LL
+ CRYPTOCHILIDRS. * 89
en dessous et sur les pattes; leur couleur varie du blanc cendré au ” fauve, et est souvent relevée sur les élytres par des taches brunâtres forment une sorte de marqueterie. Le prothorax est ordinairement couvert de plis longitudinaux très-serrés, et chaque élytre, outre sa carène latérale, porte deux côtes tranchantes, tès-régulières; la suture elle-même est plus ou moins saillante. De petits tubercules espacés, bien visibles seulement quand les poils sont enlevés, se voient sur les intervalles, entre ces côtes, et sur les épipleures (ue
HORATOMA.
SoLiER, Ann. d. L. Soc. entom. IX, p. 364.
Mêmes caractères que les Cryrrocmre, avec les différences suivantes : .
Labre rétréci à sa base, échancré en demi-cercle. — Tête libre, plus courte et plus large; épistome plus fortement échancré.—Yeux petits, réniformes.—Antennes plus grêles, du reste semblables. — Elytres proportionnellement plus larges, planes en dessus, arrondies sur les côtés, déclives et rétrécies en arrière.— Pattes moins robustes; cuisses antérieures inermes en dessous; jambes de la même paire légèrement tigones, tranchantes et épineuses en dehors.—Prosternum sans mentonnière; sa saillie postérieure fortement recourbée en arrière, — Mésosternum plan, saillant, obtusément cunéiforme.
La vestiture est la même que celle des Cryrrocaire, mais non les couleurs, qui sont uniformes ou ne constituent qu’un dessin nuageux. Le prothorax est également plissé dans le sens longitudinal; mais il 2’y à aucun vestige de côtes sur les élytres, ou bien elles sont remplacées par de nombreuses et simples lignes élevées. Le genre est également propre à l'Afrique australe, et il n’y en a en ce moment qu’une espèce de décrite (parvutum Solier), mais les collections en renferment plusieurs autres.
E PACHYNOTELUS.
SoLier, Ann. d. 1. Soc. entom. IX, p.367. -
Jo ne connais pas ce genre en nature; mais, d’après ce qu’en dit Solier, il semble très-voisin des Horaroma et ne s’en distinguer que par les caractères suivants :
(1) Toi viennent les Pimelia maculata, minuta, costata, Fab. Syst. El. I, P:431 sq. — Solier (Ann. d. 1. Soc. entom. IX, p. 251) en a décrit neuf espèces nouvelles : C. vicinum, distinctum, decoratum, penicillatum, fallaæ, globulum, frilineatum, Gayi, assimile (Gayi g), crassipes. — Aj. : C. grossa, Erichs. Archiv, 1843, I, p.242; Angola. :
92 TÉNÉBRIONIDES.
robustes, cylindriques, canaliculés en dessous etrevêtus sur leurs bords de poils pareils à ceux des jambes, leur dernier article beaucoup plus long que le 4°°.— Dernier arceau abdominal muni d’un profond sillon . transversal, arqué ou anguleux, avec son bord postérieur plus ou moins renflé. — Mésostérnum plan, déclive. — Corps allongé, convexe, à téguments très-solides et glabre.
Insectes très-remarquables par leur grande taille, leur sculpture et leur système de coloration. Toutes les espèces typiques présentent sur les élytres, très-souvent aussi sur le re des callosités luisantes, irrégulières, dont les intervalles, à de rares exceptions près (par ex. tristis) sont recouverts d’une sorte d’enduit d’un blanc pur ou jaunâtre, qui forme également des taches sur la tête et le dessous du corps. On en connait déjà omze espèces (1).
Dans ces dernières années, M. J. L. Le Conte a découvert en Califormie, un insecte qui, avec la plupart des caractères essentiels du genre et en particulier des rainures prothoraciques, ressemble complètement à un Nosonerma, et c’est dans ce dernier genre que ce savant entomologiste l'a placé (2).
Les Zopuenus sont répandus depuis les parties occidentales de la Colombie jusqu’en Californie inelusivement. Ilparaît qu’on les trouve sous les écorces ou sous les troncs d’arbres gisants à terre. Leur démarche est très-lente, comme l'indique leur facies lourd.
NOSODERMA.
(Der) Sorer, Ann. d. L. Soc. entom. X, p. 31 (3).
Mômes caractères que les Zopmgnus, sauf les modifications suivantes:
Languette assez saillante, entière; les palpes labiaux insérés'sur sa
(1) Z. meicanus, Gray in GriMith's Anim. Kingd. Ins. pl. 50, £: 5; type du genre; Mexique. — variolosus, J. Sturm, Gatal. ed. 1843, p. 349, pl. 5, f.2a-g (mevicanus ?) ; Mexique.— chiliensis, Gray, loceit. pl. 124, £. 3; ce nom devra ètre changé, le genre étant complètement étranger au Chili. — nervosus, n0dulosus (variolosus ? Sturm), lœvicollis, Solier, Ann. d. 1, Soc. cntom. V, p.42; Mexique. — Bremei, Guérin- Ménev. Revue zool. 1844, p. 18, et De Brème, Ann, d. 1. Soc. entom, 1844, p. 307, pl. 9, £.2; magnifique espèce de la Nouxelle-Grenade. — Jourdani, Salé, ibid. 1849, p. 301, pl. 8, £. 4; Guatimala, — tristis, de Californie; concolor, du Nouveau-Mexique; pectoralis, du Mexique; J. L. Le Conte, Ann. of the Lyc. of New-York, V,p.130.
(2} N. diabolicum, 3, L. Le Conte, loc, cit. p.130;-et Repsup. a railw. to the Pacif. Oc. IX; Append. I, pl. 2, f. 2. Get insecte, outre son fucies, a les tarses et la sculpture des téguments des Nosongrma. Il doit manifestement constituer un genre nouveau, intermédiaire entre ees derniers et les ZoPHERuS.
(3) Syn. Howaropenes, Solier, lec. cit. AIT, p.502, note 2; elim.— BoreropuaGus, Kirby, Faun, Boreal.-Amer. p. 236.
ADÉLOSTOMIDES. 93
face externe dans de grandes fossettes arrondies. — Dents latérales du sous-menton cachant plus ou moins, et parfois presque entièrement, les mächoires.—Menton petit, transversal, anguleux ou arrondi en avant. — Dernier article des palpes maxillaires suborbiculaire.— Mandibules graduellement amincies et bidentées au bout. — Labre rétréci en avant.— Tète anguleuse et relevée au-dessus des antennes. — Céllesci libres au repos, moins robustes, hispides, de dix articles dbconiques : 2 très-court, 3 du double plus long que lui, 4-9 décroissant un peu, 10 beaucoup plus gros que 9, transversal, spongieux dans sa moitié antérieure. — Prothorax plus long que large, peu convexe ou déprimé, subquadrangulaire ou rétréci en arrière, denticulé sur les côtés, échancré en avant, tronqué à sa base. — Ecusson distinct. — Elytres en général un peu plus larges“que le prothorax, allongées, subparallèles, plus ou moins déprimées en dessus.— Pattes médiocrement robustes, âpres, hispides; jambes filiformes, sans éperons termiuaux; articles des tarses non canaliculés en dessous.—Dernier arceaa abdominal sans sillon. — Corps déprimé, très-inégal, en général revêtu d’une épaisse pubescence, en partie squammiforme.
Insectes moins grands que les Zornenus et propres comme eux à PAmérique, où ils sont répandus plus au loin. Ils s'étendent, en eflet, depuis les parties méridionales du Brésil en Californie et dans la Nouvelle-Ecosse. Solier, qui a très-bien reconnu leurs analogies avec les Zornerus, n’en a connu que cinq espèces (1); il y en a encore au moins autant d’inédites dans les collections. Ur
TRIBU XI
ADÉLOSTOMIDES.
Languette petite, transversale, échancrée et logée dans une échancrure du menton. — Celui-ci recouvrant entièrement les mâchoires.
(1) N. denticulatun, du Mexique; Duponchelit (décrit antérieurement sous le nom d’echinatum, par M. Guérin-Méneville, Reyue zool. 1838, p. 280), de Cuba; scabrosum, morbillosum, vicinum (morbillosum var?), du Mexique; Solies, loc. cit. — Aj. : N. porcatum, 3. L. Le Conte, Proceed. of the Acad. of Philad. VI, p. 266; de Californie. — Boletoph. obcordatus, Kirby, loc. cit. ; Nouvelle-Écosse. :
Jé possède an insecte du Brésil qui, avec tous les caractères essentiels des “éspècés qui précèdent, lés mêmes scolpture et vestiture des téguments, et un facies absolument pareil, à one articles distincts aux antennes, les hanches postérieures plüs rapproëhées, par suite de la brièvété et de l'étroitesse de la Sûillie intercoxäle de l'âbdômen, enfin les ailes inférieures parfaitement développées. C’est encore un genre nouveau à faire.
96 TÉNÉBRIONIDES.
Tête à moitié engagée dans le prothorax, évasée en avant, anguleuse au niveau des antennes, avec son épistome arrondi aux angles et échancré dans son milieu. — Yeux supérieurs petits, longitudinaux, munis d’une petite orbite en dessus.— Antennes médiocres, rigidules, cylindracées, à articles À gros, en cône renversé, 2 court, 3 notablement plus long que 1 et au moins aussi grand que les deux suivants réunis, 4-9 décroissant peu à peu, 10 plus long que 9, en cône renversé, bi-tronqué au bout.— Prothorax transversal, concave, très-profondément et subquadrangulairement échancré en avant, plus ou moins obliquement tag ué de chaque côté de sa base; ses bords latéraux très-largement Olincés, paraboliquement arrondis et plus ou moins relevés.—Ecusson triangulaire.—Elytres brièvement ovalaires, largement arrondies ou tronquées obliquement aux épaules et laissant entre elles ete prothorax un intervalle notable, rétrécies et déelives en arrière, amincies et tranchantes latéralement ; leurs épipleures trèslarges. — Pattes assez longues et grèles, filiformes ; tarses médiocres, leur dernier article plus long que ie 4%, — Prosternum recourbé en arrière des hanches antérieures.
Insectes trop connus, pour exiger de longs détails. Leur taille est moyenne, leur couleur d’un noir peu brillant; leurs téguments sont lisses ou finement ponctués, et les sortes d’ailerons que forme latéralement leur prothorax, sont plus ou moins crénelés, ainsi que la tranche de leurs élytres. La sécrétion qui a lieu si souvent dans la famille actuelle, ne ressemble plus, chez la plupart d’entre eux, à une efflorescençe fugace, mais à des fils de toile d’araignée. On dit qu aus ms lieu qu'à l’époque des amours.
On a déjà décrit dix espèces de ce genre, mais dont ae deyront probablement être supprimées (1). Elles sont disséminées en Afrique, depuis l'Algérie jusqu’au Cap de Bonne-Espérance.
POGONOBASIS.
Soutien, Ann. d. L. Soc. entom. VI, p. 161.
Les seules différences qui séparent ce genre du précédent, sont les suivantes (1) :
3° article des antennes pas plus long que le 4. — Prothorax moins
(1) £. ciliata, Thunb., Fab., Oliv.; Herbst, Die Kæfer, pl. 119, £. 9; Cap. — modesta (ciliata var?), pusilla, barbata, Herbst, ibid. VII£, p. 38, pl. 119, f. 10-12; Cap. — major (ciliata? Herbst), cinerea, crenalæ (pusilla® Herbst}, Solier, Ann. d. 1. Soc. eutom. VI, p. 158; Cap.— dilatata, Erichs. Archiv, 1843, I, p. 240; Angola. — frichoptera, Gerstæck. Monatsber. d. Berlin. Acad. 1854, p.531; Mozambique. — Levaillanti, Lucas, Ann. d. 1. Soc. entom. 1850, Bullet. p. VII; Algérie.
(2) Solier y ajoute Pabsence de l’écussen, mais à tort; ily en a un tout aussi
DT bee Le n° dem
ADÉLOSTOMIDES. 97
foliacé et moins relové sur les côtés, tronqué et tomenteux à sa base. — Elytres oblongo-ovales, légèrement arrondies latéralement, tronquées et tomenteuses à leur base, qui est parallèle à celle du protho-
rax, s’arrondissant sur les côtés pour former leurs épipleures; celles-ci médiocrement larges,
Il résulte de la forme du prothorax et des élytres à leur base, que l’on n’observe plus de chaque côté l’hiatus qui sépare ces deux parties du corps chez les Eurycnora; il en reste cependant un vestige assez sensible, par suite de l'arrondissement àäes épaules des élytres.
Ces insectes sont plus petits que les Eurycaora, en général plus rugueux et ne se recouvrent pas de la singulière sécrétion de ces dernières. Ils sont également africains, mais n’étendent pas leur habitat jusqu’en Algérie (1).
STEIRA,
Wesrw. in Guérin-Ménev. Mag. d. Zool.; Ins. 1837, pl. 176.
Organes buccaux des Eurycaora. — Tête presque entièrement engagée dans le prothorax, graduellement évasée en avant, non dilatée au-dessus des antennes, avec son bord antérieur coupé obliquement et échancré dans son milieu. — Yeux supérieurs très-petits, munis d’une forte orbite en dessus. — Antennes courtes, filiformes, à articles 1 très-allongé, en cône renversé, 2 très-court, 3 à peine plus long que les suivants, 4-9 cylindriques, transversaux, 11 beaucoup plus grand, plus large, glabre, dépumé et bitronqué au bout.— Prothorax transversal, déprimé, échanceré en avant comme celui des Eurxcora, étroitement convexe et bicaréné sur le disque, coupé presque carrément à sa base, très-largement foliacé, plan et paraboliquement arrondi sur les côtés, avec ses angles postérieurs distincts. — Ecusson petit. — Elytres de la largeur du prothorax, tronquées à leur base, très-courtes, semi-orbiculaires, ayant la suture relevée et chacune une très-forte carène arquée et entière ; leurs épipleures très-larges, horizontales.— Pattes des Eurycnora. — Abdomen plan et bicaréné sur la ligne médiane, — Prosternum assez étroit, légèrement spatuliforme er arrière et dépassant un peu les hanches antérieures. — Corps rugueux, suborbiculaire et très-déprimé.
On ne connaît que l'espèce (2) du Cap, décrite pr M. Westwood.
développé que celui des Eunyerona ; seulement, il est assez diMcile à voir, caché qu’il est par la villosité de la base des élytres.
(1) P. opetroides (Eurych. rugosula, Guérin-Ménev. Icon. ; Ans. pl. 28, f. 10), du Sénégal ; ornata, d'Egypte et de Nubie; Solier, loc. cit. p.160.—verrucosa, Erichs. Archiv, 1843, I, p. 240; Angola. — lœvigata, cribrata, Gerstæck. Movatsber. d. Berlin. Acad. 1854, p. 531; Mozambique.
(2) S. costata, Westw. loc. cit., avec beaucoup de détails, — Il existe une
Coléoptéres. Tome V. 1
PROPRES PE OO PE LS 1 + URI NUS ST CR + > ; Êa= È F
98 TÉNÉBRIONIDES.
Elle est de taille moyenne et ne paraît pas se couvrir d'aucune efllorescence pendant la vie. C’est un insecte fort rare dans les collec-
tions, PSARYPHIS.
Entcns. Archiv, 1843, 1, p.241 (1).
Organes buccaux des Eurycnora.— Tôte à moitié libre, rétrécie en arrière, anguleuse au niveau dés antennes, puis légèrement rétrécie en avant, avec son bord antérieur tronqué et échancré dans son milieu: — Yeux des EurycHora. — Antennes courtes, à articles 1 en cône renversé, épais, 2-9 subégaux, cylindriques, transversaux, serrés, 10 plus grand, conique et lisse. — Prothorax plan, transversal, contigu aux élytres, assez fortement échancré en avant, médiocrement foliacé et régulièrement arrondi sur les côtés. — Ecusson triangulaire. — Elytres oblongues, parallèles, carénées sur les côtés; leurs épipleures médiocrement larges. — Pattes médiocres; éperons terminaux des jambes presque indistincts ; tarses courts ; leurs articles petits, serrés, le dernier médiocre. — Saillie prosternale plane, dépassant à peine les hanches postérieures, — Corps cblong, subparallèle, déprimé, âpre et presque glabre.
La seule espèce connue (P. nana Er.) est de la taille de l’Adelosioma sulcatum, mais beaucoup plus large, d’un noir mat, bicarénée sur le prothorax et munie, au milieu de chaque élytre, d’une côte entière et assez saillante; la carène qui limite ces organes latéralement est denticulée dans toute sa longueur. Elle habite le cap de Bonne-
Espérance.
Get inseote rattache manifestement les Eurychorides aux Adélostomides vrais; il a, comme ceux-ci, ies éperons des jambes presque nuls; mais, par le plus grand nombre de ses caractères, il appartient au groupe actuel.
espèce aussi déprimée et encore plus orbiculaire que celle-ci, l'Eurychora cimicoides de Quensel (in Schœnb. Syn. Ans. I, p. 137, note, pl. 2, f. 5), mais qui à la sculpture, la villosité, le 3e article des antennes des Eunxcnona, et qui doit dès-lors former un genre intermédiaire entre les Poconopasis et celui-ci. Cet’ insecte figure dans quelques collections sous le nom d’Ewrychora rotundala.
(1) Ainsi que le dit Erichson, ce genre a été répandu par M. Buquet dans les coliections , sous le nom de Unpa, et l'espèce qui en est le type, sous celui d'U. pygmea. Le nom générique ayant déjà été employé par feu le comte Münster, pour un geure de Crustacés fossiles, ne saurait être adopté. |
ADÉLOSTOMIDES. Er
GRoUwr»E II, Adélostomides vrais,
Tête entièrement dégagée du prothorax. — Epipleures des élytres étroites, munies d’un repli.—Eperons terminaux des jambes presque nuls.
Le genre Anscosroma de Duponchel rentre seul dans ce groupe. Ses espèces sont toutes de petite taille, mais très-intéressantes par leurs rapports avec les Sténosides qui constituent la tribu suivante. Leur forme générale, celle de leur tête et la sculpture de leurs téguments les rapprochent aussi de plusieurs genres de Scaurides, notamment
desPSAMMETICHUS.
ADELOSTOMA.
Dupoxcn, Ann. d. 1. Soc. Linn.d. Paris, VI, p, 338 (1).
Menton largement échancré en avant. — Dernier article des palpes maxillaires légèrement triangulaire. — Labre petit, rétractile. — Tète carrée, munie d’un col épais en arrière, dilatée angulairement sur les côtés, sinuée en avant, avec ses angles arrondis. — Yeux supérieurs longitudinaux, très-6troits, surmontés d’une carène; les inférieurs à peine distinets.— Antennés courtes, robustes, hispides, cylindriques, à articles 1 obconique, 2-9 très-courts, transversaux, subperfoliés, 10 cylindrique, tronqué au bout. — Prothorax aussi long que large, caréné
ot parallèle ou rétréci en arrière sur les côtés, bicaréné sur le disque.
— Elytres allongées, subparallèles, à peine plus larges que le prothorax à leur base, avec leurs épaules effacées. — Pattes courtes, robustes ; jambes arrondies; les premiers articles des tarses très-courts, le dernier médiocre ; erochets petits. — Abdomen aplani sur la ligne médiane. — Prosternum recourbé en arrière des hanches antérieures, — Mésosternum carré, déclive. — Corps allongé, rugueux.
Ces insectes sont propres aux parties les plus australes de la Faune méditerranéenne et à l'Afrique, où ils s'étendent jusqu’à la côte de Guinée inclusivement.
Solier les à divisés en deux sections très-naturelles, selon que leurs élytres sont carénées latéralement et munies chacune de quatre côtes minces et saillantes (2), ou bien qu’elles s’arrondissent
(1) Syn. Pozvscorus, Waltl, Reise n. Span. IL, p. 73.
(2) 4. sulcatum, Duponch. loc. cit. pl. 12, avec des détails (Pol. costalus, Waltl; Ad. Carinatum, Eschsch. Zool. Atlas, Heft IV, p. 12); découvert primiüvement aux environs de Cadix et retrouvé en Algérie et en Syrie; type du Benre.—cristatum, Eschsch. loc. cit. p.12; de Tangem— carinatum, d'Egypte ; Cordalum, patrie inconnue ; Solier, Ann. d. 1. Soc. ent. VI, p. 168.
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100 TÉNÉBRIONIDES.
pour former leurs épipleures, et sont très-rugueuses, Sans côtes distinctes (1).
Le genre Pozvscopus de M. Walil a été établi sur l'espèce typique du genre, dix ans après que Duponchel avait fondé ce dernier (2).
(1) À. rugosum, Gory in Guérin-Ménev. Icon ; Ins. p. 113, pl. 28, f.12 ac; du Sénégal; parvum, patrie inconnue, Solier ; loc. cit. p. 170.
(2) Au moment où je corrige cette feuille, je reçois de mon savant ami, M. J. L. Le Conte, un genre très-singulier, récemment fondé par lui, et qui me paraît devoir former une tribu intermédiaire entre celle-ci et celle des Sténosides. Un de ses caractères les plus remarquables consiste dans la contignité des hanches antérieures. C’est le seul de Ja famille, à moi connu, qui soit dans ce cas.
DACODERUS.
J. L. Le Conte, Proceed, of the Acad. of Philad. 1858, p. 74.
Sous-menton assez profondément échancré. — Menton remplissant en entier le cadre buccal, transversal, concave et échancré en arc antérieurement. — Languette assez saillante, tronquée en avant.—Mâchoires recouvertes.— Palpes très-petits; le dernier article des labiaux cylindrique et tronqué au bout; celui des maxillaires ovoïde et acuminé. — Mandibules très-courtes. — Labre transversal, rétréci et échancré en avant. — Tète en carré long, brusquement rétrécie en arrière, excavée à sa partie antérieure; épistome très-court, brusquement rétréci et échancré.—Yeux assez grands, ovalaires, longitudinaux et assez saillants. — Antennes insérées presque au nivçau du bord antérieur de Ja tête, robustes, grossissant légèrement, de dix articles : 3 obconique, un peu plus long » que les suivants, 4-10 transversaux, 11 arrondi. — Prothorax allongé, comme divisé en deux parties séparées par un profond sillon transversal : l’antérieure rétrécie en avant, la postérieure quadrangulairement fovéolée en dessus et munie de chaque côté d’un tubercule arrondi. — Ecusson nul. — Elytres en ovale très-allongé, échancrées à leur base, très-planes en dessus; leurs épipleures très-étroites. — Pattes médiocres, assez robustes; hanches antérieures petites, contiguës; cuisses et jambes graduellement, mais peu élargies; les éperons de celles-ci très-petits; tarses couris; le 1er article des postérieurs peu allongé ; les crochets du dernier partout très-petits. — Sailie intercoxale assez large, courte, ogivale. — Métasternum un peu allongé; ses épisternums trèsétroits, linéaires. — Mésosternum très-étroit et aigu en arrière. — Prosternum convexe postérieurement; sa saillie presque nulle. — Corps allongé, déprimé, glabre.
On voit, par cette formule, que le genre a en commun avec les Adélostomides un menton remplissant en entier le cadre buccal, et des antennes de dix articles. Pour le surplus, il appartient aux Sténosides et a même beaucoup de rapports avec les Anxoscuizus. L'espèce (s/riaticeps) sur laquelle il a été établi est petite, d’un brun rougeâtre brillant, fortement striée sur la tête et le prothorax; ses élytres n'ont qu'une seule strie le long de la suture, qui est un peu relevée, et sont couvertes de petites linéoles très-fines et comme aciculées. Cet insecte a été pris sous des écorces, en Californie, près du fort Yuma; mais il paraît être très-rare. >
STÉNOSIDES, 101
TRIBU XII
STÉNOSIDES.
Languette légèrement saillante et un peu échancrée en arc de cercle; les palpes labiaux insérés à sa base sur les côtés. — Sous-menton muni d’un pédoncule. — Mächoires entièrement découvertes; leur lobe interne armé d’un crochet corné. — Tète dégagée du prothorax, plus où moins allongée, munie d’un col en arrière; épistome recouvrant le labre et les mandibules sur les côtés. — Antennes de onze articles, le dernier parfois peu distinct. — Elytres embrassant faiblement le corps. — Hanches postérieures médiocrement distantes, avalaires; éperons des jambes nuls; tarses ciliés. — Saillie intercoxalo assez large, parallèle. — Episternums métathoraciques linéaires; leurs épimères à peine distinctes.
Les Sténosides sont de petits insectes qui, par la forme de leur tête, l'absence complète des éperons terminaux des jambes et la sculpture des téguments de la plupart d’entre eux, se rattachent de près aux AD£LosromA qui terminent la tribu précédente. Ils n’en diffèrent même essentiellement que par leurs organes buccaux. Dans une autre direction ils ont une tendance manifeste vers les Scaurides, par plusieurs de leurs genres (MICROTELUS, GRAMMICUS, Discopzeurus), qui ressemblent beaucoup en petit aux Psammericaus, Mais les Scaurides, qui devraient dès-lors être placés à leur suite, comme l’a fat Solier, ont des trochantins intermédiaires et appartiennent à la légion suivante, de sorte que de ces deux analogies on est obligé d'en sacrifier une. C’est le seul groupe de la cohorte actuelle où le métasternum a une légère tendance à s’allonger.
Il se compose des huit genres suivants, dont la moitié est propre à l’ancien continent, et l’autre moitié au nouveau.