PU
80 STAPRYLINIENS.
BELONUCHUS.
Nono. Symbol. ps 129.
Ce genre ne diffère essentiellement des PaiLonTuus qui suivent, que par la présence sous les cuisses antérieures et postérieures de deux rangées de cils courts et raides, plus ou moins distindtes. D'après cela, il y a lieu de s'étonner qu'Erichson l'ait admis. Toutes ses espèces sont de l'Amérique, surtout de celle du Sud, et, à part un petit nombre (hæmorrhoïidalis, dichrous) qui ressemblent à des XanrnoziNus, ont le facies des Parronraus. Au caractère indiqué plus haut, toutes réunissent des mandibules très-gréles, très-longues et inermes en dedans, une tête assez grande, munie d’un col assez étroit en arrière, des jambes foriement épineuses et des tarses antérieurs toujours simples. ”
Erichson en mentionne 15 espèces; depuis, deux seulement ont été décrites (1).
PHILONTHUS.
(Leacu) Cunmis, Brit. ent. XIII, pl. 610 (1).
Meñtoñ très-court. — Languette membraneuse, médiocre, arrondie et entière en avant, ses paraglosses beaucoup plus longues qu'elle, acuminées au bout, ciliées en dedans. — Palpes labiaux filiformes, leurs articles croissant peu à peu; lé dernier des maxillaires plus ou moins acuminé au bout, de longueur variable. — Mandibules plus ou moins longues, aiguës, oblusément dentées dans leur milieu. — Labre transversal, échancré en avant, ses bords membraneux et ciliés. — Tête sub-
nipennis, Aubé, Ann. d. 1. Soc. ent. XI, p. 234. — Chevrolatii, confusus, Boudi, Studi ent. 1, p. 121. — Esp. asiatiques : O. gagates, syriacus, Baudi, ibid. p. 123; Asie-Mineure. — abbreviatipennis, Aubé, Ann. d. 1. Soc. ent, Série 2, VIII, p. 315; de Batoum. — cyanochloris, gracilicornis, pullus, philônthoides, depressus, limbifrons, Hochhuth, Bull. Mose. 1849, 1, p. 118 ; Russie mér. — fulvipes, Ménétr. Ins. rec. par Lehm. p. 27. — Esp. de l'Algérie : O. nigrinus, Lucas, Explor. d. l’Algér. Ent. p.109. — obscuroæneus, L. Fairm. Ann. d. 1. Soc. ent. Sér. 2, X, p. 73. — Esp. des Canaries ; Sfaph. brachypterus, Brullé in Webb et Berthel. Canar. Ent. p. 59.
Voyez en outre un travail de Grayenhorst intitulé : « Sur le Staphylinus olens et ses analogues les plus voisins,» dans les Arbeit. d. Schelissch. Gesellsch, 1846, p. 94.
(1) B. pallipes, Melsheim. Proceed, of the Acad. of Philad. II, p.35 (formosus? Grav.); des Etats-Unis. — viridipennis, Baudi, Studi ent. I, p. 125; de Colombie.
(2) Syn. Cars, Steph. I. of Brit. ent. V, p. 245. — Bismus, Steph. ibid. p. 247. — Gasnius, Steph, ibid, p. 249, — Remus, Holme, Trans, of the ent, Soc. Il, p.64 .
STAPRvLINIDES, 8i
orbiéulaire ou ovale, munie en arrière d'un col médiocre, — Antennes filiformes, droites ; leur 4er article médiocrement long, le dernier échan. cré au bout, les autres de forrne variable, en partie moniliformes. — Prothorax en général un peu plus étroit que les élytres, arrondi à sa base, tronqué en avant, avec ses angles antérieurs dépriméset Obtus,— Elytres tronquées en arrière, — Abdomen Subparallèle, — Pattes médiocres, les intermédiaires tantôt rapprochées, lanlôt assez distantes ; jambes épineuses, sauf parfois les antérieures; tarses ciliés, leur {érarticle un peu allongé aux quatre postérieurs, les antérieurs tantôt dilatés chez les mâles, tantôt simples dans les deux sexes, les quatre postérieurs filiformes. — Corps assez allongé, subliaéaire ou atlénué à ses deux extrémités, le plus souvent ailé.
Insectes de moyenne ou de petite taille, présentant entre eux des varialions analogues à celles des STAPHYLINUS et des Ocyeus, dont ils ne différent rigoureusement que par leur languette entière. Hs ont néanmoins un fucies qui les fait reconnaître assez aisément, facies dù à ce que leur lête et leur, prothorax sont glabres et presque toujours trèsbrillants. La première porte en dessus de deux à quatre points, et le second ordinairement deux rangées longitudinales, chacune de un à six points semblables; dans quelques espèces, en ptit nombre, cette partie du corps n'en offre aucune trace ou bien est ponctuée sur toute sa surface. Les entomologistes anglais ont réparti ces insectes en plusieurs genres (1), dont les caractères ne sont pas stables, même en se bornant aux espèces qu'ils y ont comprises, el qui deviennent tout-à-fait inad:
(1) Voici comment sont caractérisés ces genres dans le dernier ouvrage de M. Stephens, A Man. of Brit, Col. p. 385.
PHiLoNtuus, Antennes filiformes ; leur dernier article excavé au bout ; dernier article des palpes plus grêle que 1e précédent, tronqué ; tête orbiculaire ; thorax quadrangulaire, avec ses côtés dilatés, comprimé en avant, son disque lisse; jambes sétigères, pubescentes en dedans ; tarses antérieurs légèrement dilatés, leur article terminal allongé; mandibules munies d’une forte dent médiane. Type: P. laminatus Creutz.
Cars. Antennés courtes, velues ; leur dernier article ovale, à peine acuminé : palpes filiformes; le dernier article des Maxillaires eu ovale allongé ; tète grande ; yeux petits ; thorax oblongo-ovale ; corps plat ; abdomen large ; jambes légèrement épineuses ; tarses antérieurs assez dilatés, densément velus. Type : C. fucicola Leach.
Bisxius. Antennes robustes; leur dernier article brusquement acuminé; palpes
‘un peu filiformes; leur dernier article assez aigu; tête large ; yeux petits; thorax légèrement quadrangulaire, un peu arrondi en arrière ; corps ässez déprimé ; abdomen large; tarses antérieurs légèrement dilatés, leur dernier article al. longé. Type : B. cephalotes Grav.
Gañnius. Antennes droites, assez épaissies au bout, leur dernier article échancré; palpes grèles, surtout leur dernier article, qui est très-uigu ; tète oblongoovale; yeux petits; thorax oblong, avec deux rangées de points convergeant,
Coléoptères. ‘Tome L, 6
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82 STAPHYLINIENS.
missibles, quand on prend en considération les espèces exoliques. Érichson n'a même pas pu diviser le genre en familles, comme il l'a fait pour les STaPnYLINUS el les Ocvpvs, et a dù se borner à établir, à limitation de ses prédécesseurs, de simples sections basées sur la ponc- {uation du prothorax.
Eu outre de leurs tarses antérieurs assez souvent dilatés, les mâles de ce genre se reconnaissent à leur sixième segment abdominal inférieur échancré ou fendu au bout. Leur tête est aussi parfois plus grande que celle. des femelles, mais elle varie sous ce rapport selon la taille des individus.
Les habitudes des PmLontaus sont les mêmes que ce!le des Sraruyuinus, à cette différence près que quelques-uns (umbratilis, varius, lepidus, etc.), se trouvent parfois dans les fourmilières. Leur distribution géographique est aussi étendue, mais leurs espèces sont encore plus nombreuses; il y en a plus de 220 mentionnées dans les auteurs (1).
en avant ; abdomen grêle; jambes séligères ; tarses non dilatés. Type : G. sua= veolens Kirby.
Rewvs. Antennes droites, leur dernier article aigu ; celui des palpes filiforme, acumihé ; tête oblongo-ovale ; yeux petits ; thorax allongé, densément ponctué; corps plat, soyeux ; jambes simples ; tarses antérieurs légèrement dilatés. Type : R. sericeus Holme. ;
Pour tous ces genres, voyez les observations d'Erichson, Gen. et Spec. Staphyl. p. 427. :
(1) Erichsonren mentionne 157 ; aj. : Esp. européennes : P. lælus, megace= phalus, analis, melanocephalus, pusillus, Heer, Col. helvet. I, p. 259. — rubripennis, salinus, Kicsenw. Stettin. ent. Zeit. 1844, p. 346 — pyrenœus (anthinipennis? Kolen.), Kiesenw. ibid. 1850, p. 219. — eæilis, Kraatz, ibid. : 1851, p. 293 (fhermarum Aubé). — thermarum, Aubé, Ann. d. 1. Soc. ent. Série 2, VII, p. 316, — ærosus, Kiesenw. ibid. IX, p. 416.— gracilis, Letzner, M Arbeit. d. Schlessische Gesellsch. 1846, p. 78. — adscitus, frigidus, Kiesenw Stettin. ent. Zeit. 1848, p. 322. — filum, Kiesenw. in Küster, Die Kæf. Europ. XVIL, 19. — conspectus, costatus, lividipes, lathrobioides, Baudi, Studi ent. 1, p. 127. — Esp. asiatiques : P. janthinipennis, lesghicus, osselicus, Kolenati, Melet. ent. IL, p. 19. — inearis, Hochhuth, Bull. Mosc. 1849, I, p. 140. — — transbaicalicus,rutilipennis, lanaïcus, latiusculus, armeniacus, femoralis, brunnicollis, erythrostomus, melanocephalus, subopacus, Hochhuth, ibid. 1851, 3, p. 10. — Esp. africaines : P. sparsus, Lucas, Explor. de l'Algér. Ent. p. 112; d'Algérie. — natalensis, morio, caffer, bisignatus, minutus, rufipes, Bohem,; Ins. Caffrar. 1, p. 278; de Natal. — hospes, Erichs. Arch. 1843, I, p. 221; d’Angola. — affinis, vittatus, Roth, ibid. 1851, I, p. 118; d'Abyssinie., — pŒ= derinus, ltus, Sachse, Stettin. ent. Zoit. 1852, p. 126; caffer, p. 142; de l'Afrique austr. — Esp. de l’Amér. du Nord: P. Harrisii, lætulus, pulchellus, nanus, brevis, curtulus, ruficurnis, niger, fliformis, Melsheim. Proceed. of the Acad. of Philad. 1, p. 85. — afer, Liegler, ibid, p. 266. — californicus, Sicgwaldi, albionicus, Manh. Bull. Mosc. 1843, p. 230, — georgianus, Saclise, Stettins'ent. Zeit. 1852, p. 143. — Esp. de l'Amér. du Sud : P. Gaudichaudii,
STAPHYLINIDES. 653
HETEROTHOPS.
(imp) Srern. JU. of Brit. ent. V, p. 256 (1).
Menton, languette et mâchoïres des Paiconruus. — Dernier article de tous les palpes très-petit, subulé ; le 3 des maxillaires égal au précédent, renflé, subovalaire; le 2 des labiaux du double plus long que le 1er, épais et cylindrique. — Mandibules courtes, oblüsément dentèes dans leur milieu. — Labre court, fendu et cilié en avant, = Téte plus étroite que le prothorax, ovalaire, faiblement rétrécie en arrière, penchée, — Antennes filiformes, leurs articles sübcylindriques ou ‘obconiques, le dernier tronqué au bout. — Prothnrax assez convexe, presque aussi large que les élytres, fortement arrondi en arrière, un peu rétréci el tronqué en avant. — Elytres tronquées à leur extrémité, — Abdomen graduellement rétréci en arrière: ses appendices slyliformes trèssaillants; — Paltes assez courtes, les intermédiaires contigués à leur base; jambes antérieures inermes, les autres épineuses ; les quatre premiers articles des tarses antérieurs dilatés dans les deux sexes, spongieux en dessous, lés autres filiformes, leur 4er article un peu allongé. — Corps oblong, sublusiforme, ailé.
La forme du dernier article des palpes distingue essentiellement ce genre des Puiconmnvs el des Quenius dont il est très-voisin, surtont des derniers. Ses espèces sont de très-pelite taille, peu nombreuses et propres à l'Europe, sauf une de Colombie: Erichson n’en mentionne que six en Loul (2). Les mâles se. reconnaissent à leur sixième segment abilominal légèrement échancré en dessous, et à leurs tarses antérieurs plus fortement dilatés que chez les femelles. Ces insectés séMtrouvent. ples particulièrement sous les mousses, les feuilles Lombées, et dans les délrilus végétaux. ?
rubromaculatus, pallipes, Blanch. in d'Orb. Voy. Ent. p. 81, — succinctus, cupreus, amœnus, cyanescens, antennalus, cupripennis, Guérin-Ménev. Rev. 2001, 18##, p, 13. — pavidus, dives, abdominalis, Erichs. Arch. 1847, I, p. 89. — Columbianus, Baudi, Studi ent. 1, p. 126. — Esp. de la Nouv.-Zélande : Slaphylinus (Cafus) puncticeps, White, Voy. of the Ereb. a, Terr. Ent: p: 6. — Esp. de Taity : P. naulicus, L. Fairm. Rev. et Mag. de Zool. 1849, p. 288.
(1) Sÿn. Tricuoryeus, Nordm. Symbol, p. 137. — Tacuyronus et TacHiNUS Grav.
(2) 7. prœvius Er., binotatus Er., dissimilis Grav., 4-punctulus Grav., d'Eu- Tope; nifens Nordm., de la Crimée ; eæilis Er., de Colombie, — Aj, : 41. lim= batus Hécr, Col, helvet. I, p. 281 ; de Suisse.
84 STAPHYLINIENS
ACYLOPHORUS.
Norpm. Symbol. p. 127.
Menton très-court. — Languette petite, coriace, arrondie et enlièré en avant; ses paraglosses pas plus longues qu'elle, ciliées. — Dernier article des palpes labiaux ovalaire ou subglobuleux, un peu plus petit que le ® qui est obconique , plus grand et plus gros que le 1er; les articles 2-3 des maxillaires obconiques, le dernier plus grand, ovalaire. — Lobes des mâchoires courts, ciliés à leur extrémité. — Mandibules petites, aiguës, fortement bidentées à leur base. — Labre transversal, cilié, fendu dans son milieu. — Tête petite, oblongo-oväle, à peine rétrécie en arrière, fléchie. — Antennes gréles, coudées, à articles 1 allongé, 2-10 de longueur variable, en général obconiques, 11 globuleux. — Prothorax de la largeur des élytres, arrondi à sa base, un peu rétréci et tronqué en avant, — Elytres aussi longues que lui, tronquées en arrière. — Abdomen graduellement rétréci en arrière. — Pattes assez
. courtes, les intermédiaires contiguës à leur base; jambes épineuses, sauf la première paire ; les tarses de celle-ci courts, épais, à arlicles peu distincts ; ceux des autres paires plus grêles, avec le 1° allongé. — Corps ‘atténué à ses deux extrémités, subfusiforme, très-glabre sur la tête et le prothorax.
Ce genre est le seul de cette sous-tribu qui ait les antennes coudées; sa lête à peinc'rétrécie en arrière, et sa forme générale, lui donnent des rapports réels avec les Tacayronus et genres voisins. Ses espèces, peu nombreuses, sont américaines et africaines, sauf deux qui se trouvent en Europe (1). Elles vivent dans les bois sous les mousses, et, pas plus qu'Erichson, je ne connais leurs caractères sexuels. puis
QUEDIUS.
(Lracn} Srevi, JU, of Brit. ent. V, p. 215 (3:
Ce géñre ne diffère, rigouteusement parlant, dés PmLonrnus que par ses sligimates prolhoraciques recouverts par une lamelle triangu-
{i) A. glabricollis Laë., d'Europe; longicoknis Er., de Cayenne; femoralis Nordm., du Brésil; picipes Er., de Colombie ; pronus Er., de l’Amér. bor. — Depuis, on n’a publié, à ma connaissance, que les suivantes : À. Wagenschieberi, Kiesenw. Stettin. ent. Zeit. 1850, p. 220 ; des environs dé Berlin. — flavicollis, Sachse, ibid. 1852, p. 153; de la Géorgie des Etats-Unis. — picipennis, cilia= tus, Roth in Wiegm. Arch. 1851, I, p. 118; d’Abyssinie,
(2) Syn. Vezceius (Leach) Steph. loc. cit. V, p.435, — Raruinus, Stephe loc. eit.p. 201. — Micnosaunus, Dej. Cat, 6d. 3, p, 69, # LD
STAPHYLINIDES, 85
laire (1). Tomme caractères accessoires on peut ajouter les particularités suivantes :
Tête un peu moins rétrécie en arrière. — Prothorax plus arrondi sur les côtés, suborbiculaire et tronqué en avant. — Pattes intermédiaires loujours contiguës à leur base; les quatre premiers arlicles des tarses antérieurs constamment dilatés et formant une palette ovale, spongieuse et velue en dessous. — Prothorax muni, en arrière des hanches antérieurcs, d'une courte saillie cornée où membraneuse.
Dans ces limites, ces insectes présentent plusieurs modifications, qui ont servi de base à quelques genres fondés par les entomologistes anglais, et qu'Erichson n'a pas admis.
Le plus remarquable de tous, Vecerus, est établi sur une grande espèce (Q. dilatatus F.) d'Europe, dont les antennes, plus courtes que de coutume, sont dentées en scie, à partir du 5° article, dans les deux sexes (2).
Les Rarmiros de Stephens se distinguent à leurs yeux volumineux et saillants ainsi qu'à leurs tarses antérieurs, un peu moins dilalés que dans les autres espèces (5).
Quant aux Microsaunus de Dejean, ils correspondent au genre actuel, sauf le genre Vecreius que Dejean a admis.
Les caractères sexuels consistent également ici en ce que le sixième segment abdominal est échancré inférieurement chez les mâles ; quelques-uns ont la tête plus grosse que leurs femelles, et parmi ces dernières, il en est quelques-unes dont les tarses antérieurs sont à peine dilatés.
La plus grande partie de ces insectes sont européens; la plupart des autres habitent l'Asie et l'Amérique ; 70 espèces environ ont déjà été décrites (4).
(1) D’après cela, s’il se trouvait parmi les PmLonrnvs des espèces qui eussent ces stigmates recouverts, elles devraient être transportées dans le genre actuel. Erichson (Arch. 1843, IL, p. 211) dit s'être assuré avec le plus grand soin qu’il ven est aucune quisoit dans ce cas. Parmi les quatre-vingts environ que j'ai examinées, je n’en ai pas trouvé non plus qui fissent exception sous ce rapport. Néanmoins, on ne peut se dissimuler que ce caractère est bien faible pour séparer les deux genres.
(2) Par une exception unique dans la famille, cette espèce vit sous tous ses États dans les nids de la Vespa crabro. Gyllenhall (ns. Suce. IE, p. 300) a lo Premier signalé le fait pour l’insecte parfait; depuis, il a été confirmé par plusieurs auteurs; voyez surtout Kellner, Stettin. ent, Zeit. 1844, p. 415, et Henslow ia Newman’s Zool. p. 2585.
(3) Q. aftenuatus Gylh., boops Grav., scintillans Grav., ete.
(5 Dont 45 sont mentionnées par Erichson. Aj.: Esp. européennes : Philonthus gracilicornis, punctatellus, montivagus, montanus, paradisianus, picipen- LO alpestris, Heer, Col.helvet. 1; p. 274. — Q. suturalis, Kiesenw. Stettin. ent, Zeit. 1845, p. 225. — unicolor, satyrus, Kiesenw.ibid, 1847, p. 211. — chry-
- ue * a ed die É “ 1. foi ns dd Bleu à à capte 2 dabie it ou «
86 STAPHYLINIENS.
ASTRAPÆLUS.
Gravenu. Col. micr, Brunsv, p. 199.
Menton très-court. — Languette pelite, arrondie, étroitement échancrée en avant, ses paraglosses plus longues qu'elle, ciliées. — Palpes courts, robustes; le dernier article de tous sécuriforme, surtout chez les mâles, celui des maxillaires subeylindrique et tronqué au bout chez les femelles. — Mandibules médiocres, robustes, très-arquées, incrmes en dédans. — Labre court, bilohé, membrancux sür les côtés, cilié en avant. — Tête ovalaire, faiblement rétrécie en arrière. — Yeux assez grands, obliques, peu saillants. — Antennes filiformes, à articles { allongé, 2-3 plus courts, obconiques, 4-10 submoniliformes, 11 subéchancré, — Prothorax, élytres et abdlomen des Quenrus. — Palles assez courtes, surtout les aatéricures ; leurs cuisses comprimées, sinutes inféricurement; les quatre premiers articles des tarses de la méme paire dilatés dans les deux sexes et sporigieux en dessous; le er et le dernier des autres tarses un peu allongés. — Facies des Quepius.
On n'en connaît qu'une espèce (4. ulmi Grav.) d'assez grande taille, plus particulièrement propre à l'Europe australe, et qui est rare partout; elle se trouve au premier printemps sous les écorces et dans les plaies des ôrmes. Indépendamment du dernier arliele dle ses palpes maxillaires plus fortement sécuriforme, le mâle a ses larses antérieurs plus dilatès et le sixième segment de son abdomen est échancré à son extrémité en dessous. ; :
EURYPORUS.
Encus. Die Kæf. 4, Mark Brand. 1, p. 496 (1).
Menton très-court. — Languelle très-petite, arrondie et entière en avant; Ses paraglosses un peu plus longues qu'elle: — Palhes courts, les deux premiers articles des labiaux obconiques, égaux, le 3° sécuri-
surus, Kiesenw. in Küster, Die Kæf. Europ. XIE, 55 ; speoulator, XV, 57. — ' nemoralis, flavipennis, Baudi, Studi ent. I, p. 131.— érideus, Miller, Verbandl: d. Zool.-Botan. Vereins in Wien, E, p. 110. — Esp. asiitiques :, Q. plagiatus, acuminatus, incompletus, Hochhuth, Bull. Mosc. 1849, p. 149. — fulvipennis, latus, Hochhuth, ibid. 4854, no 3, p. 28. — Esp. de l'Algérie : Q. pullipes, Eucas, Explor, de l'Algér, Ent. p. 113 — Esp. de l'Amér. du Nord : Q. pla= giatus, brunnipennis, Menb. Bull. Mose. 1843, p. 231; longipennis, ibid. 1846, L, p. 509; de Sitkha. — bardus, terminatus, Melsheim, Proceed. of the Acad. of Philad. IL, p. 39.
Voyez en outre un travail de’ Gravenhorst, intitulé : « Transitions et alliances entre les espèces du genre Quemus ; » Stettin. ent. Zeit. VIN, p. 211.
(1) Syn. Peuxeyruonus, Nordm. Symbol. p, 13:— Oxyronus, Payk:, Gyllh-
STAPNYLINIDES. 87
forme: les maxillaires filiformes, leur 4 article cylindrique. — Mandibules très-arquées, aiguës, unidentées à leur base. — Labre entièrement corné, court, profondément fendu dans son milieu, cilié en avant. — Tête beaucoup plus petite que le prothorax, oblongo-ovale, faiblement rétrécie en arrière, fléchie. — Antennes filiformes, à articles 1 allongé, 3 plus long que le 2, 4-10 subeylindriques ou obconiques, 41 tronqué obliquement. — Prothorax un peu plus large ou aussi large que les élytres, suborbiculaire el tronqué en avant. — Elytres aussi longues que lui, tronquées en arrière, — Abdomen assez large, alténué à son extrémité. — Pattes médiocres, peu robustes, les intermédiaires contiguës à leur base; jambes spinosules; larses grêles, les antérieurs simples dans les deux sexes: le 4er et le ° article de tous un peu allongés.— Corps assez allongé,'ailé.
Genre voisin des Asrnarzæus, mais facilement reconnaissable à Ja structure de es palpes, la petitesse relative de sa tête et la simplicité des tarses antérieurs. El ne comprend que trois espèces, l’une d'Europe, la seconde de l'Algérie, la troisième des Etats-Unis (1)atoutes de taille médiocre. La première se trouve dans les bois sous les mousses. Les caractères sexuels du mâle consistent dans la plus forte dilatation du dernier article des palpes labiaux et le sixième segment abdominal échancré en dessous.
OXYPORUS:
Fas. Syst. ent. p. 267.
Menton très-court, linéaire, avec sès angles antérieurs saillants. — Languelte fortement bilobée, ses lobes acuminés et ciliés en, dedans ; paraglosses nulles. — Dernier article des palpes labiaux très-grand, transversal, triangulaire et échancré ou semi-lunaire; les maxillaires filiformes, à articles 2-3 subégaux, # plus court, obconique. = Lobe externe des mâchoires coriace, allongé, pubescent au bout, l'interne membrancux, finement cilié en dedans. — Mandibules grandes, sail= lantes, falcilormes, aiguës et inermes au côlé interne. — Lahre étroit, transversal, triangulairement et largement échancré., — Tête grande, presque carrée, à peine rétrécie en arrière, assez convexe. — Yeux très-antérieurs, médiocres, oblongs, assez saillants, — Antennes courtes, robustes, à articles 1 allongé, 2-4 obconiques, 5-10 transversaux, graduellement élargis, 11 ovale et court, — Prothorax un peu plus étroit
(1) Æ. picipes Payk.; de l'Europe boréale et moyenne. — puncticollis Er.; des Etats-Unis. — Depuis le travail d'Erichson, la troisième a été publiée : E, œneiventris, Lucas, Explor. de l’Algér. Ent. p. 115; elle se trouve aussi en Italie et dans le midi de l'Espagne. M. Baudi (Studi ent. I, p. 133) l'a re= Ant Sous le nom de Æ. meridionalis, d'après dés exemplaires venant de la
icile,
ss SEAPAX LENS.
que les élytres, légèrement rétréci et arrondi en arrière, tronqué en avant. — Elytres tronquées en arrière, avec leurs angles externes arrondis. — Abdomen court, large, sublinéaire. — Pattes médiocres,
les, les intermédiaires très-écartéess jambes finement ciliées ; larses assez courts, leur et article plus ou moins allongé. — Corps oblong, large, subdéprimé en dessus, très-glabre, ailé.
Un des genres les plus tranchés de la famille. Ses espèces sont de taille moyenne, et offrent pour système de coloration un mélange de rouge ferrugineux ou de testacé diversement combiné avec du noir brillaut. On en a déjà décrit neuf espèces, dont trois se trouvent en Europe, les autres dans l'Amérique du Nord (1) ; toutes paraissent vivre exelusivement dans les bolets. Les mâles se distinguent des femelles par leur tête plus forte, leur sixième segment abdominal légèrement échancré et la présence d'un septième segment frès-petit.
à TRIBU IV.
PÉDÉRIDES.
Stigmates prothoraciques invisibles. — Antennes de onze articles, insérées sous les bords latéraux du front. — Labre en général membraneux sur les côtés, — Palpes maxillaires plus ou moins allongés ; leur dernier article très-petit, souvent à peine distinct. — Point d'ocelles. — Elytres de la longueur de la poitrine. — Abdomen rebordé latéralement, son 7e segment rarement distinct. — Manches antérieures et postérieures coniques; les intermédiaires toujours contiguës ; tarses de cinq arlicless — Un espace membraneux au prothorax en dessous.
A partir de celte tribu jusqu'à la fin de la famille, les stigmates pro-
thoraciques cessent d’être visibles, étant cachés, comme on l'a vu plus haut, par les épimères du prothorax. À
- Les Pédérides sont fous plus ou moins allongés, et la plupart d'une forme svelle cet élégante, surtout ceux, assez nombreux (Sricrcus, Sco- PÆUS, Opnires, etc.), dont la tête ne lienLau prothorax que par un pédoncule très-gréle. Plusieurs (CnyPror1wmLarunonum) ont le labre bilobé comme les Staphylinides ; aussi Latreille les avait-il compris dans ses Fissilabres, dont ils s'éloignent par l'insertion de leurs antennes. La longueur de leurs palpes maxillaires, la petitesse de leur deruier article,
(1) Esp. d'Europe : O. rufus F.; répandu partout. —" maillosus F.; de l'Europe boréale ct moyenne. — Mannerheimii Gyllh. — Esp. de l’Amér. du Nord: O. major Oliv., femoralis Oliv., vittatus Oliv., stygicus Say; tous men- ‘ tionnés par Lrichson, — Aj.: O. dimidiatus, Lrevis, Melshcim, Proceed, of the Acad, of Philad. H,sp. 39; des Etats-Unis.
PÉDÉRIDES. 89
la forme conique des hanches antérieures et postérieures, réunis aux caractères qui précèdent, achèvent de rendre ces insectes aisément reconnaissables, On ne sait rien jusqu'ici de leurs premiers états. L
Is forment en ce moment 16 genres dont quatre ont été établis depuis qu'Erichson a publié sa Monographie. La moitié environ sont étrangers à l'Europe.