‹ Histoire naturelle des insectesChapitre 48 sur 62 · Tuows. Syst. Cerambyc. p · texte numérisé non relu

Tuows. Syst. Cerambyc. p

Mâle : Tète très-rugueuse, fortement et assez étroitement concave entre ses tubercules antennifères ; ceux-ci très-gros, aplatis en dessus, échancrés au bout ; front transversal: ; joues assez longues. — Antennes robustes, un peu plus longues que le corps, à articles 1 presque égal à 3, celui-ci et 4-11 décroissant peu à peu. — Lobes inférieurs des yeux étroits, obliques. — Prothorax transversal, grossièrement vidé en dessus, traversé près de son bord antérieur et de sa base par deux profonds sillons, fortement tuberculé sur les côtés.«— Ecusson transversal, fortement arrondi en arrière. — Elytres oblongues, subparallèles, granuleuses à leur base, avec les épaules obtuses. — Pattes assez longues, les antérieures un peu plus que les autres ; cuisses sublinéaires, les postérieur es un peu plus courtes que l'abdomen; jambes antérieures munies d'un tubercule interne au dessus de leur sillon; tarses égaux, les antérieurs un peu dilatés et frangés sur leurs bords, — 5° segment de l'abdomen en triangle curviligne transversal. — Saillie mésosternale verticale et muuie d’un gros tubereule conique en avant. — Saillie prosternale étroite, arquée en arrière. — Corps oblong, finement et densément pubescent.

Femelle : Antennes atteignant les 2/3 des élytres. — Pattes égales; tarses antérieurs simples, non frangés. — 5° segment abdominal un peu plus long.

Le type du genre est une belle espèce (2) un peu plus grande et plus étroite que la Lamia textor, longtemps associée aux LepropErA dont elle diffère par ses antennes beaucoup plus courtes et la forme des lobes inférieurs de ses yeux. Elle est d’un gris jaunâtre avec deux taches d'un noir velouté sur chaque élytre : l’une médiocre, arrondie avant leur milieu; l’autre très-grande, postmédiane, marginale et triangulaire. Découvert primitivement à Java, cet insecte a été retrouvé, depuis, à Sumatra et à Borneo. M. J. Thomson en a décrit deux autres espèces (3).

(1) Syn. LawtA Perty, Guér.-Ménev. — Lepropena J. Thoms. (olim), Dej.

(2) Lam. maculatrix, Perty, Observ. in Col. And. or. p. XXXXII, (Lam. Carcelii, Guér.-Ménev. in Bellang. Voy. a. Ind. or. p. 491, pl. 2, f. 7; Lepr. pleuricosta (Dej.), 1. Thoms., Archiv. entom. I, p. 179; olim).

(3) £, triangularis, Siam; bigeminata, Indes or.; J. Thoms. Syst. Cerambyc. p. 554; la forme des yeux décidera si ces insectes appartiennent réellement au genre.

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ARCHIDICE, J. Tuous. Syst. Cerambyc. p. 79 (1).

Ces insectes ne diffèrent des Lepropera qui suivent que par les faibles caractères suivants :

Antennes de 1/4 à peine plus longues que le corps chez les o, un peu plus courtes chez les ©, à article 4 un peu moins long que 3 chez le premier de ces sexes, aussi grand chez le second, fortement anguleux à son extrémité interne. — Tarses antérieurs des plus larges que les autres, mais non frangés sur leurs bords, — Saillies mésosternale et prosternale des Eprcenra.

La livrée est de même nature que celle de ce dernier genre et des LePRODERA ; comme chez celles-ci la sculpture du prothorax varie, ses sillons transversaux étant tantôt (fimbriata) profonds, tantôt (Castelnaudi) presque obsolètes. Le genre ne comprend qu'un petit nombre de grandes espèces (2) de la Malaisie.

LEPRODERA.

(Der.) J. Tuows. Archiv. entom. I, p. 177.

Mâles : Tète plus ou moins largement, mais toujours profondément ettriangulairement concave entre ses tubercules antennifères ; ceux-ci saillants; front transversal — Antennes rarement (esp. inédites) brièvement frangées en dessous, de 4/3 au moins plus longues que le corps, à articles 1 beaucoup plus court que 3, celui-ci parfois (equestris) frangé en dessous à son extrémité, 4-10 plus courts que lui, décroissants, 11 un peu plus grand que 10. — Lobes inférieurs des yeux transversaux. — Prothorax de longueur et de sculpture variables; ses tubercules latéraux médiocres, en cône aigu. — Ecusson variable. — Elytres convexes, plus où moins allongtes, peu à peu atténuées et arrondies en arrière ; leurs épaules obtuses, peu saillantes. — Pattes allongées, surtout les antérieures; leurs jambes dentées au côté interne ; leurs tarses dilatés et frangés sur leurs bords; cuisses linéaires, les postérieures pas beaucoup plus courtes que l'abdomen, — 3° segment de l'abdomen transversal, rétréci et tronqué ou subsinué au bout. — Saillie mésosternale recourbée en arrière, avec un tubereule

(1) Syn. Lepropera Chevrol., Pascoe.

(2) 4. Castelnaudi, X. Thoms. loc. cit, — Lepr. fimbriata, Chevrel. Rev. et Mag. d, Zool. 1856, p. 87; Pascoe, Longic. Malayan. p. 286; Borneo. — 4. Pascoei, J. Thoms. Physis, IL, p. 183; même pays. — A. quadrinotata, à. Thoms. Syst. Cerambyc. p. 554; Indes or. Je ne suis pas certain que cette espèce et la précédente appartiennent au genre. ;

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oblong, la prosternale arquée en arrière. — Corps assez allongé, revêtu d’une pubescence en partie veloutée en dessus.

Femelles : Antennes dépassant moins les élytres. — Pattes subégales; tarses antérieufs simples, non frangés. — 5° segment abdominal plus long.

Les espèces (1), dont plusieurs sont inédites, sont toutes de grande taille et ont une livrée analogue, en ce sens que leurs élytres présentent constamment une ou deux grandes taches d’un noir velouté; la sculpture de leur prothorax varie presque dans chaque espèce ; chez la plupart il est plus ou moins fortement plissé avec deux sillons transversaux bien marqués ; chez les autres (epicediodes, plagiata) ces plis et ces sillons ont gere disparu; les élytres sont granuleuses au moins à leur base. Le genre est propre aux Indes orientales,

ANHAMMUS.

(Des.) J. Taoms. Essai, etc. p. 97.

Mâles : Tête profondément et triangulairement concave entre ses tubercules antennifères, ceux-ci saillants; front subéquilatéral ; joues médiocres. — Antennes plus de deux fois aussi longues que le corps, à articles 1 près de moitié plus court que 3, 4-14 moins longs que ce dernier, subégaux. — Lobes inférieurs des yeux médiocres, obliques. — Prothorax cylindrique, un peu déprimé ét lisse en dessus, avec deux faibles sillons transversaux et une frange de cils courts sur son bord antérieur ; ses tubercules latéraux grêles, très-aigus, situés beaucoup plus près de son bord antérieur que de sa base. —— Ecusson en triangle eurviligne. — Elytres amples, peu convexes, légèrement atténuées et arrondies en arrière, granuleuses à leur base ; leurs épaules brièvement épineuses. — Pattes longues, les antérieures un peu plus que les autres ; cuisses linéaires, les postérieures plus courtes que l’abdomen; tarses antérieurs dilatés, non frangés. — 5° segment de l’ab-

(1) L. elongata, plagiata, J, Thoms, loc. cit.; Borneo; la première habite également Poulo-Pinang. — equestris (elongata?), verrucosa, epicedioides, Pascoe, Longic. Malayan. p.285.— En voici une espèce nouvelle qui fait partie de la collection de M. le comte Mniszech et de la mienne; elle est voisine de la plagiata par la sculpture de son prothorax.

L. officinator. Subtus fusco-falva, supra nigro-grisea fulvo irrorata; prothorace elongato, sparsim punctato, disco obsolete transversim plicato, vix bisulcato; elytris basi late granosis punctatisque, postice sordide albescentibus, singulo pone medium moacula masima marginali nigro velutina antice oblique albo-limbata. Long. 25 mill. Hab. India or. — L'Archidice cordifer de M. J. Thomsou (Syst. Cerambye. p. 554), grande et belle espèce de Siam et du Laos que j'ai sous les yeux, appartient au genre actuel, le scape de ses antennes étant chez le, mâle presque de moilié plus court que leur 3e article, et nullement anguleux à son extrémité.

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domen assez long, sinué au bout. — Saillie mésostornale triängulaire, inclinée en arrière, inerme, — Saillie prosternale plus étroite, arquéo postérieurement. — Corps allohgé, robuste, finement pubescent. Femelles : Antennes un peu moins de deux fois aussi longues que le corps: — Pattes antérieures à peine plus longues que les autres,

leurs târses moins larges: — 5° segment abdominal plus long, échancré en arc au bout:

Ce genre a pour type le Monohammus Dalenii de M. Guérin-Méneville (1), très-grand insecte des Archipels indiens dont la livrée râppelle celle de quelques Barocera, son corps entier étant orné d’une multitude de taches d’un bläne jauhâtre dont quelques-unes plus grandes que les autres se remarquent ayaut et après le milieu des élytres ; la granulation de la base de ces organes est assez forte et forme une sorte de réseau, M. J. Thomson a décrit une seconde et plus petite espèce (2) du genre.

NEMOPHAS,.

J. Tuows. Syst. Cerambyc. p: 75 (3).

Mâles : Tète des ANHAmmuSs. — Antennes robustes, très-glabres, deux fois et demie aussi longues que le corps, à articles 4 angüleux à son sommet interne, beaucoup plus court que 3, celui-ei à peine plus long que 4, 5-10 un peu moins longs, décroissant un peu, 11 égal à 9-10 réunis. — Lobes inférieurs des yeux allongés. — Prothorax transversal, traversé par deux sillons rectilignes et contigus, à sa base, par un seul anguleux, assez loin de son bord antérieur, fortement épineux su> les côtés. — Elytres assez amples, convexes,, péu à peu rétrécies et arrondies en arrière; leurs épaules obtuses et un peu saillantes en avant. — Pattes longues, subégales ; cuisses linéaires; tarses antérieurs dilatés. — 5° segment de l'abdomen en triangle curviligne transversal, échaneré au bout. — Saillie mésosternale verticale et obtusément saillante en avant. — Saillie prosternale arquée en arrière. — Corps massif, plus ou moins pubescent.

Je n'ai pas vu de femelles; d'après les figures qu’on en a, elles sem-

(1) Iconogr.; Ins. texte; p. 242 (4. tessellatus Dehaan, de quelques collections); Java, Sumatra, Borneo.

(2) A. conspersus (Dej.), J. Thoms. Syst. Cerambye. p. 555; Java. — Il existe, dans la collection de M. le comte Mniszech, une belle espèce de la Maläisie, encore plus grande que l’4. Dalenii, qui, à tous les caractères essentiels du genre actuel, réunit des lobes inférieurs des yeux allongés comme ceux des Monoriammus , et un vestige de tubercule sur la saillie mésosternale. Il n’en faut pas davantage dans le groupe actuel poûr créer un nouveau genre.

(3) Syn. MonouamMus Pascoo {olim), L. Redtenb,

blent ne différer des mâles que par leurs antennes à peine d’une demifois plus longues que le corps et leurs tarses antérieurs simples.

Quelques grandes et belles espèces (1) des Archipels indiens composent ce genre. Elles ont chacune leur livrée propre. La seule (batoceroides) que j'ai vue et qui en constitue le type a le dessous du corps et le prothorax revêtus de poils abondants d'un fauve vif; tout le reste est noir et glabre; ses élytres sont fortement ponctuées et granuleuses à leur base; les points s’affaiblissent peu à peu et deviennent presque obsolètes à l'extrémité de ces organes.

IOTHOCERA.

J. Tuows. Syst. Cerambyc. p.75 (2).

Mèmes caractères que les Nemopnas qui précèdent, sauf les points suivants :

Dernier article des antennes divisé en deux par un faible sillon.— Yeux plus grands, leurs lobes inférieurs plus allongés. — Elytres parallèies dans leurs 2/3 antérieurs, rétrécies en arrière, obtusément acuminées à leur extrémité. — Saillie mésosternale lamelliforme, recourbée en arrière, inerme en ayant.

Sans ce dernier caractère le genre ne mériterait pas d'être séparé des Nemopxas. Il ne comprend qu'une grande espèce de la côte de Guinée, placée avec doute, par M. Buquet, dans les APrioNA, sous le nom de tomentosa. Sauf les antennes qui sont noires et glabres, elle est uniformément revèlue d’une pubescence d'un fauve vif, et pour toute sculpture ses élytres n’ont qu’une bande assez large de grosses granulations qui, partant du sommet des épaules, se porte sur le bord latéral.

SAROTHROCERA.

A. Waure in Low’s Sarawak, etc.; Append. p. 414.

Mâle : Tète profondément et triangulairement concave entre ses tubercules antennifères, ceux-ci saillants, contigus à leur base; front en carré subéquilatéral; joues assez longues. — Antennes robustes, densément pubescentes, un peu plus longues que le corps, à articles 1 pénicillé en dessous à son sommet, beaucoup plus court que 3, celui-ci muni d'une épaisse frange de poils en dessous, un peu plus long que 4, 4-11 décroissant peu à peu. — Lobes inférieurs des yeux allongés,

(1) N. batoceroïides, I. Thoms. loc. cit.; Timor. — Mon. Grayi, Pascoe, Procced. of the entom. Soc. 1859, p. 54, et Longic. Malayan. p. 274, pl. 13, f. 1 (Mon. Doleschali, L. Redtenb. Novara-Exped.; Col. p. 481, pl. 5, £. 4, @); Amboine. — N. incensus, Morty ; leuciscus, Batchian ; lethalis, Morty; Pascoe, Longic. Malayau. p. 275, pl. 13, f. 5, 4, 2.

(2) Syn. Armona? Buquet, Ann. d, |, Soc. entom. 1859, p. 633.

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rétrécis inférieurement. — Prothorax transversal, cylindrique, uni en dessus; ses tubercules latéraux spiniformes, longs, redressés. — Ecusson en triangle curviligne allongé. — Elytres amples, convexes, parallèles, rétrécies et obliquement déclives dans leur tiers postérieur, arrondies à leur extrémité; leurs épaules coniques, saillantes en avant. — Pattes robustes, médiocres, égales, comprimées ; jambes peu à peu élargies (surtout les antérieures) et tranchantes en dehors; tarses antérieurs dilatés ; tous subégaux. — 5° segment de l'abdomen transversal, rétréci et tronqué au bout. — Saillie mésosternale recourbée en arrière, inerme. — Saillie prosternale arquée postérieurement. — Corps massif, densément revêtu partout d'une fine pubescence d'un aspect soyeux.

Femelle : Antennes un peu plus courtes, frangées en dessous jusqu'à leur 6° ou 7° article inclusivement. — Tarses antérieurs non dilatés. — 5° segment abdominal plus grand, plus étroitement échancré au bout.

L'unique espèce (1) du genre n’a pas d’analogie immédiate avec aucune autre du groupe actuel, Sa livrée est d’un roux de cannelle uniforme plus foncé en dessus qu’en dessous; sauf quelques petites aspérités peu serrées à la base des élytres, la sculpture de ses téguments est nulle.

EUOPLIA.

Hors, Trans. of the Linn. Soc. XVII, p. 437.

Mâles : Tète profondément concave entre ses tubercules antennifères; ceux-ci saillants, très-robustes, contigus à leur base ; front en carré subéquilatéral; joues assez longues. — Antennes presque du double plus longues que le corps, finement ciliées en dessous dans leur moitié basilaire, à articles 1 beaucoup plus court que 3, celui-ci notablement plus long que les suivants, 410 subégaux, 11 plus grand que 10. — Lobes inférieurs des yeux grands, en carré subéquilatéral. — Prothorax présque aussi long que large, transversalement ridé sur le disque, traversé assez loin de sa base et de son bord antérieur par deux sillons peu marqués ; ses tubercules latéraux en cône aigu. — Ecusson en triangle curviligne. — Elytres allongées, subdéprimées en dessus, subparallèles, tronquées et brièvement bi-épineuses au bout, rectilignes à leur base avec les épaules obtuses. — Pattes peu robustes, longues, les antérieures un peu plus que les autres; leurs jambes un peu flexueuses au bout; cuisses sublinéaires ; tarses assez étroits, subégaux. — 5° segment de l'abdomen transversal, rétréci et tronqué

(1) S. Lowei, À. White, loc. cit. p. #15, f. 2. Cet insecte paraît varier beaucoup sous le rapport de la taille : un mâle que m’a communiqué M. Pascoe n’a que 28 millim. de longueur, tandis qu’une femelle qui fait partie de la collection de M. le comte Mniszech, en a 45,

au bout, — Saillie mésosternale verticale et obtusément saïllante en avant, horizontale en arrière. — Saillie prosternale arquée postérieurement. — Corps allongé, massif, finement pubescent.

Hope a fondé ce genre sur une grande espèce (1) de l'Assam, se rap. prochant par son facies de certaines APriona du groupe des Batocérides. Elle est uniformément revêtue d’une fine pubescence d'un gris cendré et ornée partout de taches ou de bandes d'un blanc pur; les taches des élytres sont peu nombreuses et de grandeurs très-diférentes; sauf quelques granulations à leur base, ces organes sont complétement lisses.

ANOPLOPHORA.

Horg, Trans. of the Linn. Soc. XVIIE, p. 439.

De même que M. J. Thomson, je n'ai pas vu l'espèce (2) de l’Assam sur laquelle Hope a fondé ce genre, et je le formule d'après une autre de Manille, décrite par M. Newman (3) et qui lui est évidemment congénère; je n’en ai qu'une femelle à ma disposition. Hope a décrit” et figuré un mâle, de sorte que les deux sexes sont connus.

Tête profondément concave entre ses tubercules antennifères, ceux-ci très-robustes, contigus à leur base; front subtransversal, légèrement trapéziforme. — Antennes du double (9) ou de 1/5° (@) plus longues que le corps, à articles 1 plus court que 3, celui-ci et 4 subégaux, 3-10 plus courts, décroissants, 11 plus grand que 10. — Yeux subfnement granulés, leurs lobes inférieurs un peu plus hauts que larges. — Prothorax transversal, très-lisse, traversé par deux sillons : l’un antérieur presque indistinct, l’autre basilaire un peu plus marqué; ses tubercules latéraux robustes, coniques, aigus au bout. — Elytres assez allongées, assez convexes, parallèles, arrondies en arrière, subrectilignes à leur base, avec les épaules obtuses. — Pattes longues (0) ou médiocres (®), égales, robustes; cuisses sublinéaires ; tarses larges, égaux. — Saillie mésosternale inclinée en arrière, inerme. — Saillie prosternale arquée postérieurement. — Corps allongé, massif, brillant, partiellement pubescent.

Le groupe actuel ne contient guère de plus belles espèces que les deux qui composent ce genre. Celle décrite par Hope est de beaucoup la plus grande des deux et sa livrée est d’uu vert foncé éclatant, teinté de bleu tendre sur les pattes et passant au bronzé brillant sur les élytres qui sont ornées d'un grand nombre de taches du même bleu que

(1) £. polyspila, Hope, loc. cit. pl, 30, f. 6. Sous ce même nom spécifique, M. J, Thomson w’en à communiqué une espèce nouvelle provenant également de PAssam,

(2) À. Slanleyi, Hope, loc, cit. pl, 30, f, 1.

(3) À. Lucipor, Newm, The Entomol. p. 275.

MONOHAMMIDES. 311

celui des pattes. Celle publiée par M. Newman est d’un noir mat et finement pubescente en dessous, d’un noir brillant sur la tête et le prothorax, d’un bleu foncé éclatant sur les élytres, avec des taches d’un blanc argenté sur toutes les parties du corps; sauf les élytres

qui sont finement et peu densément pointillées, ses téguments sont complétement lisses.

MERGES, Pascoe, Longic. Malayan. p. 272 (1).

Mâles . Tête profondément et triangulairement concave entre ses tuberoules antennifères, ceux-ci très-robustes, assez saillants; front subtransversal ; joues médiocres. — Antennes finement pubescentes, de 4/4 à peine plus longues que le corps, à articles 4 de moitié plus court que 3, 4-11 beaucoup plus courts que ce dernier, décroissant peu à pou. — Lobes inférieurs des yeux allongés,, assez étroits. — Prothorax transversal, peu inégal en dessus, traversé par deux sillons faiblement marqués; ses tubercules latéraux spiniformes, très-aigus, distinotement recourbés en arrière à leur extrémité. — Ecusson assez allongé, parallèle, arrondi en arrière, — Elÿtres assez convexes, trèsallongées, parallèles, arrondies en arrière avec la suture épineuse (gravidus) où inerme (marmoratus), subrectilignes à leur base, avec leurs épaules obtuses. — Pattes robustes, de longueur variable, les antérieures un peu plus grandes que les autres; cuisses fortement comprimées, linéaires; tarses égaux. — Saillie mésosternale, assez étroite, triangulaire, horizontale. — Saillie prosternale étroite également, arquée en arrière. — Corps très-allongé, massif, finement pubescent.

Femelles : Antennes dépassant légèrement le sommet des élytres.— Pattes plus courtes, égales.

M. Pascoe à indiqué brièvement les caractères de ce genre qu’il regardait comme très-voisin des APRIONA (Batocérides), mais il n'appartient pas au même groupe que ces dernières. Il se compose de deux belles espèces (2) remarquables par leur forme allongée due à l'ampleur de leurs élytres. L'une d'elles (marmoratus) égale, sous le rapport de la taille, les Barocera de seconde grandeur ; l’autre est plus petite et moins.massive. Toutes deux ont une livrée analogue consistant en marbrures de couleur variable sur un fond qui varie (galement. Sauf quelques granulations dans le voisinage des épaules des élytres, leurs téguments paraissent privés de scuipture à la vue simple. Ces insectes sont propres au continent asiatique.

(1} Syn. Monomawmus Pascoe (olim). — HamMATICHERUS Westw.

(2) Mon. gravidus, Pascoe, Trans. of the entom. Soc. Ser. 2, IV, p. 245; Chine. — Ham. marmoratus, Westw. The Cabin. of or. Entom. p. 11, pl. 5, f. 1 o'; Himalaya.

Les quatre genres suivants ne sont que des démembrements du genre Mononammus, tel qu’il est encore en ce moment constitué dans les collections. 11 convient dès lors, pour plus de brièveté, de se borner à exposer les caractères qui les distinguent de ce dernier.

. EPEPEOTES.

Pascos, Proceed. of the Zool. Soc. 1866, p. 1691).

Yeux grands, leurs lobes inférieurs subéquilatéraux. — Elytres 16gèrement tronquées à leur extrémité. — Pattes antérieures plus longues que les autres dans les deux sexes, surtout chez les mâles; leurs jambes arquées chez ces derniers avec leurs tarses dilatés et ayant leur premier article prolongé à son sommet externe en une épine aiguë plus ou moins longue. — Saillie mésosternale verticale et tuberculeuse en avant.

Le type du genre est la Lamia lusca de Fabricius (2), insecte répandu sur une grande partie du continent et des Archipels indiens, l’un des plus communs du groupe actuel dans les collections; les autres espèces (3) habitent les mêmes parages. La plupart n’ont rien de remarquable sous le rapport de la livrée.

PELARGODERUS, A. SEnv. Ann, d. l, Soc. entom. 1835, p.72 (4).

Mâles : Yeux médiocres, leur lobe inférieur transversal. — Prothorax aussi long que large, cylindrique, subinerme ou épineux sur les côtés. —Elytres médiocrement convexes, parallèles dans leurs 2/3 antérieurs, rétrécies en arrière avec leur extrémité arrondie ou obliquement tronquée. — Pattes longues, les antérieures beaucoup plus que les autres; leurs jambes arquées, denticulées au côté interne, avec une dent plus forte avant leur sommet; leurs tarses fortement élargis. — Mésosternum subvertical et obtusément tubereulé en avant.— Le surplus comme chez les Monomammus.

Femelles : On ne peut les distinguer de celles des MoNonAmMus, prises dans leur ensemble, que par leur saillie mésosternale et, dans

(1) Syn. Laura Fab. — Mononammus Newm., Westw.

(2) Syst. EL. II, p. 298.

(3) Mon. plorator, Newm. The Entomol. p. 276 ; Manille, Macassar. — M. punctulatus, Westw. The Cabin, of or. Entom. p. 11, pl. 5, f. 4; Himalaya. — £. fumosus, Flores; vestigialis, Borneo; diversus, Key; meridianus, îles de la Sonde; Pascoe, Longic. Malayan. p. 301. À

(4) Syn. Ryauses,J. Thoms, Archiv. entom. 1,p. 177. — Lama Schœnh.— Moxonammus Newm., Pascoe (o}im).

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la majeure partie des cas ; par la petitesse de leurs tubercules prothoraciques. :

Le caractère essentiel de ces insectes réside dans la structure des pattes chez les mâles, combinée avec celle du mésosternum. L'armature du prothorax a moins d'importance et ne constitue qu’un caractère spécifique, comme l’a dit M. Pascoe ; il y a des espèces (meleagris, ceramensis) où elle est aussi forte que chez les Mononammus ; même chez celles où elle paraît absente, on en trouve des vestiges en y regardant de près. Ces insectes sont de grande taille et propres aux Archipels indiens (1).

PARAGNOMA.

Brancu. Voy. au Pôle Sud; Entom. p. 298.

Je suis dans la même incertitude que M. Pascoe (2) sur la valeur de ce genre qui ne m'est connu que par un exemplaire de l'espèce typique (3) dont Je sexe est douteux pour moi. S'il est femelle, comme je le crois, la seule différence que je parvienne à saisir entre lui et * les PecarGoDERUS du même sexe est celle-ci:

Tête plus profondément échancrée entre ses tubercules antennifères ; son front plus haut que large, évasé inférieurement.

Cet insecte n'est probablement que la & d’une espèce de PELARGo- DERUS très-voisine du P. arouensis dont il se rapproche de près par sa livrée ; comme ce dernier, il habite les îles Arou.

DIOCHARES.

Pascor, Longic. Malayan. p. 303 (4).

Mûles : Tète fortement et largement concave entre ses tubercules antennifères ; ceux-ci robustes, distants à leur base; front transversal. — Antennes moins longues que celles des Moxoxammus, du reste paeilles. — Lobes inférieurs des yeux grands, subéquilatéraux. — Elytres amples, plus ou moins rétrécies et tronquées en arrière, avec la

(1) P. vittatus, À. Serv. loc. cit. p.73; Java, Bourou; type du genre pour Serville et M. J. Thomson, Essai, ets. p. 105, et Syst. Cerambyc. p. 82, — Lam. bipunctata, Schænh. Syn. Ins. II; Append. p. 177; Java; type du genre Ruamses. — M. Alcanor, Newm. The Entomol. p.277; Manille, Macassar. — M. Hector, Pascoe, The Journ. of Entom. I, p.343; Ceram.— Rhams. arouensis, J. Thoms, Archiv. entom. I, p. 446, pl. 17, f. 8 ©; Arou. — R. ceramensis, J. Thoms. Essai, etc. p. 361; Ceram.— P, meleagris, Pascoe, Longic. Malayan. p. 279, Tondano.

(2) Longic. Malayan. p. 280.

(3) P. acuminipennis, Blanch, loc. cit.; figuré (Col. pl. 17, f. 9) sous le nom de Gnoma acuminipennis.

(4) Cenawyx Oliv. — Lama Fab. — Monomammus? Newm.

troncature épineuse ou non en dehors, trisinuées à leur base avec les épaules saillantes en avant, mais non épineuses. — Pattes longues, les antérieures un peu plus que les autres, leurs tarses simples; cuisses peu à peu et légèrement en massue. — Saillie mésosternale subverticale et tubereuleuse en avant, — Les autres caractères pareils à ceux des Moxonamuus.

Je ne connais que le mâle de l'espèce (1) typique de ce genre, insoote des Archipels indiens décrit depuis longtemps par Olivier et Fabricius, très-variable sous le rapport de sa livrée dont le fond est d'un noir brillant, avec des taches et des bandes transversales maoulaires blanches ou grises sur les élytres. Elle est de taille moyenne pour le groupe actuel ainsi que trois autres espèces (2) qui lui sont congénères.

MONOHAMMUS.

(MecerL.) A. SEnv. Ann. d. 1. Soc. entom. 1835, p. 91 (3).

Mâles : Tète fortement et triangulairement échancrée entre ses tubercules antennifères; ceux-ci saillants, plus ou moins rapprochés à leur base, RSR A échanerés au bout; front au maximum un peu plus haut que large, — Antennes au moins deux fois et demie aussi longues que le corps, à articles 4 beaucoup plus court que 3, 4-11 plus courts que ce dernier, subégaux, sauf parfois 41 qui est plus long.— Yeux variables (4). — Prothorax subtransversal, sans tubercules sur le disque, bi-sillonné transversalement en dessus, fortement tuberculé sur les côtés. — Ecusson variable. — Elytres plus ou moins allongées s, peu à peu atténuées et arrondies, plus rarement tronquées ou épineuses en arrière, sans tuberceules ni crêtes à leur base, ni épines aux épaules. — Pattes antérieures plus longues que les autres;

(1) Cer. fimbriatus, Oliv. Entom. IV, 67, p. 71, pl, 19, f. 63 œ' (Lam. lineator, Fab. Syst. El. If, p. 283; Mon. ® Hhobator, Newm. The Entomol. p. 276); Îles Philippines, Moluques:

(2) Mon. ambigenus, Chevrol. Rev. zool. 1841, p. 228; îles Philippines. — D. lugubris, impluviatus, Pascoe, loc. cit. p. 304; Tondano.

(3) Serville, à Pexemple de Latreille (Règn. anim. éd. 2, V, p. 124), a écrit Monocuamus, forme conservée par plusieurs auteurs, et même récemment par MM. Pascoe et J. Thomson, Elle provient d’une faute d'impression commise dans ja {re édition du Catalogue de Dejean, p. 106.—Syn. Dinawuus, J.Thoms. Syst. Cerambyc, p. 80, — Cerampyx Linné, Oliv. — Lawia Fab., Panz., Gyllenh., Germar, Say, etc.

(4) Chez une partie des espèces, notamment celles de l'Europe et de l'Amérique du Nord, ces organes sont subfinement granulés, médiocres, avec leurs lobes inférieurs allongés, tandis que chez la pluport de celles des Indes orientales et d'Afrique, ces lobes sont plus grands, carrés, et la granulation forte; mais ces deux types passent insensiblement de lun à l’autre.

MONOHAMMIDES. 315

leurs jambes arquées au bout, inermes au côté interne (1); leurs tarses de largeur variable, frangés ou non sur leurs bords; le 49 article des postérieurs presque aussi long que 2-3 réunis. — D° segment de l'abdomen en triangle eurviligne fortement transversal. — Saillie mésosternale inclinée en arrière, inerme. — Saillie prosteruale arquée postérieurement. — Corps plus où moins allongé, à vestiture variable.

Femelles : Antennes de 4/3 à peine à 1/2 fois plus longues que le corps. — Pattes subégales; jambes antérieures moins arquées ou droites; leurs tarses simples. — 5° segment abdominal beaucoup plus long, parfois un peu sinué au bout, — Celles des espèces européennes et de l'Amérique du Nord sont plus petites, plus courtes et plus parallèles que leurs mâles.

Ce genre est exposé ici tel que M. Pascoe l’a constitué en dernier lieu (2), en y ajoutant les Drmammus de M. J. Thomson auxquels je ne parviens pas à assigner des limites suffisamment satisfaisantes (3).

Circonscrit dans ces limites, il est le plus nombreux, mais le moins homogène du groupe actuel. Les espèces d'Europe (4) et la plupart

(1) Sauf, à ma connaissance, chez le seul friangularis de Schœnherr, où elles sont munies d’un tubercule assez saillant; la forme des cuisses n'est pas non plus rigoureusement constante; chez un petit nombre d'espèces {par ex. fasciatus) elles sont plutôt fusiformes que linéaires.

(2) Longic, Malayan, p.292, M. Pascoe admet le genre Dinamus, Lout en disant (loc. cit, p, 291) qu'il ne voit pas trop comment on peut le distinguer des Movonammus pris dans leur ensemble. Une partie des espèces (capliosus, anxius, argutus, etc.) qu’il a comprises dans ces derniers, sont des Dinammos pour M. J. Thomson.

(3) Les seuls caractères différentiels qui se trouvent dans la formule que Ini assigne M, J. Thomson, sont des antennes extrêmement longues et des élytres épineuses à leur extrémité externe, Le premier n’a guère de valeur chez des insectes dont les antennes sont toujours très-allongées; quant au second, chez les seules espèces américaines, laissées par M. J. Thomson dans los Mononawmus, le sommet des élytres affecte trois formes différentes, J'ai cru un moment pouvoir conserver ce genre Dinawus, en y comprenant toutes les espèces dont les lobes inférieurs des yeux sont grands et équilatéraux, mais, comme je V'ai dit plus haut, il y a, sous ce rapport, des passages. Il a pour types deux belles espèces des îles Arou : Mon, longicornis, rarus,J. Thoms. Archiv, entom. I, p. 444, pl. 17, £. 6, 7.

(4) Lam. sartor, Fab. Syst. El. li, p. 294(Q Lam. sutor, Panz. Faun, Ins. Germ. XIX, 2). — Cer. sutor, Linn. Syst. nat. II, p. 628. — Cer. galloprovincialis, Oliv. Entom. IV, 67, p. 125, pl. 3, £. 17 (Lam. pistor, Germar, Mag. d. m. ILE, p. 242). — Mon. lignator, (Dej,) Falderm. Faun. entom. Transc. 1, p. 273, pl. 8, f.6, @ (galloprovincialis?), espèce méridionale ainsi que la précédente; les deux autres habitent la plus grande partie de l’Europe et, dans ses régions tempérées, ne se trouvent guère qu’en pays do montagnes. — Lam. Heinrothi (sutor?), Rosenmulleri (sartor ?) Cederh. Faun. ingric, Prodrom, p. 89,

de celles de l'Amérique du Nord (1) ont beaucoup d'analogie entre elles par leur forme allongée, leurs téguments souvent ornés de couleurs métalliques et leur livrée consistant en marbrures confluentes de couleur variable, enfin leurs élytres Apres ou rugueuses, ou densément ponctuées. Mais en dehors de ces particularités et de leur facies, il n'existe aucun caractère qui puisse autoriser à les séparer des espèces indiennes et africaines (2) qui varient trop pour qu'on puisse en rien dire de général.

{1) On peut les diviser en trois sections : A. Elytres arrondies en arrière, avec la suture épineuse ou subépineuse : Lam. titillator, Fab. Syst. El. II, p. 295 o' (Q Lam. dentator, Fab. ibid. p.294; Cer. carolinensis, Oliv. Entom. IV, 67, p. 85, pl. 12, f. 88); Etats-Unis du Sud; commun. — Lam. marmorata, Randall, Boston Journ. of nat. Hist. 11, p. 19 (Mon. mutator, J. L. Le Conte in Agass. Lake Super. p. 234; M. maculosus Dej., Haldem.).— B.Elytres arrondies en arrière avec la suture inerme : Cer. scutellatus, Say in Longs Exped. II, p. 289 (M. resutor, Kirby, Faun. Bor.-Amer. p. 167). — M. confusor (confusor? Kirby, loc. cit. p. 168), faulor (marmorator ? Kirby, loc. cit. p. 169), J. L. Le Conte, Journ. of the Acad. of Philad. Ser. 2, IL, p. 148; des Etats-Unis du Nord ainsi que les trois précédents, — M. clamator, J.L. Le Conte, loc. cit. p. 149 ; Nouveau-Mexique. — M. tomentosus, Ziegler, Proceed, of the Acad. of Philad. IE, p. 47; Pennsylvanie. — oculatus, J. L. Le Conte, ibid. XIV, p. 40; Wisconsin. — C. Elytres conjointement acuminées et briévement épineuses au bout. Une espèce nouvelle :

M. acutus. Q@. Subtus cum capite prothoraceque niger cineren-pubescens ; hoc nitido, leviter rugoso, disco breviter carinato, tuberculis lateralibus validis; antennis elytrisque fulvo-sanguineis; his nitidis, certo situ nigrescentibus, basi lateribusque punctulatis, confluenter ochraceo-plagiatis. Long. 20 mill. Hab. Novä-Scotià. Coll. de M. le comte Mniszech.

(2) Esp. indiennes, de la Malaisie et de Chine. Je place en tête celles de la Malaisie mentionnées par M. Pascoe, et qui dès lors appartiennent avec certitude au genre. Il les partage en trois sections qui me paraissent pouvoir être réduites à deux : A. Elytres presque entières à leur extrémité : Lam. fistulator, Germar, Ins. Spec. nov. p. 478; îles de la Sunde, Ceylan, Moluques, Australie bor. — M. defeclor, tarsalis, Singapore; productus, Bourou; musivus, Malacca, Borneo; variolaris, Nouv.-Guinée; litigiosus, Arou; feralis, Flores; tincluratus, Waigiou; Pascoe, Longic. Malayen. p. 293. — B. Elytres plus ou moins épineuses à leur sommet externe : M. magneticus, Ceram; convexus, viator, capliosus, anzius, Moluques, Nouvelle-Guinée; solatus, Batchian; urœus, Mysol, Soula; Pascoe, ibid. p. 296.— fasciatus, Montrouz. Faun. d. l'ile Wovdi. p. 63 (argutus, Pascoe, loc. cit. p. 299); Nouvelle-Calédonie, Arou, Ternate.

Parmi les suivantes, plusieurs sont, sans aucun doute, étrangères au genre : Lam. rusticator, Fab. Syst. El. II, p, 107; Java. — Lam. rubra, Dalm. in Sch@nh. Syn. ins. II; Append. p.167 (Mon. Championi, A. White, Proc. of the Zool. Soc. 1858, p. 398); Chine. — Lam. holotephra, Boisduv. Faun. de l'Océan. II, p. 498, pl. 8, [. 3; Nouvelle-Irlande. — M. questor, luctor, Agenor, Rhelenor, Marcipor, Antenor, Bianor, Newm. The Entomol. p. 276; iles Philippines. — M. Helenor, Newm. The Z9ol. 1851; Append.; Indes or. — M. beryllinus, Hope, Trans. ofthe Linn, Soc. XVII, p. 597, pl. 40, f.7; Assam.

MONOHAMMIDES. 317

LOPHOPTERA.

B. Perroun, Ann. d. l. Soc. Linn. d. Lyon, Ser. 2, II, p. 357 (1).

M. J. Thomson (2) n'a pas admis ce genre qui me parait aussi valable que tous ceux qu'on a séparés des Mononammus. Il se distingue de ces derniers par la réunion des caractères suivants :

Prothorax pluri-noueux en dessus. — Elytres médiorrement allongées, subparallèles, munies chacune à leur base d’une courte crête ou d’un tubercule. — Pattes médiocres, les antérieures à peine plus longues que les autres dans les deux sexes; cuisses peu à peu en mas-

— M. sulphurifer, Hope, ibid. XIX, p. 109, pl. 10, f. 5; Sylhet. — M. allernatus, Hope, Trans. of the entom. Soc. 1V, p. 12; Chine {Chusan). — M. quttatus, Guér.-Ménev. Icon.; Ins. p. 242; Himalaya. — M. Westwoodii (Melly), Westw. The Cabin. of or. Eutom. pl. 5, f. 5; Himalaya. — M. bifasciatus, Westw. ibid. pl. 29, f. 4; Himalaya. — M. Bowringit, Chine; larvatus, stephanus, Indes-Or,; melanostictus, Hindostan bor.; Fredericus, Assam; {esse rula, Houg-Kong; officinator, Assam; Brianus, Népaul; nivosus, Ceylan; subcruciatus, Hong-Kong; sublineatus, Sylhet; obfuscatus, Hong-Kong; A. White, Proceed. of the Zeol. Soc. 1858, p. 398 et 406. — Lam. Lessonii, Montrouz. Faun. d. l'ile Wood]. p. 63. — M. artensis, Montrouz. Ann. d. 1. Suc. entom. 1861, p. 273; Nouvelle-Calédonie. — M. fulvo-irroratus, Blanch. Voy. au Pôle Sud, Entom. p. 295, pl. 17, f. 7; Ceram. — M. Nicoletii, Singapore, 3. Thoms. Archiv. entom. I, p. 124; cylindricus, p. 176, Java; subluscus, adamilus, Singapore; subgemmatus, Sylhet; desperatus, Indes-Or.; Dejeanii, Java; griseipennis, Indes-Or.; sticticollis, Célèbes, Java; p. 293. — M. luridus, infelix, diophthalmus, angustus, Chine bor.; Pascoe, Trans. of the entom. Soc. Ser. 2, IV, p. 47; hilaris, permutans, Chine bor.; carissimus, Birmanie, p. 103; vicinus, curialis, Chine bor., p. 245. — M. commiætus, Pascoe, ibid. Ser. 2, V, p. 42; Ceylan.

Esp. de l'Australie : M. ovinus, Pascoc, The Journ. of Entom. II, p. 228.

Esp. du nord de l'Asie : M. saltuarius, Gebler, Bull. Mosc. 1848, p. 397; Sibérie occ. — impluviatus, Motsch. Bull. à. l'Ac. d. St.-Petersb. LI, 1853, p. 233; lakutsk. — 4-maculatus, Moteck. in Schrenk, Reis. im Amur-Land. II, 2, p. 149; Daourie.

Esp. africaines : Lam. ruspator, Fab. Syst. El. II, p. 300. — Lam. nubifer, Schœnh. Syn. Ins. Il; Append. p. 165, — M, Thomsonir, Chevrol. Rev. et Mag. A. Zool. 1855, p. 184; viridipennis, p. 284; irrorator, sparsutor, p. 517; oculifrons, cordifer, ibid. 1856, p. 490; basalis, ibid. 1857, p. 74. — Siericolla, A. White, Proceed of the Zool. Soc. 1858, p. 410.— M. gabonicus, griseo- Plagiatus, 3. Thoms. Archiv. entom. II, p. 166. Tous de Ja côte occ. d’Afrique.

(1) Et Mélang. entom. 1, p. 32; j’adopte le nom proposé par M. Perroud, bien qu'il y ait déjà un genre Lornoprenxx de Stephens parmi les Lépidoptères, — Syn. AnrroREs, Pascoe, Procecd. of the entom. Soc. 1868, p. XIII. — Monoxammus Chevrol., A. White, Dej.

(2) Syst. Cerambyc. p. 80.

sue ; tarses antérieurs des mâles simples, non frangés. — Corps massif, densément pubescent.

On en connaît trois belles espèces (1) propres à Madagascar ou à l'Afrique australe et ayant chacune leur livrée particulière.

ECHINOSCHEMA.

JT. Tioms. Syst. Cerambyc. p. 79 (2).

Mâle : Tôte des Monomammus. — Antennes des mêmes (œ), trois fois aussi longues que le corps. — Yeux grands, leurs lobes inférieurs allongés. — Prothorax aussi long que large, cylindrique, légèrement pluri-calleux sur le disque, traversé par deux sillons bien marqués assez loin de sa base et de son bord antérieur; ses tubercules latéraux épineux et aigus. — Elytres oblongues, planes sur le disque, parallèles, fortement déclives et arrondies en arrière, couvertes de tubercules coniques et aigus; leurs épaules épineuses. — Pattes peu robustes, longues, les antérieures beaucoup plus que les autres ; leurs tarses légèrement dilatés ; le 1% article des postérieurs égal à 2-3 réunis, — Saillie mésvsternale inclinée en arrière, tubérculeuse en avant. — Le surplus comme chez les Mononammus,

Les tubercules dont les élytres sont munies font reconpaîitre immédiatement ce genre. Son unique espèce (3) est originaire du Sylhet, de taille médiocre, d'un noir mat, avec de nombreuses petites mouchetures fauves sur les élytres; outre leurs tubercules, ces organes sont assez densément pointillés.

NEPHELOTUS,.

Pascor, Longic. Malayan. p. 306.

Tête fortement et largement concave entre ses tubercules antennifères, ceux-ci non contigus à leur, base; front en carré très-régulier, un peu plus haut que large. — Antennes et yeux des MOoNOHAMMUS. — Prothorax subtransversal, subeylindrique, atténué d'avant en arrière, traversé par deux étroits sillons très-marqués, assez éloignés de sa base et de son bord antérieur, un peu arrondi dans son milieu sur les côtés; ses tubereules latéraux à peine visibles. — Elytres peu allon-

(1) M. tridentatus, Chevrol. in Silberm. Rev. entom. I, part. 2; Col. n° 9, pl. 7 (signatus Dej.); Madagascar.—M. asperulus, À. White, Proc. of the Zool: Soc. 1858 p. 411 (leuconotus Ghevrol. inédit); Natal. — L. spectabilis, B. Perroud, loc. cit.; Natal.

(2) Syn. Hsemnosenëa, J. Thoms. Archiv. entom. I, p. 181; olimn. — Mo-, nouammus À. White.

(3) Mon. armatus, À. White, Proceed. cf the Zool. Soc. 1858, p. 405 (Hechin. spinosa, 3. Thoms. loc. cit.; olim).

MONORAMMIDES. 319

gées, légèrement atténuées, déclives et arrondies en arrière, munies chacune d’une faible et courte élévation à leur base; leurs épaules rectangulaires et brièvement épineuses, — Pattes médiocres, subégales dans les deux sexes; leurs cuisses peu à pêu et légèrement épaissies. — Le surplus comme chez les Moxonamnus,

M. Pascoe n’en décrit qu'une espèce (1) de Botneo, de taille moyenne pour le groupe actuel. Ses téguments, d'un brun roupeâtre, sont revètus en dessous et sur les pattes d’une fine et dense pubescence d'un gris verdâtre, tandis qu’en dessus ils sont imparfaiternent voilés par une pubescence irrégulière blanchâtre qui, en se condensant, forme entre leur base ét leur milieu une grandé tathe commune d'un aspect nuageux; 66s organes sont criblés de points enfoncés dont quelquesuns sont assez régulièrement disposés, surtout en avant.

TRYSIMIA.

Pascog, Longic. Malayan. p. 305.

Caractères généraux des Mononamuus, avec les différences suivantes (2):

Lobe inférieur des yeux plus grand, pas plus haut que large, — Prothorax cylindrique, traversé par deux sillons, l’un voisin de sa base, l’autre à quelque distance de son bord antérieur, légèrement arrondi sur les côtés; ses tubercules latéraux très-petits, peu distincts,

Les antennes sont grêles, trois fois au moins aussi longues que le corps chez les &, deux fois et demie chez les 9, et les élytrés couvertes de petites granulations qui se changent peu à peu en une ponctuation fine et serrée sur le reste de leur surface; la forme générale se rapproche de celle des Monohammus luscus et bipunctatus des auteurs. M. Pascoe en décrit deux espèces (3) des Moluques à livrée grise ou brune et ornées de taches blanches sur les élytres.

MECOTAGUS.

Pascor, Proceed. of the Zool. Soc. 1866, p. 252 (4).

Mâles : Tète fortement et triangulairement concave entre ses tubercules anténnifères, ceux-ci rapprochés à leur base ; front subconvexe,

(1) N. licheneus, Pascoe, loc. cit. p. 307, pl. 44, f. 1 .

(2) M. Pascoe signale comme l’une d’elles la forme plus courte et plus carrée du front, mais elle est très-faible et je la remplace par celle que préseute les yeux, qui est plus sensible.

(3) T. geminata, Bourou, Geram, Amboine; rugicollis, Macassar,; Pascoe, loc, cit, avec une figure de la première, pl, 14, f. 2,

(4) Syn. Pezarcoperus A. White, — Cenamyx Oliv,

transversal, subtrapéziforme. — Antennes finement ciliées en dessous, deux fois et demie environ aussi longues que le corps, à articles 4 pas plus long que la tête, deux fois et demie à trois fois plus court que 3, celui-ci au moins égal à 4-5 réunis, les suivants décroissant peu à peu. — Yeux finement granulés; leur lobe inférieur grand, un peu transversal. — Prothorax beaucoup plus long que large, cylindrique, un peu atténué en avant, finement ridé en dessus, avec deux sillons transversaux à peine distincts. — Ecusson en triangle curviligne. — Elytres plus ou moins allongées, parallèles ou légèrement arrondies sur les côtés, échancrées à leur extrémité, trisinuées à leur base, avec les épaules très-obtuses. — Pattes grèles, longues, les antérieures un peu plus que les autres ; cuisses linéaires; tarses à article 4 presque égal à 2-3 réunis. — 5° segment abdominal assez long, rétréci et faiblement échaneré au bout. — Mésosternum horizontal, assez étroit, vertical et tuberculeux en avant. — Saillie prosternale brusquement arquée en arrière ; le prosternum de moitié plus long qu'elle. — Corps allongé, finement pubescent.

Femelles : Antennes deux fois à peine aussi longues que le corps. — Prothorax un peu moins allongé et plus cylindrique. — Pattes antérieures un peu plus courtes. — 5° segment abdominal plus long.

Par suite de la forme cylindrique de leur prothorax et de la longueur de leur prosternum en avant des hanches antérieures, ce genre et le suivant sont généralement regardés comme alliés de près aux Gnoma (1). Dans mon opinion, cette analogie n’a rien de fondé. Par leur physionomie comme par l’ensemble de leurs caractères, ces insectes sont des Monohammides dont le prosternum s’est allongé plus que de coutume (2). [ls ont seulement quelques rapports avec les Agniides à raison de la tendance qu'a leur front à devenir trapéziforme. S'il l'était davantage et si cette tendance était constante chez toutes les espèces, leur place serait dans le groupe en question.

Dans les collections les Mecoracus sont généralement réunis aux PErarGonerus de Serville dont ils sont fort différents. Leur espèce typique est le Cer. tigrinus d'Olivier (3), insecte des Indes orientales, d'un gris cendré, avec des bandes longitudinales fauves ou blanches

(1) Dejean (Cat. éd. 3, p. 371) et Serville (Ann, d. 1, Soc, 1835, p. 74) qui n’ont pas connu les espèces du genre actuel, ont placé les Prxcuopes dans le voisinage des Gnoma. M. J.Thomson (Syst. Cerambyc. p. 82) les comprend dans son groupe des Gnomites. Enfin, c'est immédiatement à la suite des GNoma que M. Pascoe (Longic. Malayan. p. 315) place les Mecoracus qu’il fait suivre par les OLenecamerus, CyLiNpnerowts, etc. Il y a, comme on le voit, unanimité à ce sujet. Ù

(2) Parmi les genres qui précèdent il en est plusieurs (par ex. STRATIOGEROS, Axuammus, beaucoup de Mononammus, elc.) où il s’en faut de peu qu'il ait la même longueur que chez le Ptychodes politus.

(3) Entom. IV, 67, p. 101, pl. 19, f. 142; Malacca, Poulo-Pinang.

MONOHAMMIDES. 321

sur le prothorax et une multitude de petites taches noires, la plupart carrées, sur les élytres; ces derniers organes ne présentent pour toute sculpture que quelques petits points enfoncés et chacune deux faibles et courtes lignes saillantes avant leur extrémité. Deux autres cspèces (4) très-voisines existent au Sylhet. Une quatrième (2) dont la liyrée est différente a été publiée par M. Pascoe.

PTYCHODES.

À. Senv. Ann. d. l. Soc. entom. 1835, p. 74 (3).

Mâles : Tôte très-saillante ; ses tubercules antennifères très-robustes, séparés par une assez étroite et profonde concavité; front un peu oblique d'avant en arrière, plus ou moins en trapèze (4); joues médiocres. — Antennes frangées (politus) ou non (trilineatus) en dessous à leur base, deux fois et demie aussi longues que le corps, à articles À quatre ou cinq fois plus court que 3, celui-ci plus long que 4-5 réunis, les suivants croissant peu à peu. — Yeux tantôt (trilineatus) fortement, tantôt (politus) finement granulés, rapprochés en dessus, parfois (trilineatus) presque divisés en deux; teurs lobes inférieurs transversaux. — Prothorax plus ou moins allongé, cylindrique, faiblement arrondi sur les côtés, plus ou moins ridé en travers, bisinué à sa base. — Ecusson en triangle curviligne. — Elytres allongées, médiocrement convexes, peu à peu rétrécies et arrondies en arrière avec la suture épineuse ou subépineuse, débordant médiocrement le prothorax en avant ; leurs épaules obtuses et un peu saillantes. — Paltes peu robustes, très-longues, surtout les antérieures; cuisses filiformes; tarses médiocres. — 3° segment abdominal grand, en triangle curviligne, sinué au bout. — Saillie mésosternale recourbée en arrière, inerme. — Saillie prosternale arquée postérieurement. — Corps allongé, tantôt en entier, tantôt en partie pubescent.

Femelles : Tète moins allongée. — Antennes de 1/3 plus longues que le corps, à articles 5-10 subégaux. — Pattes subégales. — 5° segment abdominal plus long, subparalièle, trisinué au bout.

Le genre représente en Amérique les Mxcoracus des Indes orientalos; son habitat s'y étend de Costa-Rica aux Antilles et aux Etuts- Unis. Serville, en l'établissant sur une espèce du Mexique qu'il a

(1) L'une d’elles est le Pelargod. Guerinii, À. White, Aou. a. Mag, of nat. Hist, Ser. 3, I, p. 274. L'autre, inédite, est inscrite dans plusieurs collections de Paris sous le nom de Pel. tessellatus Guérin-Ménev.

(2) Mec. pæcilus, Pascoe, Longie. Malayan. p. 315; Java.

(2) Syn. Cerampyx Linn., Drury.— Srenoconus Fab. — SAPERDA Fab.

(4) Cette forme de la tête est plus spécialement propre au tr'ilineatus; chez le politus, les tubereules antennilères sont moins rapprochés, plus divergents et le front est à la fois moins haut et plus rectangulaire.

Coléoptères. Tome IX, 21

nommée politus, ne paraît pas s'être douté qu'il en existait une autre anciennement connue (1) et qu’il aurait dû plutôt en regarder comme le type. Une troisième (2) a été déwite par M. J. Thomson.

Deux de ces espèces (politus, Lecontei) sont d’un noir brillant, la troisième (trilimeatus) est, au contraire, revêtue d'une pubescerice d'un gris fauve assez dense; toutes trois ont la tête, le prothorax et les élytres ornées de bandes longitudinales d'un blanc plus où moins pur ou verdâtre; sur les élytres, une de ces bandes occupe la suture et deux autres sont marginales.

TÆNIOTES.

A. SErv. Ann. d. L. Soc. entom. 1835, p. 90 (3).

Mâles : Tête fortement concave entre ses tubercules antennifères; ceux-ci médiocrement saillants, contigus À leur base; front subéquilatéral, un peu élargi inférieurement; joues médiocres. — Antennes presque glabres, non ou à peine ciliées en dessous, du double au moins plus longues que le corps; leurs articles basilaires plus ou moins scabres : 1 de moitié au moins plus court que 3, 4 beaucoup plus long que les suivants, 5-10 subégaux, 11 deux ou trois fois plus grand que 10. — Lobes inférieurs des yeux grands, transversaux. — Prothorax transversal ou non, cylindrique, médiocrement rugueux ou pluri-noueux sur le disque, traversé par deux sillons peu profonds : l’un floxueux, éloigné de son bord antérieur, l’autre subrectiligne, voisin de sa base; ses tubercules latéraux en général médiocres, coniques, aigus. — Ecusson largement arrondi en arrière, — Elytres plus ou moins allongées , déprimées sur la suture, peu à peu rétrécies en arrière, avec leur extrémité tantôt arrondie et brièvement épineuse sur la suture, tantôt isolément atténuée ou subépineuse, légèrement trisinuées à leur base; leurs épaules obtuses, à peine saillantes, leur base scabre et ponctuée. — Pattes grêles, longues, les entérieures plus que les autres; leurs jambes un peu flexueuses au bout; tarses médiocres, les antérieurs légèrement dilatés. — 5° segment abdominal assez long, peu rétréci et tronqué au bout, les angles de la troncature épineux. — Mésosternum horizontal en arrière, ob-

(1) Cer. trilineatus, Linn. Mantis. p. 532; Drury, I. I, p. 91, pl. 41, f. 1 o’ (Stenoc. trilineatus, Fab. Spec. Ins. 1, p. 226; Sap. vittata, Fab. Spec. Ins. I, p. 233; Syst. El. IL, p. 322); Louisiane, Mexique, Grandes-Antilles, et mème Taïty où il a été importé; voyez L. Fairmaire, Rev. et Mag. d. Zool. 1850, p. 61. Il en fait une variété qu’il nomme insularis.

{2) P. Lecontei, 3. Thoms. Rev. et Mag. d. Zool. 1856, p. 477, pl. 24, f. 1; Costa-Rica,.

(3) Syn. Ceramsyx Linné, Oliv., Fab, — Lanta Fab. — Monocnammus Castelu. — HanmopEerus, 5. Thoms.; olim.

MONOHAMMIDES. 1323

tusément tuberculé et vertical en avant. — Saillie prosternale fortement arquée en arrière. — Corps allongé, finement pubescent.

Femelles : Antennes d'un tiers environ plus courtes. — Elytres moins rétrécies en arrière. — Pattes plus égales entre elles, les antérieures restant toujours un peu plus longues que les autres.

Genre intéressant comme étant jusqu'ici le seul représentant connu des Movonamxmus dans l'Amérique du Sud; hors de là il n'en existe qu'un petit nombre d'espèces aux Antilles et au Mexique (1).

Toutes sont de grande taille et, sauf quelques exceptions (marmoratus, leucogrammus), sont très-homogènes sous le rapport de la livrée qui consiste sur les élytres en taches plus ou moins nombreuses ou en points variant du jaune soufre au jaune de chrôme sur un fond noir, rarement (inquinatus) d’un bronzé obscur; il s'y ajoute quelquefois une bande suturale découpée sur ses bords; le dessous du corps, la tête et le prothorax sont ornés de bandes ou de taches semblables.

DELIATHIS.

J. Tuous. Essai, etc., p. 101 (2).

Genre extrêmement voisin des Tæniores. Ses caractères différentiels me paraissent n'avoir pas été suffisamment exposés; ils se réduisent aux points suivants :

Joues plus allongées. — Antennes pubescentes, assez densément ciliées en dessous dans leur moitié basilaire, de 1/3 plus longues que le corps chez les mâles, de 1/5° chez les femelles. — Lobes inférieurs des yeux équilatéraux (Buquelii) ou plus hauts que larges. — Protho-

(1) Cer. farinosus, Linné, Syst. nat IT, p. 626; Oliv. Entom.IV, 67, p. 50, pl. 7, f. 46 à (C. pulverulentus, Oliv. ibid. f. 46 à); Cayenne, Bas-Amazone. —Lam, scalaris, Fab. Spec. Ins. 1, p. 213; Syst. El. II, p. 257 (Cer. scalatus, Linn. ed. Gmel.); Guyane, Brésil. — Cer. subocellatus, Oliv. Entom. loc. cit. p. 69, pl. 2,f: 12 a, et pl. 13, f. 12 4 (Cer. ocellatus, Fab. Syst. EL. I, p.272); Guyane, Brésil. — Mon. decoratus (subocellatus?. Oliv.), De Casteln. Hist. nat. d. Col. II, p. 479; Guyane, Brésil. — T. Orbignyi, Guér.-Ménev. Icon.; Ins. texte, p. 244; Bolivia, Haut-Amazone, — Hamunod. Buquetii, 3, Thoms. Ann. d. 1. Soc. entom. 1856, p. 324, pl. 8, f. 1 (Luciani, J. Tloms. Arcan. nat. p. 98); Mexique, Guatimala, — T°. insularis, Cuba; amazonum, Haut- Amazone; suturalis, Mexique; inquinatus, Colombie (mon exemplaire est du Mexique); J. Thoms. Archiv. entom. I, p.171. -- T, marmoratus, Quilo; leucogrammus, Antilles (Martinique); J. Thoms. Syst. Cerambyc. p. 594, — imperator, 3. Thoms. Physis, IE, p. 100; Mexique.

Le scalaris, importé accidentellement aux îles Açores, y serait parfaitement naturalisé selon M. Drouet, Rev. et Mag. de Zool. 1899, p. 249. Il est plus pro= bable qu’il finira par en disparaître, comme le dit M. Tarnier in Morelet, Voy. aux îles Açores (in-8°, Dijon, 1860), p. 89.

(2) Lama Fab. — Cenameyx Forster, Oliv. — Tæmores Taslé.

rax lisse, transversalement convexe sur le disque ; ses sillons transversaux nuls ou à peine distincts. — Elytres plus amples, non ou à peine déprimées le long de lx suture, lisses à leur base, sauf quelques granulations sur les épaules, très-brièvement et isolément uni-6pineuses à l'angle sutural. — Pattes médiocres, robustes, égales; jambes antérieures droites; leurs tarses non dilatés chez les ©. — Dernier segment abdominal largement excavé dans son milieu, légèrement échancré au bout avec ses angles non épineux. — Corps plus massif,

A quoi il faut ajouter que les trois espèces connues (1) ont une livrée complétement différente de celle des Tæniores et plus remarquable, surtout chez l’une d'elles (Buquetii), mais qui ne se prête pas à une description générale sommaire. Ces insectes sont propres au Mexique méridional et régions voisines.

HAMMODERUS.

(Der.) J. Tuomws. Es: ai, elc. p. 98 (2).

Je ne trouve non plus pas d’autres caractères pour distinguer ce genre des TÆN10TEs que les suivants :

Antennes finement et peu densément ciliées en dessous à leur base, de 1/3 plus longues que le corps chez les o, de 1/5° chez les femelles. — Elytres non ou à peine déprimées le long de la suture, — Pattes généralement plus courtes et plus robustes, de même longueur dans les deux sexes, égales ou subégales entre elles. — 5° segment abdominal sinué ou arrondi et inerme à son extrémité. — Mésosternum recourbé en arrière, inerme ou subinerme.

Toutes les espèces (3) habitent le Mexique et pays voisins. Elles sont tellement variables sous le rappart de la livrée et même de la forme générale, qu'il n’y en a pas deux qui se ressemblent.

(1) Lam. vittator, Fab. Spec. Ins. I, p. 219; Oliv. Entom. VIL, p. 73, pl. 15, f. 104 (Cer. incanus, Forster, Cent. ins. p. 38); Amérique centrale, Yucatan. — Tœn. Buquelii, Taslé, Rev. zool. 1841, p. 14; Mexique. — Del. pulchra, 3. Thoms. Syst. Cerambyc. p. 554 (Buquetii var.?); Mexique.

Une quatrième espèce est probablement : Plectroderu quadritæniator, À. White, Ann, a. Mag. of nat. Hist. XVIIL, 1846, p. 48 (Tœniotes Paszii, Rojas, Rev. et Mag. d. Zool. 1856, p. 565); Guayaquil, Venezuela.

(2) Syn. Tæmores, J. Thoms. (olim).

(3) Tœn. inermis, 3. Thoms. Archiv. entom. I, p. 173. —- H. Lacordairei, Sallei, spinipennis (albosignatus Déj.), I. Thoms. Essai, loc. cit. — albiplagiatus, A. White, Ann. a. Mag. of nat. Hist. Ser. 3, I, p. 275. Tous du Mexique. Eo voici une belle espèce de Guatimala :

H. impluviatus. P. Elongatus, parallelus, nigerrimus, corpore subtus, pedibus antennisque subtilius cinercis, supra dense aïbo-pubescens; prothorace disco tri-calloso; elytris basi grosse ac parce granosis, spotiis numerosissimis partim confluentibus, denudatis. Long. 30 mill, Coll. de M. Candèze.

MONOHAMMIDES, 325

MIMOLOCHUS.

J. Tuows. Physis, I, p. 99 (1).

Genre, à son tour, voisin des Hammoperus dont il ne diffère que par les particularités suivantes :

Front transversalement convexe, muni sur son bord inférieur d’ane grande dépression en demi-cercle. — Antennes beaucoup plus robustes, du reste pareilles (2). — Elytres moins allongées, planes sur le disque, peu à peu et assez fortement rétrécies en arrière. — Pattes plus fortes, — Corps plus court, cunéiforme en arrière, très-massif.

Le type du genre est un grand insecte du Mexique qui figure dans le catalogue de Dejean sous le nom de Hammoderus Hæpfneri (3). Sa livrée est d’un jaune verdâtre uniforme avec les antennes (sauf le scape) glabres et d’un brun noirâtre ; son prothorax et ses élytres sont couverts d'une multitude de petits points noirs dénudés; à la base de ces dernières ils sont remplacés par quelques granulations.

CYRIOCRATES.

J. Tuows. Physis, II, p. 181 (4).

Je ne trouve pour distinguer ce genre des MELANAUSTER qui suivent que les différences suivantes :

Antennes dépassant le sommet des élytres de 1/4 à peine de leur longueur chez le mâle, de 1/6° chez la femelle. — Elytres peu à peu rétrécies et arrondies en arrière avec la suture subépineuse; leurs épaules obliques, très-obtuses et nullement saillantes. — Mésosternum plus élevé et plus saillant en avant. — Corps plus massif.

Comme les MELaNAUSTER, l'unique espèce (5) du genre est d'un.noir brillant, mais au lieu de quelques taches blanches sur les élytres seulement, le dessous de son corps, sa tête, son prothorax et ses élytres sont ornés de bandes ou de taches d’un beau jaune; chaque élytre en a quatre grandes dont les trois antérieures sont transversales et les

(1) Syn. Hamwonenus Dej., J. Thoms. (olim).

(2) Chez les exemplaires très-frais, comme seux que j'ai sous les yeux, la pubescence abondante qui revêt le scape, cache la cicatrice de ce dernier qui paraît, au premier coup-d’œil, être absente; elle est assez petite.

(3) Cat. éd. 3, p. 367; décrit par M. J. Thomson, Syst. Cerambyc. p. 554 et, mieux encore, Physis, loc. cit. p. 100.

(4) Syn. OrLornora Hope. — Cenostenna J. Thoms.; olim.

(5) O0. Horsfieldii, Hope, Trans. of the entom. Soc. II, p. 112, pl. 1,f. 2 (Cerost. voluptuosa, 3. Thoms. Rev. et Mag. d.Zool.1856, p. 529). M. J. Thomson (Physis, loc. cit.) rapporte à tort à cet insecte la Lamia Horsfieldii de Hope (Trans. of the Linn. Soc. XVAIS, p. 436); d’après la description elle est trèsdifférente; Hope ne l’a pas citée en décrivant l’espèce actuelle.

deux premières divisées en deux; ces organes sont parfaitement lisses ; les antennes sont blanches avec le sommet de leurs articles noir, Ce bel insecte est d'un tiers plus grand que les MELANAUSTER et paraît répandu depuis la Chine boréale à l’Assam et au Sylhet.

MELANAUSTER.

J. Tuows. Physis, I, p. 181 (1).

Mûles : Tète profondément et triangulairement concave entre ses tubercules antennifères; ceux-ci saillants; front transversal; joues assez longues. — Antennes robustes, finement pubescentes, un peu moins de deux fois aussi longues que le corps, à articles À beaucoup plus court que 3, celui-ci un peu plus long que 4, 5-10 plus courts, décroissants, 11 plus long que 10. — Lobes inférieurs des yeux grands, allongés. — Prothorax transversalement convexe et muni d'un tubercule médian subbasilaire sur le disque, resserré en avant par un sillon flexueux et par un autre plus large à sa base; ses tubercules latéraux robustes, coniques. — Elytres médiocrement allongées, assez convexes, peu à peu rétrécies et arrondies en arrière ; leurs épaules obtuses, un peu saillantes en avant. — Pattes longues, égales; cuisses sublinéaires ; tarses larges, égaux, à article 4 plus court que 1-3 réunis. — 5e segment abdominal en triangle curviligne transversal, subtronqué en arrière. — Mésosternum vertical en avant, horizontal en arrière, muni d'un tubercule vertical. — Saillie prosternale arquée postérieurement. — Corps médioerement allongé, robuste, partiellement pubescent.

Femelles : Peu différentes des mâles dont elles se distinguent uniquement par leurs formes plus massives, leurs élytres plus parallèles et leurs antennes un peu moins longues.

Beau genre, très-naturel, démembré des CErosTERNA de Dejean et des collections, bien distinct de ces insectes et des CALLOPLOPHORA auxquelles M. J. Thomson a réuni un moment ses espèces.

Ce sont des insectes de seconde grandeur pour le groupe actuel, d’un noir brillant et parfois bleuâtre en dessus, mat et voilé par une fine pubescence grise en dessous et sur les pattes, avec les élytres ornées de petites taches plus ou moins nombreuses d’un blanc pur; ces organes sont tantôt assez fortement, tantôt faiblement granuleux à leur base et à peine pointillés sur le reste de leur surface, les antennes sont annelées de gris bleuâtre. Les espèces (2) sont presque toutes propres à la Chine et au nord de l'Asie.

(1) Syn.CazLorcornonra, I. Thoms.Syst. Cerambyc. p.553; olim.—CenosTERNA, Dej. Cat. éd. 3, p. 367, J. Thoms. (olim), Motsch., etc. — Cenampyx Forster, Drury, Voet, Oliv. — Lawra Fab.

(2) Cer. chinensis, Forster, Gent, ins. p. 39 (Lam. punctator, Fab. Syst.

MONOHAMMIDES. 327

ARISTOBIA.

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