MÉTHODE INGÉNIEUSE ET AGRÉABLE
D'IMPRIMER LES PAPILLONS SUR PAPIER AVEC PLUS DE PERFECTION QUE NE POURRAIT LE FAIRE LE PEINTRE LE PLUS HABILE.
On prend une demi-once de gomme adragante et un seizième d'once de colle de poisson que l’on met, coupée par morceaux, dans un petit pot vernissé ; on y ajoute un peu d’eau, et on fait fondre le tout sur un feu très doux. Lorsque cette composition forme une pâte comme celle dont se servent les cordonniers, on la retire du feu.
Prenez alors un carré de papier vélin que vous plierez en deux, et que vous enduirez de cette pâte avec le bout du doigt où d’un pinceau, à la place où vous voudrez mettre les ailes de votre papillon, que vous aurez coupées le plus près possible du corps; prenez-les ensuite avec des bruxelles trés-fines, et posez-les à l'endroit collé; le côté correspondani du papier étant préparé de même, vous les appliquerez lun sur Pautre, en ayant soin de passer fortement par-dessus un rouleau bien uni où un polissoir, De cette manière, un côté présentera le dessus et l’autre le dessous des ailes; ensuite, dans l'intervalle que vous aurez laissé entre
ces dernières, vous dessinerez le corps, soit à l’aquarelle, soit au pastel.
Si on veut, on découpe ces mêmes papillons ainsi préparés, et on les classe comme les autres dans des boites de collection, ou bien on en fait des cadres d'ornement en les placant sur des petits cônes de moelle desureau qu’on accompagne de jolies petites étiquettes rondes ou ovales mises au-dessus de chaque papillon, et à son niveau, sur de pareils cônes. Le numéro d'ordre que porte l'étiquette correspond à une liste indiquant leurs nomis. En opérant ainsi, on a l'avantage de ne jamais voir se détériorer un pareille collection.
SIMON, naturaliste,
rue de Tournon, 5.