LARA
J. L. Le Conre, Proceed. of the Acad. of Philad. NI, p. 43.
Menton trapézoïde. — Languctte large, tronquée en avant. — Mandibules légèrement échancrées au bout. — Labre grand, transversal, arrondi et à peine échancré en avant. — Tête libre, non penchée. — Antennes à articles 4 cylindrique, un peu plus long et plus gros que les deux suivants, 4 un peu plus court que ce dernier; les autres inconnus (1). — Prothorax très-rétréci en avant, ayant ses angles postérieurs aigus, déprimé et bisinué sur ses bords latéraux, présentant deux gros renflements sur le disque. — Ecusson grand, en triangle aigu. — Elytres subparallèles, arrondies en arrière. — Hanches intermédiaires médiocrement distantes; les postérieures légèrement élargies au côté interne; jambes pubescentes en dedans. — Prosternum tronqué en avant, recu en arrière daus une excavation du mésosternum. — Corps allongé, rétréci et subacuminé en avant, recouvert en entier d'une pubescence très-fine. >
J'emprunte ces caractères à M. J. Lo Conte, qui regarde ce genre comme faisant le passage des Pséphénides à la tribu actuelle, ce qui est exact si les antennes sont dentées en scie, comme il le suppose. En attendant que ce point soit éclairci, il parait voisin des Poramormirus, qui suivent. M. Le Conte n’en décrit qu'une espèce (L. avara) de la vallée du Sacramento, en Californie. C’est un insecte de la taille des PoramoremLus, d'un brun-olivâtre, fortement ponctué sur le prothorax, avec les élytres brillantes, ponctuées en stries et obliquement impressionnées près de leur base.
(1) Ds manquaient dans l'exemplaire examiné par M. J. L. Le Conte,
502 PARNIDES,
POTAMOPHILUS.
German, Nov. Act. Halens. I, 6, p. 39 (1).
Menton coriace, en carré transversal, échancré en avant.—anguelte membraneüse, très-grande, évasée et tronquée antérieurement.— Palpes courts ; leur dernier article gros, sübcylindrique et fortement tron= qué. — Mandibules assez robustes, bidentées au bout, avec uñe petite dent à quelque distance de leur sommet.— Labre large, un peu voûté, faiblement échancré et couvrant les mandibules.— Tête libre, transversale, terminée par un museau cârré.—Yeux gros, arrondis et. saillants. — Antennes courtes, insérées près des yeux, de onze articles : { long, en Massüe arquée, 2 presque aussi gros, beaucoup plus court, subturbiné ; les suivants courts, grossissant peü à peu et formant une massue serrée.—Prothorax transversal, un peu plus étroit que les élytres, voûté, rétréci en avant, lohé au milieu de sa base. — Ecusson médiocre. — Elytres allongées, subparallèles, médiocrement convexes.— Prosternum {rès-court én avant, sa saillie intercoxale lancéolée, recouvrant en partie le mésosternum; celui-ci large, sillonné, bilobé en arrière.—Pattes assez longues; cuisses médiocrement grosses et comprimées ; jambes linéairés, un peu arquées; les quatre 1078 articles des tarses courts, égaux ; le 5° aussi long qu'eux tous réunis; ses crochets longs, grêles, un peu élargis à la base, — Corps allongé, recouvert en entier de poils fins, courts et soyeux.
Ces insectes se trouvent dans les eaux courantes, sur les branches
- d'arbres flottantes, les pierres à moitié immergées, plas rarement sur
les plantes aquatiques. Pendant longtemps on n'a connu que l'espèce (PL.
acuminatus Fab.) propre à l'Europe et qui est répandue dans la plus
grande partie de ce continent ; mais dans ces dernières années, on en a décrit quelques-unes exotiques (2).
(1) Syn. Pannus Fab., Panz., Schœnh.— Hypena, Latr. Règne anim. éd. 1, III, p. 268.
(2) M. Coquerel (Rev. et Mag. d. Zool. 1851, p. 591) a publié une monographie du genre qui comprend, outre l’acuminatus d'Europe, huit espèces exo= tiques disposées dans l’ordre suivant : P. cacicus Coq., de Colombie ; Goudotii Guérin-Ménev., de Golombie ; cinereus Blanch., de Corrientes ; javanicus Coq, de Java; orientalis Gory, de Java; cordilieræ Guérin-Ménev., de Colombie; caraibus Coq., des Antilles ; {hermarius Coq., du Brésil. — Àj. : P, africanus, Bohem. Ins. Caïfrar, I, p. 585; de Natal.
pr OC OR OS, 2, d'a Tr Se LCR) en. LE dt in re dl
PARNIDES VRAIS4 503
LUTOCHRUS.
Encns, Naturg. à. Ins. Deutschl. WI, p. 509.
Lobe externe des mâchoires corné, large, en fer de hache. — Palpes labiau* épais, leur dernier article tronqué au bout; celui des maxillaires sécuriforme.— Tête reçue au repos dans une mentonnière du prosternum.— Antennes pareilles à celles des Poramorricus ; leurs deux 1ers articles grands; les autres formant graduellement une massue plus courte et moins grosse que les deux articles basilaires. — Prothorax sans sillons latéraux en dessus. — Pattes reçues au repos dans des dépressions du dessous du corps, avec les tarses libres; hanches posté= rieures formant une plaque d'égale largeur dans toute son étendue, — Corps revêtu de poils semblables à ceux des Parnus. nn
Ces caractères sont empruntés à Erichson qui a fondé ce genre sur une espèce inédite du Brésil qu'il nomme LL. pilula. Depuis, une autre, originaire du Texas, a été décrite par M. J. L, Le Conte (1).
PELONOMUS.
Ertcns. Naturg. des Ins. Deutschl. TE, p. 510.
Genre voisin des Parnus qui suivent et n’en diflérant que par les particularités suivantes :
Dernier article des palpes maxillaires très-allongé. — Antennes insérées sur le front et très-rapprochées entre elles; leur 2 article non dilaté, les suivants formant peu à peu une petite masëue dentée. — Prothorax sans sillons en dessus.
Le type du genre est le Dryops picipes d'Olivier (2), insecte originaire des Antilles. On en connait deux autres espèces du Brésil et de l'Amérique du Nord (5).
PARNUS.
Fap. Ent. Syst. I, p. 245 (4).
Menton transversal, largement et fortement échancré en avant. — Languette membraneuse latéralement, évasée et tronquée antérieure-
(1) L. luteus, Proceed. of the Acad. of Philad. VI, p. 42.
(2) Entom. I, n° 41 bis, p. 4, pl. I, f. 2.
(3) Parnus brasiliensis, Klug, Nov. Act. Acad. nat. Curios. XII. 2, p. 431 ; du Brésil. — Pel. obscurus, 3. L. Le Conte, Proceed. of the Acad. of Philad. VI, p. 42; des Etats-Unis. Dans- cette espèce, les yeux sont présque aussi velus que le reste du corps; j'ignore s’il en est de même däns les deux autres.
(4) Syn. Dayors Oliv., Latr., Castelnau, etc.
504 PANNIDES,
ment, — Palpes courts; le dernier article des maxillaires aussi long que les précédents réunis, subcylindrique ; celui des labiaux ovalaire. — Labre large, court, échancré, cachant les mandibules, invisible lors de la rétraction de la tête; celle-ci reçue au repos dans une mentonnière du prostérnum. — Veux ovales ou arrondis, gros, assez saillants. — Antennes insérées dans un sillon transversal situé en avant et au côté inlerne des yeux, reçues au repos dans un autre sillon placé sous les mêmes organes; de dix ou onze articles (1) : 1 assez gros, obconique, 2 très-grand, dilaté intérieurement: les suivants serrés, formant une petite massue fusiforme, plus ou moins dentée au côté interne.—Prothorax transversal, rétréci en avant , lobé à sa base, avec ses angles antérieurs el postérieurs saillants, voûté sur le disque, sillonné de chaque côté de celui-ci. — Ecusson médiocre, triangulaire. — Elytres plus ou moins allongées. — Saillie prosternale et mésosternum médiocrement larges ; la première reçue dans une échancrure du second. — Pattes médiocres; hanches postérieures subcontiguës, subitement élargies au côté interne; les quatre 1e's articles des tarses subégaux, le 5e plus court qu’eux tous réunis. — Corps oblong, revêtu en entier de poils très-courts et très-fins, mélangés d’autres redressés.
Ces insectes ont les mêmes mœurs que les Poramopæius; seulement ils s’enfoncent souvent dans la vase qui n’a pas de prise sur leurs tégu-
-ments, par suite des poils dont ils sont revêlus ; ils prennent aussi leur
vol avec facilité, Leurs espèces, peu nombreuses, sont en majeure partie propres à l'Europe. On en a déjà décrit une douzaine (2).
(1) 11y à quelque difficulté à s'assurer du nombre des articles de ces organes, à cause de la petitesse et surtout de la contiguité de céux qui forment la massue. J'en compte dix en tout dans les espèces européennes que j'ai sous les yeux; il yen a un de plus à la massue, et par conséquent onze en tout chez quelques espèces exotiques non publiées. Dans la figure que M. Guérin-Méneville (Icon. Ins. pl. 20, f: 2 a) à donnée de l'antenne du P. prolifericornis, c’est le 3e, et non le 2€ article, qui est représenté comme prolongé en oreillette, de sorte que la massue n’en a plus que sept. Je trouvé cette espèce conformée, à cet égard, comme les autres.
(2), Esp. européennes : P: prolifericornis Fab. (auriculatus Oliv., Latr.; sericeus Steph. var; ämpressus, bicolor Curtis, Steph.; niveus Hecr.) — shriatopunclatus, Viennensis (Dahl), Heer, Col. helvet. I, p. 466 (obscurus Duftschn.). — auriculatus, Hg. Kæf. Preuss. p. 351. — nitidulus, Heer, Col. helvet. I, p. 467. — griseus. luridus, Lutulentus, piosellus, Erichs. Deutschl, {ns. I, p. 513 sq. — hydrobates, Kiesenw. Stettin. ent. Zeit. 1850, p.223, et Ann. d. 1: Soc. ent. Série 2, IX, p. 585. — Esp. de la Russie mér.: P. caspius, Ménétr. Cat. rais. p. 172, et Fald. Faun. ent. Transc. I, p. 232. — Esp. de l'Algérie : P, algiricus, Lucas, Explor. de l'Algér, p. 240. — Esp. du Brésil : P. pubescens, Blanch. in d'Orbig. Voy. ent. p. 60 (an Peronouus ?).
Le Parnus obscurus de Fabricius (Syst. EL. I, p. 332) n'appartient pas même
à la famille actuelle. IL est identique avec la Xylita ferruginea de Paykull
(Faun, Suec. I, p. 250), insecte voisin des Mezanpnya.
2 2e. ds LA sd AE 2 of ie à Tea hé TATR 4 AO PRET 2
PARNIDES VRAIS, 505
Erichson place à la suite des Pannus un genre qu'il nomme Panynus (1) et qui ne contient que des espèces inédites,
POTAMINUS.
(Bunx.) F, Srurm, Deutsch. Ins. XXII, p. 67 (2).
Genre très-voisin des Parnus, mais présentant les différences suivantes :
Dernier article des palpes maxillaires obliquement acuminé au bout (3); celui des labiaux obtus. — Massue des antennes plus large, assez fortement dentée. — Prothorax finement rebordé latéralement, sans sillons de chaque côté du disque. — Pattes plus longues. — Prosternum et mésosternum notablement plus larges; le premier formant une large plaque triangulaire reçue à son extrémité dans une profonde échancrure du second. — Corps revêtu seulement de poils soyeux couchés.
Malgré ces caractères assez prononcés, quelques auteurs, M. L. Redtenbacher entre autres, ne séparent pas ce genre des Pannus ; je crois néanmoins qu’il mérite d’être conservé. Il ne comprend qu'une
(1) Paryenus, Nat. d. Ins. Deutsch]. II, p. 510. Labre visible lors de la rétraction de la tête. Corps allongé. Prothorax sans sillons sur les côtés du disque. Antennes indistinctement composées de onze articles. Elytres ponctuées en stries. Quatre espèces inédites des diverses parties de l'Amérique du Sud.
(2) Syn. Dryors Latr., Leach, Steph., Erichs., ete, Il y a au sujet de ce nom de Dryors, une grande divergence d'opinions entre les auteurs. C’est en 1791 qu'il a été proposé par Olivier (Encycl. méth. Ins. VI, p. 297) pour des insectes de la famille actuelle. En 1792, Fabricius (Ent. Syst. Il, p. 74) le transporta à des espèces de la famille des OEdémérides, et nomma Parnus celles auxquelles Olivier l'avait appliqué. Les entomologistes se sont, comme de coutume, divisés en deux camps à ce sujet. Les uns, Latreille en tête, s’en sont tenus à ce qu'avait fait Olivier ; les autres, tels que Dejean et presque tous ceux de l'Allemagne, se sont rangés du côté de Fabricius. En 1817, Leach (Zool. Miscell. I, p.88) conserva les deux genres parmi les Parnides, et son opinion a été adoptée par Erichson. Mais comme l'espèce à laquelle tous deux ont conservé le nom de Drvors n’a pas été connue d'Olivier, il est plus convenable, je crois, de réserver ce nom aux OEdémérides dont il a été question plus haut, et d'adopter, pour le genre actuel, celui de Poramnus, récemment publié par M. F. Sturm.
(3) Zrichson (Naturg. d. Ins. Deutschl. II, p. 517) décrit cet article cômme muni de deux pièces accessoires très-petites qu'il nom ble palparium, lune arrondie, terminale, l’autre placée au côté externi élque distance du sommet. Ce sont elles qui produiraient l'obliquité de l’article. J'aperçois ces pièces, mais je doute qu’elles soient distinctes du corps de l'organe. On n’en Yoit aucune trace dans Ja figure que M. F, Sturm a donuée des mächoires, loc. cit, pl. 403, £, J.
506 PARNIDES,
espèce (1) répandue dans toute l’Europe, mais assez rare partout ; ses habitudes ne différent en rien de celles des Pannus.
HELICHUS.
Encus. Natuwrg. d. Ins. Deutschl. M, p. 510.
Je ne connais pas ce genre en nature ; Erichson le caractérise en peu de mots de la manière suivante :
Epistôme élargi en avant, arrondi et recouvrant le labre. — Antennes pareilles à celles des Pannus, insérées près des bords latéraux du front ; l'oreillette de leur 2 article courte et triangulaire. — Jambes garnies de longs poils sur leur bord interne. — Prosternum et mésosternum très larges, comme chez les Porammnus. — Forme générale et vestiture du corps semblables à celles des Ecms et des Limnius.
Le genre est propre à l'Amérique da Nord et a pour type l'E/mis lithophila de Germar (2), la seule espèce qu'Erichson paraisse avoir connue. Une seconde a été publiée par Say, et récemment M. J. L. Le Conte (3) en a décrit six autres.
TRIBU III
ELMIDES.
Palpes maxillaires courts. — Antennes grossissant à peine à leur extrémité, insérées près du bord inférieur et interne des yeux, — Hanches postérieures subglobuleuses, sans trochantins distincts; les postérieures non élargies, étroites et parallèles dans toute leur longueur. — Abdomen de cinq segments. — Parapleures métathoraciques simples,
Cette tribu comprend les espèces à la fois les plus petites et les plus aquatiques de la famille ; elles recherchent de préférence les eaux courantes, où elles se comportent comme on l'a vu plus haut; aussi le dernier article de leurs tarses et ses crochets sont-ils très-développés. Hn'en
(1) Parnus substriatus, P. W. 3. Müller in Illig. Mag. V, p. 219 ; figuré avec beaucoup de détails par EF. Sturm, loc. pl. 403 (Dryops Dumerilii Latr., Leach, Steph.; Parnus longipes, W. Redtenb. Quæd. Gener. et Spec. Arch. Austr. p. 14).
(2) Ins. Spec. noy. p. 88.
(3) Proceed. ce of Philad. VI, p. 43. M. Le Conte divise le genre
en deux sections & ytres ayant une bande suturale Pate glabre et brillante; Parnus fastigiatus, Say in Long’'s Exped. If, p. 275; Hel. strialus, basalis, foveatus, suturalis Lec. — B Elytres revètues d’une pubescence uni= forme : Zlmis lithophila Germar; Hel. productus, gilensis Lec.
LE EE MR TE ER Eee ee TT . TN
ELMIDES, 507
est pas de même de la vesliture du corps: elle n'occpe que des portions très-restreintes de la surface de ce dernier, et varie selon les genres.
La bouche de ces insectes diffère à quelques égards de celle des Parnides vrais. Leur languette est très-grande, et occupe la majeure partie de la cavité buccale en dessous ; le lobe externe des mâchoires est grêle et plus ou moins palpiforme ; enfin les mandibules ne présentent pas de dent avant leur extrémité, qui est bifide, comme de coutume.
Les larves des Ezws, le genre Lypique de la tribu, sont actuellement bien connues (1); on les rencontre communément en société avec les insectes parfaits, dans les ruisseaux d’eau vire que fréquentent ces derniers,
Leur corps, de forme elliptique, est acuminé en arrière, convexe en dessus, plane en dessous, avec ses bords largement et fortement amincis. La tête est petite, engagée dans une échancrure du prothorax et perpendiculaire. Les organes buccaux se composent : d'un labre grand et carré; deux mandibules entièrement cachées sous le labre, coniques, échancrées dans leur milieu au côté interne, mais sans dent molaire à leur base; deux mächoires terminées par deux petits lobes égaux, ciliés à leur extrémité, et portant deux palpes de quatre articles, dont le 3 est surmonté d’un court appendice ; d’un menton allongé ; d’une languette large, arrondie en avant; enfin de palpes labiaux de deux articles. De chaque côté de la tête se voient cinq ocelles rapprochés. Les antennes se composent de trois articles, dont le 2°, le plus grand de tous, est muni d’un appendice qui égale en longueur le 3%, Les segments thoraciques sont beaucoup plus g grands que ceux de l'abdomen, et coriaces comme eux; tous sont munis, sur les côtés, de lamelles membraneuses et déchiquetées en forme de plumes, à l’exception toutefois du dernier de. l'abdomen, qui est allongé, conique, grêle, et terminé par un faisceau de poils sous lequel se trouve l'ouverture anale que ferme une sorte de valvule. Les pattes sont courtes ct terminées par un seul crochet. Les neuf paires ordinaires de stigmates
sont placées inférieurement : la première sous le mésothorax, les autres
sous les huit premiers segments abdominaux.
Ces larves vivant constamment immergées, leurs stigmates ne sauraient leur être d’un grand usage dans l'acte respiratoire, et il est probable que ce dernier s'accomplit à l'aide des appendices membraneux indiqués plus haut, qui seraient alors de véritables hranchies.
(1) P. W. 3. Müller (Ilig. Mag. V, p. 194) en a parlé le premier, mais vaguement. M. Westwood (An Introd. to the mod. class. of Ins. I, p. 113, f. 7, n°8 16-17), sans les décrire plus au long, en a figuré une d’espèce indé terminée, Cest à Erichson (Arch. 1841, 1, p. 106, et Nat. d, Ins. Deutschl. II, p. 524) qu'on doit de les avoir fait connaître en détail. Sa description a été reproduite par MM, Chapuis et Candèze, Mém. d. 1. Soc. d. Sc. d. Liège, VÜL, p. 449.
Ferre nl Ter re Ar CE “om
- 508 PARNIDES.
Parmi les six genres qui suivent, deux (CwLLoepus, AxcyroNvx) sont propres à l'Amérique du Nord; les quatre autres ont des représentant en Europe.
L Tôète reçue au repos dans une mentonnière du prosternum. A Antennes de onze articles.
@ Jambes antér. pubescentes au côté interne.
Dernier art. des palpes ovalaire : Elmis, Limnius. ——— très-gros, cylindrique et tranqué : Cyllæpus.
aa Jambes antér, glabres au côté interne t Stenelmis. B Antennes de six articles : Macronychus.
1}. Tète libre au repos ; antennes de onze articles : Ancyronyx.
ELMIS.
Larn. Hist. nat. à. Fourm. p. 396 (1).
Menton petit, corné, subtrapéziforme. — Languette coriace, enchâssant le menton à sa base, allongée et arrondie en avant. — Palpes filiformes ; leur dernier article subovalaire. —Mandibules bidentées à leur extrémité; leur bordure interne faiblement ciliée et divisée antérieurement en plusieurs petites lanières dentiformes. — Labre fortement transversal, un peu rélréci en avant et recouvrant les mandibules. — Tête perpendiculaire, reçue dans une mentonuière du prosternum, terminée par un large museau oblus. — Yeux grands, subarrondis, médiocrement convexes. — Antennes de onze articles, de la longueur. du prothorax, grossissant à peine à leur extrémité, à 4er article faiblement en massue, médiocre, les autres s’allongeant peu à peu. — Prothorax un peu plus étroit que la base des élytres, un peu plus long que large, échancré en avant, faiblement lobé à sa base, rebordé et tranchant sur les bords latéraux, souvent sillonné en dessus, de chaque côté du disque. — Ecusson petit, en triangle allongé. — Elytres oblongues ou ovales. — Prosternum et mésosternum très-larges : le premier fortement dilaté et saillant en avant, recu en arrière dans une dépression: du second. — Pattes assez longues; cuisses un peu renflées; jambes gréles, garnies au côté interne, dans leur moitié terminale, d'une bande de poils soyeux; les quatre 4ers articles des tarses égaux, le. 5e de la longueur des précédents réunis. — Dernier segment ventral arrondi au bout et entier. — Corps ovalaire ou un peu oblong, plus ou moins convexe.
(1) Syn. Lis, Illig. Mag. 1, p.297 ; nom simplement indiqué sans aucun caractère, et postérieur de deux ans au moins à celui de Latreille.—PHiLHYPRUS, Duftschm, Faun. Austr, 1, p. 304, — Dyriscys et Gnemiborrus Panzer. — CunxsomezA Marsham.
ELMIDES. b09
Insectes de très-petite taille, de couleur métallique, avec les élytres ponctuées en stries ou sillonnées, et parfois présentant des côtes sail- Jantes. Leur corps, en dessus, est, tantôt glabre, tantôt revêtu de trèspetits poils couchés et peu abondants ; en dessous, les flancs du prothorax ont un aspect soyeux dû à d'autres poils présque imperceptibles, et appliqués exactement contre les téguments; l'abdomen est couvert
en entier de poils plus distincts. Ces insectes se trouvent quelquefois |
réunis en sociétés assez nombreuses, sous les pierres ou entre le chevelu des arbres déracinés et flottants dans les RE surtout dans celles dont le courant est le plus rapide. Les espèces décrites, au nombre de près d’une vingtaine, appartiennent à l'Europe et aux Etats- Unis (1). F
LIMNIUS.
luc. Magaz, 1, p, 297.
Erichson (2) conserve ce nom, proposé par Illiger pour les Erans en général, à quelques petites espèces qui diffèrent de ces derniers par les deux caractères suivants :
Ecusson assez grand, suborbiculaire. — Tête en entier, bords latéraux du prothorax et des élytres revêtus de poils très-fins; abdomen complètement glabre.
Peut-être sufirait-il de former de ces insectes une simple division des Exus. On en connaît quatre espèces, deux d'Europe et autant de l'Amérique du Nord (5).
(1) Pour les espèces européennes, voyez le travail de P. W. 4. Müller, inti= tulé : «Description des Linius observés aux environs d'Odenbach, » dans Ilig. Mag. V, p.184, avec un supplément dans Germar, Mag. H, p.273 ; mais surtout Erichson, Naturg. d. Ins. Deutschl. UE, p. 524. I en décrit quatorze espèces, dont trois nouvelles : Z. œneus Nüll., Maugetii Latr., obscurus Müll., Volkmari Latr., Germari Er., opacus Müll., Mülleri Er., parallelopipedus Müll., angustatus Müll., pygmœus Müll., cupreus Müll., subuiolaceus Nees v. Esenb., sodalis Er., nitens Müll. — Aj. : Esp. européennes : E. rugosus, Steph, ll. of Brit. Ent. V, p. 396. — Esp. du Caucase : E. soncheticus, Kolenati, Melet. ent. V, p. 64. — Esp. de l’Amér. du Nord: E. quadrinotatus, Say, Journ. of the Acad. of Philad, V, p. 187 (vitfatus, Melsheim. Proceed. of the Acad. of Philad, IL, p. 99). — bivittatus, T. L. Le Conte, Proceed. of the Acad. of Philad. VI, p. #4.
(2) Naturg. d. Ins. Deutschl. I, p. 522,
(3) Esp. d'Europe : L. tuberculatus, P. W. 3. Müller, loc. cit. p. 199; figuré avec des détails dans Sturm, Deutschl, Ins. XXII, pl. 405.— troglodytes, Gyllh, Ins. Suec. IV, p. 395. — Selon Erichson, les Æmis variabilis, lacustris et variabilis de Stephens (ll. of Brit, Ent. Il, p. 107) appartiennent aussi à ce genre, mais ne sont probablement que des variétés du tuberculatus. — Esp. des Etats-Unis : L. fastiditus, 3. L. Le Conte in Agass. Lake Super. p. AT = elegans, 3. L. Le Conte, Procecd. of the Acad, of Philad, VI, p. 43,
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