p. 289; Oliv. Entom. IV, 66, pl. 3, £. 19.

(2) Lam. aculeicornis, Kirby, Trans. of the Linn. Soc. XII, p. 440; Brésil {Rio-Janeiro). — O. albitarsis, Pascoe, Trans. of the entom. Soc. Ser: 2, V, ans Brésil, — ©. concentricus, H. W. Bates, Contribut. etc, p. 57; Amazone

ara).

(3) In d’Orb. Voy.; Entom. p. 210.

(4) H. refuigens, Blanch. loc. cit. pl. 22, £. 9; Bolivia. — gloriosus, H. W. Bates, loc. cit.; Haut-Amazone (Ega).

épistome indistinct; front rectangulaire. — Antennes sétacées, au maximum (”) un peu plus longues que le corps. — Yeux finement granulés, échancrés. — Elytres le débordant à leur base, courtes munies de côtes saillantes. — Pattes médiocres, subégales; hanches antérieures globuleuses, anguleuses en dehors, dépassant à peine le niveau de la saillie prosternale ; tarses courts, 'à article 4 moins grand que 2-3 réunis. — Métasternum allongé, ses épisternums larges, — Saillies sternales non lamelliformes, tronquées sur leurs faces opposées. — Corps court, large, massif.

Sans la disparition de l’épistome, il n’y aurait pas de motifs suffsants pour séparer ce groupe des Anisocérides dont il a tous les caractères essentiels. Îl ne contient qu'une rare et belle espèce sur laquelle a été fondé le genre suivant, et qui est généralement regardée comme faisant partie des Acanthodérides. Son facies, en effet, se rapproche de celui des Srerrasrowa et surtout @es PSAPHAROCHUS; mais ses caractères, comme je viens de le dire, sont plus voisins de ceux des Anisocérides.

PLATYSTERNUS.

(Des.) BLancu. Hist, nat. d. Ins. II, p. 156 (1).

Mâle : Mandibules assez épaisses à leur base. — Tète forte, plane entre ses tubercules antennifères, ceux-ci aplatis; front un peu plus haut que large, muni en bas de deux larges dents obtusément triangulaires. — Antennes non ciliées, un peu plus longues que les élÿtres, à articles À égal à 3, atténué à sa base, puis longuement pyriforme, 3-10 noueux au bout, graduellement plus courts, 11 petit, conique.— Lobes inférieurs des yeux fortement transversaux. — Prothorax transversal, convexe, muni à sa base d’un large lobe médian, prolongement d’une dépression de son disque limitée par deux carènes trèsprononcées; armé de chaque côté d'un très-gros tubercule conique, épineux, aigu et muni en avant d'un petit tubercule.— Elytres courtes, assez convexes, déprimées sur la suture, subparallèles, largement arrondies en arrière, saillantes aux épaules, munies chagune de trois côtes dont l'interne entière, arquée en avant et embrassant le lobe de la base du prothorax. — Pattes robustes; cuisses peu à peu en massue: — 5° segment de l'abdomen en triangle curviligne fortement transversal, — Mésosternum horizontal, très-large, bidenté en avant. — Saillie prosternale aussi large, plane, — Corps court, large, pubescent. |

Femelle : Mandibules plus longues, très-minces. — Tête plus forte. — Antennes un peu plus courtes que les élytres, plus grèles, surtout

(4) Nom trop voisin de celui de PLarysrennon appliqué longtemps auparä vant (1830), par M. Gray, à un geure de Chéloniens; voyez Dumér. et Bibr. Erpèt, II, p. 543.

POLYRAPHIDES. 731

leur 14 article, — 5° segment abdominal beaucoup plus long, sinué au bout.

L'unique espèce du genre, le Cer. hebrœus de Fabricius et Olivier (1), est un grand et belinsecte de la Guyane où il est rare. M. Bates dit ne l'avoir rencontré qu'aux environs de Para. Les exemplaires existant dans les collections affectent deux livrées différentes : les uns sont d'un gris cendré mat, avec de nombreuses taches brunes sur les élytres; les autres d’un jaune d’ocre plus ou moins vif qui fait ressortir davantage les taches des élytres. La première de ces livrées semble être l'apanage du mâle, la seconde celui de 1a femelle.

GROUPE LXI. Polyraphides,

Cavités cotyloïdes intermédiaires largement ouvertes. — Crochets des tarses divariqués. — Un sillon aux jambes intermédiaires.

Tête non rétractile, assez distante des hanches antérieures; front rectangulaire. —“Antennes sélacées, très-longues chez les o'; leur scape en massue pyriforme. — Yeux fortement granulés, échancrés, rapprochés en dessus. — Prothorax longuement épineux sur les côtés. — Elytres le débordant fortement à leur base, parallélogrammiques, épineuses ou tuberculeuses en dessus. — Pattes longues, les antérieures beaucoup plus que les autres chez les ©’; hanches de la même paire säillantes, lagéniformes, anguleuses en dehors; tarses courts, à article 1 moins grand que 2-3 réunis.— Saillies sternales lamelliformes, déclives sur leurs faces opposées. — Corps parallélogrammique, robuste.

Le genre Poryrapmis de Serville me paraît, comme à M. J. Thomson (2), être le type d'un groupe distinct, mais moins voisin des Acanthodérides que ne l'a pensé ce savant entomologiste, Il est intermédiaire entre les deux précédents et les Acrocinides qui suivent, mais plus voisin de ces derniers par la forme des yeux, la longueur des pattes antérieures chez les o* et la structure des saillies sternales.

POLYRAPHIS.

A. Senv. Ann. d. L. Soc. entom. 1835, p. 26 (3).

Mûles : Mandibules médiocres, assez robustes. — Tôte assez forte-

(1) Fab. Spec. Ins. I, p. 210; Mantis. Ins. 1, p. 131 (il n’est pas queslion de l'espèce dansle «Systema Eleutheratorum »); Oliv. Entom. IV, 67, P. 42, pl. 45, f. 106.

(21 Syst. Cerambyc. p. 16. M. J. Thomson intercale le genre entre ses Oréodérites et ses Acanthodérites vrais, deux groupes qui, pour moi, n’en forment qu'un seul, M. H. W. Bates (Contribut. ete, p. 45) a signalé ses rapports avec les Acrocinides.

() Syn, Cerampyx Oliv. — Lawra Drury, Fab.

Coléoptères. Tome IX (?). 21

ment concave entre ses tubercules antennifères; ceux-ci courts, divergents ; front transversal ; joues médiocres. — Antennes non ciliées, une fois et demie plus longues que le corps, à articles 1 atténué à sa base, puis fortement en massue, 3 à peine plus long que 4, 5-11 plus courts, décroissant peu à peu. — Lobes inférieurs des yeux grands, fortement transversaux. — Prothorax transversal, muni sur le disque de deux épines plus ou moins longues et de chaque côté d’un mamelon conique, prolongé en une longue épine très-aiguë et redressée, — Ecusson en triangle plus ou moins allongé et tronqué au bout, — Elytres planes, largement tronquées en arrière, avec leurs angles externes épineux, munies chacune d’une crête basilaire, avec les épaules et leur surface plus ou moins épineuses. — Pattes longues, les antérieures beaucoup plus que les autres; cuisses peu à peu en massue; jambes antérieures épaissies en dedans à leur extrémité; leurs tarses dilatés, longuement frangés sur leurs bords, à article 4 allongé. — Be segment de l'abdomen en triangle curviligne transversal. — Saillie mésosternale médiocrement large, concave. — Saillie prosternale étroite, canalicuiée. — Corps plus ou moins large, très-finement pubescent.

Femelles : Antennes un peu plus longues que le corps. — Pattes subégales; tarses antérieurs simples.

Ces insectes sont assez nombreux (1) etn’ont pas toujours la grande taille et la forme large de ceux d'entre eux qui ont été Les premiers connus (spinosus, papulosus). Quelques-uns (Grandini, angustalus, gracilis) sont assez étroits et de grandeur moyenne. Leur livrée, en dessus, rappelle plus ou moins la couleur des écorces. Ils sont répandus dans toute l'Amérique intertropicale.

Groups LXII, Acrocinides.

Cavités cotyloïdes intermédiaires largement ouvertes. — Crochets des tarses divariqués. — Un sillon aux jambes intermédiaires.

Mandibules minces, assez saillantes, obliques au repos. — Tète non rétractile, large, médiocrement distante des hanches antérieures ; front étroit, rectangulaire. — Antennes très-longues, surtout chez les w'; leur scape en cône renversé. — Yeux fortement granulés,

(1) Lam. spinosa, Drury, Il. IL, p. 60, pl. 31, f. 3 (Cer. Lorridus Olv.; Lam. horrida Fab.; nom postérieur à celui de Drury, qui date de 1773); Cayeune, Amazone. — Cer. papulosus, Oliv. Entom. IV, 67, p. 72, pl. 20, f.156; mêmes pays et Pérou, — P. spinipennis, De Casteln. Hist. pat. d. Col.II, p. 460; Brésil, Colombie, — P. Grandini, Brésil; anguslatus, Cayenne; Buquet, Ann. d, 1. Soc, entom. 1853, p. 444. — P. Jansonii, Pascoe, Trans. of the entom. Soc. Ser. 2, V, p.30; Para. — P. hystricina, gracilis, paraensis, Amazone; H. W. Bates, loc, cit. p. 46. — Fabricii, Olivieri, J. Thoms, Syst. Cerambyc. p. 542; Cayenne.

ACROCINIDES. 733

échancrés. — Prothorax tuberculé latéralement et en dessus, — Elytres amples, allongées, débordant fortement sa base, — Pattes trèslongues, les antérieures beaucoup plus que les autres chez les; hanches de la même paire globuleuses, légèrement anguleuses en dehors, débordant fortement la saillie prosternale; cuisses linéaires ; tarses médiocres, à article 1 de longueur variable, — Métasternum long. — Saillies sternales lamelliformes, déclives sur leurs faces 0pposées ou horizontales, — Corps déprimé, allongé, large.

Ce groupe est, comme le précédent, de la création de M. J . Thomson (1). Il tient d’une part aux Pocyrarnipes qui précèdent et, d'autre part, se rattache de près aux Or£onerA placées en tète du groupe suivant. Ses espèces sont toutes de grande taille ; l’une d'elles, l’Acrocinus longimanus, n'a, sous ce rapport, de rivale que chez les Prionides. Elles forment les deux genres suivants :

I. Lobes infér. des yeux très-rapprochés sur le front : Acrocinus. Ir. —— assez distants : Macropophora.

ACROCINUS.

cie, Magaz. V, p. 247 (2).

Mâle : Tète renflée sur le vertex, faiblement concave entre ses tubercules antennifères, ceux-ci déprimés, subcontigus à leur base ; front fortement transversal, élargi inférieurement; joues courtes. — Antennes munies de poils longs et fins, mais peu abondants, en dessous, du double plus longues que le corps, à articles 1 ne dépassant pas le tiers antérieur du prothorax, 3 plus long que 4, celui-ci et 5-11 graduellement plus courts. — Yeux déprimés, subcontigus en dessus et sur le front dont leurs lobes inférieurs envahissent la majeure partie, — Prothorax transversal, bituberculé sur le disque, muni de chaque côté d'un gros mamelon arrondi, entouré d’un sillon (3) et prolongé en une forte épine aiguë, recourbée en arrière. — Ecusson en triangle curviligne. — Elytres très-amples, peu convexes, subparallèles, arrondies à leurs angles postérieurs, largement tronquées et assez fortement bi-épineuses au bout. — Pattes antérieures deux fois

(1) Syst. Cerambye. p. 14.

(2) Iliger n’a fait que nommer le genre sans le caractériser, — Syn. Macro- PUS, Thunb. Gelehrt. Anzeig. 1805, XXIX, p. 281; nom imposé antérieurement aux Kangourous par Shaw et à des Crustacés par Latreille.—CErampyx Liuné. — Prionus Oliv., Fah.

(3) Depuis Olivier (Entom. IV, 66, p. 6), tous les auteurs qui ont parlé du enre répètent à ler vi que ces mamelons sont mobiles, et j'ai moi-même (Ann. d. Sc. nat. XXI, 1830, p. 180) été plus loin que personne à cet égard. C'est une erreur qui à élé relevée pour la première fois par M. J. Thomson (Essai, ec. p. 28), et, depuis, par M. Bates (Gontribut. etc. p. 8).

au moins aussi longues que le corps; leurs hanches surmontées d’un tubercule ; leurs cuisses scabres, pourvues près de leur base en dessous, d’une forte saillie dirigée en arrière ; leurs jambes triquètres, scabres, denticuiées en dessous, crochues au bout et munies à leur sommet externe d’une assez longue épine arquée ; sillon tibial des intermédiaires subterminal; tarses médiocres, à articles 4 plus court que 2-3 réunis, 4 très-grand. — 5° segment abdominal transversal, rétréci et tronqué en arrière. — Saillie mésosternale horizontale, transversale, largement échancrée en are à son extrémité. — Saillie prosternale un peu plus étroite, à peine fléchie postérieurement, — Ccrps ample, allongé, déprimé, pubescent.

Femelle : Antennes de la longueur du corps. — Pattes antérieures moins longues, leurs jambes à peine arquées au bout, sans saillie terminale. — 5° segment abdominal plus allongé.

L'espèce (1) gigantesque qui compose à elle seule ce genre est trop connue pour exiger de longs détails. Sa livrée surtout est une des plus remarquables qui existent parmi les Lamiides. Elle est d’un gris verdâtre en dessous, d’un noir velouté en dessus, avec une multitude de bandes et de taches d’un rouge plus ou moins rosé qui forment un dessin élégant et très-compliqué sur le prothorax et les élytres; ces dernières sont à la fois fovéolées et munies de granulations nombreuses dans près de leur moitié basilaire, mais seulement sur les parties noires. Ce bel insecte paraît exister dans toutes les parties chaudes de l'Amérique du Sud, sans être ni très-rare ni bien commun nulle part.

MACROPOPHORA.

J. Tuows. Syst. Cerambyc. p. 15 (2).

Ce geare, établi par Serville, n’a pas été admis par la plupart des auteurs récents. Mais dans l’état actuel de la classification des Longicornes, il me paraît aussi acceptable qu'une foule d’autres qui sont généralement reconnus comme suffisamment distinots. Il diffère des AGROGINUS par les caractères suivants :

Antennes densément frangées en dessous dans leur moitié basilaire. — Yeux médiocrement séparés en dessus ; leurs lobes inférieurs beaucoup plus transversaux, largement séparés. — Prothorax muni de trois à cinq. nodosités sur le disque; ses mamelons latéraux prolongés en un court tubercule conique. — Elytres planes, avec une courte déclivité postérieure, tronquées et inermes (trochieuris) ou (ac-

(1) Cer. longimanus, Linné, Mus. Lucov. Ulric. p. 64. On en a d'assez nombreuses figures; célle qu'a publiée Rocsel (nsekt.-Belust. I, Sccrub. 2, pl. 1, f, a) n’a pas encore été surpassée.

(2) Syn. Macrorus, A. Serv. Ann, d. 1. Sue, entom. 1835, p. 18.—CERAMBYX Liun. De Geer, — Prien. Oliv.

ACANTHODÉRIDES. 735

centifer), uni-épineuses au bout, — Pattes des mâles de moitié moins longues ; leurs cuisses granuleuses, sans saillie interne à leur base; leurs jambes droites, sans saillie terminale tarses plus longs, à articles 1 presque ou égal à 2-3 réunis, 4 médiocre, — Corps déprimé, revêtu d’une fine pubescence à reflets moirés.

Les femelles ont les antennes un peu plus ou à peine plus longues que les élytres, les pattes antérieures presque pas plus grandes que les autres, et le dernier segment abdominal plus allongé.

Le facies se rapproche sensiblement de celui de certaines Orgopera entre lesquelles et les Acrocinus le genre est intermédiaire. Il à pour types deux espèces (1) qui, bien que très-grandes, paraissent petites à côté de l’Acrocin. longimanus, et ont une livrée nuageuse toute différente. Elles sont propres également à l'Amérique du Sud (2).

Groupe LXIII Acanthodérides.

Cavités cotyloïdes intermédiaires fermées en dehors (3).— Crochets des tarses divariqués. — Un sillon aux jambes intermédiaires.

Tête non rétractile, médiocrement distante des hanches antérieures; front rectangulaire. — Antennes de longueur variable; leur scxpe en massue où pyriforme, plus court que leur 3° article. — Yeux échancrés, leur granulation variable. — Prothorax non cylindrique, tuberculé latéralement et presque toujours en dessus. — Elytres le débordant fortement à leur base. — Pattes subégales, les antérieures rarement un peu allongées chez les G'; hanches de la même paire

(1) Cer. trochlearis, Linn. Syst. nat. If, p. 622; Oliv. Entom. IV, 66, p. 7, pl. 13, f. 49 (Cer. depressus, De Geer, Mém. V, p. 110, pl. 14, f. 2); parait propre à la Guyane 6t à la région amazouienne. — Prion. aècentifer, Oliv. loc. cit. p. 8, pl. 4, f. 16; Brésil, Venezuela; M. Bates (Contribnt. etc. p. 9) ne l'a pas rencontré sur les bords de l’Amazone.

(2) Une troisième espèce existe dans les collections, où elle est parfois classée parmi les Onkopena. Sauf ses cuisses qui n'ont aucun vestige de granulations, elle présente tous les caractères du genre actuel. En voici la description d’après le mâle que je possède.

M. lateralis. Griseo-pubescens, prothorace disco transversim plicato ac trinodoso laleribus valide et obtusissime tuberculato; elytris sparsim nigro-punctatis, basi nonnihil granulatis, siogulo fascia marginali atro-velutina arte apicem desinente, medio latiore lateque emarginata. Long. 25 miil. Hab, Brasilià,

(3) Ce n’est que chez les Srerrasroma, genre indivisible malgré son peu d'homogénéité, qu’il se trouve quelques espèces chez lesquelles ces cavités sont réellement ouvertes. Celles des Oreopera, des Drvocrenes et dés Mxoxo- Monpua sont haillantes, mais sans que les épimères mésothoraciques pénè— rent daus leur intérieur et entrent en contact avec les hanches intermédiaires,

globuleuses ou globoso-coniques, non anguleuses en dehors (1); cuisses pédonculées ou subpédonculées à leur base; tarses courts, à article 4 moins long que 2-3 réunis. — Saillies sternales variables. — Corps large, rarement assez allongé.

Les quelques rares exceptions que subissent la fermeture des cavités cotyloïdes intermédiaires et la forme des hanches antérieures effacent, à la rigueur, toute ligne rigoureuse de démarcation entre ce groupe et les quatre précédents. Mais si l'on en fait abstraction, c'est dans ces deux caractères qu'elles se trouvent. À quoi l’on peut ajouter que l'égalité des pattes de ces insectes suffirait à elle seule pour les distinguer des Polyraphides et des Acrocinides. k

Ils sont nombreux et peu homogènes sous le rapport du facies. Les Orronera, placées à leur tête, . ressemblent de près aux MAcropo- PHORA, tandis que leurs derniers genres (ScLeronoïrus, Criopsis, etc.) se composent d'espèces courtes et cornpactes. Mais les caractères font défaut pour diviser le groupe en plusieurs, comme l’a fait M. J. Thomson (2). Je me bornerai à répartir ses espèces dans deux sections basées sur la granulation des yeux.

A Yeux fortement ou subfortement granulés (3).

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