GENRE PARNASSIEN. PARNASSIUS. LAT
Doritis. FAB. OCH.
Les palpes inférieurs s'élèvent sensiblement au-dessus du chaperon, ils sont en pointe et de trois articles bien distincts ; les boutons des antennes sont courts, presque ovoïdes et droits. Ce genre se distingue des papillons proprement dit, par des caractères urés des palpes dont le dernier article ne dépasse pas le chaperon, et par d’autres caractères pris dans les antennes et dans la manière dont la chenille se métamorphose.
Les Parnassiens avaient été rangés par Linné dans sa division des Héliconiens. Fabricius les avait d’abord placés dans la section des papillons qu’il appelle Parnassiens; il en a fait ensuite un genre propre, sous le nom de Doritis.
Toutes les pates de ces papillons sont ambulatoires dans les deux sexes; les crochets des tarses sont simples. Les femelles ont, à l’extrémité de l'abdomen , une poche cornée , creuse, et en forme de nacelle, dans laquelle les œufs sont renfermés.
Les ailes sont élevées perpendiculairement pendant le repos. Les ailes inférieures sont concaves au bord interne. Les chenilles des Parnassiens ont sur le cou, comme celles des papillons , un tentacule retractile, mou et fourchu, qu’elles font sortir dans le danger.
Ces chenilles se forment une coque avec des feuilles liées par des fils de soie. Les chrysalides sont ovoïdes. Les Parnassiens sont peu nombreux, on n’en connaît que trois espèces qui ne se trouvent que dans les montagnes alpines ou sous-alpines de l’Europe, et du nord de Asie. M. Boisduval , dans son Zcones historique des Lépidoptéres d'Europe, en donne une quatrième espèce sous le nom de Parnassius Nomion.