II. Prothorax étroitement marginé sur les côtés : Eledona
Genre incertæ sedis : Latometus.
BOLITOPHAGUS.
luc. Die Kœfer Preuss. p. 100 (1).
Menton fortement transversal, largement sinué en avant. — Languette évasée; échancrée en avant, avec ses angles arrondis. — Dernier article des palpes labiaux ovalaire et acuminé; celui des maxillaires subcylindrique, un peu arqué et tronqué au bout, — Labre très-court, rétréci et à peine sinué en avant. — Tête dilatée en avant des yeux; épistome séparé du front par un sillon arqué. — Yeux médiocres, transversaux, entièrement divisés par les joues. — Antennes de la longueur du prothorax, assez robustes, à articles 4 assez gros, obconique, 2 très-court, 3 aussi long que 4-5 réunis, obconique, 4-10 trigones, transversaux, un peu en scie intérieurement, 11 brièvement ovoïde. — Prothorax transversal, peu convexe , brusquement rétréci à sa base, avec ses angles postérieurs saïllants, foliacé et finement crénelé sur les côtés; son bord antérieur fortement et quadrangulairement échancré. — Ecusson en triangle curviligne. — Elytres médiocrement convexes, parallèles, sinuées en avant, avec leurs épaules munies d’une dent. — Pattes peu robustes; cuisses un peu comprimées; jambes subeylindriques; tarses finement villeux en dessous; leur dernier article aussi long que les précédents réunis, ceux-ci courts, suhégaux.—Mésosternum subvertical, en forme de V renversé. — Saillie prosternale recourbée en arrière. — Corps oblong, parallèle, glabre.
Ce genre, tel qu’il est constitué en ce moment dans les collections, forme un magasin d'espèces disparates, qui ne peuvent rester associées ensemble (2). 11 me paraît devoir être restreint au St/pha reti-
(1) Syn. Sivpna Linné, — Orarnum Herbst, Panzer, Oliv., ete. — Hisra Thunberg. ;
(2) Parmi celles qu’on devra en exclure, je signalerai en première ligne 16
BOLITOPHAGIDES. 295
culata de Linné, et aux espèces qui présentent les mêmes caractères (1). Dans ces limites il est très-homogène, et se compose d’un petit nombre d'insectes de taille médiocre ou assez petite, d’un noir profond où ferrugineux, finement rugueux sur la tête et le prothorax, et dont les élytres ponctuées en stries présentent entre ces dernières des côtes fines et tranchantes, entières ou interrompues.
Le genre est répandu fort au loin sur le globe, quoique plus particulièrement propre à l'hémisphère boréal dans les deux continents.
Bol. cornutus de Fabricius (Syst. EL.T, p. 112; Opatr. cornutum, Panzer, Faun. Amer. bor. Prodrom. pl. 1, £. 5, 6 o' ®), grande espèce de l'Amérique du Nord, bien connue des entomologistes. Qutre son facies particulier, ses yeux sont incomplètement divisés, et, ce qu’on n’a pas signalé jusqu'ici, ses antennes ne comptent que dix articles. Je dois cependant ajouter qu'il existe aux Indes- Orientales deux espèces très-voisines chez lesquelles ces organes sont, sous ce rapport, à l’état normal.
La même mesure est encore plus nécessaire pour quelques espèces des Indes orientales remarquables par leur forme bémisphérique, leurs téguments hérissés de tubercules, les bords de leur prothorax et de leurs élytres largement folincés et fortement denticulés, les longues cornes dont la tète est munie chez les mâles, ete. Deux espèces de Ceylan sont décrites : le Trox.cornutus de Fabricius (loc. cit. p.112) et la Diaperis horrida d'Olivier (Entom. HE, 55, p. 5, pl. 1, f, 3).
Le Bol. silphides Newm. (The eutom. Mag. V, p. 378), de l'Amérique du Nord, est un Perris très-voisin du P. dentata, selon M. J. L. Le Conte, Pro- , ceed. of the Acad. of Philaa. 1854, p. 219. — Le B. Saphira du même auteur (ibid. p. 404) me paraît douteux quant au genre ; il est de l'Australie.
Enfin, le Bol. antarcticus de M. A. White (Voy. of the Ereb. and Terr.; Entom. p. 12, pl. 1, f: 12), dont j'ai déjà parlé précédemment (Tome I, p. 360, note), est un Golydien du genre Uronorus d’Erichson.
(1) Esp. européennes : Silpha reticulata, Linné, Syst. nat. II, p 572 (Bol. crenatus Fab., Illig., etc.; Opatr. gibbum Panzer, Herbst, Oliv.); on en a plusieurs figures; les meilleures sont celles de J. Sturm, Deutschl. Ins. IL, pl. 39, f. aA.—B.interruptus, Ilig. in Wiedem. Arch. f. Zool. I, p.112 (8. Goodenii, Panz. Fâun. Ins. Germ. XCIV, 1); Espagne, Autriche. — Opatr. armatum, Panzer, Faun. Ins, Germ. LXI, 2; Fab., Oliv., ete. — Esp. asiatiques : B. éricoslatus, de Turcoménie; granulatus, de la Songarie; Fisch. d. Wald. Bull. Mosc. 1844, I, p. 128. — Esp. indienne : B. elongatus, Perty, Col. Ind. or. p. 40. — Esp. de l’Amér, du Nord : B. corticola, Say, Journ. of the Acad, of Philad. V, p.238, et Amer. Entom. HL, pl. 51.— Æled. depressa, Randall, Boston Journ. Of nat. Hist. IL, p. 21 (Bol. tetraopes, Newm. The entom. Mag. V, p. 378; D. sulcatus Dej.).—Esp. de la Nouvelle-Zélande : B. anguliferus, Blanch. Voy. an pôle Sud; Entom. p. 167; Col. pl. 11, f. 3. — Esp. de la Polynésie : B, ami- Corum, L, Fairm. Revue et Mag. d. Zool. 1849, p. 420; figuré dans le Voy. au pôle Sud; Col. pl. 11, f. 2; Tonga-Tabou.
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296 TÉNÉBRIONIDES.
LA
ULODES.
Enious. Archiv, 1842, I, p. 180,
Menton légèrement trapéziforme. — Languotte fortement transversale, à peine sinuée en avant. — Dernier article des palpes labiaux subovalaire, celui des maxillaires oblongo-ovale, fortement tronqué au bout, — Mandibules aiguës et bifides au bout. — Lahre transversal, légèrement arrondi en avant. — Tête petite, enfoncée dans le prothorax jusqu'aux yeux inclusivement; épistome un peu rétréci et tronqué en avant. — Yeux transversaux, entiers. — Antennes médiocres, assez robustes, subcylindriques, à articles 1-7 égaux, densément revêtus de poils: écailleux et hispides, 8-11 un peu plus courts, finement pubescents. — Prothorax de la largeur des élytres, transversal, dilaté et largement arrondi sur les côtés, bisinué à sa base, échancré et un peu bisinué en avant. — Ecusson arrondi. — Elytres assez convexes, assez courtes, subparallèles, arrondies en arrière, sinuées et très-contiguës aux élytres à leur base.—Paites assez robustes; jambes cylindriques; tarses courts, comprimés, nus en dessous, ciliés au sommet de leurs articles en dessus. — Corps écailleux.
Erichson a fondé ce genre sur un inseote (1) de la Tasmanie, semblable, dit-il, pour la taille et la forme générale à un OParruM, avec une vestiture analogue à celle des Lercmenum. Il est, en effet, revôtu d’écailles noires et brunes très-serrées, avec des fascicules de poils noirs et courts, au nombre de six, sur le disque du prothorax, formant sur les élytres des rangées régulières, placées alternativement sur les intervalles des stries ponctuées que présentent ces organes.
Quoique je n’aie pas vu cet insecte, je ne doute guère qu’il n’appartienne aux Bolitophagides, dans lequel Erichson l’a placé. Il est même probable qu’on pourra peut-être lui associer ces BozrropmaGus des Indes orientales, voisins du B. comutus des Etats-Unis, et dont j'ai parlé dans les notes annexées au genre précédent.
ELEDONA.
Larn. Préc. d. car. gén. d. Ins. p.19 (2).
Tête très-courte, enfoncée jusqu'aux yeux dans le prothorax. — Ceux-ci ovalaires, faiblement entamés par les joues et légèrement
(1) U. verrucosus, Erichs. loc. cit. pl. 5, £. 1 ab.
(2) Latreille (Voyez le Gen. Crust. ot Ins. IT, p. 178) n’a jamais compris que deux espèces dans ce genre : l’agricola qui en est le type et qu’il avait placé en première ligne, et la spinosula qui est un Exporncogus. C’est donc à la pre= mière que le nom générique d’'Ecenona doit rester, et c’est à tort que ce nom a
BOLITOPHAGIDES. 297
débordés par elles. — Antennes terminées par une massue déprimée, formée par les cinq derniers articles. — Prothorax fortement transversal, subeylindrique, un peu arrondi et étroitement marginé sur les côtés, non ou à peine échancré en avant, arrondi en arc de cercle (peruvianus) ou légèrement saillant au milieu de sa base (agricola). — Elytres courtes, subcylindriques, échancrées en arc à leur base. — Corps court, subeylindrique, — Le reste comme chez les Borrro- PHAGUS.
Cet ensemble de caractères donne à ces insectes une physionomie fort différente de celle des BoziTornaGus, et beaucoup de genres, admis généralement, sont établis sur des particularités moins suillantes. Je ne connais que deux espèces (1) qui puissent rentrer dans celui-ci, l’une (agricola) européenne et qui en est le type, l’autre (peruvianus) de l'Amérique du Sud. Chez la première la massue antennaire estmédiocre, chez la seconde elle est très-grande, et les deux articles qui la précèdent envoient au côté interne une dent longue et grêle. Toutes deux ont les élytres couvertes de côtes tranchantes non interrompues.
Si lo genre ne paraît pas suffisamment caractérisé, il faudra lui réunir les BoziropnaGus, le nom d’Ecenona étant de deux ans plus ancien,
Note.
Erichson, en fondant le genre suivant, l'avait d’abord placé parmi les Colydiens. Plus tard (2) il l'a mis, avec doute, parmi les Ténébrionides, où il paraît devoir rester par suite de la structure de sestarses. Sans prétendre qu’il appartienne aux Bolitophagides, je ne vois pas où le placer ailleurs que dans le voisinage de ce groupe (3).
LATOMETUS.
Entons. Archiv, 1842, I, p. 213.
Palpes filiformes, leur dernier article acuminé. — Tête engagée dans le prothorax jusqu'aux yeux exclusivement; épistome saillant,
été transporté récemment aux EnnoruLogus ; voyez Gaubil, Cat. d. Col, d'Europ. p.222,
(1) Opatrum agricola, Merbst, Archiv, V, p. 35, Illig. Fab., Sturm, ete. (agaricicola Oliv., Latr., L. Dufour, ete.); la meilleure figure qu’on en possède est celle donnée par M. Curtis, Brit. Entom. XIiL, pl. 586.— Bolit. peruvianus, Gasteln. Hist. nat. d. Col. II, p.226.
(2) In Agassiz, Nomenel, Zool.; Col. p. 89.
(3) Jai cru aussi pendant quelque temps que le genre Usecuus de M. De Motschoulsky (Bull. Mosc, 1845, 1, p.79) devait peut-être rentrer parmi les Bo-
298 TÉNÉBRIONIDES.
rétréci et arrondi en avant. —Yeux petits, globuleux, saillants. — Antennes courtes, robustes, à articles { et 3 plus gros et plus longs que les autres, 2 très-petit, 4-8 fortement transversaux, très-serrés ainsi que les suivants, 9-14 plus larges qu'eux, le dernier tronqué. — Prothorax notablement plus étroit que les élytres, aussi long que large, arrondi et denticulé sur les côtés, un peu saillant dans son milieu en avant, avec ses angles antérieurs munis d’une petite dent, bisinué à sa base. — Ecusson quadrangulaire. — Elytres assez allongées, subparallèles, rétrécies en arrière, sinuées en avant, avec leurs épaules obliquement tronquées. — Pattes courtes; jambes arrondies; tarses simples. — Corps linéaire, pubescent.
J'emprunte ces caractères à Erichson, en m'’aidant de la description et de la figure qu'il a données de l’espèce typique (1) du genre. Ce très-petit insecte (4 #/, lignes) est d’un testacé obsour et revêtu d’une épaisse pubescence grise, avec une bande blanche à l'extrémité des élytres. Deux faibles carènes flexueuses se voient sur son prothorax, et ses élytres présentent chacune trois côtes un peu sinuées. La Tasmanie est sa patrie. Erichson n’en ayant qu’un exemplaire à sa disposition n'avait pas pu examiner les parties de la bouche.
TRIBU XXIX
DIAPÉRIDES.
* Palpes labiaux fortement séparés à leur base. — Lohe interne des mâchoires inerme. — Dernier article des palpes maxillaires variable, — Mandibules bifides à leur extrémité. — Labre en général saillant; sa membrane d'attache très-souvent visible.—Tête courte (2), engagée ‘dans le prothorax, au moins jusqu’au bord postérieur des yeux ; épistome séparé du front par un sillon, très-court, arrondi ou tronqué en avant à peu de distance de l’insertion des antennes. — Yeux transversaux, plus ou moins gros, débordant les joues. — Antennes de forme variable, perfoliées au moins à partir de leur 7 article. — Prothorax de la largeur des élytres à sa base, rétréci et échanoré en ayant, — Ecusson assez grand. — Elytres embrassant faiblement
litophagides. Mais récemment M. De Motschoulsky (Etud. entom. Ann. V, p.21) a fait connaître que l'espèce (U. lacerta) de Californie sur laquelle il l'avait établi, est identique avec la Rhagodera tuberculata d'Eschscholtz, laquelle est un Golydien du gronpe des Synchitides. Voyez tome Il, p. 358.
(1) L. pubescens, Erichs. loc. cit. pl. 5, f. 8. J
(2) Dans une seule espèce de Madagascar, l'Heterophylus chrysomelinus, elle s’allonge en arrière des yeux en un col assez long, de sorte que ces organes sont distants du prothorux.
DIAPÉRIDES, 299
le corps. — Hanches antérieures cylindriques et transversales; éperons des jambes obsolètes; tarses finement villeux en dessous. — Saillie intercoxale courte, en triangle aigu (Scapninema excepté). — Métasternum allongé ; ses épisternums parallèles ou graduellement rétrécis en arrière; ses épimères distinctes. —Mésosternum très-souvent fourchu, à branches divergentes etrecevant en partie la saillie prosternule ; épimères mésothoraciques assez larges. — Corps ailé.
Je conserve à ce groupe les limites que lui à assignées M. Mulsant (1), c’est-à-dire qu’outre les Draperis et les genres qui en sont voisins, il comprend les PENTAPYLLUS, bien que ces derniers présentent dans leurs antennes des différences sensibles. On retrouve, en effet, chez tous ces insectes des yeux débordant l’épistome, ce qui est un de leurs caractères les plus importants.
Les Diapérides sont, à de rares exceptions près, de forme régulièrement ovale où elliptique; leurs couleurs sont très-variées, souvent métalliques, et presque toutes sont essentiellement bolétophages. Leurs antennes subissent les mêmes modifications que celles de tous les Taxicornes de Latreille. D'abord courtes et composées en très-grande partie d'articles très-fortement transversaux (Drapsmis), elles s’allongent peu à peu, leurs articles terminaux deviennent triangulaires, et elles finissént chez les CEroPRIA et les AuPHITOPHAGUS, par s’écarter considérablement du type primitif. Celles des Hewicera et des Pentaphyllides s’en éloignent encore davantage, en ce qu’elles sont terminées brusquement par une massue foliacée de cinq ou six articles.
Il y a de ces insectes dans toutes les parties du globe, mais nulle part autant qu'en Amérique. Les premiers états de plusieurs d’entre eux sont connus et seront exposés plus bas, La tribu se divise assez naturellement, d’après la forme des yeux, en deux groupes dont la création est due à M. Mulsant,
L Yeux échancrés; antennes de forme variable, DiaPÉRIDES VRAIES. IL — entiers; — terminées par une massue de 5 art. PENTAPHYLLIDES.
GROUPE I. Diapérides vraies,
… Yeux entamés par les joues. — Antennes de forme variable, mais Jamais terminées brusquement par une massue de cinq articles. L'immense majorité des espèces de la tribu rentrent dans ce groupe. À l'état parfait on les rencontre, pour la plupart, sous les écorces ; pendant celui de larves, toutes celles dont les métamorphoses sont tonnues, vivent exclusivement de productions cryptogamiques. Mais
(1) Col, d. France; Latig. p. 195.
300 TÉNÉBRIONIDES.
elles se partagent en deux catégories, selon qu’elles pénètrent dans l'intérieur des holets croissant à l’air libre, ou rongent ceux de ces végétaux qui se développent sous les écorces des arbres. Ces modifications dans leurs habitudes ont pour conséquence l’absence ou la présence des organes de la vision, et des différences importantes dans l'industrie dont ces larves font preuve au moment de se changer en nymphe.
Celle de l'espèce commune d'Europe, la Diaperis boleli (1), rentre seule jusqu'ici dans la première de ces catégories. Elle est aveugle, et comme celle de l'Eledona agricola, subit sa métamorphose dans un sphéroïde qu’elle a détaché du bolet aux dépens duquel elle vivait. À la seconde appartiennent les larves des Scaphidema œnea (2) et Platydema europæa et violacea (3), qui ont de trois(S. ænea) à quatre (P, europæa, violacea) ocelles de chaque côté de la tôte et se métamorphosent simplement sous les écorces.
A part cela, ces larves ont la plus grande analogie entre elles, et, à la différence des larves également bolétophages de la tribu précédente, elles n’offrent rien qui les éloigne du type propre à celles de la famille. Leur corps, plus ou moins atténué en arrière , est en effet tout d’une venue, recouvert uniformément d'écussons cornés et muni sur ses bords de quelques poils redressés. Son dernier segment abdominal est ohtusément conique et pourvu chez les trois espèces indiquées en dernier lieu, des deux très-petites épines qui manquent chez la Diaperis boleti. Sous lui se trouve un mamelon protractile bifide. Le caractère le plus essentiel qui distingue ces larves de celles du reste de la famille, consiste en ce que toutes se renferment dans une coque soyeuse, quand le moment de leur transformation est venu.
Des huit genres qui suivent, trois (COSMONOTA, CenopriA, HEMIGERA) n’ont pas de représentants en Europe (4).
(1) Olivier (Entom. UE, n° 55, p. 2) en a le premier dit quelques mots — Hammerschmid, d. Ins. agric. damnos. pl. 1. — L. Dufour, Ann. d, Sc. nat. Sér. 2, Zool. XX, p. 290, pl. 12, B, f. 10-14. — Mulsant, Col. d. France; Latig. p. 208.
(2) Westwood, An Introd. etc. I, p. 314, f. 37, nos 11-12; sous le nom de Platydema bicolor.
(3) Ed. Perris, Ann. d. 1. Soc. entom. Sér. 3, V, p.343, pl. 8, f. 401-412 ; Pl. europæa. La violacea étant entièrement pareille, M. Ed. Perris (p. 346) s'est borné à mentionner cette ressemblance.
(4) MM. Do Castelnau et Brullé ont donné, il y a longtemps (1831), une Monographie de ces insectes dans les Ann. d. Sc. nat. XXII, p. 325, pl. 10. Sur les sept genres dans lesquels ils les ont répartis, il y en a deux (TernAPHYLLUS, PaxmaTIsOMA) qui n’appartiennent pas à la tribu actuelle. On trouvera plus loin le premier dans celle des Cnodalonides, et le second dans celle des Stron= gylides.
DIAPÉRIDES, 301
1. Antennes variables, mais jamais terminées par une massue foliacée,
a 1er article des tarses postérieurs court.
Cet article à peine plus long que le 2°: Diaperis-
— plus long Oplocephala… 1
aa {fr article des tarses postérieurs allongé. 1 b Saillie intercoxale large, subparallèle : Scaphidema,. bb — étroite, triangulaire.
ec Antennes non en scie.
4° art, des palpes max. sécuriforme : Platydema, Cosmonota.
— faiblement triangulaire : Alphitophagus.
cc Antennes en scie au côté interne : Ceropria..
IL. — terminées par une massue foliacée de six articles : Hemicera.
Gonre incertæ sedis : Diphyrhynchus.
DIAPERIS. d GEorrr. /ns. d. AU, d. Paris, 1, p. 337 (1).
Menton en trapèze renversé, convexe, aminei sur les côtés. — Languette peu saillante, tronquée en avant. — Dernier article des palpes lbiaux ovalaire, celui des maxillaires allongé, un peu déprimé et arrondi au bout. — Labre peu saillant, tronqué en avant.—Tète courte, impressionnée en demi-cerele sur le front; épistome semi-cireulaire ou rétréci et tronqué dans son milieu en avant. — Yeux assez gros, étroitement entamés par les joues. — Antennes un pêu plus courtes que le prothorax, robustes, à articles 4 gros et obconique, les trois suivants de même forme, 2 et 4 très-courts, 3 de longueur variable, 5-10 très-fortement transversaux, perfoliés, 14 plus long, subogival. — Prothorax transversal, rétréci en avant, tranchant et rebordé sur les côtés, muni à sa base d’un lobe médian assez saillant. — Ecusson en triangle curviligne. — Elytres brièvement ovalaires, convexes; leur repli épipleural finissant longtemps avant l'angle sutural. — Pattes médiocres ; jambes légèrement et graduellement élargies; dernier article des tarses plus long que les précédents réunis; ceux-ci Courts, subégaux, — Mésosternum subvertical, profondément exeavé à
Sa base, recevant une courte saillie du prosternum, — Corps globosoovale.
ny a en ce moment que quatre espèces de décrites de ce genre bien connu (+), dont deux habitent l'Europe, et les deux autres sont
8 (1) Syn, Cunysoweca Lioné, Fab. ; olim. — Teneprio De Geer.—CoccinezLa cop.
@) Esp, européennes : D, doteli, Linné, Fab., Oliv., ete. ; la D. morio de De-
302 TÉNÉBRIONIDES.
propres à l'Amérique. Les collections en renferment quelques autres du Brésil et des Indes orientales.
Ce sont des insectes de taille médiocre, à téguments très-brillants, parfois comme vernissés, et dont la livrée ordinaire consiste en bandes ou taches jaunes sur les élytres, qui sont noires comme le reste du corps; une seule espèce (coccinea) est en entier d’un rouge-sanguin clair. Les élytres de toutes les espèces sont finement ponctuées en stries, Celle (boleti) d'Europe, qui forme le type du genre, paraît répandue dans tout ce continent et n’est pas rare.
OPLOCEPHALA. De Casreun. et Bnutzé, Ann. d. Sc. nat. XXII, p. 338 (1).
Organes buccaux et yeux des Draprris. — Tète également pareille, mais souvent plus excavée en dessus et munie de cornes ou de tubercules chez les mâles. — Antennes un peu plus courtes que le prothorax, au plus médiocrement robustes; leurs six ou sept derniers articles plus ou moins transversaux et s’élargissant peu à peu, le 3° du double au moins plus long que le 2°. — Prothorax transversal, rétréci ou non en avant, finement rebordé sur les côtés ainsi qu'à sa base; celle-ci paraboliquement coupée de chaque côté, avec un lobe médian assez étroit et ses angles postérieurs obtus et souvent arrondis. — Elytres de forme variable. — 1° article des tarses postérieurs plus ouymoins allongé. — Prosternum arrondi en arrière des hanches antérieures. — Corps oblong, subeylindrique ou ovalaire. — Le surplus comme chez les DraPERIs.
Ces insectes, voisins des Drarents, ne s’en distinguent essentielement que par la structure de leurs antennes, de leurs tarses, de leur saillie prosternale et l’armature de la tête chez les mäles. Aucun d'eux, en outre, n’a la forme caractéristique de ces dernières. Les uns, en effet, sont assez allongés et parallèles comme l'espèce européenne (hæmorrhoïdalis) type du genre; les autres (par ex. armata, Hoffmannséggü) cylindriques où (par ex. cyanea, virescens) ovales et peu con vexes. fs sont souvent confondus dans les collections avec les PLATY-
jean (Cet. éd. 3, p. 219) n’en est qu’une variété sans taches fauves. — bipustulata, De Casteln. et Brallé, Ann. d. Se. nat. XXII, p. 337, pl. 10, f.15 figurée aussi daus Guérin-Ménev. Iconogr. ; Ins., pl. 31, £. 1; Espagne et Algérie. — Esp américaines : D. hydni, Fab. Syst. EL. IL, p. 585 (D. hydactina Fab. olim ; maculata Oliv.) ; Etats-Unis. — coccinea, Casteln. Hist. nat. d. Col. U, p. 222; Cayenne.
(1) Syn. Neowwa (Ziegl), Dabl. Cat. p. 44 et Dej. Cat. éd. 3, p. 218. — ArnuenoruurA, Kirby, Faun. Bor.-Amor. p. 235. — Diapenis Fab., Oliv. — 1ps Fab. — HyroruLogus Kugell, — Tenegnio Rossi.
DIAPÉRIDES, 303
EMA (1) dont ils diffèrent par lo dernier article des palpés maxillaires, le repli épipleural de leurs élytres, incomplet postérieurement, et leurs tarses tout autrement faits,
Les couleurs de ces insectes sont assez varices et, dans le nombre, plusieurs (vèridipennis, chalybea, ete.) se font remarquer par là nuance bleue ou verte de leurs élytres ; ces organes sont en général striés et non simplement ponctués comme chez les Diaperis. Jamais on n’6hserve chez eux celte efflorescence fugace qui voile les téguments des PLATYDEMA. Quelques mâles, outre les deux cornes dont leur front est armé, possèdent deux petits tubercules sur le bord antérieur de l’épistome.
Le genre est médiocrement riche en espèces, mais a une distribation géographique très-étendue (2).
SCAPHIDEMA.