‹ Histoire naturelle des insectes (volume 5)Chapitre 119 sur 123 · TRIBU XX VI · texte numérisé non relu

TRIBU XX VI

OPATRIDES.

ANOMALIPUS, p. 257.

Aj.: Heteroscelis lineata, Gerstæck. Monatsber. d, Berlin. Acad. 1854, p.532; Mozambique.

(1) Nom déjà employé pour des Longicornes, par M. Newman, Ann. and Mag. of nat. Hist. V, p. 20.

OPATRUM, p. 267.

Aj.: O. sulcipenne, segne, S. Thoms. Archiv. entom. Il, p.84; Gabon. — contrahens, bilineatum, planatum, serricolle, F. Walker, Ann. and Mag. of nat, Hist. Ser, 3, U, p. 284; Ceylan.— cristovallense, Montrouz. Faun. d. l'ile Woodlark, p.30; île San Cristoval,

AUTOCERA, p. 280.

M. Kraatz a démontré récemment (Berlin. entom. Zeitschr. II, p. 75), que ce genre de M. Wollaston est le même que celui fondé précédemment par M. A. Costa, sous le nom de CNEMEPLATIA, et que j'ai, sur l’autorité de M. Reiche, regardé (p. 263, note) comme synonyme des Sezenon. Le nom de M. À. Costa ayant la priorité, doit être substitué à celui d’Aurocera, et le genre, si l’on n’en fait pas un groupe à part, placé immédiatement à la suite des SCLERON. Il se compose en ce moment de deux espèces : C. atropos Costa, et A. la= ticeps Wollaston. L’Auf. anticipes dont à parlé ce dernier auteur, sans la décrire, est probablement identique avec l'espèce de M. A. Costa.

TRIBU XXVII

TRACHYSCÉLIDES.

PHALERIA, p. 286.

Aj.: P. rufipes, F. Walker, Ann. ad Mag. of nat. Hist. Ser. 3, IL, p.284; Ceylan. — manicata, Îles Gallapagos ; bisignata, Rio-aneiro; pusilla, Chine (Hong-Kong) ; Bohem. Voy. d. l’'Eugénie; Ins. p. 92.

TRIBU XXVIII

BOLITOPHAGIDES.

BOLITOPHAGUS, p. 292.

Aj.: B. gibbifer, Wesmael, Bullet. d. VAcad. d. Bruxel. I, p.112, pl. 4, f.a; Java.

Cette espèce est voisine du B. cornutus de Fabricius, que j'ai dit (p. 295, note) devoir former un genre nouveau.

TRIBU XXIX

DIAPÉRIDES.

DIAPERIS, p. 301.

Aj. : D. viridipennis, Montrouz. Faun. d. l'Île Woodlark. p.32. — velutina, F. Walker, Ann. and Mag. of nat. Hist. Ser. 3, IL, p. 283 ; Ceylan.

Ces deux espèces sont probablement des PLATYDEMA.

ALPHITOPHAGUS, p. 306,

Aj. : A. subfascia, F. Walker, Ann. and Mag. of nat. Hist. Ser. 3, I, p.284; Ceylan.

TRIBU XXXI

ULOMIDES.

ULOMA, p. 232.

Aj.: U. ferruginea, Montrouz. Faun. d. l'ile Woodlark, p. 32. — scita, F. Walker, Ann. and Mag. of nat. Hist. Ser. 3, LL, p.284; Ceylan.

ALPHITOBIUS, p. 333.

Aj. : Heterophaga lateralis, pullula, Bohem. Voy. d. l’Eugénie; Ins. p. 94; Chine (Hong-Kong).

PYGIDIPHORUS.

Murs. Ann. d. 1. Soc, Linn. d. Lyon, Sér. 2, I, p. 520.

, Menton trapéziforme. — Palpes maxillaires courts, leur dernier article conique. — Mandibules entières à leur extrémité, — Labre transversal. — Epistome arrondi en avant. — Antennes à peine aussi longues que le prothorax, à articles 4 un peu renflé, plus long que 3, 2 court, 3 plus long que le suivant, 4-5 égaux, obconiques, 6-11 comprimés, plus larges, constituant une sorte de massue. — Yeux transversaux, fortement granulés, échancrés. — Prothorax transversal ; faiblement échancré en avant, tronqué à sa base, élargi sur les côtés en avant. — Ecusson en triangle curviligne. — Elytres ovalaires, peu convexes, leur repli épipleural presque entier. — Pattes médiocres; cuisses comprimées, les postérieures un peu renflées ; jambes antérieures triangulaires, denticulées en dehors : 4er article des tarses postérieurs aussi long que les deux suivants réunis.— Corps ovalaire, très-peu convexe.

Ce genre semble être intermédiaire, comme le dit M. Mulsant, entre les ALPriropius et les CaTAPHRONETIS ; le pygidium non recouvert par les élytres le distingue des uns et des autres. Il a été établi sur une petite espèce (Caroli) découverte par M. Ch. Perroud aux environs de Bordeaux.

SCOTOCHARES.

Bouex. Voy. de la Frég. Eugénie; Ins, p. 95.

Dernier article des palpes maxillaires triangulaire, tronqué au bout. — Tête légèrement convexe, arrondie en avant. — Antennes arrivant à peine à la moitié de la longueur du prothorax, assez robustes ; leurs six derniers articles plus gros que les autres, 6-10 très-courts, 11 arrondi. — Yeux ovalaires, médiocrement convexes , profondément

échancrés en avant. — Prothorax de moitié plus large que long, légèrement échancré en arc antérieurement, bisinué et impressionné à sa base, muni d’un bourrelet épais sur les côtés, ceux-ci légèrement arrondis, — Ecusson triangulaire. — Elytres isolément arrondies et un peu saillantes en avant, un peu plus larges que le prothorax, atténuées en arrière, obliquement carénées en dessus à leur extrémité; leurs épaules presque quadrangulaires. — Pattes médiocres; cuisses un peu épaissies ; jambes droites; tarses grêles, le 1° article des postérieurs médiocrement aïlongé.— Corps oblong, convexe, un peu atténué à ses deux extrémités.

M. Bohemann a placé ce genre parmi les Taxicornes, et à la suite des ALpmropius. Il appartient en effét par tous’ses caractères, sauf les yeux, au groupe des Ulomides vraies, et semble devoir être placé non loin des Aniara de Dejean, dont j'ai exposé brièvement les caractères (p. 336, note). M. Bohemann n’en décrit qu’une assez petite espèce (énsuluris) originaire de Guam, l’une des îles Mariannes.

TOXICUM, p. 341.

Aj.: T. Chevrolatii, Montrouz. Faune de l'ile Woodlark, p. 31. — oppugnans, F. Walker, Ann. and Mag. of nat. Hist. Ser. 3, IN, p. 284; Ceylan.

J'ai omis de dire que M. Blanchard (in Gay, Hist. d. Chile; Zool. V, p. 440) a rapporté à ce genre un insecte hétéromère du Chili (cribrarium), qui n’a absolument rien de commun avec les espèces typiques, et qu’il a en même temps placé le genre lui-même parmi les

Trogositides. | TRIBU XXXVI.

TÉNÉBRIONIDES VRAIS.

GLYPTOTUS.

J. L. Le Cowre, Proceed. of the Acad. of Philad. IX, p.75.

Menton triangulaire, avec ses angles antériours aigus, très-convexe sur la ligne médiane en dehors et acuminé en avant. — Antennes grèles, grossissant peu à peu. — Tête munie d’un prufond sillon audessus de chaque œil.—Prothorax transversal, rétréci et rectiligne en arrière, arrondi et rabattu sur les côtés en avant.—Elytres plus larges que le prothorax, oblongues, convexes, avec leurs épaules obliques et saillantes. — Pattes grêles ; cuisses non en massue ; tarses plus courts que les jambes, revêtus en dessous de poils d’un jaune doré; le dernier article des postérieurs plus court que les précédents réunis.

M. J. L. Le Conte ajoute que ce genre est très-voisin des Upis, c'està-dire des Nycrosares, tels que je les ai exposés. Cependant il reste à savoir si le métasternum est de longueur normale ou court; dans ce dernier cas, le genre appartiendrait à la Tribu des Cœlométopides. Il

De

à pour type un assez grand insecte (cribratus) de la Géorgie ot du Texas, d’un noir presque mat, et dont les élytres ont chacune huit rangées de gros points enfoncés et distants.

NYCTOBATES, p. 371.

Aj. : Iphthinus cupripennis, Bohem. Voy. d. l’Eugénie; Ins. p. 96; tles Keelings. — Upis impressa, F. Walker, Ann. and Mag, of nat. Hist, Ser. 3, IL, p. 283; Ceylan.

ZOPHOBAS, p. 376.

Aj. : Z. clavipes, solidus, F. Walker, Ann. and Mag. of nat. Hist. Ser, 3, IL, p.283; Ceylan ; tous deux sont plus que probablement étrangers au genre, — lugubris, Bohom. Voy. d. l'Eugénie; Ins. p.97; Pérou (ile Puna),

TENEBRIO, p. 379.

Aj.: T. rugulosus, emarginatus, Montrouz. Faun, d. l'ile Woodlark, p, 31, — frelentus, F. Walker, Ann. and Mag. of nat. Hist. Ser. 3, Il, p. 283; Ceylan.

TRIBU XXXVII

HÉTÉROTARSIDES.

ANÆDUS, p. 396.

Aj. : À. corvinus, Bohem. Voy. d. l’'Eugénie ; Ins. p.97; Rio-Janeiro.

TRIBU XLI

HÉLOPIDES.

LÆNA, p. 439.

C'est à tort que j'ai rapporté à ce genre l’Helops pimelia de Fabricius, et blâmé M. Melsheimer (p. 457, note 1) de l'avoir compris parmi les Penrae. Il appartient à ces derniers, ainsi que l'a dit récemment M. Schaum, Berlin. entom. Zeitschr. Ill, p. 85. La synonymie doit être rétablie de la manière suivante :

Læna (Scaurus) viennensis Sturm (Helops pimelia Duftschm.). Penthe (Helops) pimelia Fab. (Penthe funerea Newm.). ; HELOPS, p. 450.

Aj. : H. œneus, azureus, striatopunctatus, Montrouz. Faun. d. lle Wood-

lark, p.32, HEDYPHANES, p. 453.

Voyez les remarques synonymiques de M. De Motschoulsky, sur les

espèces de ce genre, Bull. d. Mosrou, 1845, 1 p. 82.

Aj. : H. cribripennis, helopioides, Lucas, Revue et Mag. d. Zool. 1844, p.33; Candie.

TRIBU XLV

AMARYGMIDES.

AMARYGMUS, p. 473.

Àj.: À. subhemisphæricus, Bohem. Voy. d. l’Eugénie; Ins. p. 99; Cap.

TRIBU XLVI

STRONGYLIIDES.

STRONGYLIUM, p. 484.

Aj.: S. parabolicum, lœviusculum, F. Walker, Ann. and Mag. of nat. Hist. Ser. 3, IL, p.285; Ceylan.

Note.

Les trois genres suivants appartiennent sans aucun doute aux Ténébrionides, mais je ne vois pas à quelle tribu il faut les rapporter. M. Bohemann a placé le premier parmi les Hélopiens pris dans le sens de Latreille et Dejean. Je doute qu'il puisse rentrer dans le groupe des Hélopides, tel que je l'ai restreint.

CHANOPTERUS.

Bonem. Voy. d. !. Frég. Eugénie; Ins. p. 98.

Palpes labiaux et maxillaires (?) tri-articulés; les premiers à articles 1 grêle à sa base et fortement élargi au bout, 2 court, épais, 3 grand, sécuriforme. — Tête déprimée en dessus, plus atténuée en avant qu’en arrière. — Yeux petits, arrondis, médiocrement convexes. — Antennes légèrement épaissies à leur extrémité, de onze articles : 1 subobconique, 2 allongé, un peu plus grand que le suivant, 3-8 ohconiques, subégaux, 9-11 plus gros, le dernier oblongo-ovale, acuminé. — Prothorax transversal, tronqué en avant, um peu échancré en are à sa base, arrondi sur les côtés, avec ses angles antérieurs obtus et fléchis. — Ecusson grand, arrondi à son extrémité. — Elytres isolément et fortement saillantes à leur base, graduellement élargies, déhiscentes et isolément acuminées en arrière. — Pattes assez robustes; cuisses médiocrement épaissies dans leur milieu; jambes arrondies, un peu arquées; tarses longs, leur dernier article aussi grand que les précédents réunis; crochets divariqués, mutiques.

Le type du genre (C. paradoæus, pl. 4, f, 7 a-g) est un petit insecte du détroit de Magellan, d’un fauve testacé rembruni par places, avec les élytres brunâtres, légèrement ponctuées en stries et revêtues d’une fine pubescence.

732 ADDIFIONS ET CORRECTIONS.

PRIOSCELIDA.

A. Wire, Voy. of the Ereb. and Terr.; Entom. p.11.

Tête petite, transversale. — Antennes ayant leurs six derniers articles transversaux et beaucoup plus larges que les autres. — Prothorax aussi large que les élytres, un peu rétréci en avant. — Jambes antérieures très-étroites à leur base et un peu cylindriques, dilatées au côté interne, denticulées en scie sur leur tranche externe; les intermédiaires multi-épineuses en dehors, les postérieures complètement lisses; cuisses antérieures plus épaisses que les autres.

On ne saurait, d’après cette courte formule, se faire aucune idée

| des analogies de ce genre qui paraît très-distinct. Il ne comprend

qu’une assez grande espèce (ferebrionides) de la Nouvelle-Zélande.

MACROPHTHALMUS (1).

Monrnouz. Faune d. lle Woodlark, p. 33.

Insertion des antennes à peine recouverte; celles-ci plus longues que la tête et le corselet, filiformes, composées d'articles allongés. — Tête plus étroite que le corselet. — Yeux très-grands, se touchant presque. — Corselet presque carré, transversal. — Elytres convexes

comme dans les HeLops, allongées. — Jambes droites comme chez les AMARYGMUS, sans Ééperons; cuisses antérieures ni renflées ni dentées.

Ces caractères, que je reproduis textuellement, ne contiennent non plus rien qui puisse éclairer le lecteur sur la place du genre; ilya seulement quelques probabilités qu'il appartient aux Amarygmides. L'auteur n’en décrit, en très-peu de mots, qu’une espèce (cæruleus) originaire de l'ile Woodlark où il dit qu’elle est fort rare.

PYTHIDES.

TRIBU IT. SALPINGIDES.

SALPINGUS, p. 528.

Aj.: 5. impressus, Wollast. Cat. of the Col. of Madeir. p. 161; Madère. RHINOSIMUS, p. 530.

La liste des espèces que j'ai donnée, est incomplète et fautive pour la synonymie de celles d'Europe. Ces dernières doivent être établies

(1) Nom déjà employé par Latreille, pour des Crustacés, et par M. De Castelaau, pour des Hémiptères.

comme suit, selon M. Schaum, Berlin. entom. Zeïtschr. III p. 85, et Catal. Col. Europ. p. 78.

Curculio ruficollis Linné (Anthribus roboris Fab.). — Rhin. viridipennis, Steph. In of Brit. Entom. IV, p.217 (Anthr. ruficollis Panz.; R. Genei, Costa, Faun. d. Regn. d. Napel. pl. 12, f. 3; A. ruficeps, Bose, Stettin. entom. Zeit. 1858, p. 96). — Anthr. planirostris Fab. (Anthr. fulvirostris Payk.; R. Spinolæ Costa, loc. cit). — R. œneus Oliv.

Aj. : Ahinos. australis, Montrouz. Faun. d. l'ile Woodlark, p. 56. — Rhinomacer pallipes, Bohem. Voy. de l'Eugénie; Ins. p.112; Californie,

MÉLANDRYIDES.

TRIBU IL

MÉLANDRYIDES VRAIS.

ORCHESIA, p.542.

Aj.: O. minor, Walker, sec. Schaum, Cat. Col. Europ. p.73 (sepicola Rosenh.). — maculata, Muis. et God. Ann. d. 1. Soc. Linn. d. Lyon, Ser. 2, IL, p. 108; rs HALLOMENUS, p. 543.

Aj.: H. basalis, Marmmerh. Bull. Mosc. 1853, n° 3, p. 267; Amér. susse.

È DIRCÆA, p. 550.

Aj.: D. ephippium, Schaum, Berlin. entom. Zeitschr. IT, p. 50; Alpes de la Bavière. — Holnbergii, Mannerh. Bull. Mosc. 1852, Il, p. 347; Sitkha, MELANDRYA, p. 595.

Aj.: M. fulgida, Motsch. Bull, Mosc. 1845, I, p.81; Daourie. PHRYGANOPHILUS, p. 556.

Aj. : P. auritus, Motsch. Bull. Mosc. 1845, I, p. 81; environs de Kasan.

STENOTRACHELUS.

Larr. Fam. nat. p. 379 (1).

Menton petit, rétréci et arrondi antérieurement.—Languette cornée, évasée et échancrée en avant. — Palpes labiaux très-courts et r0bustes, leur dernier article déprimé et tronqué au bout; les maxillaires allongés; leur dernier article grand, cultriforme, large, arrondi et caraliculé au côté interne. — Mandibules bifides au hout. — Labre transversal, légèrement sinué en avant. — Tète assez courte, rétrécie

(1) Syn. Dnvors, Payk. Faun, Suec. IF, p.152; Fab. Syst. EL IL, p. 67. — Cauorus, Gylleub. Ins. Suec. IL, p. 513. — OEnemna, Olivier, Entom. I, 50, p. 5,

en arrière; épistome transversalement quadrangulaire.—Yeux grands, saillants, transversaux, faiblement sinués. — Antennes presque de la longueur de la moitié du corps, grèles, à articles 4 médiocre, robuste, en cône renversé, 2 très-court, 3 cylindrique, du double plus long que le suivant, 4-8 allongés, obconiques, égaux, 9-10 notablement plus courts, décroissant, renflés au bout, 11 plus grand que 10, cblong. — Prothorax plus long que large, peu convexe, faiblement rétréci en arrière, finement tranchant sur les côtés, tronqué à ses deux extrémités. — Ecusson en triangle curviligne. — Elytres très-allongées, peu convexes, parallèles, isolément arrondies au bout. — Pattes longues ; hanches antérieures très-saillantes, pourvues de trochantins très-apparents, les postérieures obliques; cuisses assez robustes, grossissant peu à peu; jambes arrondies, munies d'assez grands éperons; tarses cylindriques, très-longs, surtout les postérieurs, leur 1*% article trèsgrand; crochets longs, grêles, fendus jusqu’à leur base; la division inférieure très-grêle. — Corps linéaire, finement pubescent.

Les anciens auteurs qui ont parlé de ce genre, l’ont tous, sans exception, placé parmi les OEdémérides, et moi-même j'ai dit plus haut (p. 534, note) qu’il appartenait, sans aucun doute, à cette famille. Une étude plus approfondie m’a fait reconnaître que, si d’un côté ses espèces tiennent à ces insectes par leur focies et plusieurs caractères, d’un autre côté, la structure de leurs palpes, le mode d'insertion et la forme de leurs antennes, surtout leur prothorax dont le pronotum est séparé des parapleures par des arêtes très-distinctes, les rapprochent davantage des Mélandryides, parmi lesquelles on les classe généralement aujourd'hui. Le genre appartient au groupe des Mélandryides vraies et doit être placé immédiatement après les SCOTOpEs, avec qui il à en commun des crochets des tarses fendus jusqu’à la base,

L'espèce typique (Dryops œneus, Payk.) est de grande taille, brunâtre en dessous, d’un bronzé obscur et assez brillant en dessus. Sa tête, son prothorax et ses élytres sont criblés de points enfoncés, trèsserrés; celles-ci présentent des dépressions transversales et irrégulières. J'ai signalé précédemment (p. 568) l’intime ressemblance qu'a avec elle, le Trachelostenus inæqualis du Chili. Elle parait propre à l’Europe boréale, où elle vit sous les écorces et n’est pas commune. Olivier et Fabricius l'ont indiquée à tort comme de l'Amérique du Sud. M. De Motschoulsky et Mannerheim ont signalé deux autres espèces. é

S.-Rouilleri, Motsch. Bull, Mosc. 1845, 1, p. 84, pl. 1, f. 10; Daourie, — obscurus, Manuerh, ibid. 1852, IL, p. 347; Amér. russe.

NOTHUS, p. 561.

J'ai dit à tort que ce genre ne comprenait qu’une espèce; outre celle

sur laquelle il a été fondé, les deux suivantes existent dans les auteurs :

N. uralensis, Motsch. Bull. Mosc. 1845, I, p. 84; Orenbourg. — Osphya œneipennis, Kriechbaum, Stettin. entom. Zeit. 1848, p.163; Allemagne. PEDILIDES,

PEDILUS, p. 577.

Aj. : P. fulvipes, Motsch. Bull. Mosc. 1845, [, p. 82; steppes des Kirguises.

ANTHICIDES.

ANTHICUS, p. 596.

Aj. : À. nigrita, Mannérh. Bull. Mosc. 1853, n° 3, p.269; Amér. russe. OCHTHENOMUS, p. 597.

La synonymie des espèces européennes doit être établie de la manière suivante, selon M. Schaum, Berlin. entom. Zeïtschr. IIL, p. 86, et Cat. Col. Europ., p. 75. :

O. punctatus Lafert. — Anthicus unifasciatus, Bonelli, Specim. Faun. Subalpin, n° 20 (0. sinuatus Schmidt). — Notoæus tenuicollis, Rossi, Faun. etrusc. Mant. ed. Hellw. p. 388 (4nthic. melanocephalus, Bonelli, loc. cit. n° 21; O. angustatus Lafert.). — O. melanocephalus, Küster, Die Kæfer Eu-

rop. IX, 57.

MORDELLIDES.

MORDELLA, p. 609.

Aj.: M. antarctica, À. White, Voy. of the Ereb, and Terr. ; Entom. p. 12; Nouvelle-Zélande.

RHIPIPHORIDES.

TRIBU I

ÉVANIOCÉRIDES.

PELECOTOMA, p. 622.

Aj. : P. holosericeum, Montrouz. Faun. d. l’île Woodlark, p. 35. TRIBU IL.

MYLABRIS, p. 667.

Aj. : M. humeralis, alterna, F. Walker, Ann. and Mag. of nat. Hist. Ser, 3, Il, p. 285; Ceylan.

CANTHARIS, p. 675.

Aj. : Epicauta nigrifinis, F. Walker, Ann. and Mag. of nat. Hist. Ser. 3, IL, p. 285; Ceylan.

Note.

En dehors de tous les genres compris tant dans ces additions que dans le corps du volume, il en reste encore deux autres : Monomwa de Klug, et ÆcraLires d’'Eschscholtz. Le premier seul m’est connu ex nature et j'ai hésité jusqu’au dernier moment d” la place qu’il convient de lui assigner. Klug et M. De Castelnau, le seul auteur qui en ait exposé les caractères, l'ont mis dans les Ténébrionides. Dejean (Cat. éd. 3, p. 144) l’a fait entrer dans sa famille des Clavicornes , immédiatement avant les Taroscus. Entin, M. Guérin-Méneville (Iconogr. ; Ins. p. 312) l’a classé à côté des Tripzax, et par conséquent dans la famille des Erotyliens. Or, aucune de ces places ne me paraît lui convenir, Ses cavités cotyloïdes antérieures ouvertes en arrière, l’excluent alsolument des Ténébrionides, et ses tarses hétéromères, des Throscides et des Érotyliens. Une fois qu’on l'a retranché de la première de ces familles, il n’en reste aucune parmi les Hétéromères dans laquelle on puisse l’admettre. Dès-lors, il doit constituer une famille distincte, que je crois devoir être intercalée entre les Cistélides et les Nilionides.

MONOMMIDES.

Menton porté par un pédonoule du sous-menton. — Languette cornée, saillante. — Deux lobes aux mâchoires, petits, lamelliformes et ciliés. — Tête courte, enfoncée dans le prothorax jusqu’au-delà des yeux.—Ceux-ci transversaux, fortement granulés, contigus en dessus. — Antennes insérées immédiatement en avant des yeux sous un rebord de la tête, reçues au repos dans des sillons arqués des flancs du prothorax ; de onze articles, les trois derniers formant une massue ovale et déprimée. — Prothorax de la largeur des élytres à sa base; son pronotum distinct de ses parapleures. — Elytres elliptico-ovales, pourvues d’un repii épipleural étroit, horizontal et entier. — Pattes contractiles; hanches antérieures et intermédiaires globuleuses, enfouies et séparées, les postérieures transversales, largenent séparées ; cuisses canaliculées en dessous pour la réception des jambes, celles-ci sans éperons; tarses grèles, filiformes ; les quatre antérieurs de cinq, les postérieurs de quatre articles; crochets simples. — Saillie intercoxale large, ogivale. — Métasternum allongé ; ses épisternums étroits, subparallèles ; leurs épimères distinctes, terminales. — Mésosternum horizontal, échancré , et recevant à poste fixe la saillie prosternale. — Cinq segments à l'abdomen, le premier long, les trois suivants décroissant graduellement.

. Au repos, les antennes ne logent pas leurs articles basilaires dans des rainures placées entre les yeux etle cadre buccal. Elles passent par dessus les premiers pour gagner les sillons prothoraciques destinés à les recevoir. Ceux-ci décrivent une courbe régulière, à convexité interne et vont aboutir, sous le pronotum, à quelque distance de ses angles postérieurs. Quelquefois, l’espace entier compris entre ces sillons et le pronotum est occupé par une dépression. Les quatre cuisses antérieures, pendant la contraction des pattes, sont reçues dans de grands enfoncements superficiels, qui s'étendent jusque sous les épaules des élytres. Les tarses restent tous libres, par suite de l’absence aux jambes de sillons dans lesquels ils puissent se loger. Le dernier segment abdominal présente, dans tous les exemplaires que j'ai sous les yeux, au nombre d’une dixaine , deux dépressions arquées qui convertissent sa portion médiane en une carène aiguë au bout. Ce caractère est probablement générique et non sexuel,

MONOMMA.

(Kiuc) De Casreun. Hisé. nat. à. Col. IL, p. 215 (1).

Menton quadrangulaire, trilobé : le lobe médian aigu ou ogival, les latéraux déprimés, aigus. — Languette parallèle, arrondie en avant. — Palpes assez robustes; les labiaux très-courts, à dernier article subovoïde et arrondi aa bout; les maxillaires médiocres, leur dernier article en triangle subéquilatéral. — Mandibules courtes, minces, bifides au bout.— Labre court, légèrement arrondi en avant. — Tête transversale ; épistome confondu avec le front, graduellement rétréci et tronqué en avant.— Antennes de la longueur du prothorax, à articles 1 assez allongé et un peu arqué, 2 très-court, 3 plus long que les suivants, 4-8 obconiques, décroissant graduellement, 9-11 transversaux, le dernier arrondi au bout. — Prothorax contigu aux élytres, transversal, fortement rétréci et quadrangulairement échancré en avant, paraboliquement arrondi sur les côtés, tronqué obliquement et un peu bisinué de chaque côté de sa base. — Ecusson médiocre, cordiforme. — Elytres elliptico-ovales, convexes en avant, conjointement et triangulairement échancrées à leur base. — Pattes médiocres; cuisses robustes, comprimées; les quatre antérieures brusquement rétrécies à leur base; jambes comprimées, les quatre postérieures un peu arquées et tranchantes ensdehors; tarses finement tomenteux en dessous; le 1% article des-postérieurs très-allongé, le dernier de tous long; crochets très-grèles. — Corps ellipticoovale, finement pubescent.

Ces insectes sont propres à Madagascar (2) et très-voisins, sous le

(1) Syn. Hyroruacus, Dej. Cat. éd. 3, p. 144.

(2) Il existe en Amérique, dans le Yucatan, un genre très-voisin de celui-ci Coléoptéres. Tome V. 1

Es.

rapport de la forme générale, des Lissomus de la famille des Throscides. Leur livrée est noire, brunâtre ou ferrugineuse, et la pubescence fine et couchée dont ils sont revêtus, est plus ou moins caduque. Leurs élytres présentent constamment des rangées très-régulières de points enfoncés, en général très-petits.

Klug n’en a décrit qu'une seule espèce, la plus grande du genre; depuis, M. Guérin-Méneville en a fait connaître cinq autres (1).

ÆGIALITES.

(Escusen.) Manvenn. Bullet. d. Mosc. 1853, IL, p. 178 (2).

Menton carré, transversal, échancré en avant. — Palpes labiaux très-petits, à articles 1-2 égaux, subeylindriques, 3 un peu plus épais, ovalaires; les maxillaires à articles 4 très-court, 2 du double plus long, obconique, 3 un peu plus court, de mème forme, 4 renflé, subovalaire: — Mächoires et mandibules inconnues. —Labre très-court et très-légèrement échancré. — Tête, y compris les yeux, à peine plus étroite que le prothorax ; épistome très-court, tronqué en avant, avec ses angles arrondis, transversalement impressionné près de son exbémité; front muni de deux profonds sillons longitudinaux. — Yeux petits, arrondis, un peu saillants. — Prothorax à peine moins long que large, médiocrement convexe, tronqué en avant, échancré au milieu de sa base, presque droit sur les côtés, avec tous ses angles arrondis. — Ecusson indistinct. — Elytres ovalaires, médiocrement convexes, plus larges à leur base que le prothorax, arrondies aux épaules peu à peu élargies jusques au-delà de leur milieu, largement arrondies en arrière. — Pattes assez longues; cuisses un peu renfées; jambes arquées; tarses hétéromères; leur dernier article beaucoup plus long que les précédents réunis, robuste, renflé au bout, les autres contractés, comprimés, revêtus en dessous d’une pubescence fauve; crochets aigus, recourbés, — Corps aptère.

Cette formule est empruntée textuellement à Mannerheim qui, seul, a exposé les caractères du genre, qu'il hésitait à classer parmi les Scydménides ou dans les Hélopiens. M. De Motschoulsky, qui a placé l'espèce typique dans son genre ELosomA, a compris ce dernier dans les

et qui n’en diffère même essentiellement que par l’épistome fortement arrondi en avant, les yeux moins prolongés sur le front et le prothorax non échancré antérieurement. x

(1) M. irroratum, Klug, Ins. v. Madag. p. 94, pl. 4, f. 6 g-i. — Klugiüi, maculalum, nigrilum, brunnipes, pusillum, Guérin-Ménev. Icon.; ns. p. 313.

Il existe en outre une septième espèce observée par M. Hope dans de la résine animé et décrite par lui, sous le nom de M. resinorum, dans le Mag. d. Zool. ; Ins. 1842, pl, 87.

(2) Syn. Ecosowa, Motsch. Bull, d, Mose. 1845, I, p. 33,

Parnides, par suite de la longueur du dernier article des tarses. Pour Dejean (Cat, éd. 3, p. 134), cet insecte était un Scydménide, et il l'avait mis immédiafement en avant des Masricus et des Scypmænus. Enfin, en dernier lieu, M. Gerstæcker (Wiegm. Archiv., 1858, IL, p+ 153) à émis l'opinion qu’il appättient aux Hélopiens. N'ayant pas vu le genre, qui est extrêmement rare dans les collections, je ne saurais ni confirmer ni contredire des avis aussi différents.

Eschscholtz avait découvert en Californie le très-petit insecte qui en forme le type (Æ. debilis, Eschsch.; Elosoma? californica, Motsch.). I est d’un noir brunâtre brillant, ponctué irrégulièrement sur la tête et le prothorax, profondément canaliculé sur la ligne médiane de ce dernier, et hérissé de poils peu abondants sur les élytres, qui sont fortement striées, avec le fond des stries rugueux.

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