‹ Histoire naturelle des insectes (volume 4)Chapitre 15 sur 90 · PRIT SE · texte numérisé non relu

PRIT SE

PÉDÉRIDES. 95

Insectes très-voisins des Larunomium par leur forme générale, mais s'en distinguant, au premier coup-d'œil, par leurs couleurs males, {estacées ou fuligineuses chéz la plupart, sans parler de leur labre, leurs tarses antérieurs, elc., tout autrement faits. Les mâles se réconnaissent à lear sixième segment abdominal (endu en dessous ; quelques-uns ont êén même temps le cinquième échancré ; chez les femelles, ce dernier cst arrotidi ou terminé par une saillie triangulaire.

On trouve ces insectes sous les pierres, les feuilles tombées, rarement dans les fourmiières; ils sont assez nombreux (1), et presque (ous apparliennent à l'Europe et à l'Amérique. :

POLYODONTUS (2).

Sozxer in Gay, Hist. de Chile, Zool. IV, p. 310,

D'après les caractères que Solier assigne à ce genre, il ne diffère des Lirnocuanis, que par le petit nombre de points suivants :

Langucile très-saillante, évasée en avant, avec ses paraglôsses allongées et trois lobes intermédiaires ayant la forme de dents triangulaires. — Labre multidenticulé, avec une échancrure médiane arrondie, limitée par deux dents. — Dermer arlicle des larses antérieurs reuflé, comme vésiculeux.

Si la description de la languette est exacte, cet organe aurait la plus grande analogie avec la languclle des Scoræus qui suivent. La figure (3) que Solier donne de l'unique espèce (P. angustatus) qu'il compreni dans ce genre, reproduit complètement les formes des Lirnocuamis. Cet insecte, qui n’a qu'une ligne de long, a été rapporté du Chili par M, Gay, qui n'en a trouvé que deux exemplaires.

SCOPÆUS.

‘ Encus. Gen. el Spec. Staphyl. p. 604 (4.

Menton court. — Languette cornée, munie en avant de trois dents aiguës; ses paraglosses membraneuses, linéaires, ciliées en dedans. — fer article des palpes labiaux très-petit, le 2 grand, renflé, subovalaire, le 3e très-pelit, aciculaire ; les maxillaires à articles 2-3 sub-

(1) Aux 30 décrites par Erichson, aj. : Esp. de l'Amér. du Sud : L. collaris, Baudi, Studi ent. 1, p. 136; de Venezuela. — nilida, Erichs. Arch. 1847, re p. 90 ; du Pérou. — Esp. de l'Algérie : L. minute, Lucas, Explor. de l'Algér. Ent. p, 119 — Esp. de Natal : L. brevicollis, Bohem. Ins. Caffr: I, p. 286.

(2) Ce nom à êté déjà employé plusieurs fois, avec la désinence féminine, pour des Mollusques et des Vers ; il serait dès lors convenable de le changer.

(3) Loc. cit. pl. VE £. 1. 6

(4) Syn. Pængnus Gylh.— Rucizus Manh.

+. 7 he

96 STAPHYLINIENS.

égaux, 4 pareil à celui des labiaux. — Mandibules légérement arquées, munies en dedans de trois dents fortes et aiguës. — Labre court, transversal, triangulairement échancré dans son milieu et denticulé en avant, les deux dents médianes plus grandes que les autres. — Tête suborbiculaire ou presque carrée, tronquée en arrière et adhérant au prothorax par un col très-grêle. — Yeux petits, arrondis, peu saillants, — Antennes droites, filiformes, à articles { médiocrement allongé, 2.3 obconiques, 4-10 de même forme ou subarrondis, 14 ovalaire et acuminé au bout. — Prothorax ovalaire, rétréci à ses deux extrémités, — Elytres tronquées en arrière. — Abdomen linéaire, — Pattes courtes, assez robustes, surtout les antérieures; jambes de cette dernière paire subsinuées et obtusément dentées au côté interne : tarses simples; le {er article des quatre postérieurs un peu allongé, les autres décroissant graduellement, le dernier beaucoup plus court que les précédents réunis. — Corps allongé, linéaire, grêle, très-déprimé, ailé.

Genre intermédiaire entre les Lirnocuarus et les Srcrcus: à la forme déprimée des premières, il réunit la tête et le prothorax des seconds ; sa languctte l'éloigne des unes.et des autres, ainsi que de tous les autres genres de la famille. Ses espèces sont de petite taille, de couleur mate ou peu brillante, finement pointillées, et vivent principalement dans les endroits humides. Les caractères sexuels ne sont pas constants et résident dans les cinquième et sixième segments abdominaux qui sont diversement échancrés chez les mâles.

Le genre est répandu en Europe, en Asie et en Amérique ; on en a décrit une quinzaine d'espèces en tout (1).

STILICUS.

(Latn.) Encycl. méth. Ins. X,'p. 494 (2).

Menton très-court. — Languette petite, bilobée ; ses lobes arrondis et distants; ses paraglosses linéaires, ciliées, beaucoup plus longues

(1) Neuf sont mentionnées par Erichson, dont, quatre d'Europe : $. lœvigatus Gyllh.; la seule connue avant lui, et qui forme le type du genre; les autres (didymus, minimus, minutus) sont nouvelles. —Aj, : Esp. d'Europe : $. pusillus, Kiesenw. Stettin. ent. Zcit. 1843, p. 309. — bicolor, Baudi, Studi ent. p. 135. — Esp. asiatiques : S, Zrichsonii, Kolenati, Melet. ent. IL, p. 23. — pusillus, Hochhuth, Bull. Mosc. 1849, n° 1, p. 162, — debilis, Hochhuth, 1851, n° 3, p. 50. »

À quoi il faut sans aucun doute ajouter les Rugilus chilensis et depressus de Solier (in Gay, Hist. de Chile, Zool. IV, Le 309) ; les caractères génériques qu'il leur assigne s'accordent de tous points"avec ceux du genre actuel, entre autres pour ce qui concerne la forme si remarquable de la languette.

(2) Syn. Ruczus (Leach) Steph, Il, of Brit, ent. V, p.277. — Pxnenus, Fab., Gray, :

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qu'elle. = 9 article des palpes labiaux renflé, ovalaire, uh peu plus long que le 1e"; le 3° petit, aciculaire; les maxillaires à articles 2-3 égaux, celui-ci assez gros, 4 très-petit, à peine distinct, subulé, — Mandibules falciformes, aiguës, tri ou quadridentées en dedans. — Labre grand, recouvrant les mandibules, arrondi et membraneux sur les côlés, subsinué et bidenté en avant, — Tête assez grande, orbiculaire, tenant au prothorax par un col très-court et très-grêle. — Yeux petits, assez saillants. — Antennes droites, médiocres, assez robustes, filiformes, à articles 4 assez long, 2-3 obconiques, 4-11 moniliformes. — Prothorax ovalaire, acuminé en avant. — Elytres tronquées en arrière. — Abdomen linéaire, — Pattes assez longues, grêles ; hanches antérieures al- Jongées; tous les tarses simples, leurs articles décroissant graduellement. — Corps allongé, linéaire, médiocrement déprimé, aile.

La forme de la tête, combinée avec celle du prothorax, donne à ces insectes un facies particulier qui les fait aisément reconnaître. Comme ceux des trois genres précédents, leurs couleuts sont mates et leurs té. guments finement ponctués ; la tête et le prothorax sont en même temps finement rugueux et comme aciculés. Leur taille est au plus médiocre, ét ils se trouvent ordinairement sous les pierres et les feuilles tombées, parfois dans les fourmilières. Outre leur sixième segment abdominal fendu en dessous, les mâles présentent quelquefois des impressions plus ou moins profondes sur le cinquième:

La plupart des espèces sont européennes, les autres habitent l'Afrique et l'Amérique; celles décrites s'élèvent à près d'une vingtaine (1).

STILICOPSIS, SacnsE, S/ellin, entom. Zeit. 1852, p. 144.

Menton subtriangulaire, profondément échancré en avant, Languelte linéaire, bilobée (2). — Palpes maxillaires allongés, à articles 2-3 Subégaux, celui-là un peu épaissi à son extrémité, celui-ci fortement renflé dans son/milieu, 4 à peine distinct. — Mandibules grêles, falciformes, munies de deux dents au côté interne, l'une grande, l’autre plus petite. — Labre grand, recouvrant les mandibules, arrondi et cilié en

(1) Erichson en mentionne 12, dont 8 d'Europe : $. fraÿilis Oliv., rufipes Germ., subtilis Er., similis Er., geniculatus Er., affinis Er., fuscipes Er., orbiculatus Payk. — Aj. : Esp. européennes : Rug. scabricollis, exiguus, Heer, Col. helvet. I, p. 231.— Esp. africaines : $, ruficornis, Lucas, Æxplor. de l’Algér: Ent. p. 119. — dimaculatus, Bohem. Ins. Caffrar. 1, p. 287. — capicola, Sachse, Stettin. ent. Zeit. 1852, p. 145. — Esp, de l'Amér., du Nord : $. tristis, Melsheim. Proceed. of the Acad. of Philad. 11, p. 40.

(2) M. Sachse ne parle pas des paraglosses et des palpes labiaux, ayant perdu la préparation de Ja lèvre inférieure avant d’avoir pu étudier ces parties.

Coléoptères, ‘Tome IE, T

tar titi à rate "à

98 STAPHYLINIENS.

avant. — Tête grande, arrondie, tenant au prothorax par un col très: grêle. — Yeux petits, arrondis, saillants, — Antennes droites, filiformesy leur 42 article épais, cylindrique, les suivants décroissant graduellément; le dernier oblong, obtusément acutniné ; tous densément pubescénts. — Prothorax: suborbiculaire. — Elytres très-courtes , tronquées en arrière. — Abdomen un peu élargi dans son milieu. — Pattes assez

courtes ; tarses de cinq articles, garnis de poils serrés.

D'après ces caractères, que j'emprunte littéralement à M. Sachse, ce genre, voisin des Suzrcus par la plupart de ses caractères, en est bien distinct par plusieurs autres, surtout par la brièveté deses élytres. Il est établi sur un petit insecte d’une ligne de long, originaire de la Géorgie aux Etats-Unis, et que l'auteur nomme S. paradoza.

ECHIASTER.

Enrcus* Gen. et Spec. Staphyl. p. 636.

Menton transversal, échancré en avant; ses angles antérieurs tantôt (longicollis) non; tantôt (melanurus) très-saillants. — Languette divisée antérieurement en deux petits lobes arrondis et écartés ; ses paraglosses linéaires, acuminées, beaucoup plus longues qu’elle. — Palpes labiaux courts ; leur 2 article plus gros et un peu plus long que le 1°", le 3° petit, grêle, obtus au bout; les articles 9-3 des maxillaires subégaux, celui-ci graduellement renflé, le 4° à peine distinct. — Mandibules longues, gréles, arquées, munies d’une longue dent au côté interne, — Labre transversal, muni de quatre dents fortes et aiguës en avant. — Tête suborbiculaire, tenant au prothorax par un col très-court ek trèsgrêle. — Yeux assez grands. — Antennes à peine plus longues que la tête ; leurs articles 1-2 plus gros que les autres, 3 obconique, 4-10 décroissant et groésissant peu à peu. — Prothorax plus étroit que les élytres, allongé, subfasiforme. — Ælytres déprimées, tronquées en arrière. — Abdomen graduellement rétréci en arrière ; ses deux derniers segments allongés, tübuleux. — Pattes assez courtes, gréles; tarses afitérieurs simples; les quatre premiers articles de tous décroissant gra duellement, — Corps allongé, déprimé, ailé. sit.

Erichson a fondé ce genre sur deux très-petits insectes de Colombie, dont les noms sont indiqués plus haut; leur couleur générale est d'un testacé peu brillant, et leurs téguments sont finemerit ponctués comme dans les genres ‘qui précèdent. La forme de leurs deux derniers segménts abdominaux constitue leur caractère le plus apparent et semble Jeur donner un certain rapport avec les Tachyporides.

PÉDÉRIDES, 99

Enious. Gen. et Spec. Staphyt. p. 627.

Menton très-coutt, — Languette large, arrondie et échancrée dans son milieu en avant; ses paraglosses gréles, acuminées, pubescentes, pas plus longues qu’elle. — Palpes labiaux filiformes, à articles subégaux, le dernier aéuminé; les maxillaires longs, à articles 2-3 égaux, celui-ci graduellement renflé, 4 petit, aciculaire, — Mandibules falciformes, aiguës, fortement dentées au côté interne, — Labre court, sinué et bidenté dans son milieu en avant. — Tête ovalaire, münie en arrière d'un col grêle et assez long. — Yeux petits, arrondis et saillants. — Antennes grandes, brisées, gréles, à articles 1 très-long, 2 plus grêle et plus court que les suivants; ceux-ci décroissant graduellement, — Prothorax étroit, allongé, cylindrique dans sa moitié postérieure, fortement et peu à peu atténué en avant. — Elytres tronquées en arrière. — Abdomen linéaire; son 6° segment très-sinué au bout en dessus. — Patles longues, gréles, hanches antérieures très-allongées ; tarses sim ples ; leurs quatre premiers articles décroissant graduellement, — Corps allongé, linéaire, ailé,

Genre singulier, reproduisant dans celte famille les formes des Cas- NonrA de celle des Carabiques. On ne connaît que les trois espèces. de la Colombie, décrites par &ricbson (1), Les mâles ont leur sixième segment abdominal fortement et triangulairement échancré en dessous; celui des femelles est arrondi ou tronqué.

SUNIUS.

(Leac) Sr. 2. of Brit. ent. V, p. 275 (2).

Menton très-court. — Languette hilobée; ses lobes très-écartés, arrondis; ses paraglosses gréles, acuminées, ciliées en dedans, un peu plus longues qu’elle. — Dernier article des palpes labiaux pelit, aciculaire, le pénultième renflé, un peu plus grand que le 4°r ; les maxillires à articles 2-3 subégaux, celui-ci en cône renversé, le 4 à peine visible. — Mandibules longues, gréles, arquées, munies en dedans d’une longue dent aiguë et de deux ou trois petites dentelures. — Labre transversal, bidenté dans son milieu en avant. — Tête grande, tenant au prothorax par un col très-étroit. — Yeux petits, arrondis, peu saillants. — Antennes longues, gréles, subfliformes; leur 4er article assez long, les

(1) 0. wersatilis, raphidioides, velitaris, loe. cit, ; le second.est le Rugilus aphidioides du dernier Catalogue de Dejean.

(2) Syn. Asrenvs (Déjean) Lacord. Faune ent: d. enx. d. Paris, p. 485, Pæpenus, Gyllh., Payk., Grav., etc.

400 STAPHYLINIENS

deux suivants subeylindriques, plus courts, les suivants obconiques où submoniliformes. — Prothorax ovalaire, un peu rétréci à sa base. — Elytres tronquées en arrière. — Abdomen linéaire, un peu rétréci à sa base, obtus à son extrémité. — Pattes de longueur variable, grêles ; les trois premiers articles de tous les tarses allongés, décroissant peu à peu, le 4e très-court, pourvu en dessous d'un petit lobe membraneux. — Corps plus où moin allongé, linéaire, le plus souvent ailé.

‘Insectes distincts de tous ceux de cette tribu, par la structure de leurs tarses. Erichson les a répartis dans deux sections : les espèces de la première, parmi lesquelles figurent toutes celles d'Europe, ont la plus grande ressemblance avec les Scopæus et les Lirmocmanis, leur corps étant très-allongé et déprimé, leur tête subquadrangulaire et leurs pattes médiocres. Celles de la seconde, qui sont toutes de Golombie ont, au contraire, complètement le facies des Sruicus, par suite de la forme orbiculaire de leur tête ; seulement leur prothorax est plus convexe.

Ces insectes sont de la taille des précédents et ont la même livrée et le même mode de ponctuation; les mâles diffèrent desfemelles par leur sixième segment abdominal triangulairement échancré en dessous. Les espèces décrites s'élèvent à une trentaine (1), dont la majeure partie sont propres à l'Amérique; presque toutes les autres sont européennes.

PÆDERUS.

Fan. Syst. Entom, p.268.

Menton transversal. — Languette large, bilobée ; ses lobes arrondis ; ses paraglosses subacuminées, ciliées en dedans, un peu plus longues qu'elle. — Palpes des Suis, seulement le dernier article des labiaux aussi petit que celui des maxillaires; ceux-ci plus allongés. — Mandibules falciformes, munies de deux dents aiguës au côté interne. — : Labre transversal, faiblement échancré en triangle. — Tête suborbiculaire ou brièvement ovalaire, tenant au prothorax par un col étroit. — Yeux petits, médiocrement saillants. — Antennes plus ou moins longues, gréles, filiformes, à articles subcylindriques , le 4er et le 3° plus longs. que les autres, le 11° acuminé au bout. — Prothorax ovalaire, convexe, parfois globuleux. — Elytres tronquées en arrière, — Abdomenñ linéaire, de sept segments; les deux derniers brusquement rétrécis. — Pattes longues, gréles; les quatre premiers articles des tarses

(1) Dont 24 sont mentionnées par Erichson, sur lesquelles 5 d'Europe : S. fliformis Oliv., intermedius Er., angustatus F., bimaculatus Er., tristis Er. — Aj.: Esp. caropéennes : :S. wnicolor, Curtis, Ann, of nat. Hist. V, p. 277. — negleotus, Mærkel in Germar, Zeitschr. V, p. 239.— pulchellus, Heer, Col. helvet. I, p. 230. — diversus, Aubé, Ann. d. 1. Soc. ent. Série 2, VILL, p. 318. — anquinus, Baudi, Studi ent. I, p. 137. — Esp. de l'Algérie : 5. filum, pulcher, Aubé, loc, cit. p. 317. s

PINOPHILIDES. 401

äntérieuts iédiocrernent dilatés dans les deux $éxes, subcordiformes, égaux, spongieux en dessous ; les trois premiers des quatre postérieurs décroissant graduellement, le 4e profondément bilobé. — Corps allongé, linéaire, assez épais, tantôt ailé, tantôt aptère.

L'un des genres les plus tranchés de la famille et le seul de la tribu actuelle dont les espèces soient, pour la plupart, ornées de couleurs vives, avec des téguments brillants et revétus, principaïement sur la tête et le prothorax, de poils longs très-fins et peu serrés. Le sixième segment abdominal est fendu en dessous, dans presque toute sa longueur, chez les mâles, entier chez les femelles. ,

Ces insectes vivent presque exclusivement au bord des eaux, et plusieurs d’entre eux ont coutume de se réunir en sociétés plus ou moins nombreuses, Il y en a dans toutes les parties du globe et l'on en a déjà décrit près d’une cinquantaine d'espèces (1).

TRIBU V

PINOPHILIDES.

Stigmates prothoraciques invisibles. — Antennes de onze articles,

insérées sous les bords latéraux du front. — Labre entier, simple, — Palpes maxillaires allongés; leur dernier article pas plus court que le pénultième, celui des labiaux petit et subulé. — Point d'ocelles. — Elytres de la longueur de la poitrine. — Hanches antérieures et postérieures Coniques, saillantes ; les intermédiaires rapprochées ; tarses de cinq articles. — Point d'espace membraneux au prothorax en dessous.

Cette tribu est très-voisine de la précédente et ne s'en distingue, comme on le voit par cette formule, que par la grandeur du dernier article des palpes maxillaires qui affecte en général une forme assez singulière, et par l'absence d'espace membraneux à la partie inférieure du prothorax. Mais ces deux caractères justifient suffisamment sa création. Il faut en outré y ajouter quelques caractères négatifs, tels que

(1) Erichson en mentionne 40, dont 7 d'Europe : P. lttoralis Oliv., brevipennis Lac., longipennis Grav., caligatus Er., limnophilus Er., riparius Fab., ruficollis Fab. — Aj : Esp. européennes : P. lusitanicus, Aubé, Ann. d. 1. Soc. ent. XI, p. 236. —Wongicornis, Aubé, ibid. Série 2, VILLE, p. 319. — ruficeps, Baudi, Studi ent. I, p. 138. — vulgaris, Miller, Verhandl. d. Zool.-Botan. Ver. in Wien, 11, p. 27. — Esp. africaines : P. angolensis, Erichs. Arch. 1843, 1, P. 222. — crassus, collaris, caffer, Bohem. Ins. Caftrar. L, p. 228. — ewimius, Riche in Galin, Voy. en Abyssin. Ent. p. 281. — Esp. de l’Australie : P. cruenticolis, Germar, Linn. ent. Il, p. 174. — Esp. des îles Philippines : P. peregrinus, Hombr, et Jaquin, Voy, au pôle Sud, Ent, Col. pl. 4, f. 12; de Sam boangan,

102 STAPHYLINIENS,

le labre non fissile, la tête jamais pédonculée et des antennés non géniculées. Les métamorphoses sont aussi inconnues que chez les Pédérides. s

Des cinq genres qui composent la tribu, deux seulement (OEnrcmrmus, Procerus) ont des réprésentants en Europe, et encore exclusivement dans ses parties australes. :

I. Abdomen rebordé latéralement, 4s art, des palpés max, transversalement linéaire : Pinophilus. — sécuriforme : Tænodema.

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