‹ Histoire naturelle des insectes (volume 5)Chapitre 115 sur 123 · SITARIS · texte numérisé non relu

SITARIS

Larn. Hist. nat, d, Crust. et d. Ins. X, p. 402 (1).

Genre très-voisin des APaLus du groupe précédent, et ne s’en distinguant que par les caractères qui suivent :

Antennes plus courtes et à articles plus obconiques. — Elytres un peu moins longues que l’abdomen et recouvrant imparfaitement les ailes inférieures, sinuées chacune en dehors et au côté interne, déhiscentes au moins à partir du tiers de leur longueur. — Crochets des tarses ayant leur division supérieure le plus souvent simple, parfois faiblement pectinée dans la même espèce.

Les élytres, qui constituent le seul caractère différentiel du genre, affectent deux formes qui permeltent de répartir ses espèces dans deux sections.

Il en est (}) chez lesquelles ces organes se rétrécissent graduellement et sont déhiscentes à partir du tiers environ de leur longueur. Elles constituent le genre SrenorrA de M. Mulsant, qui, ne présentant aucun autre caractère de quelque importance, me paraît inadmissible.

Chez les autres (3), les élytres se rétrécissent rapidement à peu de distance de l’écusson, au point d’êlre linéaires dans la plus grande partie de leur longueur et réduites à des espèces de lanières étroites.

La livrée de ces insectes est voisine de celle des Apazus. Ils paraissent propres jusqu'ici à l’Europe australe et au nord de l’Afrique.

(1) Syn. Srenoria, Muls. Col. d. France; Vésie. p. 186. — Canrmanis. Oliv. olim.— Necypaurs Forster, Fab.

(2) S. apicalis, Latr. loc. cit. p. 403; Europe mér.—analis (Sitaris adusta Dej.) Schaum, Berlin. entom, Zeitschr, IL, p. 51; Allemagne.

(3) Nec. muralis, Forster, Cent. Ins. p. 48; nom très-convenable, le premier en date et que M. Mulsant a restitué avec raison, altéré qu'il a été à tort par Fabricius en celui d’humeralis que tous les auteurs subséquents ont adopté; Europe tempérée et mér.— S, Solieri, Pecchioli, Ann. d, 1. Soc. Entom. VIN, p. 529, pl. 18, f. IL; France mér., Italie.—rufipes, Gory in Guérin-Ménev. Mag. d. Zool.; Ins. 1841, pl. 73; Algérie occ. — rufipennis, melanura, Küster, Die Kæfer Europ. XVI, 83, 84; Espagne.

ONYCTENUS, LereuLer, DE Sr.-Fanc, et A. Senv. Encycl. méth.; Ins. X, p. 440.

: Palpes maxillaires plus du double aussi longs que les labiaux. — Elytres plus courtes que chez les Srranis, très-fortement rétrécies avant leur milieu, puis s’élargissant en spatule à leur extrémité, — Crochets des tarses ayant leur division supérieure pectinée, — Le surplus comme chez les Sirans,.

A ce peu de mots se borne ce que disent de ce genre ses auteurs, et je n’y vois rien de suffisant pour qu’il mérite d’être séparé des Siraris. Ces dernières ont également les palpes maxillaires beaucoup plus longs que les labiaux, et, quant à la forme des élytres, il n’y a pas là de quoi établir un genre. L’unique espèce (Sonneratii) de celui-ci est originaire des Indes orientales et d’un testacé pâle, avec les yeux, la base des antennes, le sommet des mandibules, celui des élytres et des tarses, d’un brun noirâtre.

SITARIDA.

A. Wire in Sroke’s Voy. in Austral. I, p. 508.

Je ne connais ce genre que par le peu qu’en a dit Exichson (1). 1 paraît voisin et, en même temps, très-distinct des Srrams par les caractères suivants :

Tête prolongée en arrière des yeux. — Antennes courtes, dentées en scie. — Elytres très-courtes, recouvrant à peine la hase de l’abdgmen, isolément rétrécies en arrière,

M. A. White en décrit une espèce (2) originaire de l'Australie.

CTENOPUS, Fison. , Wauou. Entom. d. L. Russ. IL, p. 174,

Menton très-court, étroit et presque carré. — Palpes labiaux trèscourts; les maxillaires très-longs, subfiliformes, à dernier article tron- . qué. — Mandibules robustes, arquées et aiguës au bout, unidentées au côté interne. — Labre bilobé, ses lobes divergents et arrondis. — Tète grande, courte, arrondie. — Yeux très-allongés, ovoïdes, transversaux, entiers. — Antennes médiocres, filiformes, à articles obconiques : 1 assez allongé, arqué, 2 très-court, 3 presque aussi long que 1, 4-11,décroissant peu à peu. — Prothorax triangulaire, fortement ré-

(1) Archiv, 1848, IL, p. 117.

(2) S. Hopei, A. White, loc. cit. pl. 2, f. 2.

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Du TR

090 méLoïnes.

tréci en avant. — Ecusson grand, triangulaire, excavé en avant, — Elytres un peu plus larges que Je prothorax, planes, largement échancrées à leur base, isolément rétrécies en arrière et divergentes à partir de leur milieu. — Pattes assez longues; cuisses postérieures munies à leur extrémité externe d’un appendice assez large, un peu arqué et presque aussi long que la moitié de la jambe (1); crochets des tarses divariqués, fendus ; la division inférieure très-grêle, la supérieure pectinée (2). ”

J'emprunte ces caractères à la formule générique et à la description spécifique de l’insecte (3) de la Russie méridionale, sur lequel Fischer de Waldheim a fondé ce genre qu'il a placé parmi les Mordellides prises dans le sens ordinaire, c’est-à-dire comprenant les Rhipiphorides, opinion adoptée par M. Küster qui en a fait connaitre une autre espèce (4). Erichson seul (5) l’a classé dans les Méloïdes, place que semble en effet lui assigner la structure des crochets de ses tarses. Sous le rapport du facies, ces insectes paraissent tenir le milieu entre les Ruipipnorus et les Siraris, mais leurs couleurs sont plus voisines de celles des premiers, leur livrée étant un mélange de rouge ou de jaune orangé avec du noir.

GROUPE V. Némognathides,

Lobe externe des mâchoires converti en un filet sétacé plus ou moins long, dépassant toujours fortement les mandibules. — Epistome saillant au-delà de l’insertion des anténnes. — Celles-ci de onze articles, droites et filiformes.

A part, la forme insolite de leurs mâchoires, les deux genres de ce groupe ne diffèrent en rien des Cantharides vraies, et si ce caractère ne paraissait pas suffisant pour les isoler, l’un d’eux (NEMOGNATHA) devrait être placé près des Siranis et des ArALUS, l’autre (GNATHIUM) près des SPASTICA.

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