TÉNÉBRIQNIDES
Ces insectes sont petits et assez convexes sur les élytres. Leur couleur est d’un noir mat ou ferruginause ; leurs téguments sont plus ou moins ponctués, et deux d’entre eux (ferruginea, rufipes) sont revêtus de poils grisâtres, couchés et médiocrement abondants. Il paraît qu’ils fréquentent les bords de la mer.
EURYMETOPON.
Escnsceu. Zool. Atlas, Heft IV, p. 8.
Sous-menton faiblement échancré. — Menton transversal, éyasé légèrement, puis rétréci graduellement et tronqué en avant. — Dernier article des palpes maxillaires légèrement triangulaire. — Labre découvert, transversal et entier, — Tête courte, non carénée au-dessus des yeux et sans sillon gulaire ; épistome court, faiblement et largement échancré en arc. — Yeux assez petits, transversaux, presque entiers. — Antennes plus courtes que le prothorax, grêles, à articles obconiques : 3 plus long que les suivants, 4-10 décroissant et grossissant peu à peu, mais faiblement, 41 plus grand que 10, ovalaire. — Prothorax tran$versal, légèrement arrondi sur les côtés, non échancré en avant, faiblement bisinué à sa base. — Ecusson distinct, quadrangulaire. — Elytres assez allongées, parallèles, plus larges que le prothorax et tronquées en avant; leurs épipleures très-étroites, occupées presque en entier par leur repli. — Pattes assez courtes ; jambes antérieures déprimées, légèrement triangulaires, sinuées en dehors, avec leur angle externe saillant ; les autres subarrondies ; tarses médiocres, le 4er article des postérieurs aussi long que le dernier. — Métasternum allongé. — Epimères mésothoraciques obliques, assez larges. — Prosternum recourbé en arrière des hanches antérieures. — Corps parallèle, déprimé, ailé ou aptère.
Cette formule a été rédigée uniquement d’après l'espèce de Californie (1), sur laquelle Eschscholtz a fondé le genre. C’est un insecte de taille médiocre, noir, avec les pattes et le labre d’un rouge ferrugineux, criblé de points enfoncés sur le prothorax et rugueux sur les élytres qui sont légèrement sillonnées. M. J. L. Le Conte en'a, depuis, décrit cinq autres espèces (2) du même pays, dont une seule (afrum) m'est connue. Son métasternum étant court, ses jambes antérieures simples, et son épistome arrondi en avant, je crois qu’il faudra l’isoler.
Chile; Zool. V, p.126, Col. pl. 18, f. 1 a-e. À la suite, Solier décrit de nouveau
* le rufipes, sans indiquer qu’il l'avait publié précédemment. — rotundicollis,
Waterh. Ann. and. Mag. of nat. Hist. XVI, p. 320; patrie non indiquée ; probablement de Patagonie.
(1) £. rufipes, Eschsch. loc. cit. pl. 18, f.1.
(2) E. abnorme, conveæicollis, longulum, obesum, atrum, 3. L. Le Conte, Ann. of the Lyc. of New-York, V, p. 138.
en.
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Une autre (obesum) parait être dans le même cas. Les trois autres, d’après les descriptions, appartiennent très-probablement au genre. Dans le nombre, une seule (abnorme) est ailée comme l'espèce typique. 11 est très-probable, du reste, que, comme chez tant de Coléoptères, ce caractère varie selon les individus.
ARTHROCONUS, ‘2 SoLier in Gay, Hist. d. Chile; Zool. V, p. 238 (1).
Sous-menton faiblement échancré.—Menton en carré transversal. — Lobe interne des mâchoires sans eroëhet corné.— Dernier article des palpes maxillaires légèrement triangulaire, allongé et obliquement tronqué au bout.— Labre presque carré, cilié en avant.—Tôte courte, assez large, finement carénée au-dessus des yeux ; épistome très-court, limité latéralement par deux sillons longitudinaux, rétréci et tronqué en avant (femelle ?), ou anguleux dans son milieu (mäle?). — Yeux assez gros et subarrondis (mâle?), ou médiocres et transversaux (femelle?), et un peu entamés par les joues. — Antennes courtes, grèles, filiformes, à articles obconiques : 3 un peu plus long que les suivants, 4-10 subégaux, 11 plus grand que 10, ovoïde.— Prothorax transversal, peu convexe, régulièrement arrondi sur les côtés, tronqué en avant, faiblement bisinué à sa base. — Ecusson petit, curviligne. — Elytres oblongues, subparallèles, médiocrement convexes.—Pattes médiocres ; cuisses assez robustes, comprimées; jambes antérieures légèrement triangulaires, très-finement denticulées en dehors, les autres arrondies; les éperons de toutes bien distincts; tarses longs, très-grêles, spinosules en dessous; le 4° article des quatre postérieurs plus long que le dernier. — Mésosternum déclive, un peu concave. — Saillio prosternale ne dépassant pas les hanches antérieures. — Corps oblong, ailé.
Le genre a pour type un assez petit insecte (2) du Chili, d’un brun ferrugineux uniforme et plus ou moins clair; sa surface entière, en dessus, est très-finement chagrinée, et à peine distingue-t-onà la loupe quelques stries qui existent sur ses élytres.
Solier à établi deux genres sur cet insecte. Il a nommé le premier Gymnocxaraus, en le plaçant parmi les Épitragides, et le second An- THROCONUS, en le mettant dans ses Blapstinides et en changeant le nom de l'espèce en celui de piceus (3). J'ai sous les yeux les exemplaires
(1) Syn. Gymvoenarnus, Solier in Gay, Hist, d. Chile; Zocl. V, p. 136; nom déjà employé par Schænhérr (Gen.et Spec. Curcul. I, p. 186) pour un genre de Gureulionides de Ja tribu des Anthribides.
@) Gymn. fusous, Solier, loc. cit. p.137, Col. pl. 18, f. 6, avec des détails.
(3) Elle est figurée sous ce nom, loc. cit. pl. 20, £. 8a. Solier lui associe une autre espèce qu'il nomme elongatus et que je ne connais pas.