Tuows: Syst. Cerambyc. p
Femelle : ‘Tête médiocrement concave entre ses tubercules antennifères, ceux-ci très-courts; front un peu plus haut que large ; joues médiocres.— Antennes des ALGrbioN ©, non ciliées et avec leur 1&rarticle renflé au bout. — Yeux des mêmes. — Prothorax transversal, uni en dessus, arrondi sur les côtés, resserré à sa base, avec un petit tubercule vers son tiers postérieur. — Ecusson en triangle curviligne. — Elytres allongées, peu convexes, parallèles, rétrécies dans leur quart postérieur, isolément et obtusément acuminées au bout, tronquées et débordant fortement le prothorax à leur base, munies chacune d’une courte crête basilaire. — Pattes assez longues, peu ro-
ACANTHOCINIDES. 769
bustes; cuisses pédonculées, les postérieures un peu plus courtes que les élytres; tarses de la mêrne paire longs, grêles, à article 4 trois fois aussi grand que 2-3 réunis. — 5° segment abdominal en cône allongé et tronqué au bout. — Saillie mésosternale assez étroite, recourbée en arrière. — Saillie prosternale encore moins large, fléchie postérieurement. — Corps allongé, pubescent.
Ce genre ne comprend qu'une assez élégante espèce de Colombie, décrite par M. A. White sous le nom d’Alcidion pictulum (1), qui, sur un fond grisâtre tacheté de brun, est ornée, sur la moitié postérieure de ses élytres, d’un dessin compliqué formé par des lignes blanches.
ANISOPODUS.
A. Wire, Longic. of the Brit. Mus, p. 349 (2).
Mâle : Tète non ou à peine concave entre ses tubercules antennifères; ceux-ci déprinés, contigus; front subconvexe, subéquilatéral, un peu élargi en bas; joues très-courtes. —Antenues non ciliées, du double au moins plus longues que le corps, à articles 1 atteignant la base desélytres, 3-4 subégaux, 5-14 un peu plus courts, décroissant peu àpeu.—Yeux rapprochés en dessus ; leurs lobes inférieurs parfois subtransversaux (par ex. arachnodes, en général plus hauts que larges. — Prothorax transversal, peu convexe, uni où muni en dessus de deux ou trois très-faibles nodosités, rétréci en avant, armé de deux petites épines rapprochées de sa base. — Ecusson en triangle curviligne, — Elytres assez allongées, planes en dessus et vivement carénées sur les côtés, peu à peu rétrécies en arrière, avec leur extrémité tronquée obliquement et épineuse où non, débordant assez fortement le prothorax en avant, sans crêtes basilaires. — Pattes de longueur variable, les postérieures très-longues; cuisses pédonculées, les postérieures longuement, dépassant fortement, parfois (phalangodes, arachnodes) excessivement les élytres; tarses de la même paire à article À de deux à cinq fois plus long que 2-3 réunis. — Se segment abdominal en cône plusou moins long.— Saillie mésosternale triangulaire, fortement penchée. — Saillie prosternale étroite, fléchie postérieurement. — Corps déprimé, cunéiforme, pubescent.
Femelles : Antennes aussi longues que celles des mâles ou pas beaucoup plus courtes. — Cuisses postérieures ne dépassant pas où que peu l'abdomen. — 5° segment abdominal plus long (3).
(1) Longic, of the Brit. Mus. p. 395, pl. 10,f: 5. «
(2) Syn. Amsorus, A. Serv. Ann. d. 1. Soc. entom 1835, p. 30; nom déjà employé par Meigen pour des Diptères. —Leprosceuis, Dej. Cat. éd. à, p. 364; Erichs.; M. de Castelnau avait antérieurement appliqué ce nom à des Hémiptères,
(3) Quelquefois dans ce sexe il devient conico-tubuleux et forme, par consé-
L'un des genres les plus distincts du groupe actuel et assez nombreux (1). Ses espèces, dont les plus grandes (phalangodes, arachnodes) ont de 12 à 18 millim. de longueur, sont en général de taille médiocre et quelquefois très-petites. Leur livrée est le pius souvent d’un gris où brun jaunâtre avec des taches et des bandes noires ou brunes sur les élytres; les crêtes basilaires qui manquent à ces dernières sont fréquemment remplacées par deux petits tubercules; le reste de leur surface est presque imponctué ou finement pointillé,
OZINEUS.
H. W. Bares, Contribut. etc., p.74,
Genre extrêmement voisin des ANISoPoDUS, et qui n’en diffère essentiellement, comme le dit M. Bates, que par la présence de petites crêtes basilaires sur les élytres, en ce que les pattes sont courtes, avec les cuisses plus fortement en massue au bout et les postérieures de longueur normale dans les deux sexes.
Les espèces (2) sont toutes de petite taille, et ont Jes élytres tantôt planes comme celles des Anisoponus, tantôt légèrement cOnvexes ; leur prothorax (du moins chez celles que j'ai vues) est complétement lisse et ses épines latérales, parfois, sont à peine séparées des angles postérieurs.
PARŒCUS.
H. W. Bates, Contribut. etc., p.96 (3).
Mâle : Fête à peine concave entre ses tubercules antennifères, ceuxci déprimés ; front subconvexe, équilatéral; joues très-courtes. — Antennes non ciliées, deux fois et demie aussi longues que le Corps, à articles 4 empiétant sur la base des élytres, 3-10 subégaux, 41 plus long. — Yeux assea rapprochés en dessus; leurs lobes inférieurs grands, subéquilatéraux.— Prothorax transversal, médiocrement convexe, uni en dessus, un peu et gradueilement rétréci en avant; ses
quent, une véritable tarière. Je possède une espèce de Cayenne, inédite, qui est dans ce cas.
(1) Lept. phalangodes, prolicus, strigosus, Ericbs. Archiv, 1847, I, p. 145; Pérou; le dernière est jusqu’à un certain point douteuse au point de vue générique; la première habite également le Haut-Amazone, — 4. cognatus, sparsus, pusillus, elongatus, macropus, gracillimus, ligneus, lignicola, humeralis; Amazone; canus, Brésil mér.; H. W. Bates, Contribut. etc. p.79. — curvilineatus, À. White, Longic. of the Brit. Mus. p. 350, pl. 9, f. 1; Brésil. — À. auctus, J. Thoms. Syst. Cerambyc. p. 544; Brésil.
(2) ©. elongatus , mysticus, doclus, cinerascens, Amazone; ignobilis, ro tundicollis, Rio-Janeiro; H, W. Bates, loc. cit.
(3) Syn. Hysreroransus, J. Thoms. Syst. Cerambyc. p. 26. — ASTYNOMUS, 3. Thoms. Archiv, entom. I, p. 289; olim,
ACANTHOCINIDES. 771
épines latérales petites, très-voisines de sa base. — Elytres oblongues, peu convexes, légèrement atténuées, obliquement tronquées et aiguës en arrière, pas plus larges en avant que la base du prothorax. — Pattes postérieures beaucoup plus longues que les autres; cuisses antérieures très-robustes, fusiformes, les intermédiaires et les postérieures peu à peu épaissies et légèrement arquées, celles-ci dépassant un peu les élytres; tarses de la dernière paire longs, à article 1 du double plus grand que 2-3 réunis. — 5e segment abdominal en triangle allongé, profondément échancré au bout. — Saillie mésosternale étroite, triangulaire, déclive. — Saillie prosternale presque nulle entre les hanches antérieures. — Corps oblong, finement pubescent.
Femelle : Je ne la connais pas; selon M. Bates, elle possède une tarière tubuleuse, longue de 4 4/2 ligne; son 5° segment abdominal est échancré comme celui du mâle, son pygidium acuminé au bout.
Le genre est très-distinct; c’est, en effet, le seul de tous ceux des Acanthocinides qui ait le prothorax et les élytres de la même largeur à leur base. M. Bates en décrit deux espèces (1) de l’Amazone, de taille médiocre et dont la livrée varie. Celle (elliplicus) que j'ai sous les yeux ne présente aucune trace de sculpture sur ses téguments, sauf sur le protborax où de très-petits points enfoncés forment une double rangée à sa base, une longitudinale dans son milieu et deux transversales sur le disque.
LEPTOSTYLUS.
J. L. Le Core, Journ. ofthe Acad, of Philad. Ser. 2, Il, p. 168 (2).
Mûles : Tète en général faiblement concave entre ses tubercules antennifères, ceux-ci courts; front un peu plus haut que large; joues médiocres. — Antennes non ciliées, de 1/3 au moins plus longues que le corps, à articles 4 grêle, souvent aplani en dessous, atteignant la base des élytres, 3 pas beaucoup plus grand que 4, 5-11 décroissant peu à peu. — Yeux rapprochés en dessus, leurs lobes inférieurs parfois (par ex. aculiferus) subéquilatéraux. — Prothorax transversal, médiocrement convexe, muni en dessus de deux rangées de faibles nodosités parfois obsolètes, et de chaque côté d’un court tubercule plus ou moins distant de sa base, très-obtus et sujet également à disparaître. — Ecusson triangulaire, tronqué au bont. — Elytres plus où moins courtes, peu convexes, carénées et parällèles dans leurs 2/3 antérieurs, rétrécies et déclives en arrière, tronquées ou subarron-
(1) La première (elipticus) est le type du genre HYSTEROTARSUS de M. J. Thomsou, et son Hyst. Batesii; dans l'origine, la croyant originaire des archi pels indiens, il l'avait nommée Astynomus celebensis ; la seconde a reçu de M. Bates Le nom de rigidus.
(2) Syn. Aumscus Dej., A. White, Haldem. — Lamia Fab., Gyil, Say. — Mesosa Harris,
dies au bout. — Pattes courtes; cuisses pédoneulées à leur base; Jos postérieures au maximum de la longueur des élytres; tarses courts, à article 4 rarement aussi long que 2-3 réunis. — 5° segment abdomina] en triangle curviligne transversal. — Saillie mésosternale large, dé clive. — Saillie prosternale plus étroite, presque plane. — Corps suboblong ou elliptico-ovalaire, pubescent. ;
Femelles : Antennes dépassant beaucoup moins le sommet des élytres. — 5° segment abdominal allongé, obconique.
Ce genre comprend la presque totalité des Ammscus de Dejéan et de la plupart des auteurs. Ce sont de petits insectes que leur forme courte et ramassée rapproche des Lacocmerrus à la suite desquels M. Bates (1) les a placés, mais qui appartiennent à un autre type. Outre cette forme générale, ils ont en commun avec le genre en question la sculpture de leurs élytres. Leur livrée est toujours sombre, tout en variant selon les espèces. Il y a de ces insectes dans les deux Amériques (2).
TRYPANIDIUS.
(Der.) I. Tous. Essai, etc., p.7 (3).
Mâles : Tète fortement concave entre ses tubercules antennifères, ceux-ci assez saillants; front plus haut que large; joues assez longues. — Antennes non ciliées, de 1/3 au maximum plus longues que le corps, à articles 1 atteignant la base des élytres. parfois (par ex. dimidiatus, umbrosus) sinué en dessous à son extrémité, 3 plus grand que #, celui-ci et 5-11 décroissant lentement. — Lobes inférieurs des yeux grands, plus hauts que larges. — Prothorax transversal, assez convexe, pluri-noueux sur le disque, rétréci dans au moins ses 2/3 antérieurs; ses tubercules latéraux coniques, distants de sa base. — Ecusson en triangle curviligne ou tronqué en arrière. — Elytres assez courtes, médiocrement convexes, subparallèles, rétrécies et tronquées en arrière, débordant fortement le prothorax en avant, munies chacune d’une crête basilaire. — Pattes médiocres, robustes; cuisses pé-
(1) Contribut. etc, p. 63. 3 (2) Esp. de l’Amér. du Nord : Lam. transversa, Gyll. in Schœnh. Syn, Ins. IH, Append. p.164. — Lam. aculifera, Say, Journ. of the Acad. of Philäd. IUT; p. 329 (var. Amn. albescens, marginellus, Haldem. Trans. of,the Amer. Phil. Soc. X, p.46, 47). — Lam. macula, Say, ibid. V, p. 268. — Amn. per plexus, collaris, variegatus, commixtus (var? punctatus Hald.), interruplus, Haldem. loc. cit. p. 46. — Mes. fascicularis, Harris, Trans. of the nat. Hist. Soc. of Hartf. p.88.,— Lept, albidus, biustus, J. L. Le Conte, loc. cit. p. 168. — Esp. .de l’Amér. du Sud : Lam. prœmorsa, Kab. Syst. El. 1}, p. 291; An tillee? -— Lept. pleurostictus, cretatellus, ovalis, cbscurellus, H. W. Bates, Contribut, ete. p. 63; Amazone. — L. liliputanus, J. Thoms. Syst. Cerambyc: p. 545; Colombie. | - (3) Syn. Lawra Germar.
donculées ou subpédonculées à leur base, puis fortement en massue, les postérieures plus courtes que Vabdomen; tarses à article 4 plus court que 2-3 réunis. — 5° segment abdominal aussi long que large à sa base, conique, échancré au bout. — Mésosternum large, recourbé en arrière, obtusément tuberculé en avant. — Saillie prosternale assez large, canaliculée, arquée postérieurement. — Corps large, massif, pubescent. .
Femelles : Antennes un peu plus courtes ou un peu plus longues que les élytres. — Une courte tarière ne dépassant pas ou que peu les élytres, tronquée au bout. — Saillie mésosternale inerme ou simplement renfée.
Ces insectes sont presque de la taille des Lacocnerrus et leur ressemblent beaucoup sous le rapport du facies, mais ils en diffèrent par une foule de caractères et appartiennent à uu tout autre type. Leur livrée varie, mais a toujours un aspect plus ou moins nuageux; Jeurs élytres sont diversement ponctuées et munies chacune de deux ou trois côtes obtuses, abrégées en avant et en arrière. Il n'ÿ en a qu'un petit nombre d'espèces de décrites (1), pour la plupart originaires du Brésil, Il est remarquable que le genre n'existe pas dans le bassin de l’Amazone; du moins M. H. W. Bates (2) dit ne l'y avoir pas rencontré.
ATRYPANIUS.
H. W. Bates, Contribut. etc., p.101 (3).
Mèmes caractères que les Tryraninius, sauf les différences suivantes :
Yeux beaucoup plus allongés, leurs lobes inférieurs du double plus hauts que larges. — Prothorax moins inégal, parfois même presque uni. — Elytres plus convexes et plus atténuées en arrière, sans crètes basilaires. — Saillie mésosternale inerme dans les deux sexes (4).
(1) Lam. umbrosa, Germ. Ins. Spec. nov. p. 473 (Tryp. litigiosus, Dej. Cat. éd: 3, p. 363); Brésil. — T. andicola, Blanch. in d'Orb. Voy.; Entom. p. 209, pl. 2, f.6; Andes de Venezuela (an huj. gen. ?). — Tryp. dimidiatus, (Dej.) 3. Thoms. Essai, etc: p. 8; Brésil. — geminus, Pascoe, Trans. of the,entom. Soc. Ser. 2, V, p. 29; Brésil.
Le Tryp. fasciculatus de M. A. White est,comme on l’a vu plus haut (p.763), un LagocHEiRus.
(2) Contribut. ete. p. 101.
(3) Syn. Lamra Germar. — Leropus (pars) Dej.
(4) Je ne suie pas d'accord avec M. Bates sur la forme du dernier segment abdominal chez le conspersus. Ce savant entomologiste le décrit ainsi : «Plaques dorsale et ventrale du dernier segment abdominal obtuses chez le œ; tarière de la © très-courte, dépassant à peine le sommet des élytres; sa valve dorsale largement arrondie, la ventrale tronquée au bout. » Je trouve chez le d le5e segment abdominal triangulaire, transversaliet échancré au bout; chez
Le type du genre est là Lamia conspersa de Germar (1), insecte de taille médiocre, blanc en dessous, varié de blanc, de noir et de ferrugineux en dessus, répandu depuis le Brésil méridional jusqu'au Mexique. Mes exemplaires proviennent de la province de Sainte-Catherine.
DECTES.
J. L. Le Conre, Journ. of the Acad. of Philad. Ser. 2, IL, p. 144 (2).
Mâles : Tôte assez concave entre ses tubercules antennifères, ceux-ci un peusaillants; frontlégèrement convexe, subéquilatéral ; jouesmédiocres. — Antennes sans cils en dessus, de 1/3 environ plus longues que le corps, à articles 1 atteignant presque la base des antennes, aplani en dessous, caréné au côté externe, muni à son extrémité inférieure d'une petite dent, 3 un peu plus long que 4, celui-ci et 3-41 graduellement plus courts. — Yeux au plus médiocres; leurs lobes inférieurs atténués en bas. — Prothorax transversal ou plus long que large, cylindrique, brièvement rétréci à sa base, muni de chaque côté, avant ce rétrécissement, d'une épine aiguë et recourbée en arrière, — Ecusson en triangle rectiligne. — Elytres assez et régulièrement convexes, médiocrement allongées, déclives et tronquées ou échancrées en arrière, débordant assez fortement le prothorax en avant. — Pattes
médiocres; cuisses peu à peu en massue, parfois (cincticornis) sub-
pédonculées à leur base; 49 article des tarses postérieurs égal à 9-3 réunis. — 5° segment abdominal en triangle tronqué au bout. — Saillie mésosternale triangulaire, recourbée en arrière. — Saillie prosternale étroite, parfois (spinosus) presque nulle entre les hanches antérieures. — Corps oblong, finement pubescent.
Femelles : Antennes plus courtes, dépassant moins le sommet des élytres. — 5° segment abduminal un peu plus long, parfois (cincticornis) échancré à son extrémité.
Tout en disant que les analogies réelles de ce genre le rapprochaient des Leropus qui suivent, M. J. L. Le Conte l'a placé dans un groupe très-éloigné de ces derniers. Il n’y a pas à douter qu'il appartienne aux Acanthocinides, parmi lesquels M. J. Thomson (3) l'a
la © une tarière formant un cône régulier, un peu plus large que long et obus àson extrémité. Chez la @ du griseo-fasciatus cité plus bas, ce cône est beaucoup plus loug et se convertit en un tube cylindrique dans sa inoitié terminale.
(1) ns. Spec. nov. p. 474 (Leiop. gratiosus, Dej. Cat. éd. 3, p. 364; d’après des exempléires du Mexique). — Une seconde espèce du genre, plus grande © d'une livrée Loute différente, est le Leiop. griseo-fasciatus de Dejean (ibid.); il est du Brésil."
(2) Syn. Campra, J. Thoms. Archiv, entom. I, p. 193; olim. — Lama Say:
(3) Syst. Cerambyc. p. 26,
ACANTHOCINIDES. 775
classé. Son espèce typique, la Lamia spinosa de Say (1) est propre aux Etats-Unis, où elle paraît être assez rare, petite et d’un gris foncé uniforme. Il y en a au Mexique quelques autres (2) plus grandes.
Ces insectes ne présentent pas d'autre sculpture en dessus que des points enfoncés un peu plus gros et moins serrés sur les élytres que sur le prothorax.
LEIOPUS.
A. Senv. Ann. d.l. Soc. entom. 1835, p. 86 (3).
Genre difficile à caractériser par suite du nombre assez considérable de ses espèces, des modifications de leur forme générale et des éléments étrangers qu'on a introduits parmi elles (4). Il est conçu à peu près tel que l'a défini M. J. L. Le Conte (5).
Mâle : Tète tantôt assez (par ex. nebulosus), tantôt à peine ou non concave entre ses tubercules antennifères; front équilatéral ou un peu plus haut que large; jouesau moins médiocres. — Antennes de longueur variable, mais dépassant toujours très-fortement les élytres, à articles À atteignant la base de ces dernières, 3 plus long que 4 ,5-11 décroissant peu à peu.— Yeux plus ou moins rapprochés en dessus, parfois subcontigus; leurs lobes inférieurs de grandeur variable, mais toujours plus hauts que larges. — Prothorax transversal ou subtransversal, rétréci en avant, uni en dessus, ses épines latérales voisines de sa base, parfois presque confondues avec elle. — Ecusson en triangle
(i) Journ. of the Acad, of Philad. V, p. 271.
(2) Canid. cincticornis, 3. Thoms. Archiv. loc. cit. p. 194; la plus grande espèce du genre, d’un noir mat, avec les antennes annelées de gris cendré. — Can. meæicana, 3. Thoms. Essai, loc. cit, J'en possède une espèce très-voisine de cette dernière et également mexicaine.
D. balteatus. Lœte griseo-pubsscens, supra miaute punctulata, élytris apice emarginatis, fascia communi poue medium singuloque macula parva api «ali, nigris; antennis cinereo late annulatis. Long. 11, 12 mill. Oajaca.
(3) Syn. Luoeus Erichs., J. L. Le Conte, L. Fairm. — Ammscus (pars) Dej., Haldem. — Lamra Payk., Fab., Say, ete. — Cenameyx Linne.
(4) Je ne parle pas de Dejean (Cat. éd. 3, p. 364) qui en mentionne 40 espèces, mais d'Erichson (Archiv, 1847, I, p. 145) qui en a décrit 11 du Pérou qu'il divise en quatre sections. La première, dans laquelle les épines latérales du prothorax sont médianes et l’oviscapte allongé chez les ®, ne peut pas dès lors rentrer ici; elle contient trois espèces : cœnobita, eremita, conspicillaris. La troisième et la quatrième sont dans le mème cas, leurs deux espèces (s/rigilis, emeritus) ayant le prothorax inerme latéra'ement. Je ne suis même nullément certain que les espèces de la seconde (superstes, serpentinus, implezus, Polymitus, remissus, floccidus) dont les épines prothoraciques sont postérieues, n’appartionnent pas à quelques-uns des genres qui suivent,
(5) Journ. of the Acad. of Philad, Ser. 2, LE, p. 170.
curviligne.— Elytres variables, sans crêtes basilaires, débordant fortement le prothorax en avant. — Pattes variables; 4% article des tarses postérieurs plus long que 2-3 réunis, mais rarement du double, — à° segment de l'abdomen, transversal, rétréci et arrondi où subtronqué au bout. — Saillie mésosternale étroite, triangulaire, déclive. — Saillie prosternale encore moins large, fléchie postérieurement.
Femelles : Antennes un peu plus courtes. — 5° segment abdominal plus allongé, conique, tronqué ou à peine échancré au bout.
Ges insectes sont du petit nombre des Acanthocinides qui sont représentés en Europe. Elle en possède trois espèces (#) qui peuvent donner une idée de la forme générale et de la livrée des espèces exotiques; seulement ces dernières sont souvent moins allongées. Hors de là, le genre existe seulement dans l'Amérique du Nord. (2). De même que les Trypaxipius, M. H. W. Bates ne l'a pas rencontré sur les bords de l’Amazone (3), et je n’en connais aucune espèce des autres parties de l'Amérique du Sud.
HYPERPLATYS.
Haoem. Trans, of the Amer. Phil. Soc. X, p.49 (4).
Ce sont des Leropus de l'Amérique du Nord, assez courts et assez larges, déprimés et dont les élytres sont vivement carénées sur les côtés, dans toute leur longueur; leurs épines prothoraciques sont courtes, subbasilaires, les cuisses assez fortement en massue.
M. J. L. Le Conte (5) n’a pas admis ce genre et en a fait la première section de ses Lrropus. Mais comme il n'y à jamais, à ma connaissance, aucune trace de carènes latérales aux élytres chez ces derniers, il me paraît pouvoir être conservé, ainsi que l'a fait M. J. Thomson (6). Ses espèces sont petites et au nombre de trois (7).
(1) Cer. nebulosus, Linné, Syst. nat. Il, p. 277. — Cer. punctulatus, Payk, Faun. suec. IL, p. 58; nord de l’Europe. — Leivp. femoratus, L. Fairm. Ann: d. 1. Soc. entom. 1859, p. 62; Turquie d'Europe.
(2) Lam. alpha, Say, Journ. of the Acad. of Philad, V, p. 270 (Amn. late ralis, vicinus, Haïdem. Trans. of the Amer. Phil. Soc, X, p. 48, 49). — Lan laceta, Say, ibid, p.271. — Amn. variegaius, symetricus, Haldem. loc: cit. P. 47, 50. — L. signatus, piclus, angulatus (an Leprunces?), biguttatus, cinereus, rusticus, misellus, Haldemani, J.L. Le Conte, loc, cit. p. 171.
(3) Contribut., etc. p. 185, note.
(4) Syn. Lamra Say. — Liopus (pars) J. L. Le Conte.
(5) Jouro. cf the Acad. of Philad. Ser. 2, IL, p. 170.
(6) Syst. Cerambyce. p. 26.
(7) Lam. aspersa, Say, Journ. of the Acad. of Philad. Iif, p. 330, — H. maculata, femoralis, Halde, loc. cit.; tous des Etats-Unis atlantiques.
ACANTHOGINIDES. 771
LEPTURGES. ’ H. W. Bares, Contribut. elc., p. 84 (1).
Genre également voisin des Leropus, mais en différant par les caractères qui suivent :
Antennes plus grèles, capillaires, munies en dessous de cils courts et peu abondants. — Prothorax plus long, peu rétréci en avant; ses épines latérales plus ou moins rapprochées de sa base. — Cuisses moins fortement en massue. — Corps plus déprimé, plus svelte, oblong ou linéaire. $
Ceux de ces insectes que j'ai vus ont, par suite de ces caractères, ün facies fort différent de celui des Leropus. Leurs téguments paraissent lisses à la vue simple, et la très-fine pubescence dont ils sont revêtus prend des couleurs assez variées. Les espèces sont nombreuses, et presque toutes celles décrites jusqu'ici l’ont été par M. Bates (2). Elles paraissent abonder surtout sur les bords de l’Amazone.
STENOLIS.
H. W. Bates, Contribut. elc., p. 115,
Mûles : Tête peu concave entre ses tubercules antennifères; ceuxci courts, ainsi que les joues; front plus haut que large, subconvexe. — Antennes très-grôles, munies de quelques rares et courts cils en dessous, trois fois environ aussi longues que le corps, à articles 4 empiétant un peu sur les élytres, 3 un peu plus long que 4, celui-ci et les suivants décroissant à peine, — Lobes inférieurs des yeux grands, équilatéraux. — Prothorax court, uni en dessus, suboylindrique, à peine rétréci en avant, faiblement et très-obtusément anguleux de chaque côté à quelque distance de sa base. — Ecusson carré, arrondi : en arrière. — Elytres assez allongées, médiocrement convexes, un
(t) Syn. Leropus pars, A. White,
(2) Il les divise én deux sections : A. Epines du prothorax petites, non arquées, voisines de sa base et parfois presque confondues avec les angles postérieurs de cette dernière : L. elegantulus, linearis, flaviceps, compranatus, amabilis, inscriptus, candicans, dilectus, Amazone; Barii, Cayenne; perelegans, lineatocollis, fragillimus, pulchellus, delicatus, deliciosulus, angustatus, înops, Amazone; miser, Rio-Janeiro; griseostriatus, alboscriptus, dulcissimus, Amazone; H, W. Bates, loc. cit. p. 85; ovalis, Amazone; p. 253. — B. Épines du prothorax plus grandes, placées plus loin de sa base et recourbées en artière : Leiop. dorcadioides, A. White, Longic. ofthe Brit. Mus. p. 382; Amazone, — Lept. obscurellus, minutissimus, Amazone; spinifer, humilis,° Rio- Janeiro, H. W. Bates, loc. cit. p. 95; seutellatus, p.254; Amazone.
M. Bates (ibid. p. 85, note) décrit, seus le nom d’amænulus, une espèce de Rio-Janeiro qui semblo faire le passage entre ces deux sections. — A la première de celles-ci appartient très-probablement : Lepl. figuratus, Pascoe, Trans, of the entom, Soc. Ser. 3, V, p. 283; Colombie (Sainte-Marthe).
peu atténuées et tronquées en arrière, unies sur toute leur surface, — Pattes médiocres; cuisses antérieures robustes, en massue ovalaire, les autres plus faibles, peu à peu en massue; tarses courts; 4tr article des postérieurs égal à 2-3 réunis. — 5° segment abdominal assez long, subparallèle, saillant et obtusément arrondi dans son milieu au bout, avec un pinceau de poils de chaque côté de cette saillie; pygidium arrondi à son extrémité. — Saillie mésosternale large, recourbée en arrière.— Saillie prosternale étroite, arquée postérieurement.— Corps oblong, assez svelte, finement pubescent. — Femelle inconnue.
Ce genre se distingue de tous ceux qui précèdent par l’oblitération presque complète de ses tubercules prothoraciques. Il né comprend qu'une espèce (undulata) de taille médiocre, d’un cendré clairuniforme, avec quelques taches d’un brun rougeàtre; nulle part ses téguments ne présentent la plus légère trace de sculpture. Cet insecte doit ôtre rare, M. Bates n'en ayant trouvé qu'un exemplaire à Ega dans le Haut-Amazone. Ù
PALAME.
H. W. BaTes, Contribut. etc., p. 131.
Mèmes caractères que-les Srenouis, avec les différences suivantes :
Mâle : Joues plus allongées. — Antennes plus robustes, à article 3 à peine plus long que 4. — Lobes inférieurs des yeux notablement plus hauts que larges. — Prothorax un peu moins court; ses tubercules latéraux plus distincts, très-petits, coniques. — Pattes plus robustes; cuisses antérieures très-grosses, les autres un peu moins; tarses antérieurs et intermédiaires un peu dilatés, finement frangés sur leurs bords; tarses postérieurs allongés, à article 4 plus grand que 2-3 réunis. — 5° segment abdominal transversal, rétréci et échancré au bout.
Femelle : Antennes un peu plus courtes. — Tarses antérieurs et intermédiaires simples. — 5° segment abdominal un peu plus long, mais toujours transversal, tronqué au bout avec ses angles aigus et faiblement saillant,
Le facies, quoique plus robuste, est très-voisin de celui de la Stenolis undulata; comme chez cette dernière, les téguments sont lisses. Le genre ne comprend également qu'une espèce (erassimanus) qui est répandue tout le long des bords de l’Amazone. Sa livréé est d'un rouge-brun uuiforme, avec des taches sur le prothorax et des marbrures sur les élytres, d’un blanc jaunâtre.
MICROPLIA.
A. SERV. Ann. d. l. Soc. entom. 1855, p. 21 (1).
Mâle : Tête faiblement concave entre ses tubercules antennifères,
(1) Syn. Levrouia, Dej. Cat. éd, 3, p. 365.
ACANTHOCINIDES. 719
coux-ci courts, distants; front transversal; joues allongées. — Antennes très-grêles, subcapillaires, du double plus longues que le corps, munies de quelques rares cils au sommet de leurs articles : 4 atteignant la base du prothorax, grêle, puis en massue allongée au bout, 3-41 décroissant faiblement, — Yeux petits ; leurs lobes inférieurs subarrondis. — Prothorax cylindrique, presque du double plus long que large, muni de deux fines carènes longitudinales sur le disque, et d'un très-petit tubercule de chaque côté à peu de distance de sa base; celle-ci brièvement resserrée. — Ecusson en triangle eurviligne. — Elytres courtes, parallèles, presque planes en dessus, brusquement déclives et arrondies en arrière, débordant fortement le prothorax et munies chacune d’une courte carène à leur base. — Les quatre pattes antérieures médiocres, avec leurs cuisses en massue ovalaire; les postérieures très-longues; leurs cuisses subpédonoulées, dépassant assez fortement les élytres; leurs jambes comprimées, assez larges, densément hérissées de courts cils rigides; tarses de la mème paire longs, à article 1 trois fois aussi grand que 2-3 réunis. Æ 5° segment abdominal en cône assez court. — Saillie mésosternale triangulaire, déclive. — Saillie prosternale très-étroite entre les hanches antérieures, fléchie postérieurement. — Corps oblong, glabre, sauf sur l’abdomen et les élytres. — Femelle inconnue.
Dejean mentionne deux espèces de ce genre, dont une (agilis) a été décrite par Serville en créant le genre (1). C'est un assez petit insecte du Brésil, dont la livrée rappelle celle de quelques Clytides. S: couleur générale est d’un noir mat avec les élytres d’un brun tann s'éclaircissant peu à peu à leur extrémité; sur ce fond ces organes sont ornés, avant leur milieu, d’une grande tache grise communt, renfermant deux taches ovales d’un gris plus foncé; une bande blanche transversale se voit au sommet de leur déclivité; les poils qui revètent l'abdomen sont d’un jaune doré soyeux.
BARYSSINUS.
H. W. Bates, Contribut. etc., p. 98. s
Femelle : Tète fortement et triangulairement concave entre ses tubercules antennifères; ceux-ci assez saillants; front équilatéral; joues médiocres. — Antennes assez robustes, munies en dessous de quelques cils, d’un tiers plus longues que le corps, à articles À atteignant la base du prothorax, 3 un peu plus long que 4, 3-11 graduellement plus courts. — Lobes inférieurs des yeux grands, un peu plus hauts que larges. — Prothorax fortement transversal, gibbeux au milieu du
(1) L'autre (signifer) l'a été par M. J. Thoms. Syst. Cerambyc. p. 544; elle 68 également du Brésil.
Coléoptères. Tome IX (?). 24
disque, du reste uni en dessus, paraboliquement rétréci en avant, muni de deux petites dents latérales très-voisines de sa base.— Ecusson carré. — Elytrès peu allongées, larges, légèrement arquées en dessus, peu à peu rétrécies et subarrondies en arrière, munies chacune d’une courte crête basilaire. = Pattes médiocres ; cuisses pédonculées à leur base, puis fortement en massue; tarses postérieurs à article 1 à peine plus long que 2-8 réunis. — 5° segment abdominal médiocre, ogival, = Saillie mésosternale large, parallèle, recourbée en arrière, — Saillie prostérnale de moitié plus étroite, arquée postérieurement, — Corps peu allongé, large, pubescent.
Le mâle m'est inconnu; selon M. Bates, ses antennes sont une fois et demie plus longues que le corps, et son dernier segment abdominal est obtus au bout.
Il ne décrit qu'une espèce (penicillatus) du genre, provenant des bords de l'Amazone (Sautarem). Elle a uné ressemblance assez prononcée avec les Trypaninius, mais est beaucoup plus petite. Sa livrée est d'un brun jaunâtre avec quelques marbrures noires; ses élytres sont densément pointillées, et leurs crêtes basilaires sont surmontées d'un pinceau de poils.
COSMOTOMA.
BLancu. Hist. nat. d. Ins. IX, p. 145 (1).
Mûles : Tête médiocrement concave entre ses tubercules antennifères, ceux-ci courts; front subéquilatéral; joues très-allongées, — Antennes du double environ plus longues que le corps, hérissées de longs poils fins, peu serrés à leur base en dessous, à articles 1 sensiblement plus court que le prothorax, 3 plus long que 4, celui-ci et 8-11 décroissant peu à peu; #4 muni à son sommet d'une touffe arrondie dé longs poils fins. —Lobes inférieurs des yeux petits, acuminés inférieurement. — Prothorax subtransversal, convexe et muni de deux nodosités sur le disque, rétréci à ses deux extrémités; ses tubercules latéraux assez forts, coniques, distants de sa base, — Ecusson petit, en triangle subourviligne allongé. — Elytres courtes, peu convexes, parallèles, rétrécies et déclives en arrière, tronquées au bout, débordant fortement le prothorax en avant, munies chacune d’une crète basilaire fascioulée ou non. — Pattes médiocres; cuisses pédonculées, puis renflées en une forte massue ovalaire ; tarses courts, les postérieurs à article 1 à peine aussi long que 9-3 réunis. — à! segment de l'abdomen en triangle curviligne transversal, — Saillie mésosternale large, triangulaire, recourbée en arrière. — Saillie pro-
(1) Syn. Becnsra, J. Thoms. Essai, etc. p. 16; M. J. Thomson a substitué ce nom à celui de Cosworoma, trouvant ce dernier trop voisin de celui de CosMtsoma (Cérambyides. Mais la différence entre ces deux noms est évidemment trop sensible pour autoriser ce changement.
sternale assez étroite, fléchie postérieurement. — Corps court, revêtu d'une fine pubescence soyeuse à reflets moirés, hérissé partout de longs poils fins redressés.
Femelles : À peine distinctes des mâles; leurs antennes sont seulement un peu plus courtes et leur dernier segment abdominal un peu plus long.
Genre composé de quelques espèces de l'Amérique du Sud, petites, mais très-jolies et auxquelles leur livrée, jointe à leur forme générale, donne parfois un facies de Clérides (1). Outre la touffe de poils dont les antennes sont ornées, leur troisième article est souvent muni à son extrémité de deux faisceaux opposés de même couleur.
PROBATIUS, Der.) J. Tuows. Essai, etc., p. 16 (2).
Mûles : Tète fortement concave entre ses tubercules antennifères, ceux-ci saillants; front plus haut que large; joues allongées. — Antennes du double au moins plus longues que le corps, hérissées de cils courts et distants, à articles 4 empiétant un peu sur les élytres, 3-11 décroissant peu à peu. — Lobes inférieurs des yeux plus hauts que larges. — Prothorax transversal, uni en dessus, graduellement rétréci dans plus de ses 2/3 antérieurs; ses épines latérales courtes, médiocrement distantes de sa base. — Ecusson en triangle curviligne. — Elytres médiocrement convexes, oblongo-elliptiques, obliquement tronquées et en général prolongées en une forte épine, parfois nulle; étroitement déprimées et subcanaliculées sur la suture dans plus de leur moitié postérieure, débordant médiocrement le prothorax à leur base, sans crêtes basilaires. — Pattes médiocres; cuisses pédonculées ou suhpédonculées à leur base; tarses postérieurs assez longs, à article À un peu plus grand que 2-3 réunis. — 5° segment abdominal triangulaire, obtus au bout; pygidium tronqué et bi-6pineux à son extrémité, — Saillie mésosternale large, subverticale et parfois obtusément renflée en avant. — Saillie prosternale plus étroite,
(1) Bell, adjuncta, S. Thoms. loc. cit. (Cosmot. venustulum, Dej. Cat. éd. 8, P. 364); indiqué à tort comme habitant Haïty; il est de Cayenne. — C. rubella, nigricollis, H. W. Bates, Contribut. etc. p. 114; Amazone. — L'espèce suivante est nouvelle :
C. viridanum. Griseo-viride, subtus opacum, supra sericeum fuscoque mix lum, larsis luteis; antennis articulo 30 haud penicillato; prethorace disco valide binodoso; elytris apice spinosis, singulo costa obtusa a medio ad apicem de- Currente cristaque baseos nigro-fasciculata prœdito, fascia communi pone medium, umbrina. Long. 8 mill. Habit. Brasilià (ins. Santa-Cutharina). — Une espèce très-voisine, peut-être la même, existe dans quelques collections sous le 10m de pulchellum Chevrol.
(2) Syn. Acanrmocnus (pars) Perty. — Lamia Gorm,
fortement drquée en arrière. — Corps oblongo-elliptique, hérissé, surtout en dessus, de soies plus ou moins nombreuses.
Femelles : Antennes de 1/3 à 1/2 plus longues que le corps. — 5e segment abdominal et pygidiura plus longs que chez les ©”, mais, du reste, pareils ; le second parfois légèrement échancré.
La forme particulière des espèces de ce genre en fait un des plus facites à reconnaître. Elles sont médiocrement nombreuses (4) et ont une livrée en général totalement différente de celle des espèces qui précèdent, souvent élégante, mais qui varie trop pour pouvoir être décrite sommairerment.
ŒDOPEZA.
A. Serv. Ann. d. l. Soc. entom. d. France, 1835, p. 88 (2).
Mâles : Tète fortement et triangulairement concave entre ses tubercules antennifères, ceux-ci assez longs et très-divergents; front du double plus haut que large, élargi dans sa moitié inférieure, — Antennes munies de quelques cils courts, surtout au sommet de leurs articles, du double au moins plus longues que le corps, à articles 1 n’atteignant pas tout-à-fait la base du prothorax, 3 beaucoup plus grand que #4, celui-ci et 5-11 graduellement plus courts. — Yeux rapprochés en dessus; leurs lobes inférieurs très-grands, beaucoup plus hauts que larges. — Prothorax transversal, légèrement inégal eu dessus, curvilinéaire et peu à peu rétréci dans ses 2/3 antérieurs; ses tubercules latéraux petits, triangulaires. — Ecusson en triangle curviligne., — Elytres médiocrement allongées, assez convexes, rétrécies dans leur tiers postérieur, rectilignes et débordant assez fortemeut le prothorax en avant, munies ou non de cils rigides et d'un faible tubercule basilaire. — Pattes assez longues; cuisses pédonculées, brusquement en massue au bout; tarses postérieurs longs, à article 4 du double plus grand que 2-3 réunis; les antérieurs dilatés ou non. — 5° segment abdominal grand, plus où moins concave dans sa moitié postérieure et échancré au bout; pygidium étroit, échancré à son extrémité. — Saillie mésosternale assez étroite, triangulaire, recourbée en arrière. — Saillie prosternale très-étroite entre les hanches antérieures, fléchie postérieurement. — Corps peu allongé, pubescent.
(1) Acanthoc. humeralis, Perty, Dels anim. artic. Brasil. p. 91, pl. 18, f. 8, sous le nom générique de Extenus; Brésil; commun dans les collections. — Lam. sannio, ludicra, Germ. Ins. Spec. nov. p. 481 ; même pays, — P. partitus, Amazone; sulphurifer, N..; À. White, Longic. of the Brit, Mus. p. 390. — chryseis, apicalis, ramulorum, H. W. Bates, Coutribut. etc. p. 102; Amäzone. — mevicanus, J, Thoms. loc. cit, p. 17; Mexique.
(2) Syn. Æporeza, Dej. Cat. éd. 3, p. 364. — Tayranpics (pars), Dej. ibid. p. 363, .
ACANTHOCINIDES. 783
Femelles : Antennes un peu plus courtes. — Tarses antérieurs toujours simples — Une tarière courte, conico-tubuleuse; sa valve ventrale tronquée, la dorsale acuminée au bout.
Serville n’a fait de ce genre que la deuxième section de ses Leropus, et l'a principalement caractérisé par la dilatation et l’allongement des tarses antérieurs chez les mâles. Récemment, M. H, W. Bates, qui en a décrit quelques espèces, n’a regardé ce caractère que comme spécifique.
Ces insectes sont au plus de taille médiocre, et ont constamment une livrée rembrunie et plus ou moins nuageuse. Outre leurs tuber-
cules basilaires, leurs élytres présentent, souvent quelques inégalités et des cils redressés peu abondants: mais ces deux particularités ne sont pas constantes. Les espèces habitent l'Amérique du Sud (1).
CHÆTANES.
H. W. Bares, Contribut. etc., p.99.
Mâle : Tête assez fortement concave entre ses tubereules antennifères, ceux-ci assez saillants; front nôtablement plus haut que large, élargi inférieurement; joues allongées. — Antennes munies en dessous de quelques cils rares et courts, de 4/3 environ plus longues que le corps, à articles 4 un peu plus court que le prothorax, 3 pas beaucoup plus grand que 4, 5-11 décroissant peu à peu.— Lobes inférieurs des yeux uu peu plus hauts que larges. — Prothorax transversal, presque uni en dessus, rétréci en avant, muni de chaque côté d'un peut tubereule conique assez distant de sa base. — Ecusson rétréci et tronqué en arrière. — Elytres ovalaires, assez convexes, peu à peu rétrécies et étroitement tronquées en arrière, débordant fortement le prothorax en avant, densément revêtues de soies rigides, avec un tubercule fasciculé à la base de chacune d'elles. — Pattes médiocres, pédonculées à leur base, puis assez fortement en massue; tarses postérieurs à article 4 à peine plus long que 2-3 réunis, — 3° segment de l'abdomen en triangle transversal, profondément échancré en demicerele avec les angles de l'échancrure épineux., — Saillie mésosternale large, parallèle, déclive. — Saillie prosternale de moitié plus étroite, fléchie postérieurement. — Corps ovalaire, massif.
Femelle : Antennes plus courtes. — Une tarière assez longue; sa valve ventrale semi-tubuleuse et tronquée au bout; la dorsale lan-
(t) On peut les diviser en deux sections d’après la forme des tarses antétieurs chez les mâles.
A. Les larses à article 1 élargi, plus long que les suivants réunis; 2 très-petit, 3 cordiforme : QE pogonocheroides, A. Serv. loc. cit.; Cayenne, Amazone. — leucostigma, Amazone; guttigera, Mexique; apicalis, Guatimala; H.W. Bates Contribut, ete. p. 112. — B. Les tarses normaux : OË. litigiosa (Trypan. litigiosus Dej.); H. W. Bates, loc. cit.; p. 113; Rio-Janciro.
céolée et aiguë à son extrémité. — Saillie mésosternale un peu rénflée en avant.
M. Bates n’en décrit qu'une espèce (setiger) du Haut-Amazone, d'assez grande taille, et dont le facies est très-voisin de celui des ATRYFANIUS. Sa livrée est sombre, avec une liture blanche, transversale, submédiane, et une assez grande tache d’un noir velouté, latérale et subapicale, sur chaque élytre ; outre leurs tubercules basilaires, ces organes en ont un assez grand nombre d’autres plus petits et disposés en rangées régulières.
TRICHONIUS.
H. W. Bares, Contribut. etc., p. 106.
Mâles : Tête des Cuæranes, avec le front parallèle et les joues courtes. — Antennes du double plus longues que le corps, hérissées en dessous de cils distants, pareilles, du reste, à celles du genre précédent. — Yeux du même. — Prothorax transversal, convexe et uni en dessus, paraboliquement rétréci en avant, avec ses tubercules latéraux assez gros, triangulaires, un peu arqués et voisins de sa base. — Elytres plus ou moins courtes, médiocrement convexes, légèrement atténuées et obtusément arrondies ou tronquées en arrière, débordant à peine le prothorax en avant, sans crêtes basilaires, munies de courts cils rigides. — Pattes assez longués, médiocrement robustes; les quatre cuisses antérieures brièvement pédonculées à leur base, les postérieures peu à peu en massue; tarses de la même paire à article 1 aussi long que 2-3 réunis. —5° segment de l'abdomen et pygidium en triangle curviligne fortement transversal. — Saillie mésosternale très-large, parallèle, recourbée en arrière. — Saillie prosternale beaucoup plus étroite, fléchie postérieurement.—Corps oblong ou ovalaire, pubescent.
Femelles : Antennes presque aussi longues que celles des mâles. — Une tarière courte, dépassant à peine le sommet des élytres; sa valve ventrale tronquée à son extrémité, la dorsale déprimée et arrondie au bout.
Les espèces ont le facies des CHÆTANEs, mais sont toutes de petite taille; leur livrée est plus ou moins sombre. Les trois (1) que décrit M. Bates habitent les bords de l’'Amazone.
OXATHRES.
H. W. Barres, Contribut. etc., p. 104.
Mâles : Tète, antennes et yeux des Tricnomus. — Prothorax des mêmes, avec ses épines latérales presque obsolètes. — Elytres tantôt
(1) T. quadrivitlatus, fasciatus, picticollis, Bates, loc, cit.
ACANTHOCINIDES. 785
(erotyloides, navicula), brièvement, tantôt (muscosus) oblongo-elliptiques, diversement tronquées au bout, sans crètes basilaires, hérissées de poils fins plus ou moins abondants. — Pattes des TRICHONIUS, seulement plus faibles — 5° segment abdominal allongé, conique, tronqué et bidenté au bout; pygidium triangulaire, tronqué ou légèrement échancré à son extrémité. — Corps elliptico-ovale.
femelles : Antennes des Tricnonius @.— Une courte tarière; sa valve ventrale conico-tubuleuse, tronquée au bout; la dorsale déprimée, lancéolée, carénée-en dessus, terminée en une pointe aiguë.
Ce genre diffère du précédent par la structure du dernier segment abdominal, surtout chez les femelles. M. Bates no décrit que les trois espèces mentionnées dans la formule qui précède et qui ont été découvertes par lui sur les bords de l'Amazone. Deux d'entre elles (navicula, muscosus) sont petites; la troisième est plus grande et remarquable par sa ressemblance avec les Erotylides du genre PRIOTE- ‘LUS (1).
SPORETUS.
H. W. Bares, Contribut, etc., p. 109.
Mâles : Tôte peu concave entre ses tubercules antennifères, ceux-ci courts; front subconvexe, plus haut que large; joues allongées: — Antennes hérissées de courts cils distants, surtout en dessous, du double plus longues que le corps, à articles { atteignant la base des élytres, 3 plus grand que 4, celui-ci et 5-11 graduellement plus courts. — Lobes inférieurs des yeux un peu plus hauts que larges. — Prothorax transversal, uni en dessus, subeylinärique, faiblement el peu à peu rétréci dans ses 4/5 antérieurs; ses épines latérales très-petites, parfois presque nulles, — Ecusson en triangle curviligne, — Elytres oblongues, médiocrement convexes, subparallèles, rétrécies et tronquées en arrière, débordant assez fortement le prothorax leur base. — Pattes longues; cuisses longuement atténuées à leur base, puis en massue allongée; tarses postérieurs médiocres; à article À plus grand que 2-3 réunis. — 5° segment de l'abdomen et pygidium triangulaires et échancrés au bout, — Saillie mésosternale large, parallèle, déclive. -— Saillie prosternale beaucoup plus étroite, arquée en arrière, — Corps oblong, pubescent, avec de courtes soies sur les élytres.
Femelles : Antennes un peu plus courtes. — Une tarière de longueur variable; sa valve ventrale tronquée au bout, la dorsale acuminée à son extrémité.
Insectes de la taille des Proparius de seconde grandeur, mais d’un
(1) Le Trypanidius scriptus de Dejean (Cat. 6d. 3, p. 363) me parait appartenir à ce genre. Il en possède tous les caractères, sice n’est que chez la Q la tarière dépasse un peu le Sommet des élytres, Cet insecte est du Brésil.
facies différent par suite de leur forme générale plus parallèle. Leur livrée consiste généralement en taches jaunâtres sur un fond brun, ou brunes sur ur fond cendré. M. Bates les divise en deux sections.
Les Caærissus, dont la tarière des © ne dépasse pas le sommet des élytres avec sa valve dorsale arrondie au bout et munie d'une pointe dans son milieu. Une espèce (porcinus) de l’'Amazone.
Et les Sporerus vrais chez qui elle s'avance d’une ligne environ au-delà des élytres, avec sa valve dorsale peu à peu rétrécie en une pointe aiguë (1). -
SERIPHUS.
H. W. Bares, Contribut. etc., p. 111.
Je n'ai pas vu ce genre en nature. M. Bates dit lui-mème qu'il serait probablement mieux de le réunir aux SPoRETUS, dans lesquels il formerait une section à part. Il semble, en effet, n’en différer que par ses antennes d’une gracilité capillaire et la structure du dernier segment abdominal dans le sexe mâle, le seul qui soit connu. Ce segment est obtusément arrondi au bout, tandis que le pygidium est tronqué avee les angles de la troncature nettement accusés.
Maïs l’unique espèce (viridis) du genre s'éloigne beaucoup des Spo- RETUS par sa livrée d’un vert soyeux à reflets pourprés, avec une tache basilaire sur le prothorax, et trois, plus grandes, sur chaque élytre, d’un gris cendré. Elle est petite: et a été découverte dans le Haut-Amazone.
GRAPBISURUS.
Kimey, Faun. Bor.-Amer., p. 169 (2).
Mûles : Tète des Sporerus. — Antennes relativement robustes, munies de quelques cils en dessous et au sommet de leurs articles, du double au moins plus longues que le corps, à articles 4 n’atteignant pas la base du prothorax, 3 notablement plus long que #4, 5-11 graduellement plus courts. — Yeux rapprochés en dessus, leurs lobes inférieurs plus hauts que larges. — Prothorax transversal, uni en dessus, un peu rétréci en avant, ses tubercules latéraux assez robustes, coniques, striés loin de sa base. — Elytres-assez convexes, allongées, subparallèles, tronquées en arrière, débordant assez fortement le prothorax à leur base. — Pattes médiocres; cuisses atténuées à leur base, puis peu à peu en massue; tarses postérieurs longs, à article 4 de 1/3 plus grand que 2-3 réunis. — 5° segment de l'abdomen rétréci et fortement échancré au bout. — Saillie mésosternale large, parallèle, recourbée en arrière. — Saillie prosternale plus étroite, fléchie pos-
(1) S. seminalis, Amazone; probatioides, Rio-Janeiro; Bates, loc. cit. (2) Syn. Genamsvx De Geer, Oliv. — Lawia Fab,, Oliv. — Acanrnoneres Haldem.— Ænivis J. L. Le Conte; olim. — Asrynowus Dej.
ACA3 HOCINIDES. 787
térieurement. — Corps allongé, assez svelte, muni en dessus de longues soies redressées assez abondantes.
Femelles : Antennes de 1/3 environ plus courtes. — Une longue tarière; oviscapte dépassant un peu ses valves; la ventrale de cellesci fortement échancrée en triangle aigu; la dorsale peu à peu atténuée et aiguë à son extrémité.
Ce genre est regardé par la plupart des auteurs récents (1) comme synonyme des ACANTHOGINUS; mais il en diffère fortement et paraît devoir être admis comme l'ont fait MM. J. L. Le Conte (2) et H. W. Bates (3).
Ses espèces ont la livrée et le facies du Leiopus nebulosus, mais sont en général un peu plus grandes. Toutes celles qui sont connues habitent l'Amérique du Nord (4).
Dans tous les genres qui suivent, sauf quelques Eurrypanus, les téguments en dessus sont dépourvus de soies redressées.
HYLETTUS.
H. W. Bares, Contribut. etc., p. 130 (5).
Tous les caractères essentiels des Nyssoprys qui suivent se retrouvent dans ce genre avec les différences suivantes :
Scape des antennes muni d’une cicatrice terminale étroite, mais bien distincte, et en arc de cercle. — Tubercules latéraux du prothorax plus gros et plus antérieurs. — Elytres munies à leur base d’aspérités pareilles à celles d’une râpe.— Tarses antérieurs dilatés chez les mâles et frangés sur leurs bords. — Corps plus massif.
Ces insectes sont plus grands que les Nyssoprys; leur forme générale varie comme celle de ces derniers, ainsi que la longueur de la tarière chez les femelles. Le caractère essentiel du genre, et qui le distingue non seulement des Nyssoprys, mais de tous les Acanthocinides sans exception, est la cicatrice du scape de ses antennes. Ses espèces sont assez nombreuses dans les collections, mais il n'y en a jusqu'ici, à ma connaissance, que trois de décrites (6).
(1) 3. Thoms. Syst. Cerambyc. p.28. — L. Fairm. Gener. d. Col. d’Eur.; Longic. p. 156.
(2) Journ. of the Acad. of Philad. Ser. 2, IL, p. 174.
(3) Contribut. ete. p. 133.
(4) Cer. fasciatus, De Geer, Mém. V, p. 114, pl. 14, f. 7 (Lam. mixta? Fab, Syst. El. 11, p. 290). — Lam. obsoleta, Oliv. Entom. IV, p. 130, pl. 13, f. 90 (Astynom. lœvicollis Dej.) — G. pusillus, Kirby, loc. cit. (Ædil. despectus, J. L. Le Conte in Agass. Lake Super. p. 234; olim). — Acanthod. trianguhfer, Haldem. Trans. of the Amer, Phil. Soc. X, p. 45.
(5) Syn. Ænius A. Serv. — Leropus Erichs. — Acanrmoainus Dej.
(6) Æd. griseofasciatus, A. Serv. Ann. d, 1. Soc. entom. 1835, p. 33
Re.
" NYSSODRYS.
H. W. Bares, Contribut. etce., p. 116 (4).
Mûles : Tète fortement concave entre ses tubercules antennifères; ceux-ci assez saillants; front beaucoup plus haut que large; joues au plus médiocres, — Antennes munies de cils courts peu abondants, au moins du double plus longues que le corps, à articles À en général n'atteignant pas la base des élytres, 3 un peu plus long que 4, seluici et 5-11 décroissant lentement.— Yeux très-rapprochés, parfois contigus en dessus; leurs lobes inférieurs grands, beaucoup plus hauts que larges.— Prothorax transversal, uni en dessus, rétréci en avant; ses tubercules latéraux petits, tantôt distants, tantôt rapprochés de sa base. — Elytres peu convexes, unies, oblongues, subeuntiformes ou oblongo-ovalaires, tronquées au bout, débordant fortement à leur base celle du prothorax. — Pattes assez longues; cuisses postérieures moins robustes que les autres, peu à peu en massue; {arses assez longs, à article 4 à peine plus grand que 2-3 réunis. — 5° segment de l'abdomen transversal, rétréci et échanceré au bout; pygidium entier ou sinué à son extrémité. — Saillie mésosternale large, recourbée en arrière, subparallèle. — Saillie prosternale assez large, souvent canaliculée, fléchie postérieurement. — Corps plus ou moins allongé, pubescent,.
Femelles : Antennes un peu plus courtes, — Un tarière de longueur variable, mais dépassant toujours le sommet des élytres; sa valve ventrale tronquée, rarement un peu échancrée au bout, la dorsale obtusément ou légèrement aiguë à son extrémité.
Ce genre est le dernier qui ait été établi aux dépens des Leropus des auteurs, et il comprend une bonne partie des espèces inscrites sous ce nom générique dans Dejean et dans les collections. Elles sont surtout abondantes sur les bords de l’Amazone, d'où M. Bates en a rapporté un grand nombre. Leur taille est au plus médiocre et leur livrée très-variée, parfois assez élégante. Chez quelques-unes d'entre elles, les mâles ont les tarses antérieurs dilatés, mais jamais frangés sur leurs bords (2).
(Acanthoc. id. Dej.); Brésil. — Leiop. cœnobita, Érichs. Archiv, 1847, I, p. 145; Pérou, Haut-Amazone. — H. decorticans, H. W. Bates, loc. cit. p. 131; Venezuela. — J'en possède une belle espèce dont je m6 trouve mention nulle part; en voici la description :
H. vindez. Mas : Subtus nigro- supra rufo-brunneus, tenuiter griseo-pubes= cens; prothorace nonnihil inæquali, elytris gradatim attenuatis; apice ôblique truncatis, basi valde asperatis, singulo pone medium maculà magna obliqua atro-velutina alboque tenuiter cireumeinceta. Long. 18 mill. Hab. Cayennä.
(1) Syn. Læropus A, White, Dej.
(2) Leiop. alboplagiatus, bispecularis, À. White, Longic. of the Brit. Mus.
ACANTHOCINIDES. 789
ASTYNOMUS.
(Des.) Casreun. Hist. nat. d. Col. I, p. 463 (1).
Pour M. De Castelnau, comme pour Dejean, ce genre était synonyme des Æorus de Serville. M. J. Thomson (2) l'a restreint à quelques espèces de l'Amérique du Sud, qui se distinguent des deux genres précédents par les caractères qui suivent :
Mâles : Front un peu plus haut que large, élargi inférieurement. — Antennes munies de quelques cils rares et courts — Lobes inférieurs des yeux grands, beaucoup plus hauts que larges. — Prothorax transversal, subcylindrique; ses tubereules latéraux forts, coniques, situés immédiatement au-dessous de son milieu.— Elytres assez convexes, oblongues, subparallèles, tronquées à leur extrémité. — Cuisses pédoneulées, les postérieures longuement et dépassant un peu le sommet des élytres; tarses de la même paire assez longs, à article 1 de 4/3 plus grand que 2-3 réunis. — 3° segment abdominal rétréci et échaneré au bout. — Corps assez allongé, revêtu de poils fins veloutés et à reflets moirés.
Femelles : Outre les antennes plus courtes, elles diffèrent des mâles par leurs euisses postérieures de la longueur des élytres. — Une longue tarière dont la valve ventrale est étroitement échancrée au bout, et la dorsale peu à peu atténuée et aiguë à son extrémité.
Ces insectes sont beaucoup plus grands et plus robustes que les Grapaysunus dont ils se rapprochent par leur forme oblongue et leur dernier segment abdominal dans les deux sexes. Leur livrée consiste, sur les élytres, en taches d’un brun velouté sur un fond blanchâtre à reflets moirés; la sculpture de ces organes se borne à des points enfoncés sans ancun mélange de lignes saillantes; le prothorax est complétement uni. Le type du genre est la Lamia dorsalis de Germar (3), insecte commun au Brésil.
p. 381 et 384; Amazone (Ega). — N, sedata, lentiginosa, corticalis, spreta, Amazone; contempta, Mexique; lignaria, Rio-laneiro; binoculata, Amazone; dioptica, Rio-Janeiro; anceps, slillata, vitticollis, caudata, signifera, propinqua, simulata, efflicta, deleta, rodens, lüineolata, promeces, ptericopta, ramea, excelsa, Amazone; H. W. Bates, loc. cit.
est probable que les espèces suivantes appartiennent au genre : Leiop. creliger, Columbie; polyspilus, Honduras; annulicornis, Colombie; breviceps, Venezuela ; pleuriticus, Brésil; subfasciatus, Venezuela; A. White, loc. cit. p. 381 Sq.
(1) Syn. Æouis À. Serv. — Lama Germ.
(2) Syst. Cerambyc. p. 29.
(3) Ins. Spec. nov. p. 472 (Ædil. signata, A. Serv. Ann. d. 1. Soc. entom. 1835, p. 30). J'en ai sous les yeux deux autres espèces du Brésil, mais elles me paraissent inédites.
TORONÆUS.
H. W. Bates, Contribut. elc., p. 133 (1).
Mâles : Tête et antennes des Asrynonus; celles-ci seulement plus grèles. — Lohes inférieurs des yeux très-grands, comme chez ces derniers, mais pas plus hauts que larges. — Prothorax transversal, cylindrique, brièvement rétréci à sa base, et muni de chaque côté, avant ce rétrécissement, d'une très-faible protubérance obtuse et À peine distincte. — Elytres des AsryNomus.— Pattes des mêmes, avec le 1° article des tarses postérieurs plus du double äussi long que 2-3 réunis. — 5° segment abdominal et pygidium triangulaires, plus ou moins échancrés au bout.— Saillie mésosternale assez large, recourbée en arrière. — Saillie prosternale plus étroite, fléchie postérieurement. — Corps oblong, revètu en dessus d'une sorte d'enduit velouté,
Femelles : Antennes une fois et demie plus longues que le corps. — Oviscapte très-long, dépassant plus où moins ses valves; la ventrale de celles-ci profondément fendue au bout; la dorsale étroite et très-aiguë à son extrémité,
Les espèces (2) sont beaucoup plus petites que les Asrynomus, et s'en distinguent sans peine à leur prothorax privé d'armature sur les côtés, caractère qui leur est commun avec les deux genres suivants. L'oviscapte des femelles est remarquable par sa longueur. La livrée de ces insectes est en général grise en dessous, et présente en dessus un mélange nuageux de brun, de gris et de fauve; quel. ques litures de cette dernière couleur se volent ordinairement sur les élytres. Ils paraissent propres à la Guyane et à la région amazonienne.
ACANTHOCINUS.
Sreru. JU. of Brit. Entom. IV, p. 231 (3).
Mäles : Tète assez fortement concave entre ses tubercules antennifères; ceux-ci courts; front un peu transversal, très-plan; joues allon-
(1) Syn. Æuycus, J. Thoms. Syst. Cerambyc. p. 28; nom postérieur de quelques mois à celui proposé par M. Bates.
(2) T. figuratus (Æm. id. 3. Thoms.; Eutrypanus figuratus et elegans de quelques collections de Paris}, suavis, perforator, lerebrans, virens, H. W. Bates, loc. cit. p. 134; Amazone; le premier se trouve aussi à Cayenne.
(3) Syn. Æniris, A. Serv. Ann. d. 1. Soc. entom. 1835, p. 32; J. L. Le Conte, L. Fairm.; nom postérieur de quinze ans à celui d’Acanrmocnus que Stephens, il est vrai, a renié plus tard (A Man. of Brit. Col. p. 271), ec adoptant celui d’Asrynomus, mais qui ne peut disparaître à aucun prix, les auteurs les plus récents (I. Thomson, Bates, Pascoe, etc.) étant d'accord pour nommer Acünthocinides le groupe actuel. — Asrynomus (Dej.), De Casteln. Fist. nat. d. Col. IL, p. 463, — Cenampyx Linné, Payk., Oliv. — Lama Fab., Gyll., etc.
ACANTHOCINIDES. 791
gées. — Antennes assez robustes, pubescentes, munies de quelques rares et courts cils en dessous, trois fois au moins aussi longues que le corps, à articles 4 n’atteignant pas la base du. prothorex, 8 plus long que #, celui-ci et 3-11 s’allongeant peu à peu. — Lobes inférieurs des yeux médiocres, un peu plus hauts que larges. — Prothorax transversal, subhexagonal; ses tubercules latéraux assez gros, coniques, situés immédiatément au-dessous de son milieu. — Ecusson en triangle curviligne.— Elytres peu convexes, médiocrement allongées, parallèles, arrondies en arrière, débordant fortement le prothorax en avant. — Pattes médiocres; cuisses atténuées à leur base, puis pou à peu et assez fortement eu massue; tarses postérieurs assez longs, à artiele À un peu plus grand que 2-3 réunis. — 5° segment abdominal en triangle transversal, largement échancré au bout; pygidium sinué à son extrémité. — Saillie mésosternale assez large, parallèle, recourbée en arrière. — Saillie prosternale assez étroite, fléchie postérieurgment. — Corps oblong, large, pubescent.
Femelles : Anteunes environ du double plus longues que le corps. — Une longue tarière déprimée; oviscapte dépassant fortement ses valves; la ventrale de celles-ci conico-tubuleuse, tronquée au bout, Ja dorsale un peu ätténuce et arrondie à son extrémité.
Ainsi défini, ce genre ne contient plus, à ma connaissance, que deux espèces (1) de grande taille pour le groupe actuel, l’une (æœdilis) répandue dans toutes les parties de l’Europe froide et tempérée où il existe des forêts de pins, l’autre propre à l'Amérique du Nord. La première est d'un gris ceudré avec quatre points jaunes disposés transversalement sur le prothorax et le tiers postérieur de ses élytres plus ou moins rembruni; ces organes sont densément pointillés, finement äpres à leur base, et sont munis de quelques lignes suillantes sur le trajet desquelles se trouvent de petits points brunàtres. L'espèce américaine a une livrée différente qui se rapproche de celle des EUTRYPANUS.
(1) Cer. œdilis, Lin. Syst. nat. I, p. 628 (Ædil, montana, A. Serv. loc. cit.). — Lam. nodosa, Fab. Syst. EL. IL, p. 289 (L. bifidator, Fab. ibid. p. 286).
Les auteurs de Faunes européennes sont d'accord pour associer à l'ædilis les espèces suivantes : Lam, atomaria, Fab. Syst. El. IT, p. 287; de toute V'Europe tempérée.—Lam. modesta, Gyl. in Schœnh. Syn. Ins. I, Append. p. 164; Europe bor, —- Cer, griseus, Fab. Syst. EL. IE, p. 277. — Astyn. alpinus, L. Redtenb. Faun. Austr. ed, 2, p. 858; Autriche. — Ædil. œanthoneura, Muis. et Rey, Ann. d. 1. Soc. Lin. d. Lyon, Ser. 2, 1852, p. 2 (Astyn. Edmondi, L. Fairm. Anop. d. 1, Soc. entom. 1852; Bull. p. LXII); Sicile. — Ceux de ces insectes qui me sont connus (afomariu, griseus) ne rentrent bien dans aucun des genres qui précèdent et, si l’on admet les caractères minutieux sur lesquels ces derniers sont établis, ces espèces européennes devront former un genre à part. M, Bates (Contribut. ete. p. 133, note) a émis l'opinion que l'atomaria élait “probablement un Gravmisunus; mais l'absence de soies redressées sur ses 61ytres suMit pour démontrer qu’elle est étrangère à ce genre.
XYLERGATES.
H. W. Bares, Contribut. elc., p. 139.
Genre tenant à la fois des Asrynomus et des ACANTHOCGINUS, distinet des unis et des autres par,la forme du prothorax. Il ne diffère des seconds en particulier que par les points suivants :
Mâles : Tête fortement ct plus étroitement concave entre ses tubercules antennifères; front plus haut que large, élargi inférieurement,— Scape des antennes atteignant la base des élytres. — Prothorax plus convexe, inégal en dessus, muni de deux à cinq élévations.sur le disque; ses tubercules latéraux de forme variable, en général courts et obtus.— Elytres tantôt parallèles, tantôt atténuées en arrière, toujours tronquées à leur extrémité; leurs épipleures plus verticales, limitées en haut, à leur base, par une carène plus ou moins prolongée en arrière. — Quisses plus fortement en massue; tarses antérieurs et intermédiaires assez dilatés, frangés ou non sur leurs bords. — Corps moins large.
Femelles : Antennes plus courtes. — Tarses antérieurs et intermédiaires simples.
Sous le rapport du dernier segment abdominal, les deux sexes ne diffèrent pas des sexes çorrespondants des ACANTHOCINUS; la tarière des femelles varie seulement un peu en longueur, tout en dépassant constamment les élytres.
Ces insectes sont en général plus grands que l'Acanthocinus ædilis, mais plus étroits. Leurs élytres présentent des petits tubereules et des côtes peu saillantes et plus où moins irrégulières; quant à leur livrée, elle a parfois l'aspect velouté de celle de l’Astynomus signatus, ais ce caractère n'est pas constant. M. Bates a décrit deux espèces (1) du genre; il y en a plusieurs dans les collections où elles figurent parmi les Asrynomus ou les EUTRYPANUS.
pi EUTRYPANUS.
(Der.) J. Tous. Essai, etc., p. 13 (2).
Mûles : Tète, antennes et yeux des ASTYNoMUS. — Prothorax transversal, tantôt (le plus souvent) convexe et pluri-noueux sur le disque, tantôt subcylindrique et lisse (par ex. nigrosignatus Dej.), muni de chaque côté en deçà de son milieu, d’un tubercule plus ou moins fort. — Elytres médiocrement allongées, peu à peu rétrécies et tronquées en arrière, munies de carènes latérales partant des épaules,
(1) X. lacteus, Hant-Amazone; asper, Brésil, H. W, Bates, loc. cit.; le second n’est pas rare dans les collections.
(2) Syn. Laura Germar.
faibles (parfois presque nulles), toujours simples et rarement prolongées au-delà de leur milieu ; débordant fortement le prothorax à leur base, avec les épaules plus où moins saillantes, — Pattes courtes; cuisses pédonculées, puis fortement en massue ; tarses antérieurs et intermédiaires légèrement dilatés, frangés sur leurs bords; le 427 article des postérieurs de 4/3 environ plus grand que 2-3 réunis. — 3e segment abdominal plus ou moins échancré ; ses angles terminaux parfois épineux ; pygidium entier ou sinué au bout. — Saillie mésosternale large, déclive ou recourbée en arrière. — Saillie prosternale plus ou moins étroite, fléchie postérieurement, — Corps oblong; sa yestiture variable.
Femelles : Antennes des AsryNomus de leur sexe. — Une tarière médiocre, déprimée et atténuée au bout, à oviscapte ne dépassant pas ses valves; la ventrale de celles-ci conico-tubuleuse, entière au bout, la dorsale atténuée et très-aiguë à son extrémité.
Genre ambigu (1), médiocrement homogène dans son état actuel. Ses espèces typiques (nitidus, ellipticus, triangulifer) n'ont nullement le facies des CoLosoraea, tandis que d'autres (colobotheides, etc.) ressemblent de très-près à ces dernières (2). La livrée préseute des différences analogues chez certaines espèces (par ex. nitidus), elle a des reflets soyeux et moirés dont d'autres sont complétement dépourvus. Ces insectes sont de taille au plus moyenne et propres à l'Amérique du Sud (3).
Note.
Outre les nombreux genres qüi précèdent, les trois suivants, qui me sont restés inconnus en nature, existent dans les auteurs.
(4) M. 3. Thomson (Syst. Cerambyc. p. 2#) V'a plack, en dernier lieu, à Ja fin des Acanthocinides, comme faisant le passage avecles Colobothéides. Allat plus loin, M. H. W. Bates (Contribut. ete. p. 141) l’a compris parmi ces dernières.
(2) M. Bates (loc. oit.) dit qu’il n'existe aucun caractère positif entre les deux genres. Je ne connais aucune des espèces de l’Amazone décrites par ce savant entomologiste, mais il me semble que les espèces typiques, signalées dans le texto, et celles que Dejean (Cat. éd. 3, p. 363) avait comprises dans celui-ci, se distinguent assez bien des CoLoBornEA par leur front beaucoup moins élevé, l'imperfection de leurs carènes latérales des élytres qui ne sont jamais doubles, à ma connaissance, et leur facies qui est très-ditférent; à quoi l'on peut ajouter encore que chez les Eurrypanus (mème ceux décrits par M. Bates), la tarière des © est saillante, tandis qu’elle ne l'est jamais chez les CoLOBOTHEA.
(3) Lam. elliptica, Germ. Ins. Spec. nov. p. 471 (Trypanidius scutellatus Dej.); Brésil, —- £. triangulifer, Brichs. Archiv, 1847, L, p. 144; Pérou, — E. nitidus (venezuelensis, J. Thoms. loc. cit.;olim), Venezuela; colobotheides, lessellatus, Brésil; À. White, Longic, of the Brit. Mus. p. 371.— E. nobilis, assula, incertus, H. W. Bates, Contribut. etc. p. 142; Amazvne.
ERPHŒA.
Enicus. Archiv, 1847, I, p. 144.
Genre ayant de l’affinité avec les Acanrnoperus dont il diffère par son mésosternum proéminent et le 4° article de ses antennes linéaire et subtriquètre. — Prothorax du double plus étroit que les élytres, tuberculé en dessus, denté latéralement. — Elytres inégales. — Pattes assez courtes ; toutes les cuisses fortement en massue, -
D'après cette formule, j'aurais mentionné ce genre à la suite du groupe des Acanthodérides, si M. Bates (1) n’avait pas émis l'opinion qu'il est probablement allié de près aux Leprosrycus. En tout cas, la forme du scape des antennes est celle qui existe dans le groupe actuel. Erichson n’en décrit qu’une très-petite espèce (3 mill.) du Pérou qu'il nomme pumicosa et qui, sous le double rapport de la livrée et de la sculpture des élytres, paraît ressembler beaucoup à certains Ar- PHUS.
CALLIPERO.
H. W. Bates, Contribut. elc., p. 137.
M. Bates place ce genre immédiatement à la suite des TonoNxus et lui assigne les caractères suivants :
Corps allongé, étroit. — Tète et prothorax presque d’égale largeur et plus étroits que les élytres ; museau court. — Lobes inférieurs des yeux courts et plus étroits en bas qu'en haut. — Prothorax muni de chaque côté d'une légère protubérance, sans épines ni tubereules latéraux. — Elytres sans carènes latérales, munies de soies courtes. — Pièces sternales simples. — Antennes médiocrement allongées, à articles 3-7 épaissis (surtout 7) et densément garnis-en-dessous de cils courts, en outre des soies plus longues qui existent sur tous les articles (sauf 1) tant en dessus qu’en dessous. — Tarière des femelles non saillante ; 5° segment abdominal allongé, conique et tronqué au bout; pygidium acuminé. — Pattes médiocres; cuisses en massue; 1e article des tarses postérieurs aussi long que les trois suivants réunis.
Ces caractères sont très-tranchés, ainsi que le facies et la livrée de l'unique espèce (bella) du genre, à ce point que M. Bates dit qu’on la prendrait aisément pour un Cérambycide du genre RHOPALOPHORA. Elle est, en effet, d’un bleu d'acier avec les élytres pourpres et le dessous du corps d’un bleu d'azur ; deux bandes prothoraciques longitudinales et la suture des élytres sont de cette même couleur ; chacune de ces dernières est en outre ornée à sa base d'une tache d'un jaune orangé. Cet insecte a été découvert dans le haut de l’Amazone.
(1) Contribut, etc. p. 63.
ACANTHOCINIDES. 795
COBELURA.
Entceus. Archiv, 1847, I, p. 149.
Antennes sétacées, glabres, rapprochées à leur base, de onze articles; le 1° allongé, graduellement épaissi à son extrémité. — Tôte comprimée. — Mandibules petites, non saillantes, — Prothorax inerme. — Mésosternum renflé en avant. — Segment anal de la femelle conico-tubuleux. — Paites médiocres; cuisses légèrement en massue. — Corps déprimé, en ellipse allongée.
Erichson ajoute que ce genre est allié aux Coronoruea, et en décrit une seule espèce (lorigera) de taille médiocre et originaire du Pérou. Mais M. Bates (1) qui en publie une autre (prolixa) plus grande, découverte par lui sur les bords de l'Amazone (Santarem), dit qu’il est voisin des Hyzerrus et des Nyssonnys.
IT. Acanthocinides de l'ancien continent (2).
Il est rare que le scape de leurs antennes dépasse le milieu du prothorax, et jamais il n'atteint la base de ce dérnier; souvent il est assez court. Sa longueur, relativement à celle du 3° article, n’a également rien de fixe, non plus que la grosseur et la saillie des hanches antérieures.
Ces insectes sont généralement inférieurs sous le rapport de la taille aux espèces de l'Amérique; c’est dans leurs rangs que se trouvent les plus petites Lamiides que l'on connaisse, Il y en a dans toute ‘étendue de l'ancien continent, mais surtout dans les Archipels indiens,
On peut également les répartir dans deux groupes, non d’après l'armature du prothorax, mais d'après les tarses postérieurs qui sont tantôt (A) allongés, tantôt (B) courts et la longueur relative des pattes.
Pattes longues, croissant d'avant en arrière, surtout chez les d'; tarses postérieurs longs et grèles, à article 4 plus grand (en général beaucoup) que 2-3 réunis. — Prothorax inerme sur les côtés (Osrx- Des excepté). — Corps presque toujours allongé et svelte. Osrénines.
Toutes les espèces sont propres aux Archipels indiens et ont été comprises par M. Pascoe dans les Acanthocinides. Elles ne forment que les cinq genres suivants :