‹ Histoire naturelle des insectes (volume 5)Chapitre 12 sur 123 · L. Le Cow, loc. cit. p · texte numérisé non relu

L. Le Cow, loc. cit. p

Menton grand, transversal.— Palpes maxillaires filiformes. — Labre saillant, entier. — Epistome avancé, tronqué en avant. — Yeux subéchancrés munis d’une orbite supérieure. — Antennes grèles, un peu plus épaisses à leur extrémité, de onze articles; le 3 plus long que les autres, — Prothorax court, rétréci en avant, arrondi sur les côtés.

— Pattes faibles; jambes antérieures ayant leur angle apical externe

saillant; hanches postérieures fortement rapprochées.— Gorps arrondi, épais.

L'espèce (inflatus) typique est noire, avec la base des antennes et les pattes rufescentes, et ses élytres sont finement ponctuées et muriquées. M. J. L.Le Conte n’en a trouvé également qu'un exemplaire,

tunoté, 4 ed

= GROUPE V, Tribolocarides, :

Saillie intercoxale de l'abdomen courte, ogivale ou triangulaire et acuminée au bout.— Métasternum plus ou moins allongé.— Epistome trilobé, laissant les mandibules à découvert sur les côtés. — Tanses eiliés.

La forme particulière de l’épistome, qu’on a vu précédemment chez les Gnathosiides, se reproduit dans ce petit groupe américain, composé de quatre genres qui ne contiennent chacun qu’une espèce. Tous sont

très-rares dans les collections et propres aux parties australes et occidentales de l'Amérique du Sud.

LE Mésosternum déclive et à peine concave.

a Lobes latéraux de l’épistome peu saillants : Zremoæcus, aa — dilatés en forme d’oreillettes.

Jambes antérieures comprimées, triangulaires : Salax. — subarrondies : Peltolobus.

I, Mésosternum horizontal, fourchu en avant et recevant la saillie prosternale : Tribolocara.

Genre incertæ sedis : Trimytis, EREMOECUS (1),

Sous-menton non échancré. — Menton transversal, rétréei et subarrondi en avant.—Dernier article des palpes labiaux en triangle allongé, celui des maxillaires en triangle équilatéral. — Mandibules peu robustes, bidentées au bout. — Labre saillant, subtrapéziforme. — Tête courte, brièvementet finement carénée au-dessus des yeux; lobe médian de l’épistome tronqué au bout, les latéraux peu saillants.—Yeux petits, ovales, transversaux et entiers. — Antennes assez longues, grêles, grossissant un peu au bout, à articles obconiques : 3 sénsiblement plus long que les suivants, 4-10 se raccourcissant peu à peu, 44 aussi long que 10, ovalaire.— Prothorax transversal, régulièrement arrondi sur les côtés, tronqué en avant, très-faiblement bisinué etmarginé à sa base. — Ecusson transversal. — Elytres oblongo-ovales, un peu plus larges que le prothorax, légèrement échanerées et non marginées à leur base; leurs épipleures étroites. — Pattes assez longues, grôles ; jambes arrondies; tarses un peu plus courts qu’elles; le 1° article des postérieurs plus long que le 4°. — Prosternum étroit, recourbé en arrière des hanches antérieures. — Epimères mésothoraci-

. ques postérieures et obliques; épisternums métathoraciques linéaires.

(1) Syn. Hypenors, Solier in Gay, Hist. d. Chile; Zool. V, p. 127.

70 TÉNÉDRIONIDES..

Ce genre fait le passage des Thinobatides au groupe actuel. L’espèce (1) du Chili qui le constitue ressemble, en effet, tellement à l’Arthroconus fuscus, que, sans son épistome autrement fait, elle lui serait congénère. Elle est, comme ce dernier, d’un jaune-brun peu brillant, finement chagrinée et glahre.

Solier s’est trompé, au point de la placer dans le genre Hyprrnors d’Eschscholtz, malgré ses yeux entièrement découverts, la saillie de son épistome, etc. J'ai dû, dès-lors, lui donner un nom générique nouveau.

SALAX.

Guénin-Ménev. Mag. d. Zool.; Ins. 1834; Mélas. p. 11 (2).

Sous-menton fortement échancré : ses dents latérales saïllantes, trigones, aiguës. — Menton transversal, anguleux latéralement, rétréci et sinué en avant. — Dernier article des palpes maxillaires subtriangulaire. — Mandibules très-épaisses dans toute leur longueur, concaves en dehors, bifides au bout. — Tête courte, engagée dans le prothorax, carénée au-dessus des yeux; lobe médian de l’épistome tronqué et faiblement tridenté au bout; les latéraux saïllants en dehors, en forme d’oreillettes arrondies et tranchantes. — Yeux assez grands, transversaux, réniformes. — Antennes courtes, grèles, à articles obconiques : 3 à peine plus long que 2 et que 4, 4-8 subégaux, 9-10 plus larges, suhtransversaux, 11 plus petit que 10, brièvement ovalaire. — Prothorax transversal, peu convexe, arrondi et rebordé sur les côtés, fortement échancré en avant, bisinué en arrière et contigu aux élytres : ses angles antérieurs très-saillants, les postérieurs aigus. — Ecusson distinct, arrondi en arrière.— Elytres aussi larges que le prothorax à leur base, qui est échancrée et non marginée, allongées, parallèles, arrondies

(1) Hyp. Eschscholtsii, Solier, loc. cit, p. 128, Col. pl. 18, £.2a-d.

C’est immédiatement à la suite de ce genre que doit être placé un insecte du Cap, connu dans les collections de Paris sous le nom de Nerinu dispar, que lui a imposé M. Buquet, et qui est très-remarquable, pour une Tentyriide, par les dilférences que présentent Les deux sexes. Il est de la taille de l'£remæcus Eschschollzi, également d’un jaune ferrugineux, mais de forme un peu plus courte et plus convexe, surtout le mâle. Son épistome est très-fortement {rilobé, et le lobe médian est fourchu chez le mâle, tronqué chez la femelle. Daos le premier de ces sexes les antennes sont très-robustes et composées d'articles obconiques (sauf le dernier), dont le 2e est le plus long de tous; dans le second, elles sont grêles et de la longueur de la moitié du corps, avec les articles, du reste, semblables. Pour le surplus, notamment pour les organes buccaux et les yeux, les caractères sont, à très-peu de chose près, les mêmes que ceux du genre actuel; les tarses sont seulement plus villeux. Les Tribolocarides ne sont, par conséquent, pas étrangers à l’ancien continent.

(2) Syn. Picioropa, Solier in Dejean, Cat. éd, 3, p. 215. IL n’est pas question de ce genre dans la Monographie des Collaptérides du premier de ces auteurs,

TENTYRIDES. . pl

en arrière ; leurs épipleures presque nulles, oceupées en entierpar leur repli : celui-ci effacé en arrière.— Pattes ces ans postérieures faiblement distantes, allongées; jambes antérieures ‘assez larges, trigones, terminées par une dent apicale externe, denticulées en dehors; tarses médiocres, hispides.— Prosternum recourbé en arrière des hanches antérieures.— Episternums métathoraciques étroits, parallèles. — Épimères mésothoraciques externes, obliques.

Le type du genre (1) est un insecte découvert autrefois par moi dans le Tucuman, aux environs de Sans-Luis et de Mendoza, où il est trèscommun. Sa ressemblance avec les Oparrum est telle, que Dejean (2) s’y est trompé et l’a placé dans le voisinage de ces insectes. Il est d’un noir sale, ponctué sur la tête et le prothorax, avec les élytres finement chagrinées et parcourues par des sillons superficiels.

PELTOLOBUS (3).

Menton transversal, anguleux sur les côtés, rétréci et tronqué en avant. — Dernier article des palpes maxillaires obliquement sécuriforme. — Mandibules robustes, très-larges et bidentées à leur extrémité. — Labre caché au repos. — Tôte grande, carénée au-dessus des yeux, fortement trilobée; le lobe médian plus grand que les autres, arrondi et muni d’une très-petite dent médiane en ayant; les latéraux très-saillants, recourbés et fléchis en arrière. — Yeux latéraux, légèrement transversaux, assez saillants, très-fortement granulés et faiblement échancrés.— Antennes médiocres, grèles, à articles obconiques: 3 plus long que les suivants, 4-10 décroissant graduellement, celui-ci

subtriangulaire, 14 plus petit que 10, brièvement ovalaire. — Protho-

rax transversal, peu convexe, rétréci, tronqué, bisinué et rebordé à sa base, avec ses angles aigus. — Ecusson petit, arrondi en arrière. — Elytres plus larges que le prothorax, convexes, oblongo-ovales, arrondies aux épaules, sinuées à leur base et contiguës avec le prothorax. — Pattes médiocres ; jambes subarrondies ; tarses grêles, les postérieurs presque aussi longs que les jambes.— Prosternum assez étroit, arrondi en arrière des hanches antérieures.

J'emprunte ces caractères à M. Waterhouse. Le genre me parait lès-voisin des SaLAx, dont il semble même ne différer essentiellement que par la forme de ses pattes. L’unique espèce (patagonious) dont il se compose est de taille médioore, noire, avec les antennes et les

(1) $. Lacordairei, Guérin-Ménev. loc. cit. pl. 107 (Piliol. salax Dej. loc. cit.).

(2) Cat. éd. 3, p. 215.

(3) Syn. Mecacormys, Waterh. Ann. and Mag. of nat. Hist. XVI, p. 321; nom déjà employé par Kuhl et Wagler pour un genre de Batraciens anoures; voyez Duméril et Bibron, Erpétol. VIE, p. 456.

Le

ET s

pattes rufescentes, ponctuée sans ordre sur la tête et le prothorax, en rangées régulières sur les élytres.

TRIBOLOCARA.

Souier in Gay, Hist. d, Chile; Zoo. V, p.129.

Sous-monton assez fortement échancré; ses côtés assez saillants et aigus.—Menton fortement transversal, un peu rétréci et échancré dans son milieu en avant. — Dernier article des palpes ovalaire et tronqué au bout. —Mandibules très-robustes, canaliculées en dehors, bidentées au bout, la dent supérieure courte, l’inférieure bifide.— Labre à peine distinct. — Lobe médian de l'épistome en carré transversal, tronqué ; les latéraux arrondis en dehors. —Yeux petits, subarrondis, saillants, fortement granulés. — Antennes assez courtes, grêles, à articles 3 du double plus grand que 2, 4-8 obconiques, courts, décroissant peu à peu, 9-11 globuleux, bien séparés. — Prothorax très-court, coupé obliquement de chaque côté de sa base, qui est anguleuse dans son mi- Heu, fortement échancré en demi-cercle en avant, avec ses angles antérieurs très-aigus. — Elytres brièvement ovalaires, fortement atténuées en arrière, régulièrement convexes, carénées latéralement; leurs Épipleures assez étroites, avec leur repli entier, dilaté à sa base et #lexueux dans son milieu.—Pattes assez robustes; jambes subarrondies, avec leur angle externe saïllant, les antérieures épineuses en dehors, les autres flexueuses ; 4° article des tarses postérieurs plus long que le 4°. — Prosternum reçu dans une profonde échancrure du mésosternum ; celui-ci carré et plan. — Episternums métathoraciques médiocrement larges, parallèles. — Epimères mésothoraciques postérieures et obliques. — Corps court, large, villeux en dessus.

Genre singulier, ne comprenant qu’une espèce (1) du Chili qui rappelle les Omopxron par sa forme, mais qui est notablement plus conyexe. Il est d’un noir brunâtre peu brillant, vagement rugueux sur les élytres et revêtu supérieurement de longs poils roux, peu serrés, sauf sur les bords latéraux du prothorax et des élytres, où ils forment une sorte de frange.

Le genre a des rapports évidents avec les Enrorrs de l'Amérique du Nord et me paraît les représenter au Chili; mais, par suite de la forme de sa saillie intercoxale, il doit être placé ici. Son mésosternum lui donne, en outre, des rapports réels avec les Grosorus de la tribu des Épitragides.

(1) T. ciliata, Solier, loc. cit. p. 130, Col. pl. 18, f. 3a-d.

C’est à ce genre qu’appartient un insecte dont j'ai, dans le temps, trouvé de nombreux débris aux environs de Mendoza, à l'Est des Andes du Chili, et que j'ai désigné (Ann. d. Se. nat. XX, p. 288) sous le nom d’erofyloides, sans lui imposer de nom générique. *

TENTYNIIDES. 18

Note.

Le genre suivant, d’après la forme de son épistome et le rapprochement de ses hanches postérieures, doit, selon toutes les probabilités, être associé aux précédents.

TRIMYTIS.

J. L. Le Conre, Ann. of the Lyc. of New-York, V, p. 141.

Menton incisé en avant. — Mandibules non dentées. — Epistome trilobé; le Iobe médian court, tronqué, les latéraux arrondis. — Yeux échancrés. — Prothorax large, exactement appliqué contre les élytres. — Ecusson très-petit. — Epipleures des élytres étroites. — Hanches postérieures fortement rapprochées. — Corps ovale, convexe.

M. 3. L. Le Conte a établi ce genre sur un insecte de l’Amérique du Nord, qu'il dit être commun dans le territoire du Missouri et qu'il a nommé T. pruinosæ, d’après l’efflorescencé dont il est recouvert pendant la vie. Il est de taille médiocre, d’un noir brillant et couvert de points enfoncés, serrés sur la tête et le prothorax, plus rares sur les élytres, qui ont en outre des rangées de points plus gros, effacés en arrière.

GrouPE VI. Évaniosomides.

Prothorax en forme de cône renversé, beaucoup plus étroit que les élytres à sa base; son pronotum confondu avec ses parapleures. — Saillie intercoxale de l’abdomen courte, ogivale ou acuminéeren avant. — Métasternum court, — Tête allongée, entièrement dégagée du prothorax; épistome prolongé en une longue et large saillie, laissant un peu les mandibules à découvert sur les côtés.

De tous les genres de Tentyriides américains, les deux qui composent ce dernier groupe sont ceux qui ont le plus perdu le facies propre à la tribu actuelle. On prendrait, au premier coup-d’œil, leurs espèces plutôt pour des Axrmieus que pour des Ténébrionides; elles se distinguent essentiellement de toutes celles qui précèdent par la structure de leur prothorax. Leur épistome ne présente aucune trace de lobes latéraux; leur métasternum est un peu moins court que chez les espèces typiques de la tribu; enfin, leurs tarses sont revêtus de poils couchés, peu abondants, avec des cils spiniformes en dessous. Ces deux genres sont très-voisins l’un de l’autre et devront peut-être un jour finir par être réunis en un seul.

I. Saillie intercoxale de l’abdomén en triangle aigu : Zvañtosomus. il. — assez large, ogivale : Melanophorus.

74 TÉNÉBRIONIDES.

EVANIOSOMUS.

Guérn-Ménev. Mag. d. Zool.; Ins. 1834; Mélas. p.14.

Sous-menton à peine échancré.— Menton transversalement hexagonal. — Palpes maxillaires longs; leur dernier article subeylindrique et tronqué au bout.— Mandibules courtes, épaisses à leur base, déprimées et bifides à leur extrémité. — Labre indistinct au repos. — Tête allongée, munie d’un col gros et court à sa base, carénée au-dessus des yeux; épistome un peu rétréci et arrondi en avant. — Yeux latéraux, assez grands, arrondis, peu saillants. — Antennes longues, assez robustes, filiformes, à articles à peine obconiques : 1-3 plus longs que les suivants, subégaux, 4-7 égaux, 8-10 un peu plus courts, 41 aussi long que 10, acuminé. — Prothorax plus long que large, convexe en avant, rétréci, déprimé, tronqué et à peine rehordé à sa base; ses angles effacés. — Ecusson très-petit. — Elytres courtes, beaucoup plus

larges que le prothorax, arrondies aux épaules, planes sur le disque, .

carénées latéralement, déclives en arrière; leurs épipleures verticales, krges, avec leur repli assez large, limité supérieurement par une carène. — Pattes longues; jambes arrondies; tarses grèles; le 42 article des postérieurs beaucoup plus long que le dernier. — Saillie intercoxale de l'abdomen étroite, en triangle aigu. — Saillie prosternale arrondie, terminée par un tubereule comprimé et arrondi.—Epimères mésothoraciques postérieures et obliques. — Episternums métathoraciques étroits, parallèles.

Insectes de taille médiocre, d’un facies très-6légant, et propres à l'Amérique du Sud.

On en connaît en ce moment quatre espèces (1), dont trois sent d’un testacé ferrugineux; la quatrième (crassicornis) est d’un brun noirâtre. L'une d’elles (procerus), qui m'est inconnue, est dépourvue de carènes latérales aux élytres, et forme, dès-lors, une section à part dans le genre. Jusqu'ici on n'a trouvé de ces insectes qu’au Pérou. Solier ne les à pas connus.

MLLANOPHORUS.

Guérn-Ménev. Mag. d. Zool; Ins, 1834; Mélas. p.13 (2).

Mêmes caractères que les Eyaniosomus, sauf les particularités sui- * vantes :

Palpes maxillaires plus courts; leur dernier article subovalaire et

(1) Æ. Orbignianus, Guérin-Ménev. loc. cit. pl. 109 bis.— procerus, crassicornis, declivis, Erichs. Archiv, 1847, I, p. 113. : (2) M. Guérin-Méneville a écrit Mecaruonus; à limitation d’Erichson (Archiv,

en

ÉPITRAGIDES. - 15

tronqué. — Tête aussi longue, mais renflée en arrière, sans carènes au-dessus des yeux, ayec son 6pistome fléchi et tronqué en ayant.— Yeux très-petits, arrondis.—Antennes plus courtes, grêles, à article 2 plus long que 1 et que 3. — Elytres ovoïdes, déclives en arrière, fortement arrondies aux épaules ; leur,répli épipleural étroit. — Pattes plus courtes et plus grêles. — Saillie intercoxale de l'abdomen assez large, ogivale en avant.

Le facies, quant à la forme générale, est le même que celui des Evaniosomus. Ce genre estégalement péruvien et ne comprend qu’une seule espèce (1) de petite taille, noire, avec la tête et le prothorax rugueux et les élytres ponctuées.

Solier à changé à tort, tout en le citant, le nom imposé au genre par M. Guérin-Méneville.

TRIBU VIL ÉPITRAGIDES.

Languette de forme variable; les palpes labiaux insérés à sa base, sur sa face antérieure, près de ses bords latéraux. — Lobe interne des mâchoires muni ou non d’un crochet corné. — Tête le plus souvent libre; épistome variable. — Antennes de onze articles. — Ecusson assez grand. — Hanches postérieures fortement transversales, peu distantes; éperons des jambes médiocres; vestiture des tarses variable. — Métasternum allongé, ses Gpisternums plus ou moins étroits, parallèles, ou graduellement rétrécis en arrière. — Epimères du mésothorax au moins aussi grandes que la moitié de ses épisternums, transversalement obliques. — Corps ailé.

De tous les groupes des Ténébrionides, celui-ci est un des plus embarrassants au point de vue de la classification. La plupart des auteurs placent ses espèces parmi les Ténébrionides ou les Hélopiens de Latreille (2). Leur corps constamment ailé, leur écusson assez grand, les couleurs métalliques dont la plupart sont ornées, les mœurs mêmes

1847, I, p. 113), j'ai cru devoir, à l'aide d’un léger changement, ramener ce mot aux règles de l’étymologie. Koch et Meigen ont chacun établi un genre Mecanornona,le premier parmi les Arachnides, le second dans les Diptères, mais postérieurement à M. Guérin-Méneville, — Syn. Srenuozma, Solier, Ann. d. I. Soc. entorn. LV, p, 412.

(1) M. Roichei, Guérin-Ménev. loc. cit. pl. 109, f. 1 (Stenh. tentyrioides, Solier, loc. cit. p.413, pl. 9, f. 19-21).

(2) Latreille {Règne anim. éd, 2, V, p. 36) les a classées en tête de ses Hélopiens, et Dojean (Cat. 6. 3, p.224) parmi ses Ténébrionites. Erichson, dans sa Faune entomologique du Pérou (Arehiv, 1847, I, p. 117) en a fait une tribu à

76 TÉNÉBRIONIDES.

de beaucoup d’entre elles les rapprochent de ces insectes; tandis que, par leur menton cachant entièrement les mâchoïres et la languette, et pat l'absence de trochantins aux hanches intermédiaires, elles appat: tiennent incontestablement à la section actuelle. 1 est même trèsdifhicile de préciser en quoi elles diffèrent essentiellement des Tentyfides; en effet, il n’est pas un seul des caractères inscrits dans là formule qui précède, qu’on ne retrouve chez ces dernières. Quoi qu'on fasse, ces insectes ne s’intercalenit nulle part naturellement dans la famille. Pour ce qui me concerne, je les considère comme un groupe aberrant de la section actuelle et satellite des Tentyrides.

Les deux premiers genres de ceux qui suivent, contiennent des espèces épigées, comme tous les Ténébrionides qui précèdent; les autres, pour autant que leurs mœurs soient connues, vivent sur les feuilles. Chez les premières, les tarses sont en conséquence garnis en dessous de cils ou de petites épines; chez les secundes, ils le sont de poils villeux ou formant une brosse lanugineuse. Les couleurs varient également en raison de ces deux genres de vie. Chez toutes, les élytres embrassent faiblement l'arrière-corps.

Les Épitragides sont rarement (Geororus) d'assez grande taille, et parfois (AcHanius) fort petits. Ils forment déjà huit genres (1) qui, à l'exception de deux (SPHENARIA, HimaTISmus), sont propres à l’Amérique.

I. Tarses glabres, garnis en dessous de courts cils épineux. Saillie prosternale reçue dans le mésosternum : Geoborus.

— recourbée en arrière; mésosternum entier : Nyctopelus..

A. Tarses garnis de brosses ou villeux en dessous, a Saillie prosternale reçue dans le mésosternum : Epitragus. aa — non reçue

œart qu'il a intercalée entre les Blaptides et los Ténébrionides. Deux auteurs seulement, M. Waterhouse et Solier, se sont écartés de l'opinion reçue. Le premier (Ann. and Mag. of nat. Hist. XVI, p. 318, note) a proposé de placer à côté les uns des autres tous les genres d’Hétéromères dont le menton recouvre la languette et les mâchoires, en mettant en tète les Errrracus et genres voisins. Le second (in Gay, Hist. d. Chile; Zool. V, p.130) à placé ces insectes immédiatement à la suite des Tentyriides.

(1) Erichson, dans sa Faune des insectes d'Angola (Archiv, 1843, I, p. 253), leur a associé les TricTENOTOMA, qui, suivant lui, seraient voisins des HimaTISMub auxquels ils seraient rattachés par l'Him. mandibularis, dont les mandibules sont saillantes comme les leurs. J'ai examiné de nouveau, à cette occasion, ce genre remarquable, et je persiste dans l'opinion que j'ai érnise précédemment (Tomell, p.392, note 3), qu'il constitue une forme aberrante de Longicornes, opinion qui, du reste, n’est que celle généralement adoptée aujourd'hui.

ÉPITRAGIDES. 11 4 Prothorax beaucoup plus étroit que. les élytres. 4 art, des palpes max. sécuriforme : Himatismus. — — obconique et tronqué : Sphenaria.

— ovoïde et acuminé : Achanius.

bb Prothorax à peine ou pas plus étroit que les élytres. Yeux non saillants : Phytophilus.

— très — Hypselops.

GEOBORUS. , Der. Cat. 6d. 3, p.224 (1).

Dents latérales du sous-menton échancrées et prolongées au côté interne en une saillie aiguë. — Menton transversal, largement arrondi en avant. — Languette cordiforme. — Lobe interne des mâchoires muni d’un crochet corné. — Mandibules bifides au bout. — Labre saillant, entier et cilié en avant, avec ses angles arrondis. — Tête courte, engagée jusqu'aux yeux dans le prothorax; épistome trapéziforme, largement échancré en are de cercle. — Yeux fortement transversaux, à peine sinués en avant. — Antennes aussi longues que le prothorax, peu robustes, grossissant peu à peu, à articles 2 court, 3 aussi long que 4-5 réunis, 4-7 obconiques, subégaux, 8-10 triangulaires, un peu saillants au côté interne, 41 plus petit que 10, brièvement ovoïde. — Prothorax fortement transversal, à peine rétréci en avant, un peu convexe et largement déprimé sur le disque, tranchant et arrondi sur les côtés, avec ses angles postérieurs rectilignes et aigus, fortement lobé au milieu de sa base, quadrangulairement échancré en avant. — Ecusson en triangle curviligne. — Elytres de la largeur du prothorax à leur base, médiocrement convexes, régulièrement ovales, tranchantes et finement rebordées sur les côtés; leurs épipleures horizontales. — Pattes longues, un peu äpres; jambes arrondies, leurs éperons assez robustes; tarses un peu canaliculés et âpres plutôt qu'épineux en dessous. — Mésosternum horizontal, fourchu, recevant la saillie prosternale; celle-ci acuminée en arrière.— Corps largement ovalaire, médiocrement convexe.

Solier, le seul auteur qui ait exposé les caractères génériques de ces insectes, les a réunis aux Nycroperus de M. Guérin-Méneville, en em faisant une section à part sous le nom de DeropraTus, que je n'ai pas pu adopter (2). Il convient dès-lors de leur appliquer celui de Gro- BORUS, sous lequel M. Blanchard a décrit et figuré une de leurs espèces.

(1) Syn. Nycrorerus, Solier in Gay, Hist. d. Chile ; Zool. V, p. 133.

(2) 1 est trop voisin de celui de Derorzarys, imposé par M. Westwood à un geure d’Orthoptères du groupe des Mantides.

18 TÉNÉBRIONIDES.

Ce sont d'assez grands insectes du Nord du Chili, ayant un peu le facies des Praocis du même pays, d’un noir où d’un bronzé obscur, médiocrement brillants, tantôt (rugipennis) glabres et simplement rugueux en dessus, tantôt (costafus) plus lisses et présentant sur les élytres, comme beaucoup de Praocis, des sillons remplis de poils blancs, fins et couchés. Ils paraissent, du reste, très-sujets à varier sous le rapport de la sculpture. On n’en a encore décrit que deux espèces (1).

NYCTOPETUS. CA Guérin-MÉnev. Voy. d. 4 Cog.; Entom. p. 97 (2).

Genre voisin des Groporus qui précèdent, mais s’en distinguant par les particularités ci-dessous :

Dernier article des antennes beaucoup plus grand que le 40°, en ovoïde allongé et acuminé au bout. — Prothorax un peu plus étroit que les élytres, régulièrement convexe, rétréci et à peine échancré en avant, coupé paraboliquement de chaque côté de sa base, avec son lobe médian large et arrondi. — Mésosternum horizontal en arrière, vertical, évasé et presque plan en avant.—Saillie prosternale recourbée en arrière des hanches antérieures.

Le facies de ces insectes est voisin de celui des Groporus, mais ils sont plus petits. Les deux espèces (3) du Chili qu’on en connaît varient du noir au rouge-sanguin foncé et présentent sur les élytres quelques sillons plus ou moins marqués, dont les intervalles sont parfois costiformes, parfois très-peu saillants; elles varient, du reste, tellement sous ces rapports, comme sous celui de la pubescence dont elles sont revêtues, qu'il est difficile de leur assigner des limites. Le genre est propre au Chili.

Dans l’un des sexes, mais j'ignore lequel, le dernier article des antennes est beaucoup plus allengé que dans l’autre sexe et sinué au côté interne dans sa moitié terminale.

(1) Geob. costatus, Blanch. in d’Orb. Voy.; Entom. p.194, pl. 13, f.1.—Nyct. rugipennis, Solier, loc. cit., p.134.

(2) Syn. Errrracus, Casteln. Hist. nat. d. Co]. II, p. 215. — Grononus Dej. Cat. éd. 3, p. 224; Blanch. in d’Orb. Voy.; Entom, p. 194.

. (3) NN. tenebrioides, Guérin-Ménev. loc. cit.; Ins. pl. 4, £. 7 (Var? Ep. quadricollis, Casteln. loc. cit.). — Epitr. maculipennis, Casteln. loc. cit. (Var. Ep: Gaudichaudii, Castel, ibid.; Geob, lividipennis, Blanch, loc. cit. pl. 13, 2):

ÉPITRAGIDES. 79

EPITRAGUS. :

Lan. Hist. nat. à. Crust. et à. Ins. X, p. 322,

Dents latérales du sous-menton tronquées ou acuminées au bout.— Menton plan, transversal, coupé obliquement de chaque côté ou arrondi en avant. — Lobe interne des mâchoires inerme. — Dernier article des palpes labiaux légèrement, celui des maxillaires assez fortement triangulaire. — Mandibuies dépassant un peu l’épistome, bifides au bout. — Labre saillant ou caché sous l’épistome. — Tête plus ou moins allongée, parallèle ou très-légèrement cunéiforme ; épistome de forme variable (1). — Yeux distants du prothorax, assez grands, transversaux, déprimés, sinués, un peu élargis en dessus.— Antennes plus courtes que le prothorax, grêles, grossissant graduellement, à articles 3 un peu plus long que le suivant, 4-7 ou 4-8 obconiques, 8-10 ou 9-10 triangulaires, 41 arrondi ou ovalaire.— Prothorax un peu moins large que les élytres en arrière, transversal ou non, graduellement rétréci en avant, rectiligne sur les côtés, légèrement échancré en avant, tronqué à sa base, avec un lobe médian large, arrondi et ses angles aigus. — Ecusson curviligne. — Elytres oblongues ou oblongo-ovales, plus ou moins arquées en dessus. — Pattes assez longues; cuisses assez robustes ; jambes arrondies, peu à peu évasées au bout, leurs éperons assez robustes; tarses antérieurs munis d’une brosse en dessous, les autres villeux ou ciliés ; le 1° article des postérieurs aussi long que le dernier. — Mésosternum horizontal, fourchu. — Saillie prosternale plane, lancéolée, pénétrant dans le mésosternum.— Corps oblong, atténué à ses deux extrémités, en général pubescent.

Genre nombreux et, à part une seule espèce qui est propre à l’Amérique du Nord, répandu dans toutes les parties chaudes et tempérées de l'Amérique du Sud. Ces insectes sont de taille médiocre, et leur couleur, toujours uniforme, varie du brun noirâtre où du jaune ferrugineux au bronzé brillant, Une fine pubescence couchée le revêt ordinairement, et leurs téguments en dessus sont en général légèrement

(1) Ses formes peuvent se réduire à trois, qui passent insensiblement de l’une à l’autre: Dans deux d’entre elles son bord antérieur présente latéralement une petite entaille; mais, das l’une, son milieu est tronqué, dans l’autre, Ôchancré en arc de cercle. Cette partie médiane s’allonge dans la troisième forme et constitue un lobe plus ou moins saillant et le plus souvent ogival. L’épistome ressemble alors à celni des AcnAmus et des Himamisuus qu'on trouvera plus loin, et cache en partie ou complètement le labre. — Latreille attribue un crochet corné au lobe interne des mâchoires de ces insectes; je n'ai pas examiné le fuscus type du genre ; mais, chez deux espèces inédites que j'ai disséquées, je

n'ai trouvé aucune trace de ce crochet. Peut-être les espèces varient-elles sous ce rapport,

80 TÉNÉBRIONIDES,

chagrinés ou ponctués; il est assez rare que leurs élytres soient striées, et plus rare encore qu’elles présentent des impressions flexueuses et confluentes. '

On trouve les ErrrraGus sur les feuilles, dans les boïs. J1 y en a boaucoup dans les collections, mais une douzaine seulement sont décrits à l'heure qu’il est (1).

HIMATISMUS.

Entcus. Arohiu, 1843, I, p. 253 (2).

Sous-menton des Errrracus. — Menton transversal, un pou rétréci ettronqué en avant.—Languette très-courte, transversalement linéaire et entière. — Lobe interne des mâchoires inerme. — Dernier article des palpes maxillaires sécuriforme. — Mandibules de forme variable. — Labre tantôt distinct, tantôt caché par l’épistome, dans le premier cas entier. — Tète subparallèle, plane et souvent carénée sur la ligne . médiane ; épistome prolongé en un lobe triangulaire ou ogival, plus ou moins saillant, — Yeux assez gros et un peu saillants, transversaux, sinués en avant. — Antennes un peu plus longues que le prothorax, grèles, subfiliformes, à articles obconiques : 3 un peu plus long que le suivant, 4-10 décroissant peu à peu, 41 plus petit que 10, subglobuleux. — Prothorax beaucoup plus étroit que les élytres, au moins aussi long que large, parallèle, à peine ou non échancré em avant, tronqué et lobé au milieu de sa base. — Ecusson en triangle curviligne. — Elytres plus ou moins allongées, médiocrement convexes, graduellement atténuées, surtout dans leur tiers postérieur et aiguës au bout.— Pattes longues; cuisses un peu en massue; jambes grêles, leurs éperons courts; tarses arrondis, revêtus en dessous de

(1) Esp. de l’Amér. du Sud : £, fuscus, Latr. loc. cit.; Cayenne; type du genre.— fuscipes, Latr. in Humb. et Bompl. Obs. d. Zool. IT, p.64, pl.34, 5; Colombie. — lineatus, Chevrol. in Guérin-Ménev. Icon.; Ins. p. 122, pl. 31, f.9; patrie non indiquée. — rugosus, vulgaris, Casteln. Hist. nat. d. Col. I, p. 214; Brésil. — œneobrunneus, do Rio-Janciro; semicastaneus, de Montevideo; Curtis, Trans. of the Linn. Soc. XIX, p. 470. — roscidus, Erichs. in Schomb. Guyana, IE, p. 565; Guyane anglaise, — pulverulentus, olivaceus, tucens, conveæus, Erichs. Archiv, 1847, I, p.117; Pérou. — Esp. de l’Amér. du Nord: E, canaliculatus, Say in Long's Exped. I, p. 281.

D'après la description, l'£p. brunnicornis de Latreille (in Humb. et Bompl. loc. cit. T1, p.225, pl. 23, f.6) n'appartient certainement pas au genre, où Latroille, du reste, ne le plaçait lui-même qu’en hésitant. Get insecte provenait des bords de l’Orénoque.

(2) Syn. Imarisuus, Dej. Cat. éd. 3, p.224. Erichson a modifié légèrement ce nom, afin de pouvoir le conserver, attendu qu’il y avait déjà un genre Imanisma établi dans l’ordre des Diptères par Macquart (Dipt. exotiq. I), — Hecops Fab, — Srenosis Herbst.

ÉPITRAGIDES. 81

poils très-courts et couchés. — Mésosternum déclive, non concave. — Saillie prosternale recourbée en arrière. — Corps allongé, pubescent.

Le genre représente en Afrique et aux Indes orientales les Éprrraeus de l'Amérique, dont il se distingue, à la première vue, par la

forme beaucoup plus étroite du prothorax, le prosternum sans aucun

rapport avec le mésosternum, le corps non afqué en dessus, les antennes un peu autrement faites, une pubescence plus abondante, et disposée en toufles où formant un dessin nuageux. Dans la plupart des espèces, les mandibules ne dépassent pas plus l’épistome que chez les EprrraGus, mais Erichson en a décrit une (mandibularis) qui a ces organes très-avancés chez le mäle et surmontés d'une saillie triangulaire plus ou moins developpée; ceux de la femelle sont plus courts, tronqués au bout et munis d’une dent obtuse.

Les collections ne renferment qu’un assez petit nombre de ces insectes, et l’on n’en a encore décrit que cinq espèces (1)

SPHENARIA.

(Mannenu.) Ménérr. /ns. rec. p: Lehm. part. 2, p. 24.

Menton (2) arrondi sur les côtés, échancré en avant, divisé par une carène transversale en deux parties : l’antérieure rugueuse, la postérieure presque lisse, excavée dans son milieu. — Dernier article des palpes läbiaux subeylindrique, tronqué au bout, celui des maxillaires obconique et coupé obliquement à son sommet.—Mandibules arquées, cachées. — Labre suillant, transversal, arrondi et cilié en avant. — Tête petite; épistome déprimé, légèrement arrondi antérieurement. — Yeux globuleux, saillants, fortement granulés. — Antennes plus courtes que le prothorax, grèles, filiformes : à articles 4 épais, à peine plus long que large, 2 aussi court, mais plus étroit, 3 allongé, subeylindrique, 4-7 de même forme ou obconiques, graduellement plus courts, 8-10 brièvement obconiques et un peu plus larges, 44 aussi long que 10, ovalaire et acuminé. — Prothorax subeylindrique, beaucoup plus étroit que les élytres. — Ecusson petit, excavé, obtus en arrière. — Elytres très-allongées, arrondies aux épaules, rétrécies et acuminées

(1) Helops variegatus, de l'Afrique équinoxiale; fasciculatus, des Indes orientales; Fab. Syst. EL. I, p. 158 et 160, Dejean rapporte au second la Stenosis orientalis de Herbst (Die Kæfer, L, p. 165, pl. 127, f. 4); mais alors il faut que cet auteur n’ait eu qu'un exemplaire dénudé à sa disposition, car il décrit cet insecte comme glabre en dessus. — Mmañdibularis, Erichs. loc. cit. p. 255; d'Angola. — buprestoides, lessulatus, Gerstæck, Monatsber. d. Berlin. Acad. 1854, p. 534; Mozambique.

(2) M. Ménétriés ne dit pas que cet organe remplit le cadre buccal, mais il l’a figuré, et l’on voit, par cette figure qu'il en est ainsi.

Coléoptères. ‘Tome V. 6

84 ÉBRIONIDES.

des postérieurs plus long que le dernier. — Mésosternum déclive, aigu en arrière. — Prostérnum étroit, recourbé postérieurement. — Corps allongé, hérissé partout de longs poils fins.

De tous les genres d'Épitragides, celui-ci est le plus déplacé dans la section actuelle, et il semblerait appartenir plutôt aux OEdémérides qu’à la famille des Ténébrionides. Des deux espèces du Chili que Solier y a comprises, une seule, son H. oblongus (1), doit y rester. L’autre (A. brevicornis) n’est pas autre chose que l’Hylithus tentyrioides de M. Guérin-Ménoville, du groupe des Tentyriides. Le premier de ces insectes est d’assez grande taille, d’un brun marron brillant, avec les pattes plus claires, et entièrement couvert en dessus d’une ponetuation serrée. Les poils dont il est revêtu de toutes parts sont d’un gris cendré. -

CONORTE IX.

Languette plus ou moins saillante, en général très-peu, parfois (Élénophorides) invisible. — Mâchoires tantôt découvertes, tantôt en totalité ou en partie cachées.

Ainsi qu’on le voit par cette formule, la languette et les mâchoires peuvent être complètement invisibles, comme dans la cohorte précédente, mais jamais à la fois; on aperçoit toujours ou l’une ou les autres. La première est généralement très-peu saillante, et, dans certains cas (par ex. Adélostomides), sa partie qui dépasse le menton prend l'aspect de ce dernier et semble soudée avec lui, tout en en restant distincte par une suture très-marquée. L'insertion des palpes lâbiaux a lieu comme dans les genres précédents. Quant aux mâchoires, lorsqu'elles sont invisibles partiellement ou en totalité, il est essentiel de remarquer qu'elles ne sont pas recouvertes par le menton, mais par les dents latérales du sous-menton, qui se sont élargies au côté interne; les Adélostomides font seuls exception à cet égard. Les autres caractères sont plus constants, pour la plupart, que dans la cohorte précédente. Les aïles inférieures, par exemple, n'existent jamais, et, sauf chez un petitnombre de Sténosides, le métasternum estconstamment très-court.

Solier « dispersé ces insectes dans ses Collaptérides brachyglosses et phanéroglosses, selon que leur languette est un peu plus ou un peu moins saillante. Quoique les genres qu'ils constituent soient peu nombreux, ils ne forment pas moins de sept groupes parfaitement distincts et sans aucun rapport immédiat entre eux. Plusieurs sont également sans aueune analogie avec les autres groupes de la famille; mais il en est qui se rattachent visiblement à quelques-uns de ceux qui précèdent ou de la section suivante,

(1) Loc. cit, p.135, pl. 18, f. 5, avec des détails.

” GALOGNATHIDES. 85

A part trois genres (Zopnerus, Nosopenma, Cacrcus), ces insectes sont propres à l’ancien continent. Tous étant privés d’ailes inférieures, sont naturellement plus ou moins épigés ; quelques-uns cependant (Nosoperma) vivent plus particulièrement sous les écorces. La seule de leurs

larves qui Soit connue, celle de l’Elenophorus collaris, sera mentionnée plus loin.

1. Epistérnums métathoraciques très-larges; éperons des jambes très-longs et grêles.

Saillie intercoxale étroite, en triangle aigu. CALOGNATHIDES. > très-large, quadrangulaire. CayprocmLines.

II. Episternums métathoraciques plus ou moins étroits; éperons des jambes médiocres ou nuls.

a Saillie prosternale très-large et plane. ZopnÉRIDES. aa — étroite. f b Antennes de dix articles. ADÉLOSTOMIDES.

bb onze — € Prothorax non subglobuleux. STÉNOSIDES.

cc — subglobuleux ou globoso-ovale,

Son pronotum confondu avec ses parapleures. Lepronipes.

— distinct de — ÉLénurnomnxs.

TRIBU VIE

GÂLOGNATHIDES.

Cavité buccale très-grande. — Languette assez saillante, échancrée en arc de cercle; ses paraglosses fortement pénicillées. — Mâchoires entièrement découvertes; leur lobe interne lamelliforme et inerme.— Tôte très-grande, transversale ; épistome très-court, laissant le labre et les mendibules à découvert. — Antennes de dix articles. — Elytres embrassant assez fortement le corps; leurs épipleures sans repli. — Hanches postérieures subcontiguës, brièvement ovalaires, séparées des élytres par un large intervalle; éperons des jambes très- longs et très-grèles; tarses comprimés, frangés de longs poils fins. — Saillie intercoxale en triangle aigu. — Episternums métathoraciques extrêmement larges, arrondis au côté interne, sans épimères.

Le genre Carocnaruus, de M. Guérin - Méneville, constitue à lui seul ce groupe. L'espèce unique qui le compose est des plus anormales et l’une des plus isolées qui existe dans la famille.

M. Guérin-Méneville, en créant le genre, l'a placé parmi les Éro-

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