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(1) À. quadripustutatus, Steph. loc. cit. pl. 24, f. 1 (Phyt, populi Dej., L. Redtenb., Mulsant). Par son système de coloration et sa forme générale, ce petit insecte à un rapport étroit avec les Basanus de Dejean dont il a été question plus haut.
(2) Syn. Emcawpus, Dalm. in Dej. Cat. 64. 3, p.219; nom adopté à tort par elques auteurs; M. Blanchard seul (Hist. nat. d. Ins. IL, p. 30) en a exposé
10S caractères en deux mots, mais quinze ans après le travail de MM. De Castélnau et Brullé. — Herors Wicdem.
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etun peu saillante en arrière. — Corps oblongo-ovale, médiocrement convexe.
La forme des antennes, les yeux plus gros, l’épistomo un peu autrement fait, les pattes plus longues, distinguent très-bien ce ÿenre de tous les précédents. Ses espèces sont assez grandes, et leurs élytres sont en général assez fortement striées; chez plusieurs même, les inter-. valles entre les stries sont costiformes. La plupart sunt ornées de eouleurs métalliques à reflets irisés, avec des bandes ou des taches de même nature; les autres sont d’un bleu ou d’un noir uniforme. Les mâles se distinguent des femelles par leurs yeux plus rapprochés en dessus et inférieurement (1).
Le genre est propre aux Indes orientales, à l'Australie et à l'Afrique. Une dixaine de ses espèces sont décrites en ce moment (2).
HEMICERA.
De CAsrein. et Bruzcé, nn. de So.nat. XXII, p. 393.
Ménton trapéziforme. — Dernier article des palpes labiaux à peine, celui des maxilloires fortement triangulaire. — Labre court, tronqué en avant. — Tète très-courte, engagée jusqu'à la moitié des yeux dans le prothorax; épistome très-eourt, séparé du front par un sillon trèsmarqué, tronqué en avant, presque au niveau de l’insertion des antennes. — Yeux gros, médiocrement séparés en dessus et en dessous. — Antennes de la longueur du prothorax, à articles 2 presque aussi gros que À, mais court, 3 aussi long que 4-5 réunis, ceux-ci courts, obconiques; les six derniers formant brusquement une massue déprimée, à articles triangulaires et subperfoliés, sauf le dernier qui est ovoïde. — Prothorax transversal, presque carré, un peu rétréci d’arrière en avant, rectiligne et rebordé sur les côtés, coupé presque carrément à sa base, avec un lobe médian assez étroit et coupé carrément. — Ecusson en triangle curviligne, allongé et aigu. — Elytres un peu plus larges que le prothorax , régulièrement oblongo-ovales; leurs épipleures formant une simple tranche dans leur tiers postérieur, — Pattes médiocres ; cuisses robustes, en massue très-allongée; jambes arrondies, presque droites; 12 article des tarses postérieurs
(1) Il y a dans les collections de Paris une espèce inédite de la Guinée portugaise, connue sous le nom d'Epilampus anthracinus, chez laquelle les quatre premiers articles des tarses antérieurs sont sensiblement dilatés. Cest Ja seule, à ma connaissance, qui Soit dans ce cas.
(2) Dont sept par MM, de Castelnau et Brullé : €. spectabilis, de l'Australie; subocellata, indula, festiva, versicolor, de Java; Romandi, du Sénégal. — Aj. Epil. pulcher, chrysostictus, Hope, Trans. of the entom. Soc. IV, p: 165 Chine. — Ep. violaceus, Blanch. Voy. au pôle Sud; Entom. p- 170, pl. 12, L: 3; Bornéo. — Cer. janthina, S. Thoms. Archiv. entom, IE, p. 86; Gabon.
DIAPÉRIDES. 309
médioerement allongé. — Saillie intercoxale ogivale. — Mésosternum déclive, excavé et recevant la saillie prosternale. — Celle-ci plane, lanciforme. — Corps oblongo-ovale, médiocrement convexe.
Ces caractères ne conviennent qu'à l’une des deux espèces que MM. de Castelnau et Brullé ont comprises dans le genre, le Cnodalon splendens de Wicdemann (1); l’autre (arcuata) appartient à un groupe tout différent de celui-ci et constitue le genre Hypocaus de Dejean, qu'on trouvera plus loin parmi les Cnodalonides.
L'Hemicera splendens ressemble complètement, au premier coupd'œil, à une CanysomeLa de forme oblongue, et reproduit même assez bien les couleurs de la Chrysom. americana; ses élytres, assez fortement striées, sont en effetornées de bandes longitudinales alternantes, d’un bleu d'acier, vertes et cuivreuses, toutes très-brillantes; le reste du corps est d’un bronzé obseur avec quelques reflets cuivreux. J'ai vu de cet insecte, des exemplaires de Java, de Ceylen et du Bengale (2). ÿ
Note.
M. L. Fairmaire place :e genre suivant à côté des OPLOCEPHALA et des Scarmnema. Le plus ou moins de saillie des yeux, caractère dont il n’a pas parlé, décidera si sa place est parmi les Diapérides ou parmi les Ulomides, Je soupçonne qu’il appartient à ces dernières; du moins je lui trouve plus d’un rapport avec les ULOSONIA.
DIPHYRHYNCHUS.
L, Famw,. Rev. et Magaz. d. Zool. 1849, p. 445.
Mäte : Dernier article des palpes maxillaires ovoïde et obliquement tronqué au bout. — Tôte échancrée en demi-cercle, prolongée de chaque côté en une courte pointe mousse et un peu relevée. — Antennes
(1) Zool. Magaz. IL, 1, p. #4.
(2) Le genre Arsia de Dejean (Cat. éd. 3, p.219) est très-voisin de celui-ci, et Dejean a eu tort de l'en séparer par son genre EricaLLa. Ses caractères différentiels portent sur les yeux qui sont moins grands et moins saillants; les antennes qui s’élargissent peu à peu, à partir du 6° article, en une massue déprimée, à articles serrés et transversaux; les tarses plus courts et plus robustes ; enfin le mésosternum qui est plan, carré et légèrement échancré en avant pour la réception de la saillie prosternale. L'espèce typique (chrysomelina), originaire de la Colombie, a la forme de l’Hemicera splendens; elle est plus grande, brune, avec des bandes métalliques vertes et cuivreuses sur les élytres qui sont très-finement ponctuées en stries. Get insecte appartient aux Diapérides. Quant aux EmicazLA mentionnées plus haut et qui sont également des insectes de l'Amérique du Sud, leurs mandibules entières au bout et quelques autres caractères obligent de les classer parmi les Crodalonides. C'est ici qu'a lieu le passage entre ce dernier groupe et la tribu actuelle.
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310 TÉNÉBRIONIDES.
à articles 1 et 3 égaux, 2 très-court; les cinq derniers graduellement élargis. — Prothorax transversal, rétréci et largement échancré en avant, étroitement rebordé sur les côtés. — Ecusson triangulaire, large et court. — Elytres médiocrement allongées, subparallèles, arrondies en arrière. — Pattes fortes, comprimées ; jambes en triangle allongé 5 2° et 3°.articles des quatre tarses antérieurs dilatés et velus. — Saillie prosternale pénétrant dans le mésosternum. — Corps assez large, un peu déprimé.
Femelle : Tète simplement échancrée, sans cornes.—Tarses simples,
L'espèce unique (1) du genre est de taille assez petite, entièrement bronzée, avec la bouche, les antennes, les bords latéraux des élytres et les pattes, rougeâtres; ses élytres sont finement striées. Elle a été
trouvée dans les îles Wallis et Tonga-Tabou (Polynésie).
GROUPE II. Pentaphyllides.
Yeux entiers. — Antennes terminées par une massue de cinq articles transversaux. — Repli épipleural des élytres entier en arrière. — Saillie intercoxale de l’ahdomen en triangle aigu.
Deux genres seulement rentrent dans ce groupe, l’un (Herenorny- LUS) de Madagascar, l’autre (PenraPayLzus) européen. Ils sont trèsvoisins l’un de l’autre et ne diffèrent guère que par un petit nombre de caractères.
Sous leur première forme, ces insectes, du moins les espèces européennes, ne sont plus bolétophages comme les Diapérides vraies. La seule de leurs larves qui soit connue , celle du Pentaphyllus testaceus, vit dans la vermoulure des vieux chênes. Erichson qui l’a décrite en peu de mots (2), la compare à celles des TeneBrio, et dit qu’elle n’en diffère que par son épistome qui n’est pas tronqué en avant, ses mandibules plus fortement dentées, le dernier article de ses palpes labiaux plus grand et tronqué au bout, enfin, son dernier segment abdominal qui est inerme. Ce dernier caractère la rapproche par conséquent des larves du groupe précédent.