‹ Histoire naturelle des insectes (volume 5)Chapitre 72 sur 123 · TRIBU XXXVIII · texte numérisé non relu

TRIBU XXXVIII

PYCNOCÉRIDES, 4

Languette saïllante ; cornée; ses palpes séparés par une carène étroite. — Lobe interne des mâchoïires muni d’un crochet corné, parfois bifide, — Dernier articie des palpes maxillaires sécuriforme. — Mandibules tronquées à leur extrémité, — Tête saillante, munie d’un col épais en arrière ; épistome séparé du front par un sillon txansversal très-marqué, brusquement rétréci, presque toujours fortement échancré et logeant alors le labre en partie. — Yeux fortement transversaux, munis d’une large ürbite” én arrière. — Antennes. robustes, plus ou moins courtes: leurs articles intermédiaires moniliformes , noueux, rarement cylindriques, plus ou moins perfoliés ; les termi naux grossissant UN peu, OÙ le dernier en forme de bouton ; le 3° en général pas plus long que le 4*. — Prothorax plus étroit di sa hase que les élytres, non ou faiblement échancré en ayant.—Ecusson grand. — Elytres embrassant faiblement le corps; leursépipleures complètes en arrière, — Hanches antérieures globuleuses ; éperons des jambes Hès-courtés farses en Bénéral gläbres et pauéi-é ineux en dessous ; leür dernier article très-grand.—Saillie intercoxale large, arrondie ( en:

(1) H. tenebrioides, Guérin-Ménev. Iconogr. ; Ins. texte, p. 121, pl. 30, £. 11 (exaratus Dej. Cat. éd. 3, p. 227).

(2) Parmi ces dernières, il en est une de Java (inflatus Doj. loc, cit.) plus grande que les autres et remarquätilé par sk €lÿtres très-convexes.

Coléoptéres. Tome V. 1'° partie. 25*

ne. La 400 TÉNÉBRIONIDES.

avant.—Métasternum allongé; ses épisternums étroits, parallèles ; ses épimères bien distinctes. —Celles du mésosternum larges.—Corps aïlé.

Cette tribu est établie sur un petit nombre d’espèces aussi remarquables par leur grande taille que par les couleurs métalliques dont la plupart sont ornées. Parmi les caractères qui précèdent, on remarquera là forme des antennes qui sont presque constamment aussi moailiformes et aussi perfoliées que celleg des Taxicornes les plusstypiques de Latreïlle ; puis la vestiture des tarses qui forme une de ces exceptions que j'ai dit précédemrsent exister dans la cohorte actuelle. Ceux des Ononrepus seuls sont sous ce rapport à. l’état normal. sont également les seuls, avec les Merazronorus, dont les antennes cessent, quoique non chez toutes les espèces, d’être en partie moniliformes, et, dans ce cas, elles se rapprochent beaucoup de celles des Goxranera et des Prymarones. Comme chez les Nycropares et genres voisins du groupe des Ténébrionides vrais, les pattes varient selon les sexes, mais elles affectent en général des formes plus singulières que chez ces derniers, surtout chez les Cairosceuis. A ce caractère qui distingueces insectes du groupe en question, il faut ajouter l’échancrure presque constante de leur épistome , leur prothorax très-souvent fort éloigné des élytres, et laissant largement à découvert le pédoncule du mésothorax, leur faces et leur livrée. D’un autre côté, il n’est pas moins évident que leurs antennes leur donnent des rapports réels avec les Ulomides.

Les genres qui composent la tribu sont, du reste, très-voisins pour la plupart les uns des autres. M. Westwood, à qui on doit le seul travail général dont ils aient été l’objet (:), a tenu compte, avec raison, dela sculpture des élytres pour les caractériser, e

La tribu est exclusivement propre aux parties chaudesde l'Afrique,

ef ses espèces sont répandues depuis la Sénégambie à Natal.

1. Tarses villeux en dessous; élytres rugueuses. Articles 8-10 des antennes transversaux : Odontopus. — allongés : Metallonotus.

II. Tarses glabres et pauci-épineux en dessous. a Elytres lisses, très-finement ponctuées en stries : Calostega.

aa — fortement sillonnées.

Jambes antérieures digitées au bout : Chiroscelis:. — non — Prioscelis, Pycnocerus:

(1) Voyez son mémoire intitulé : « Descriptions of some Coleopterous Jnsects from Tropical Africa, belonging to the section Heteromera, » Trans. of the Zool. Soc, III, p. 207,

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