‹ Histoire naturelle des insectes (volume 4)Chapitre 20 sur 90 · ELEUSIS · texte numérisé non relu

ELEUSIS

DE Cast. Etud. ent. p. 131.

Je ne connais pas ce genre que M. De Castelnau dit étre intermédiaire entre les Lerrocminus et les Presrus qui suivent, mais qui pa- “rait beaucoup plus Voisin de ceux-ci que des premiers. Les caractères non suffisamment détaillés qu'il lui assigne sont les suivants +

Antennes de la longueur de celles des Leprocmrnus, mais allant en grossissant jusqu'à leur extrémité. — Palpes terminés par un article court, grêle et pointu, — Corps déprimé. — Tête très-grande et carrée. — Mandibules avancées et arquées. — Corselet très-court, moins grand que la tête, tronqué en avant, presque en demi-cercle en arrière, — Elytres carrées. — Abdomen très-déprimé.

Le genre ne comprend qu'une petite espèce (£. tibialis) éntièrément noire et originaire de Madagascar.

PIESTUS.

GRAvENH. Mon. Col, omicr, p: 223 (1):

Menton transversal, largement arrondi en avant, — Languette triangulairement et largement échancrée en avant, ciliée. — Palpes labiaux très-courts, filiformes, leurs articles égaux: les maxillaires à articles 2 allongé, 3 de moitié plus court, 4 le plus long de tous, subeylindrique. — Mandibulés saillantes, robustés, fortement dentées. — Labre court, tronqué en avant; ses appendices membraneux linéaires et ciliés. — Tête transversale, impréssionnée en dessus, le plus souvent armée de deux cornes horizontales. — Veux médiocres, peu Saillants. — Antennes grandes, parfois plus longues que le corps, à articles 1 et 3 les plus longs de tous, 4-11 cylindriques et pubescents.— Prothorax carré, distant des élytres. — Elytres tronquées en arrière, — Abdomen presque aussi large qu'elles, oblong, rebordé laféralement.— Pattes courtes ; cuisses assez fortes; jambes étroites, les antérieures élargies dans leur moitié terminale et denticulées sur leur bord externe, celui des inter médiaires muni au-delà du milieu de cils épineux; tarses très-courts. — Corps médiocrement allongé, large, déprimé, finement pubescent sur l'abdomen, ailé.

Insectes exclusivement américains, ayant I6S mêmes habitudes qüe

eviguus, de Puerfo-Rico. — Esp. de Madagascar : L. anguslatus. — Aj.: L. impressithoraæ, Lu Fairm. Rev. et Mag. d. Zool. 1849, p 290; dé Taïti.

(1) Syn. Zmorwonus, Dalm. Act. Holm. 1824, p. 374. — TRICHOCORYNE, Gray in Griffith, Anim. Kingd, Inséet. [, p. 306. — Coévres Fab. — OXYréLus ON. — Inaneus, Leach, sec. Latr., Nouv. Ann: d. Mus. É, p: 87.

128 STAPHYLINIÈNSs

les Lerrocainus, mais de plus petite taille et d’un factes différent, surtout par suite de la forme de leur abdomen. On n’en a décrit aucune espèce depuis le travail d'Erichson qui en mentionne onze (1).

PROGNATHA.

Larr. Régn. anim. 6d. 2, p. 439 (2).

Menton transversal. — Languette bilobée ; ses lobes divergents et ciliés. — Dernier article des palpes subacuminés; ceux des labiaux égaux entre eux; le 3° des maxillaires très-court. — Mandibules peu saillantes, falciformes, aiguës. — Labre court, sinué dans son milieu; ses appendices membraneux très-petits, linéaires. — Tête arrondie en avant, à peine rétrécie en arrière. — Yeux médiocres, arrondis, peu saillants. — Antennes de longueur variable selon les sexes, à articles 1 plus gros que les autres et médiocrement long, 2-3 plus grands que les suivants, obconiques, 4-11 cylindriques. — Prothorax quadrangulaire, exactement appliqué contre la base des élytres. — Celles-ci tronquées en arrière. — Abdomen aussi large qu'elles, linéaire , rebordé latéralement. — Pattes courtes ; cuisses, surtout les postérieures, assez fortes; jambes grêles, les antérieures finement denticulées sur leur bord externe ; larses très-pelits. — Corps allongé, linéaire, glabre, ailé,

Ce genre se compose de deux espèces d'Europe et une des Etats- Unis (3), toutes de pelile taille, vivant sous les écorces, et dont les caractères sexuels sont beaucoup plus prononcés que dans le reste de la famille. Les mâles, en effet, ont la tête plus forte, les mandibules dilatées en dehors en une lame falciforme, le front excavé et muni de deux cornes horizontales, enfin les antennes presque aussi longues que le corps ; celles des femelles sont de moitié plus courtes.

ISOMALUS.

Erions. Gen. et Spec. Staphyl. p. 838.

, Menton triangulaire, arrondi en avant, bisinué sur les côtés. — Languelte évasée et trisinuée en avant; ses angles prolongés, divergents

(1) P. bicornis Oliv., Lacordairei Casteln., spinosus Fab., minutus Er., pygmœus Casteln., sulcatus Grav., de l’Amér. du Sud; capricornis Casteln., fulvipes Er., penicillatus Dalm.., erythropus Er., des Antilles ; Mmexicanus Casteln., du Mexique.

(2) Syn. Sinconiux, Kirby and Spence, An Introd, to Ent. LpliT fes

(3) P. quadricornis, Kirby et Spence ; répandue dans une partie de l’Europe, mais rare partout; humeralis Germar, des montagnes de la Hongrie ; Erichson n’a connu que ces deux espèces, Aj.: 2. americana, Melsheim. Proceed. of the Acad, of Philad. I, p, 42, |

DIÉSTIDES: 129

et ciliés. — Dernier article des palpes subacuminé ; le dernier de tous plus court que le pénultième; le 2 dés maxillaires beaucoup plus court que le 3°. — Mandibules courtes, élargies à leur base, graduellement plus étroites, arquéesten avant. —"Labre très-petit, ses angles lerminés par un appendice membraneux très-gréle. — Téte grande, carrée, avec son bord antérieur arrondi, — Yeux petits, peu saillants. — Antennes médiocres, subfiliformes, à articles 1 assez gros, 2-3 plus grêles que les suivants, 4-10 grossissant peu à peu, 11 ovalaire. — Prothorax fortement et obliquement rétrécià sa base, anguleux et souvent denticulé sur les côtés. — Elytres tronquées en arrière, — Abdomemaussi large qu’elles, linéaire, finement rebordé latéralement, — Pattes courtes ; cuisses un peu comprimées ; jambes gréles, ciliées en dehors près de leur extrémité ; tarses très-petits. — Corps allongé, linéaire, très-déprimé, glabre, aptère ? $

Petits insectes propres à l'Amérique, à Madagascar et à l'ile de Taïti, qu’Erichson a le premier fait connaître et dont il a décrit cinq espèces ; On en connaît six en tout (1). Les mâles paraissent ne se distinguer de leurs femelles que par leur tête plus forte.

dx

CHASOLIUM.

De Casrecn. Etud. ent. p. 132:

Ce genre, superficiellement caractérisé par M. De Castelnau, paraît être très-voisin des IsowaLus (2), mais en différer cependant par un assez grand nombre de caractères : ne le connaissant pas en-halure, je reproduis la formule que lui assigne son auteur.

Antennes composées d'articles grenus, grossissant un peu jusqu'à l'extrémité ; dernier arlicle Ovalaire. — Palpes terminés par un petit article grêle et pointu. — Corps déprimé. — Jambes antérieures offrant vers leur milieu un angle assez fort, et dans leur moilié inférieure des dentelures à peine sensibles le long du bord externe. — Tétetrèsgrande, très-déprimée, — Yeux très-petits, latéraux. — M idibules grêles et assez saillantes. — Corselet en cœur, creusé au milieu, trèsélevé sur les côtés, — Ecusson petit. — Elytres carrées, très-courtes. — Abdomen long, déprimé. — Pattes moyennes; larses gréles.

L'espèce unique (C. Ernestint) que M. De Castelnau yrrapporte, est de Madagascar. :

à Le

1 | (1) Les cinq décrites par Erichson Pi ? Le humilis, du Brésil ; énferruptus, de Colombie ; 4icolo , du Mexique ; complanatus, testaceus, "de Madagascar. —Aj:: Esp. de Taïti: Z. apioipennis, L. Fairm. Rev. et Mag. d. Zool. 1849, p. 289. t { @) Zrichson (Staphyl. p. 838)"pense même que l'espèce sui laquelle il ést établi pourrait bien être identique avec lJsomalus complanatus, opinion que rien ne justifie dans Ja description qu'il donne de ce dernier,

Coléoptères. Tome II, 9

430 STAPRYLINTENS.

Fe HYPOTELUS.

> Encens. Gen. et Spec. Staphyt. 840.

+ nous. Gen. et Spec. Slaphyl. puëAte

enton senii-ciréblaire. — Languette {ränsversalé, triangulairement

a en avant. — Les deux derniers articles des palpes labiaux plus gréles et plus courts que le 1°, le dernier des iaxillaires égal en

longuebr aux deux précédents réunis, eylindrique et oblus au bout. —

Mandibules petites, inermes, ciliées au côlé interne.

— Labre court,

sinué et garni de soies rigides en avant; ses appendices membraneux 1rès-Petits. — Tété un peu plus étroite que le prothorax, non rétrécie* en Artière, arrondie en aÿaft. — Yeux pelils, saillants. — Antennes médiocres, assez robustes, à articles { fusiforme, 2-10 obconiques, grossissant peu à peu, 11 ovalaire. — Prothorax plus ou moins rétréci en arrière, exactement appliqué contre les élÿtres. — Celles-ci tronquées en arrière. — Abdoméli aussi large qu'elles, linéaire, rebordé latéralement.— Pattes assez courtes, cuisses assez fortes ;jambes antérieures graduellement élargies, garnies, ainsi q s intermédiaires, de pelits cils épineux tout le long de leur bord externe, les postérieures n’en ayant qu'à leur extrémité; larses Très-petits. — Corps linéaire, subdéprimé,

glabre sur la tête, le prothorax et les élytres.

Erichson a fondé ce genressur deux petites espèces (1) d'une ligne de long, originaires de l'Amérique du Sud; il dit que leur facies ressemble

à celui des ProGNATHA.

> TRBU IX, PHLOEOCHARIDES.

4. 7 prothoraciques invisibles. — Antennes de onze articles, insérées sous les bôrds latéraux du front. — Labre entier, avec où sans bordure membraneuse. =#Point d'ocelles. — Elytres de la longueur de la poitrine. — Abdomen rebordé latéralement. — Hanches antérieures coniques, saillantes, les postérieures transversalesitarses de cinq articles.— Un espace membraneux au prothorax en dessous.

Sans l'abséhce des ocelles cette tribu mériterait à peine d’être séparée de cellé des Omälides qui suit. CeMearactère et l'absence de

Yet tout en di mn eo peut le voir € fléréfices Soit nulles où

tingue essentiellement. Pour tout le reste; c comparant les formules des deux tribus, les di

corné au lobe intefne des mâchoires; sont en de très-faible importance. Lu be

sv

(1) Æpusillus, du Brésil; præcor, de 18 Colombie. x

où CEA

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PRO ES he: CR RE ER. 7 Dé em cu mme 5 D nd o Pr PF ‘. f 4

PHLOKOCHARIDES. : 48h Celle-ci ne comprend queles"deux gebres européens qui suivent : I: Dérhier dtt. des falpes max. assez grand, acuminé : Olisthærus.

il. — | très-potit, subul : Phones .

dE, s k # rai +

(Der.) Enrcus. Gen: el Spec. Séaphyl: ps 843 (1). # ùu

Li s : n ÉÆS Rex Menton très-court, — Lan üetle arrondie , bifide à son extrémité; £ l caure

ses paraglo$ses beaucoup plus courtes qu’elle, libres en partie ébciliées. — Les deux derniers articles des palpes labiaux subcylindriques, égaux, le 3e plis coùrt que chacun d'eux, oblongo-ovale ; les articles 2-4 des maxillaires décroissant successivement, le dernier acuminé. — Manüibules courtes, inermes, arquées à 1 extrémité, — bre arr entier. — Tête ovalaire, rétrécie on avan munie d’un col assez gros. — Yeux petits, arrondis, presque planes, — Aie cg es, grossissant peu à peu, à articles 1 assez gros; 2-3 obeoniques, * globuleux, 6-10 transversaux, 11 ovalaire. — Prothôrax aussilarge que les élytres, transversal, un peu rétréci à sa base. — Elytres tronquées en arrière, avec leurs angles externes coupés obliquement. — Abdomen allongé, linéaire, rebordé sur les côtés. — Pattes courtes, 165 intermédiaires rapprochées à leur base ; jambes garnies de quelques eils spiniformes ; tarses assez courts ; leurs quâtre 4%rs articles décroissant graduellement, le dernier un peu plus court que tous pris ensemble. — Corps allongé, linéaire, déprimé, ailé, A =

On n’en connaissait récemment que deux espèces (2) propres aux pärlies les plus boréales de là péninsule scandinavi ue, où elles Se trou= vent sous les écorces décomposées des pins. M. Le Cônte en 2 connaîtré déux aütres, découvertés par lui sur les bords du lac Supérieur (5). Ce Sont des iüsectes dé aille au-dessous de eh très gläbres et brillants sur la tête et le tn 0 les élylres vaguement striéés. Les mâles se distinguent principalement des feméllés par la présence d’un septième segment abdominal, r

PHLOEOCHARIS.

Manvenu. Brachél. p. 50,

Menton très-court. — Languetle petite, bilobée : FU. jme libres, à peine plus lohgues qu'elle et ciliées. — Palpes labiau& à articles 1-3 de ménie longueur, celui-ci acuminé, 2 très-court; es maxillaires | ‘ét (1) Sÿn. Onariun, Gyllh., Sahlb., Zotterst. PRE (2) O. megacephatus Zetterst., substriatus Gyllhe Hd

(2) O. laticeps, nitidus, Lec. in Agass, Lake Super. p. 219:

“ 132 STAPHYLINIENS.

à articles 223 égaux, celui-ci renflé, 4 iès-petit, sübulé, — Mandibules courtes, unidentées dans leur milieu, munies d'une membrane ciliée entre-leur base et cette dent: — Labre transversal, sinuë et muni en avant d'une bordüre membraneuse. — Tête un peu plus étroite que le prothorax, à peine rétrécie en arrière. — Veux subglobuleux, saillants. — Antennes assez courtes, à articles 1-2 plus gros que les autres, 3 obconique, 4910 *moniliformes, grossissant peu à peu, 11 ovalaire. — Prothorax transversal, aussi large que les élytres. — Celles-ci tronquées postérieurement et échancrées près de leurs.angles externes. — Abdomen légèrement rétréci en arrière, rebordé sur les côtés. — Pattes assez courtes, les intermédiaires rapprochées à leur base; jambes pubéscentes: tarses peu allongés, les antérieurs légèrement dilatés; leur dernier ärticle égalant en longueur les quatre dors, — Corps allongé, déprimé, ailé, pubescent,

La seule espèce connue (P. uno Mannerh.) est un très-petit insecte dé moins d'une ligne delong, qui se trouve dans l'Europe boréale, sous les écorces des pins morts et desséchés. Ses caractères sexuels ne sont pas connus.

TRIBU X

OMALIDES.

Sügmätes prothoraciques invisibles. — Antennes de onzé articles, droites, insérées sous les bords latéraux du front, — Labre entier, souvent muñi d'une bordure membraneuse en avant on de deux appendices de même nature sur ses angles antérieurs. — Paraglosses nulles. — Deux ocelles sur la partie supérieure du front. — Elytres en général

. plus longues que la poitrine. — Abdomen fortement rebordé. — Han- Ghes antérieures coniques, saillantes, les postérieures transversales ; farses de cinq articles: — Un espace membraneux au prothorax en dessous.

La présence de deux ocelles sur le front constitue le caractère le plus apparentide cette tribu. On à déjà vu plus haut qu’en dehors d'elle ces organes n'existent que chez le Trogophlœus argus et dans le genre PuLorosom de la tribu suivante.

Les mâchoires de ces insectes n’ont présenté jusqu'ici que deux lypes chez les espèces où elles sont connues. Dans le plus général, le lobe interne, assez large et cilié en dedans, comme de coutume, se termine par unrochet corné ; l’externe varie et c'est le seul dont il sera question dans les formules génériques qui suivent. Dans le second type, ira à ‘deux genres (LesrevaA; Ororunum), les deux lobes sont cornés, très-longs et très-gréles. L'absence des paraglosses ne souffre d'exception que dans le genre Micnazymma.

OMALYDES, 133

La longueur des élytres varie beaucoup même-chez les espèces congénères ; il arrive assez souvent, du moins après la mort, qu’elles recouvrent la plus grande partie de l'abdomen; leurs angles terminaux externes sont toujours fortement arrondis. L'abdômen lui-même est assez Court, assez large et arrondi à son extrémité ; il contribue par là beaucoup à donner à la plupart de ces insectes une ressemblance assez prononcée avec les Nitidulaires. Gomme chez les Oxytélides les jambes sont tantôt inermes , tantôt épineuses. Les car ictères sexuels sont plus constants que dans la plupart des tribus précédentes. Les mâles ont presque toujours le septième segment abdominal distinct, avec le sixième tronqué ou échancré inférieurement, tandis que les femelles se reconnaissent à un stylet bifide qui termine leur abdomen. ;

C'est ici que se présentent pour la première fois des espèces qui vivent exclusivement sur les fleurs.

La larve de la Micralymma brevipenne, qu'a décrite M. Westwood (1) est la seule de la tribu qui soit connue. A une forme allongée et grêle elle réunit une tête oblongue, des mandibules fortement dentées au côté interne, des palpes maxillaires de quatre articles, des labiäux de deux, des antennes de quatre et des appendices styliformes de deux. La nymphe est munie antérieurement et sur les côtés de l'abdomen de longs poils, comme celles de beaucoup d'espèces de la famille.

A l'exception d'un seul (Larmmium) propre à l'Amérique du Nord, les quatorze genres qui suivent ont des représentants en Europe.

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