‹ Histoire naturelle des insectes (volume 3)Chapitre 60 sur 93 · RONDIBILIS · texte numérisé non relu

RONDIBILIS

J. Tuoms. Archiv. entom. I, p. 306 (4).

Mâle : Tête à peine concave entre ses tubercules antennifères ; Ceuxoi déprimés; front plus haut que large; joues assez allongées. — Antennes de près de moitié plus longues que le corps, pareilles, du reste, à celle des Osrepes. — Lobes inférieurs des yeux transversaux. — Prothorax du double au moins plus long que large, faiblement arrondi sur les côtés, muni d’un sillon transversal très-marqué à sa base seulement. — Elytres ayant chacune, à quelque distance de leur base, une courte crête brièvement épineuse en arrière. — Tarses postérieurs très-allongés, un peu plus courts seulement que les jambes de la même paire; les antérieurs un peu dilatés. — Saillie prosternale étroite. — Le surplus comme chez les Osrenes @.

L'espèce (bispinosa) décrite par M. J. Thomson est de ia taille de l'Ostedes pauperata, et lui ressemble sous le rapport de la livrée; son prothorax et la base de ses élytres présentent d'assez nombreuses aspérités. Elle est également des Indes orientales.

Je ne trouve que des différences spécifiques entre cet insecte et les PozimerA de M. Pascoe. Seulement ces dernières sont plus petites et un peu plus sveltes. Des deux espèces décrites, une seule (2) m'est connue. Elle est grise, marbrée de brunâtre, avec quelques aspérités à la base des élytres qui ont, en outre, une épine vers le quart de leur longueur. Cette épine manque dans l’autre espèce (3). Ces insectes habitent les Moluques et les parages de la Nouvelle-Guinée.

EOPORIS.

Pascos, Longic. Malayan. p. 15.

lâle : Tête assez concave entre ses tubercules antennifères ; ceux-ci distants, un peu saillants; Iront assez convexe, plus haut que large, échancré au milieu de son bord inférieur; joues courtes. — Antennes très-grêles, glabres, munies de quelques courts cils en dessous, deux fois et demie aussi longues que le corps, à articles 4 atteignant le milieu du prothorax, fusiforme, resserré avant son extrémité, 3-11 décroissant lentement. — Lobes inférieurs des yeux grands, un peu plus hauts que larges. — Prothorax aussi long que large, cylindrique, légèrement arrondi sur les côtés, un peu resserré en ayant et à sa

(1) Syn. Poumgra, Pascoe, Longic. Malayan. p. 13 (Osrenes, Pascoe, The Journ. of entom. L, p. 62; olim).

(2) Osted. spinosula, Pascoe, The Journ. of Entom. loc. cit, (Pol. id. Longic. Malayan. p. 14, pl. 1, f. 4.

(3) Pol. simple, Longic. Malayan. p. 14.

base, muni sur le disque et latéralement de quelques faibles nodosités arrondies. — Ecusson arrondi en arrière. — Elytres légèrement convexes, sans tubercules basilaires, du reste pareilles à celles des Osrenes. — Pattes des mêmes, avec les cuisses moins fortement en massue. — 5° segment de l'abdomen plus long que large, rétréci et échancré au bout. — Saillies mésosternale et prosternale de même; la 4re seulement subtriangulaire. — Corps allongé, pubescent, sans cils redressés.

La forme de la tète, du scape des antennes, des yeux et du prothorax distinguent ce genre des précédents. Son unique espèce (1) est grisâtre en dessous et marbrée en dessus de brun, de jaune nankin et de blanc; ses élytres sont finement pointillées sur toute leur surface, Son habitat est très-étendu, car elle est répandue depuis la Malaisie continentale jusqu'à la Nouvelle-Guinée.

CHYDÆOPSIS.

Pascog, Longic. Malayan. p. 13.

Mâle : Tète médiocrement concave entre ses tubercules antennifères ; ceux-ci un peu saillants, rapprochés à leur base ; front subconvexe, subéquilatéral, élargi inférieurement; joues médiocres. — Anteunes capillaires, munies de quelques cils courts et rares en dessous, près de quatre fois aussi longues que le corps, à articles 1 de la longueur des 3/4 du prothorax, subfusiforme, 3-11 subégaux, à peine distincts. — Lobes inférieurs des veux grands, un peu plus hauts que larges, atténués inférieurement. — Prothorax légèrement allongé, cylindrique, uni, muni d'un sillon circulaire assez marqué à sa base. — Elytres allongées, planes sur le disque, peu à peu et médiocrement atténuées en arrière, obliquement tronquées au bout. — Pattes des Osreprs avec les cuisses postérieures atteignant le sommet des élytres et les tarses de la même paire un peu moins longs. — 5° segment de l'abdomen court, rétréci et tronqué au bout. — Saillie mé-

sosternale étroite, triangulaire, déclive. — Saillie prosternale trèsétroite, arquée en arrière. — Corps allongé, svelte, très-finement

pubescent, — Femelle incennue,

L'unique espèce (2) du genre est grise avec deux larges bandes longitudinales sur le disque du prothorax et de nombreuses taches brunes sur les élytres; celles-ci sont finement ponctuées en stries, avec le bord antérieur des points relevés comme les aspérités d'une râpe. Cet insecte, d'assez petite taille, habite Bornéo.

(1) £. elegans, Pascoe, loc. cit. p. 16, pl. 1, f. 6. (2) C. fragilis, Pascoe, loc. cit. pl. 1, f, 1,

r DRIOPEA Pascor, Trans. of the entom. Soc. Ser. 2, IV, p. 243.

Mûles : Tôte assez fortement concave entre ses tubercules antennifères; ceux-ci un peu saillants, rapprochés à leur base; front équilatéral; joues médiocres. — Antennes très-grèles, subcapillaires, munies en dessous de poils fins distants, du double plus longues que le corps, à articles { en cône renversé, de la longueur des 2/3 du prothorax, un peu plus court que 3, celui-ci et 4-11 décroissant peu à peu.— Yeux médiocres; leur lobe inférieur oblongo-ovalaire. — Prothorax transversal, convexe, uni, un peu rétréci dans ses 2/3 antérieurs et à sa base, muni de chaque côté vers son tiers basilaire d'un très-petit tubereule parfois (änermis) obsolète. — Ecusson en triangle curviligne.— Elytres courtes, assez convexes, rétrécies et déclives dans leur tiers postérieur, tronquées ou échancrées au bout, avec leurs angles externes épineux. — Pattes longues; cuisses peu à peu en massue, les postérieures dépassant un peu le sommet des élytres; tarses de la même paire à article 4 du double plus grand que 2-3 réunis. — 3° sogment de l'abdomen en triangle rectiligne transversal, légèrement échancré au bout. — Saillie mésosternale étroite, parallèle, déclive. — Saillie prosternale encore plus étroite, arquée en arrière. — Corps médiocrement allongé, oblongo-elliptique, pubescent, avec des cils redressés et distants sur les élytres.

Les deux espèces (1) des Archipels indiens que décrit M. Pascoe ont un facies qui rappelle un peu celui des Decres de l'Amérique, tandis que leur livrée composée sur les élytres de taches noires sur un fond d’un gris cendré, à beaucoup de rapports avec celle d’un grand nombre de Clytides. Elles sont plus petites et d’un aspect plus massif que les espèces précédentes.

Pattes au plus médiocres, subégales; tarses postérieurs courts, à article À moins long (Omopenisus excepté) que 2-3 réunis.— Prothorax souvent tubereulé sur les côtés. — Corps rarement allongé et svelte,

très-souvent hérissé partout de poils fins redressés. EXOCENTRIDES (2).

(1) D. cytina, Pascoe, loc. cit. p. 244, pl. 95, f. 2; Singapore. — inermis, Pascoe, Longic. Malayan. p. 12; Batchian, Nouvelle-Guinée, etc.

(2) Plus du tiers des genres de celte seclion ne me sont connus que par des exemplaires collés sur du papier et dont les saillies mésosteruale et prosternale n'étaient par conséquent pas visibles. Partout où j'ai pu les entrevoir elles m'ont paru simples, comme chez tous les Acanthocinides en général. Quant aux hanches antérieures, daus la plupart @es genres (notamment chez les EXxocENTRUs), elles sont un peu anguleuses en dehors, grosses et saillantes; mais il en est

Cette section comprend la majeure partie des « Exocentrinæ » de M. Pascoe (1), et ceux de ses « Acanthocininæ » qui n'ont pas trouvé place dans les groupes précédents. Elle n'est, du reste, que provisoire, le motif exposé en note ne m’ayant pas permis de l’étudier avec certitude. Ses genres, au nombre de 27, sont pour la plupart propres à la Malaisie ; il y en a quelques-uns dans l'Australie et en Afrique; un seul (ExocenTrus) est représenté en Europe.

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